• 18- Le socialisme français institutionnel est-il réformable ?

    Pour une renaissance de l’humanisme<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Article 18<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Le socialisme français institutionnel est-il réformable ?<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    J’intitule ainsi le titre de cet article après avoir assisté à la pitoyable prestation de François Hollande à l’Université d’été des jeunes socialistes et après avoir entendu les commentaires sur le dernier (en fait, le « prochain », à l’heure où j’écris ces lignes) bouquin de Jospin qui ne pense visiblement qu’à barrer la route à Ségolène Royal. Sans porter intérêt, en tout cas d’après les commentaires journaleux d’avant parution, au débat de fond sur les idées socialistes. Débat indispensable au renouveau de la pensée humaniste française, la plus élaborée quand même de notre planète ! N’oubliez tout de même pas que notre culture a mis fin à l’absolutisme royaliste, a inventé le socialisme (avant Marx), l’anarchisme (avant les Russes) et j’en passe. Un héritage que, bien entendu, la droite française ne revendique pas, arque boutée qu’elle est devant ses coffres-forts dont elle défend bec et ongle les contenus. Ce pourquoi elle fut pétainiste et pro-nazi en 1940 (contre le « bolchevisme ») et pro Bush aujourd’hui (contre le gaullisme dont le dernier représentant fut Chirac, la gauche n’existant plus après un Mitterrandisme plus que favorable aux finances des capitalistes).

    <o:p> </o:p>

    Les énarques sont donc minables, s’adonnant exclusivement et totalement à leurs luttes égocentriques pour le pouvoir. On le savait mais ce qui est fou est que les militants socialistes continuent à supporter ces salopards. En tout cas, c’est le sentiment qu’ils donnent aux électeurs. Lesquels ont oubliés que les parents des dits militants continuèrent à soutenir Guy Mollet et ses successeurs directs (Savary) jusqu’au congrès d’Epinay. Guy Mollet, l’homme de la guerre d’Algérie et de l’invasion de l’Egypte pour contrôler le canal de Suez : je crains aujourd’hui que, pour de minuscules considérations locales (untel plutôt qu’untel comme maire), la majorité des militants socialistes ne reconduise les éléphants en 2008. Avec peut-être, seul changement éventuel, l’éléphante Ségolène l’emportant sur les éléphants Fabius, Jospin et tutti quanti… <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    En fait, les jeux sont faits :<o:p></o:p>

    -          il a été décidé par les responsables actuels du PS de ne mettre en avant que ce qui rassemble les socialistes institutionnels (qui ressemblent de plus en plus aux révolutionnaires institutionnels mexicains, vous savez, les descendants embourgeoisés des zapatistes). Qui resteront donc stupidement anti-cléricaux à une époque où cela ne veut plus rien dire, ou anti-police quand on doit, aujourd’hui, avoir une posture plus « martiale », mais par contre pro élites quand les élites sont mises en cause par le peuple, pro fric quand nous mourrons d’un trop de pro fric, stupidement « verts » quand, plus que jamais, nous devons avoir une attitude intelligente face au réchauffement de la planète (voir le problème du nucléaire, mais il n’est pas unique), etc. Hollande, en fait, propose aux militants de ne rien changer à leurs archaïsmes. Qu’ils restent unis derrières leurs élus locaux, point final. <o:p></o:p>

    -          d’autant qu’en face, la principale opposition, celle du ségolénisme, ne veut rien changer au schmilblick : elle est résolument blairiste à un moment où le blairisme n’a plus la cote dans sont pays d’origine. Mais dame Ségolène, aussi « carriériste » que les autres, imagine que c’est la bonne ligne car ménageant soi-disant la « classe moyenne » qui, espère-t-elle, la portera au pouvoir. <o:p></o:p>

    -          d’autant qu’en outre, le jeu est encore plus fermé depuis que le mec Besancenot a annoncé la création d’un grand parti d’extrême gauche : il emprisonnera les vrais hommes de gauche dans une rhétorique non crédible et « gèlera » donc encore plus qu’avant une partie non négligeable des voix de gauche au profit de la droite. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Bref, on est mal barré. Vous aurez noté, en outre, que de plus en plus de socialistes institutionnels collaborent avec Sarkozy, pourtant le président le plus à droite qu’on ait eu depuis VGE ! Sans que les énarques aient quoi que ce soit à dire contre le phénomène : « normal », qu’ils pensent, puisque, après tout, leur « gauchisme », purement de façade, n’est fait que pour avoir des postes. Tenez, laissez moi vous raconter une anecdote pas à, piquer les vers : quand j’ai sorti mon bouquin sur l’Afrique, Un crime médiatique contre l’Afrique, j’ai été invité par France Inter à en parler en « vedette américaine » de l’illustrissime Jack Lang qui venait, lui, de publier un pavé sur Mandela (instructif, d’ailleurs, le pavé : élitiste à mort). J’attendais face aux portes du studio quand Lang est arrivé : la patronne d’alors du politique à la station de radio (une vieille pas mal amochée, notamment par l’alcool), le reçut en grandes pompes et resta à ses côtés jusqu’à ce que nous soyons appelés à l’antenne. Les deux m’ignorèrent superbement, bien sûr, et conversèrent comme si je n’existais pas. A un moment, ils parlèrent de Bayrou : Jack Lang s’offusqua de ce que le mec « n’était même plus libéral ». Outré qu’il était, non pas parce que l’un de ses adversaires politiques ne jouait pas le jeu qui lui était dévolu, mais parce que l’un des ténors de la vie politique française ne jouait pas le jeu de tous les hommes politiques français qui se devaient d’être libéraux, de droite comme de gauche. Ca, c’est du vrai vécu, pas de la « com » comme vous en recevez en masse du matin au soir en écoutant la radio ou en regardant la télé. Jack Lang est donc un grand bourgeois qui n’a pas renoncé à ses origines et qui vous ment dans les grandes largeurs sur ses sentiments de gauche. Pourquoi voulez-vous que les autres énarques vous disent la vérité : ce sont des grands bourgeois qui ne renient pas, eux aussi, leurs origines et qui vous mentent. Mais les militants socialistes ont de fortes chances de ne pas les virer parce qu’ils ont peur que, ce faisant, ce soit untel et non untel qui devienne maire de leur bled. Nos parents ont ainsi envoyé les jeunes français « casser du bicot » à la fin des années 1950, en Algérie et en Egypte ; et nos enfants, leurs petits enfants, s’apprêtent à envoyer l’administration française « casser du pauvre » avec les riches de Neuilly, tout ça pour un ridicule vote local. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    J’espère, pour conclure, que vous avez observé l’absence totale de réaction des hiérarques socialistes aux déclarations guerrières et dingues de Kouchner, ministre des Affaires étrangères de Sarkozy après avoir été l’un des chouchous du PS, sur l’Iran. Ce sont les Russes qui ont relevé : on se croirait revenus en 1956, à l’époque de l’affaire de Suez (nous avions dû évacuer l’Egypte en urgence, après une menace nucléaire de Moscou) ! Ca augure mal, c’est le moins qu’on puisse dire, d’un renouveau de la pensée humaniste en France…<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :