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  • Vers la fin de l’élitisme

     

    Sur quels critères nos ancêtres préhistoriques choisissaient-ils leurs leaders ? Et existait-il des leaders dans ces temps très anciens ? Gageons d’abord que oui : il fallait bien que quelques homos sapiens sapiens - voir homo erectus ? – soient plus convainquant que les autres pour pousser ceux-ci à se déraciner totalement.

    On peut ensuite imaginer au moins quatre grands critères dont un au moins est prouvé : les chamans, la relation entre les humains et l’Inconnu ainsi que le pouvoir de guérir. Toutes les sociétés pré antiques (précédant l’écriture qui, seule, permet de reconstituer l’histoire) ont connu le chamanisme, au nord, au sud, à l’est, à l’ouest, chez les Noirs, chez les Blancs, chez les Jaunes et chez les Rouges. Eut-il existé une société d’humains bleus que ceux-ci auraient eu leur période chamanique. Et, ce, qu’on les appelle sorciers, guérisseurs ou faiseurs de pluie ! Le phénomène a touché toutes les sociétés d’humains préhistoriques sans aucune exception…

    Un deuxième critère évident dès lors que notre espèce se dota d’outils lui permettant d’abord de se changer de charognards en chasseurs puis en agriculteurs et en guerriers est la capacité à inventer : aujourd’hui, on parlerait des chercheurs. Mais hier, ils étaient nettement moins nombreux et isolés dans leur petit groupe et très certainement leurs frères ou cousins (dans de tels petits groupes, tout le monde avait un peu du sang des autres) On peut donc imaginer qu’en face de problèmes, ces familles restreintes se tournaient aussi vers ceux des leurs capables d’inventer de nouvelles technologies. Mais aussi de nouvelles manières de comprendre le monde : la philosophie n’est pas l’apanage des seules Lumières ! Qu’ensuite la multiplication des humains, et donc des rencontres, aient accru les découvertes et leur propagation est également prouvé archéologiquement : on a retrouvé de véritables chantiers de fabrication de pierres taillées, présomption forte que des groupes restreints d’humains s’étaient déjà spécialisés dans cette activité dont ils devaient échanger les fruits avec la production d’autres groupes.

    Troisième critère, la chasse et la cueillette dont vivaient la plupart des sociétés d’humains de ces époques pré antiques. On pourrait résumer en disant que les hommes chassaient, derrière le plus expérimenté d’entre eux, tandis que les femmes cueillaient, sans doute derrière celles d’entre elles qui avaient la meilleure connaissance des plantes et de leurs dangers. Mais on a aussi retrouvé des tombes de femmes guerrières (donc antiques) et on peut imaginer que les femmes chasseresses ne sont pas nées qu’avec Diane de Poitier ! Tandis qu’on voit mal un petit groupe d’humains ne pas se ruer sur un champ de myrtilles ou de carottes sauvages en les découvrant, tous sexes confondus. Je privilégierais ici l’expérience plutôt que la force physique. Donc l’âge au sein de sociétés où l’on décédait en moyenne dans la fleur de sa vie, critère que les civilisation africaines pré modernes semblent confirmer avec leurs assemblées des sages, des vieux en fait. Ajoutons à cela le fait que les jeunes ont toujours rué dans les brancards et qu’ils ont très certainement joué un rôle de pionniers aussi dans la préhistoire…

    Quatrième et dernier critère, la capacité de faire des enfants sans en mourir à chaque fois : les femmes « fortes » sur ce plan devaient être presque vénérée dans des temps où la mortalité en couche et infantile était monstrueusement élevée. Les plus anciennes statuettes d’humains retrouvées à ce jour sont d’ailleurs celles de femmes, peut-être des sortes de totems pour contrecarrer le mauvais sort des femmes enceintes. Mais aussi une ode aux femmes capables de mettre au monde une nombreuse progéniture plus solide que les autres. Une sorte de primauté à l’ADN au sein de sociétés qui commençaient à mesurer les dangers de la consanguinité.

