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    L’imposture écologique

    (Christian d’Alayer, juin 2020)

     

    Le respect de la nature n’est pas inscrit dans les gènes de l’homme : celui-ci a toujours cherché à en tirer partie sans se soucier des conséquences de ses actes : la culture sur brulis est aussi vieille que la sédentarisation des populations forestières humaines. C’est en observant la richesse des cultures après incendies naturels qu’elles se mirent à brûler volontairement, profitant du système pour accroître ainsi les surfaces cultivées au moindre effort. Tout comme les populations nomades des steppes jugèrent plus facile de piller les villes des populations agricoles plutôt que se sédentariser elles-mêmes en abandonnant ainsi leurs anciennes traditions. L’homme est ainsi fait, recherchant toujours le maximum de bien-être avec le minimum de transpiration. Et c’est ainsi que les civilisations antiques se fondèrent sur des castes laissant au plus grand nombre les tâches les plus harassantes : le phénomène fut d’entrée général, local comme international et il fallut des millénaires pour commencer à introduire plus de justice dans ce bas monde.

    D’abord au niveau international et après bien des conflits sanglants, les guerres de conquêtes semblent de moins en moins acceptées, quand bien même elles aient changé de nature : aujourd’hui, c’est l’accès aux matières premières qui gouverne les stratégies militaires offensives, hors quelques conflits du bout du monde du type Cachemire et le renouveau de volonté impériale du monde musulman. Remercions ici la bombe atomique, n’en déplaise aux militants anti-nucléaires, sans laquelle il y a de fortes chances pour qu’une 4e guerre mondiale, voire une 5e, se soit déclarée. N’oublions pas, déjà, la Guerre froide ainsi que, via le jeu des alliances, le conflit Indo-Pakistanais stoppé net du fait de la possession de la bombe atomique par les deux ennemis : Pakistan soutenu à l’époque par les Etats-Unis et Inde par l’URSS… Aujourd’hui, si les Américains ne déclarent pas la guerre à la Russie et à la Chine, c’est essentiellement du fait encore et toujours de l’armement nucléaire des deux camps, Occident versus Chine-Russie. Et ce, alors que le déclin du clan occidental (voir mes articles sur ce sujet dans la partie « Grigri International » de mon blog) conduit « naturellement » à un conflit armé avec les nouvelles puissances mondiales. Souvenons-nous à cet égard de la 1ère guerre mondiale, déclenchée surtout contre la montée en puissance de l’industrie allemande. Nous ne sommes pas totalement à l’abris d’un conflit mondial que le « Deep State » américain semble vouloir absolument sous la houlette d’un lobby militaro-industriel bien trop puissant. Si Hillary Clinton avait été élue, je pense notamment que la guerre en Syrie aurait engendré une confrontation directe entre les militaires russes et américains : les « élites » (tu parles !) occidentales cognent à qui mieux-mieux sur Trump en passant totalement sous silence la soumission totale du clan Clinton au fameux lobby des armes de guerre. Or ce clan pourrait revenir au pouvoir avec Joe Biden, actuellement en tête dans les sondages.

    Plus de justice dans les rapports locaux reste une vue de l’esprit : des millénaires après la création des chefs de villages puis de villes, après la séparation des habitants entre guerriers, religieux et manants, après les révolutions des 19e et 20e siècle, nous vivons toujours à l’ère de la séparation des populations entre élites et « administrés » Certes, l’élitisme par la naissance a eu un coup dans l’aile, théoriquement remplacé par l’élitisme du savoir. Mais la naissance est vite réapparue via l’environnement culturel et les moyens financiers des uns et des autres. Même l’arrivée de l’argent à la tête des éléments de considération des sociétés humaines n’a pas vraiment modifié le rapport de force. Quelques « parvenus » ont intégré les rangs de la « haute société » de même que quelques rares prolétaires devenus hyper-sachants et, donc, incontournables. Ce, tandis que la montée en puissance de la « financiarisation » (= remplacement des hausses de salaires par l’ouverture tous azimut du crédit et non, comme le disent les économistes patentés, une hausse folle des valeurs boursières) a mis très vite à mal le pouvoir des sachants en général : l’ingénieur n’est plus à la mode !

