• 13- Pour une information réellement libre 3- Eléments de réforme

    Pour une renaissance de l’humanisme<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Article 13<o:p></o:p>

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    Pour une information réellement libre<o:p></o:p>

    3- Quelques éléments de réforme<o:p></o:p>

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    Un marxiste-léniniste n’aurait aucun mal à réformer l’actuelle presse occidentale dominée par les publicitaires : il nationaliserait l’ensemble des médias, point final. Et il ne réformerait finalement rien, transformant simplement des médias unanimement libéraux en médias unanimement marxistes léninistes. Cette introduction pour vous montrer qu’il n’est pas facile de réformer la presse. Par où voulez vous commencer ? Par un renforcement de la déontologie des journalistes ? Mais que peuvent-ils faire face à des patrons qui les virent s’ils ne s’alignent pas sur leurs méthodes, soit un « lissage » face aux volontés des annonceurs ? Ils ont d’abord besoin de vivre, donc de gagner de l’argent…  Par un renforcement des sanctions pénales contre les mensonges ? Mais les lois actuelles freinent déjà trop le peu de liberté qui reste aux journalistes. Songez que la seule protection de l’image des gens, notamment des mineurs, est un véritable casse-tête pour bien des iconographes. Notamment quand il s’agit de publier une photographie de foule dans laquelle sont mêlés, forcément, des mineurs. Quant à la protection de la vie privée des majeurs, parcourez simplement les revues « people » : elles sont farcies de placards annonçant la condamnation de la revue pour avoir dévoilé que telle ou telle star avait flirté avec telle ou telle autre, les dites stars ayant souvent et préalablement à leurs ébats amoureux passé un accord d’exclusivité avec une autre revue « people ». Et s’agissant de la diffamation, les tribunaux l’utilisent à tour de bras tellement les gens en vue ont pris l’habitude de porter plainte. Le renforcement des sanctions contre la presse ne serait donc et en fait qu’une atteinte de plus portée à la qualité des médias, CQFD !

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    Alors ? Ne peut-on rien faire ? Si, bien sûr. Mais en mettant le doigt réellement là où ça fait mal, je veux parler de la publicité. Plusieurs mesures simples sont envisageables : d’abord et urgemment, il convient de démanteler les réseaux d’influence des annonceurs en interdisant purement et simplement les ententes à ce niveau. Exit donc les centrales d’achat d’espaces et exit aussi les déjeuners du type de celui raconté par JF Kahn : la personne qui oserait alors répéter le genre de propos tenus par l’interlocutrice du patron de Marianne s’exposerait à des poursuites pénales. Que je sache, on interdit bien les ententes commerciales entre multinationales du même métier et les sanctions financières sont très lourdes. Pourquoi ne pas interdire les ententes entre multinationales visant à faire plus que léser le consommateur, soit le manipuler dans des médias contrôlés ?

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    Une deuxième mesure serait de classer les médias papier en fonction de leurs recettes, un peu comme les Italiens classent leurs restaurants (ristorante, tratoria, pizzeria). Et d’accorder les privilèges actuels de la presse de manière dégressive, en fonction du classement : aides publiques, défiscalisation et autres gracieusetés à 100% pour les journaux qui ne vivent que de leurs lecteurs, un peu moins pour ceux qui mêlent moins de 50% de recettes publicitaires, rien pour ceux qui sont au dessus. Autrement dit, on aiderait essentiellement les vrais médias, ceux qui sont obligés de faire de la qualité pour avoir des lecteurs.

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    Mais quid, me direz-vous, des chaînes de radio et de télévision. On peut imaginer ici de renforcer leur cahier des charges, toujours sous le contrôle d’un CSA qui aurait à la fois plus de moyens, plus de pouvoir et plus de sérieux (notamment au niveau de la nomination de ses membres : on peut imaginer de les faire élire au suffrage universel). Avec des règles beaucoup plus strictes en matière d’égalité de traitement des différents courants politiques du pays et, ce, toute l’année, pas seulement en période électorale. Là encore, les risques de sanctions sérieuses, jusqu’au retrait de la fréquence, devraient dissuader les patrons de chaînes d’exiger de leurs troupes des discriminations par trop flagrantes. Je suis par ailleurs et personnellement partisan de chaînes publiques sans publicité aucune, permettant de concurrencer les chaînes commerciales « par le haut » dès lors que les « intello dépressifs » n’en prennent pas le contrôle.

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    Restent deux points importants, la création de médias aujourd’hui réservée aux seuls industriels et financiers, et le poids excessifs du « microcosme » parisien sur les rédactions de France et de Navarre. La création de média sans argent est aujourd’hui impossible, à moins de faire partie des copains de la télé, comme JF Kahn dont les lancements de news furent plus qu’assurés par ce copinage. Et encore dut-il aussi et à chaque fois faire un tour des financiers amis pour avoir un capital suffisant de démarrage. Les deux méthodes sont détestables : le copinage parce qu’il est réservé, justement, aux copains ; et les financiers parce qu’on retombe sur le travers des annonceurs : peut-on dire du mal de gens qui s’assoient à côté de vous dans votre conseil d’administration ? Mais je ne vois guère d’autres solutions et surtout pas celle de fonds publics prêtés ou donnés pour ces créations : comment critiquer un Etat qui vous finance ?  Tout juste peut-on imaginer de faciliter les lancements, en matière de diffusion notamment. Mais pas en matière de publicité où là, je serais plutôt partisan d’une interdiction pure et simple de la publicité gratuite, du copinage donc, pour mettre tout les postulants au même niveau. Tout juste peut-on alors imaginer une tarification spéciale pour les médias, nettement moins coûteuse que pour les autres produits et services ? Mais qui compensera le manque à gagner des médias existants ?

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    Le problème du microcosme est tout aussi ardu : on peut imaginer que le PS s’interdise les pratiques que les éléphants ont porté au pinacle ces dernières années, pratiques mêlant copinage excessif à comportements quasi maffieux face aux « indésirables » (les concurrents qui ne pensent pas comme vous et que l’on ostracise d’un commun accord). Mais sans aucune certitude sur l’application réelle d’une telle autocensure. Ce serait très certainement un vœu pieux, compris comme un mensonge patenté par les Français… Mais comment interdire que tel ou tel personnage ait plus d’influence que tel autre ? Les journalistes ont collectivement tous rêvé jadis de travailler au Monde, c’est comme ça et on n’y pouvait rien. Aujourd’hui, ils songent plutôt à la télé (TF1 surtout) ou à la politique et on n’y peut rien non plus.  Il faudrait en fait non pas interdire le microcosme mais en augmenter le nombre : faciliter par exemple la création de cercles de journalistes et de penseurs ailleurs qu’à Paris et faciliter les contacts de ces cercles avec les journalistes et penseurs du monde entier. Les Américains ont fait cela sur une grande échelle depuis des décennies, en invitant des journalistes et écrivains via l’Etat fédéral et des associations d’accueil. On peut imaginer que les régions soient encouragées à agir de même, en prenant sur leurs budgets de publicité souvent gaspillés dans des actions beaucoup trop institutionnelles. Le microcosme est détestable mais intouchable : multiplions les microcosmes pour supprimer au moins le monopole du microcosme parisien, CQFD !<o:p></o:p>


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