    Au final, nous avons des critères d’élitisme qui, pour certains, vont s’effondrer avec l’avènement de l’Histoire et, pour d’autres, se perpétuer. Le premier critère à s’effondrer sera celui de la femme « forte » : la sédentarisation des humains avec l’avènement de l’agriculture sera aussi accompagnée de celle des guerres de pillage puis de conquête. En résumé, les nomades attaquent les villageois pour leur piquer leurs victuailles puis pour prendre leurs terres en les forçant à travailler pour eux. Le phénomène dura plus de 5000 ans, voire plus ! Le rôle de la femme face au critère de la force physique pure n’y résista pas et l’ère du guerrier débuta vite. Et ce ne sont pas quelques Amazones qui peuvent contredire l’évolution…

    Le chaman également s’effaça derrière l’hiérarque religieux. J’ai montré dans un autre texte sur les religions comment celle-ci sont nées du chamanisme avec la sédentarisation agricole. Et comment elles naquirent en étroite relation avec le pouvoir guerrier : elles sont bel et bien les fruits de l’alliance du sabre et du goupillon. Toutes, sans exception, y compris le confucianisme qui prône comme elles la soumission au pouvoir, guerrier à l’époque. Lequel accroit donc sa puissance en contrôlant l’intimité métaphysique de ses « sujets » Les rois de droit dit « divin » sont les enfants de l’alliance pré antique entre chamans reconvertis en hiérarques religieux et chefs guerriers. Les philosophes socialistes accusant les prélats des 18e et 19e siècle de collusion avec le pouvoir séculier se trompent : leur alliance est bien plus ancienne et si Paul VI condamna encore et toujours les religieux « populistes », le pape Clément XIII avait déjà condamné les Jésuites d’Amérique du Sud à partir de 1759 : ils avaient eu le tort de s’opposer aux exactions des colons portugais puis espagnols.

    L’expérience a dû elle aussi s’effacer devant la force brute. Tous les dirigeants politiques connus, dans le monde entier, sont grands quand ils furent de grands guerriers tout au long des 4 derniers millénaires. De Nabuchodonosor à Churchill ou Staline en passant par Alexandre, César et Napoléon, tous nous restent en mémoire par leurs victoires militaires : le guerrier a étouffé tous les autres critères d’élitisme très longtemps, trop longtemps. A quelques exceptions près, notamment celle dite de la Renaissance puis des Lumières qui ont vu la science et la technologie revenir au premier plan : une ère qui vit les guerriers comprendre qu’ils ne pouvaient être grands qu’avec les découvertes et l’aura de leurs ingénieurs et philosophes. On trouve des équivalents ailleurs, telle l’ère du Meiji au Japon, les guerriers favorisant l’essor technologique pour devenir plus forts ou les tentatives de pouvoir laïc dans le monde arabe. Mais sans la technologie, celles-ci étaient vouées à l’échec. Or la langue arabe était et reste un frein énorme à la multiplication des savants arabes, contrairement à l’antiquité où la langue arabe gagnait autant de terrain que les conquêtes militaires : l’Europe renaquit dès lors qu’elle traduisit les textes des savants arabisant ayant eux-mêmes et préalablement traduit en arabe les textes des savants grecs qui avaient eux-mêmes traduit en grec ceux des savants égyptiens sous la dynastie des Ptolémée.  

    Si bien que de la Renaissance à nos jours, l’Occident a fini par dominer le monde grâce à une triple alliance entre le pouvoir guerrier, la technologie et la religion. Nulle part ailleurs une telle alliance ne s’est retrouvée avant le 3e millénaire de notre ère. Un peu d’économie ici pour que vous puissiez comprendre ce qui s’est passé à ce moment presque précis : c’est en effet le 10 décembre 1999 que le cours du pétrole atteint son plus bas niveau de tous les temps : moins de 10 dollars le baril. L’Occident a, certes, vu les prix industriels s’effondrer sous les coups des nouvelles usines chinoises. Mais il a pu s’en sortir en baissant les salaires réels et en continuant à acheter ses matières premières pour presque rien. En moins de 20 ans, il va passer de l’expectative face aux productions industrielles asiatiques à l’horreur d’économies développées qui s’effondrent en ne pouvant plus que se lancer dans une gigantesque financiarisation d’actifs monstrueusement surévalués : c’est grâce à ses monnaies que l’Occident tient encore debout. Mais si les commerçants internationaux se détournent du seul dollar, c’est la chute définitive et assurée : l’Occident sera en faillite totale. Ce, parce que la hausse brutale et rapide des prix des matières premières a totalement fini d’inverser ce qu’on appelle les « termes de l’échange » : autrefois, l’Occident vendait très cher sa production industrielle et achetait pour une misère ses matières premières. Aujourd’hui et quand il n’a pas délocalisé, il vend à très bas prix (division des prix industriels par 12 entre 1980 et aujourd’hui) et achète très cher ses matières premières (multiplication des prix par 4,5 entre 1999 et aujourd’hui, malgré la chute du prix du pétrole)