    On voit où cette évolution a mené un Occident devenu décadent. Et si je débute mon exposé sur l’écologie par ces avant-propos, c’est pour souligner que nous vivons toujours dans une ère de confrontations sociales bien plus que racistes ou écologiques. Mais ces confrontations sociales sont camouflées, si l’on peut dire, par tout un tas de pseudo-oppositions mises en avant par des « élites » qui ne veulent surtout pas que leurs positions soient remises en cause. Donc, pour éviter que renaissent des idées « partageuses » après la disparition du communisme « réel », elles lancèrent plusieurs contre-feux idéologiques, l’écologie précédant les idées libertaires en matière de mœurs uniquement (en matière politique, c’est plutôt de verrouillage médiatique dont il faut parler, on ne rigole pas avec les instruments du pouvoir !)

    Les bases préexistaient et il ne fut pas difficile de les réactiver via le subventionnement des associations qui vivotaient jusque là sur les thèmes divers, variés et souvent opposés de la défense de l’environnement (on ne parlait pas d’écologie à cette époque mais bel et bien de défense de l’environnement, donc de conservatisme) Et bien que les prémices furent lents, ici un ministre de l’Environnement (Poujade sous Pompidou), là un avocat faisant fortune sur le thème de la défense des consommateurs (Ralph Nader), ce sont deux catastrophes nucléaires, Three Mile Iland aux Etats Unis (mars 1979) puis Tchernobyl en URSS (1986) qui propulsèrent l’écologie au firmament des préoccupations des foules occidentales. Le tsunami qui emporta la centrale de Fukushima en mars 2011 ne fit que conforter les anti-nucléaires dans leurs convictions. Ce alors que le charbon tua un nombre effarant de mineurs, plus de 60000 rien qu’en France de 1750 à 2001 (https://mineurdefond.fr/articles.php?lng=fr&pg=1431&mnuid=443&tconfig=0#:~:text=LES%20DECES%20DANS%20MINES%20DE%20CHARBON%20EN%20FRANCE%2C%20de%201756%20%C3%A0%202001&text=Et%2C%20ce%20depuis%20le%2016,la%20suite%20d'un%20%C3%A9boulement.) Contre très peu dans l’industrie pétrolière et encore moins dans l’industrie nucléaire si l’on ne tient pas compte des morts et blessés d’Hiroshima et Nagasaki ni des victime du Tsunami de Fukushima (et non de l’explosion d’un des réacteurs de la centrale)

    L’arrivée d’un cycle de réchauffement de la planète fut ensuite une bénédiction pour nos élites occidentales, suivant un épisode de « trou dans la couche d’ozone » qui leur avait déjà permis d’enrayer la montée en puissance des chimies non occidentales au niveau des marchés de particuliers. Episode qui leur suggéra d’accroître les contraintes écologiques pour limiter aussi la concurrence « basanée » sur d’autres marchés. Petite remarque ici : les élites françaises, prises en tenailles entre l’écologie de droite et celle de gauche, rivalisèrent d’imagination jusqu’à détruire totalement la compétitivité de l’agriculture française. Et il ne s’agit pas d’une exagération : le solde du commerce extérieur des produits alimentaires française est aujourd’hui négatif ! Oui, négatif, alors que notre pays fut, des siècles durant, le grenier à blé de l’Europe, le premier exportateur de viande, de produits laitiers, de volaille, de produits maraichers, etc. Un désastre opéré en 3 quinquennats de stupidités pseudo écologiques ! Et la France n’est même pas devenue le premier pays européen du bio, c’est l’Espagne qui a gagné le gros lot en produisant sous serres sur plus de 10000 km2 ! On appelle cela le « bio intégré » car, sous serre et hors sol, point besoin de pesticide. Tout cela parce que nos gouvernements devenus tous hyper libéraux mais libertaires, de pseudo gauche comme de pseudo-droite, ne firent de la défense de l’environnement (n’appelons pas cela de l’écologie, ça n’a rien à voir) que par souci électoraliste. Jusqu’à arriver à des élections municipales où les écologistes politisés n’apportent leurs voix qu’en fonction des sièges qu’on leur octroie et non des programmes des autres candidats !