    Ce, face à de nouvelles puissances qui ont, elles aussi, réussi à réaliser l’alliance entre le pouvoir guerrier, la technologie et la maîtrise de l’intimité métaphysique de leurs peuples : la religion est revenue en force en Russie grâce à la volonté du pouvoir guerrier tandis que le communisme n’est plus que métaphysique dans une Chine très largement « déreligiosée" Il ne faut pas être devin pour prédire la fin de la domination occidentale pour dans pas très longtemps dans ces conditions ! Ce que pressentent les foules occidentales qui mettent en cause leurs élites fondées aujourd’hui sur tout autre chose que la force guerrière, la technologie ou le fait religieux :

    -          En Occident, la religion est morte ou mourante. Ce, d’autant qu’elles s’opposent théoriquement a la tentation du Veau d’Or : nos élites ne peuvent admettre des principes de meilleure répartition de l’argent disponible, même celles issues des anciens mouvements socialistes ;

    -          Les inventeurs ne sont plus réellement appréciés que dans les oasis technologiques américains. Partout ailleurs, la production -dont ils font partie- s’est effacée jusqu’au mépris, notamment en France, devant les financiers et les commerciaux. Les inventeurs ne dictent plus leur loi, ils doivent « fournir » ce que les financiers et les commerciaux leur demandent…

    -          Les guerriers, de ce fait, n’ont plus l’avantage technologique malgré des budgets de défense colossaux. Ils n’ont plus d’alliance qu’avec l’argent devenu roi ;

    -          Et toutes nos élites ont emboîté d’autant plus facilement le pas fricard qu’ils en sont les premiers bénéficiaires. Peu importe la Nation pour un homme qui quitte sont pays pour payer moins d’impôt ! Et qu’importe-t-elle à ses valets de chambre se prenant pour des élites du moment que leurs gros salaires ne sont pas touchés ! Point n’est besoin ici de parler des philosophes : ils n’existent plus face à l’argent car leur activité n’est pas rentable. Le système médiatique, aux mains des élites fricardes, censurent les bons pour encenser les nuls tel un Bernard Henry-Lévy applaudissant à l’écrasement militaires (donc sanglant) de la Serbie, de la Libye, de la Côte d’Ivoire ou de la Syrie.

    L’argent roi est donc aussi la conséquence de la financiarisation outrancière d’économies en voie d’effondrement réel. Mais pas que : la mondialisation a créé un marché tellement vaste que seule des entités énormes peuvent s’y tailler des empires économiques. Les « start up » sont vendues à ces mastodontes dès qu’elles ont atteint une taille permettant de les céder à un prix très élevés. Sinon elles meurent faute d’une taille suffisante pour couvrir le monde. Nous avons donc assisté ces dernières décennies à des créations de fortunes individuelles folles, soigneusement contrôlées par les banques qui ont favorisé l’essor de celles et ceux (surtout ceux) qui leur inspiraient confiance. Songez par exemple à l’empire médiatique d’un Ruper Murdoch endetté jusqu’à la fin de ses jours avec l’aval d’une administration américaine souhaitant contrôler le plus possible de médias. Ou aux voitures Tesla d’Elon Musk. Ou à Microsoft, ou a Google, ou à tous ces autres milliardaires enrichis par la dilution à prix ultra élevé de leur capital social via les banques.

    Même cette financiarisation a trouvé ses limites face à la montée en puissance des mastodontes non Occidentaux : pour sauver par exemple Apple de la déconfiture, le gouvernement américain a dû interdire son concurrent chinois sur son territoire (Huawei) et faire condamner à une énorme amende son concurrent coréen Samsung. Amazone n’a pas vraiment pâti de la concurrence européenne de Rakuten ou de Cdiscount. Mais il appréhende son rival chinois Alibaba qui l’a pratiquement chassé de Chine. En France, le géant du ciment Lafarge a dû se marier avec son homologue suisse Holcim face à la concurrence d’Europe de l’est, d’Asie et, aujourd’hui, du Nigeria. Malgré ce mariage, le nouveau groupe continue de reculer à peu près partout. Etc. Dans le détail, le recul des géants occidentaux est spectaculaire. Et réversible seulement par le protectionnisme. Or les mesures de rétorsion sont générales dans notre bas monde ou presque : l’Europe ne prend aucune vraie mesure contre les Etats Unis de peur que ces derniers ferment leurs portes aux voitures allemandes : les guerriers sont interdits de séjour en Allemagne après l’horreur nazie, CQFD ! Si bien que le nationalisme économique allemand n’est qu’un pétard mouillé au niveau mondial, CQFD également… Tandis que les Américains ne peuvent pas réellement empêcher la concurrence chinoise du fait des énormes avoirs en dollars d’une économie dirigiste : si Pékin les brade brutalement tout en décidant de commercer en Yuan, le dollar risque de connaître une crise de confiance capable de le faire sombrer en quelques mois.