    C’est ça, votre écologie chérie qui remplace la volonté de justice dans la tête de vos bambins après 3 septennats et 4 quinquennats de matraquage scolaire et médiatique en France. La réussite totale d’une opération américaine puis européenne de lutte idéologique antisocialiste, anti « partagiste » La cerise sur le gâteau est évidemment le réchauffement planétaire et son fameux « GIEC », un organisme bidon qui fonde ses convictions (et les vôtres) non sur l’expérimentation scientifique mais sur le calcul du nombre de chercheurs qui sont d’accord avec lui ! Sachez ici que les démonstrations scientifiques doivent s’appuyer sur 3 conditions et 3 seulement : être démontrables mathématiquement, être reproduisibles en laboratoire et obtenir l’accord de la majorité des chercheurs (d’où le devoir de publication). Là, on ne démontre rien mathématiquement, on ne fait aucune expérience de laboratoire et on ne s’appuie que sur la « majorité » des « scientifiques » (même plus des seuls chercheurs, un chef de service hospitalier peut compter alors que ses recherches se limitent à des statistiques médicales basiques)

    Pour votre gouverne, sachez que la température terrestre a continué d’augmenter malgré le confinement des populations dans presque le monde entier. Et que les principaux pays donnés comme coupables (puisque l’homme serait responsable de la hausse des températures), Inde, Chine et USA, « emmerdent » le GIEC à pied, à cheval et en voiture. Déjà pour la couche d’ozone, la Russie avait dit « niet » Mais c’était la Russie soviétique dont la concurrence n’était guère redoutable sur le plan des bombes aérosols. Là, en plus, on a les Etats Unis qui quittent le navire. L’Europe reste seule a s’imaginer reine de l’écologie mondiale alors qu’elle en devient la risée. Peu importe du moment que la jeunesse pense à autre chose qu’à la justice économique et sociale ! Peut-être nos enfants et petits enfants sont-ils capables d’embrasser aussi des idées égalitaires pour peu qu’ils délaissent leurs jouets électroniques ? Mais nos journaleux prouvent, tous les jours que Dieu fait, qu’ils en sont totalement incapables, emmurés dans leurs certitudes libérales, libertaires, écolos et anti-racistes (depuis peu : avant, ils étaient avant tout « antifa ») : ils sont trop limités intellectuellement pour aller au-delà du prêt-à-penser que les élites, dont ils croient à tort faire partie, les obligent à défendre. Ils le font avec un zèle tout stalinien !

    En définitive, l’écologie occidentale moderne, cette défense de l’environnement qui se dit progressiste en changeant de nom, n’est rien qu’une addition d’associations dont le but est d’empêcher l’évolution. Ca va du ménage qui s’est construit un petit paradis et qui ne veut pas de voisin (celles censées « défendre le littoral » notamment) aux « défenseurs » du climat en passant par les antinucléaires réchauffistes de fait et par les partisans du « bio » qui ont ouvert un boulevard aux faux bio espagnol tout en détruisant l’agriculture française (le vrai bio est cher et ne s’exporte pas) Un méli-mélo invraisemblable dont, notez le bien, la partie la plus radicale, celle qui soutient la décroissance, est vite passée aux oubliettes médiatiques ! Malthus au moins a laissé son nom à un adjectif…

    Cette écologie moderne ment comme elle respire en plus, car elle est totalement, intégralement politisée. On parle ainsi de « pic de production » (la production augmente moins vite que la consommation) de presque tout au travers d’un indice globale, le nombre de mois à partir duquel on commence à puiser dans les réserves, alors que les dites réserves prouvées ne sont en aucune façon les réserves de la planète mais seulement celles des entreprises qui les exploitent. Sachez que 20 ans après le soi-disant pic de production du pétrole, ses réserves continuent d’augmenter plus vite que la consommation. Qui continue à progresser vigoureusement, l’ex-Tiers Monde à l’appui. Il en est de même de toutes les autres ressources. Par exemple, on commence à exploiter l’hydrogène et le méthane pour remplacer les hydrocarbures. Sauf en France où un gouvernement d’incapables a parié sur un tout électrique en fin de vie tout en décidant de supprimer une partie importante de son parc nucléaire. J’écris en fin de vie pour une raison simple : la planète ne parie pas sur une production centralisée d’électricité mais sur sa décentralisation. A l’échelle de l’Inde ou de l’Afrique, imaginer des millions de kilomètres de lignes de distribution est stupide. Les villes commencent donc par s’équiper de mini centrales, dont des mini centrales nucléaires. Et les particuliers, notamment en Afrique et dans les campagnes indiennes, parient sur les générateurs privés. Le tout électrique ne tient pas debout dans ces contrées plutôt ouvertes à la multiplicité des sources énergétiques. Mais nos technocrates incompétents font du « en même temps » : les énergies dites de substitution et la distribution centralisée (mais concurrentielle, on marche sur la tête !) Et la mort des hydrocarbures donc le renforcement de la centralisation. Mais sans l’hydrogène dont les ingénieurs français sont des cracs face au tout électrique dont les Asiatiques sont les champions.

    L’énergie n’est pas la seule crétinerie de cette approche électoraliste : « il faut supprimer les pesticides », glyphosate en tête. Mais en France seulement, dans un marché européen totalement ouvert. Or et grâce aux pesticides, glyphosate en tête, ont peut avoir plusieurs récoltes annuelles sur la même surface et des récoltes plus abondantes. Donc des prix plus compétitifs. Sachant qu’hors quelques souches en nombre plus qu’insuffisant, de nombreuses denrées agricoles ne peuvent se passer de pesticides. Le maïs notamment, sujet à des attaques décisives d’une mouche qui l’empêche de croître normalement (souvenez-vous qu’en Europe, le maïs est surtout un fourrage) Ou les tomates de plein air, disparues pratiquement du paysage, attaquées elles-aussi par une autre variété de mouches. Un champ de telles tomates de plein air produirait si peu de fruits qu’ils seraient hors de prix ! Etc. Les associations ne réfléchissent pas : elles sont contre, un point c’est tout. Exemple : cette semaine, dans le Trégor, deux informations sur la même page, la multiplication des choucas (une variété de corbeaux) qui font des dégâts agricoles importants. Le préfet ordonne une battue. En dessous, texte envoyé par un défenseur des oiseaux, disant que le plomb n’est pas la solution, qu’autrefois c’était les oiseaux rapaces qui régulaient la population des corbeaux et qu’il faut « s’assoir autour d’une table » En oubliant la glue utilisée des millénaires durant pour se défendre contre les dix nuisibles. Les rapaces n’ont jamais réduit la population des oiseaux comptant parmi les plus intelligents de leur espèce ! Etc., etc.

    L’écologie est donc un attrape-nigaud devenu nuisible à force de bêtise. La véritable écologie, elle, n’est pas politique. Les vrais scientifiques existent dans ce domaine mais ne sont médiatisés que s’ils respectent la doxa de politiciens et d’exaltés qui n’y connaissent rien. On sait aujourd’hui par exemple et grâce à des travaux en laboratoires de scientifiques nordiques, que le climat est largement influencé par les rayonnements cosmiques, dont ceux du Soleil. Mais cet axe de recherche n’est pas financé internationalement et progresse donc lentement, d’autant qu’il est d’entrée contraire aux affirmations du GIEC pour qui l’homme est seul vrai responsable du réchauffement.

    L’industrie aussi cherche, attaquée qu’elle est sur des produits phares de son économie. Pour remplacer le glyphosate, elle a inventé des produits qui tuent les feuilles mais pas les racines. Et qui coûtent donc très cher : inutiles et coûteux pour les agriculteurs même si ça peut contenter quelques propriétaires de petits jardins privés. Pour lesquels on invente aussi la perche qui brûle, soit par hydrocarbure, soit par électricité. Dans les deux cas, plus polluant qu’un peu de glyphosate sous-dosé (les dosages des particuliers sont moitié inférieurs à ceux des professionnels) Les Français, autre exemple, avaient de l’avance en matière de moteurs à hydrogène. Alsthom a d’ailleurs vendu aux Allemands (mais pas à la SNCF !) le premier autorail à hydrogène. Dont la réussite est telle que les Allemands ont décidé d’investir dans la filière. Mais pas les Français qui viennent d’opter pour le tout électrique.

     

    Je confirme donc : notre écologie est conne et nuisible. Et il n’y a plus rien à faire car elle tient les médias via des journaleux d’un niveau intellectuel aujourd’hui invraisemblablement nul. D’autant plus qu’ils n’ont plus les moyens d’investiguer sérieusement, n’étant plus financés que par la publicité. Ancien journaliste moi-même, j’ai honte. Et de leur lâcheté, cet abandon irréfléchi au politiquement correct, et de leur fascisme à l’égard de ceux qui ne pensent pas comme eux. Alors certes, ils ont des patrons inflexibles : c’est la doxa ou la porte. Mais les grèves collectives ne sont pas faites pour la galerie tandis qu’à la connaissance de tous, les journaleux du Monde sont un peu plus libres mais tout aussi nuls (voire plus !) que leurs confrères enchaînés. Cet écrit n’est donc que « témoignage pour les générations futures », comme on dit. Je ne connaîtrai certainement pas un monde intelligemment écologiste…


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