    L’argent n’est donc roi que le temps du renversement de l’empire occidentale. Et quand l’économie réelle se rappellera à notre bon souvenir, nous serons nus et privés de vrais élites. Ce dont on a commencé à s’apercevoir avec la gestion de la pandémie du Covid19, proprement désastreuse en Occident. Des élites nulles, incompétentes et sautant d’une décision à l’autre dans un désordre indescriptible. Avec les valets des riches, les habitants des beaux quartiers, encore moins obéissants aux consignes sanitaires que ceux des quartiers pauvres : l’épidémie continue aujourd’hui à Neuilly-Auteuil-Passy plus que dans le 93 où la peur de la mort à fini par l’emporter sur la rébellion.

    C’est que le tout-fric n’est guère porteur de compétence : de nombreuses études ont prouvé que les personnes attirées par l’argent ne possédaient pas des neurones plus valeureux que ceux de leurs contemporains. Riches mais pas forcément intelligents ! On peut être roi de la pomme de terre sans pour autant être capable de gérer un pays, surtout quand on ne pense qu’à l’argent de la pomme de terre.

    Le « populisme » moderne vient de ce simple constat : les riches sont incompétents sauf pour garnir leur portefeuille personnel. Or toutes nos élites ne pensent qu’au fric et sont courbées devant le fric. Il suffit de se souvenir des liens entretenus par nos deux derniers présidents avec la haute finance pour s’en convaincre : après son discours anti finance du Bourget, le candidat Hollande se rend à la City pour dire le contraire et assurer cette haute finance de l’orthodoxie future de sa politique économique. Quand à Macron, c’est un ancien associé de la banque Lazard qui, une fois président, tente une réforme de retraite propre à confier l’argent des riches à des sociétés privées. « Ils ne pensent qu’à ça » peut-on dire aujourd’hui sans risque de se tromper. Le bien de l’Etat n’existe plus sauf quand son oubli met sa candidature ou sa réélection en danger. Alors on ment effrontément, d’autant plus qu’on contrôle les médias et les instituts de sondage et qu’on sait parfaitement les utiliser. Jusqu’au contrôle dictatorial d’Internet, le caillou dans la chaussure de ce contrôle médiatique. Et dire que ces élites accusent leurs adversaires d’être des ennemis de la démocratie !

    Je ne sais pas ce que donnera cette évolution fricarde dans des sociétés non occidentales. Mais je suis certain qu’en Occident, elles préparent la fin de l’élitisme : les peuples occidentaux sont aujourd’hui instruits, souvent plus que des élites à l’esprit totalement corrompu par l’argent. La religion hors immigration récente n’est plus qu’un souvenir traditionnel et les guerriers ne comptent plus, même aux Etats Unis. Il n’y a donc plus de critère réel de choix pour nos élites futures, sinon le tirage au sort auquel commencent à réfléchir quelques esprits dont on parle peu sinon pas du tout hors Internet. Déjà au siècle passé, un Aristide Briand pouvait déclamer que « les cimetières sont remplis d’êtres irremplaçables » pour s’opposer à l’élection de Clémenceau à la présidence de la République. Aujourd’hui, c’est l’existence même des élites qui est en cause comme on a pu le voir avec les gilets jaunes, refusant d’élire des représentants. De nombreux internautes ont d’ailleurs et déjà théorisé le phénomène, ramenant le populisme à un rejet de l’élitisme face à des élites qui associent le populisme à la démagogie. Tout en mentant effrontément dans leurs discours publics et en pratiquant l’arrosage budgétaire à des seules fins électorales ! Discours et actes ne peuvent être longtemps contraires, où qu’on soit dans le monde, même en dictature. Les Français ont vu et entendu leur président les assurer qu’il n’y avait jamais eu de pénurie de masque au lendemain d’une série de mensonges éhontés et contraires pour cacher cette pénurie. Comment pourront-ils croire, demain, aux discours du candidat Macron se battant pour sa réélection ?!! Seul son dernier carré de fidèles le restera et il n’est même pas certain qu’il soit présent au second tour pour peu qu’un candidat libéral crédible se présente à droite ou a gauche du centre. Mais la mort de l’élitisme ne surviendra réellement qu’avec l’élection d’une majorité populiste consciente de sa mission anti élitaire. On en reste loin, même aux Etats Unis…

     

    Christian d’Alayer – 30 mai 2020


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