• Accueillez les journalistes au lieu de les refouler

    Article pour le Gri-Gri International, fin 2007<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Rubrique : Con de blanc<o:p></o:p>

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    Accueillez les journalistes occidentaux au lieu de les refouler<o:p></o:p>

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    Selon un très vieil adage français, un chien regarde bien un évêque. Le con de Blanc que je suis peut donc s’adresser sans émoi aucun aux grands d’Afrique qui se lamentent tous les jours que Dieu fait sur le manque d’investissements étrangers dans leur pays. Figurez-vous donc, Chers Messieurs les Présidents et ministres, voire simples ministrables (je ne suis pas bégueule), que, ce mardi matin, j’ai découvert que le Washington Post, un machin vachement sérieux qui fut à l’origine du scandale du Watergate, avait un site Internet avec une vraie section « Afrique » Je m’y suis précipité, bien sûr : y’a pratiquement que du Darfour plus l’inévitable SIDA (AIDS en English), plus quelques autres éléments sur les tensions entre l’Ethiopie et l’Erythrée et la reprise des combats à Mogadiscio. J’ai donc été voir sur le site quels moyens le journal avait déployé pour remplir sa section Afrique. Tenez vous bien : rien qu’un correspondant au Kenya et un autre à Johannesburg ! Le mec du Kenya fournit des info sur l’est du Continent, celui de Johannesburg, sur le SIDA, CQFD ! Les journaux français ne sont guère mieux lotis. Jadis, certains avaient un correspondant à Abidjan mais tous, aujourd’hui, se reposent sur l’AFP, l’Agence France Presse. Laquelle dispose ou ne dispose, c’est selon, que d’un correspondant dans huit capitales subsahariennes : Abidjan, Dakar, Harare, Johannesburg, Kinshasa, Lagos, Libreville et Nairobi. Du temps où je fréquentais ces correspondants, j’ai pu constater que, pour eux, une nomination en Afrique était une punition. Et le moins qu’on puisse dire est qu’à l’époque, ils ne faisaient pas des masses de zèle…

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    Voyez maintenant le seul journal occidental qui ne dit pas trop de conneries sur l’Afrique, je parle du Financial Times. Il dispose, lui, d’accords rédactionnels avec tous les FT qu’il a essaimé en Afrique anglophone et qui sont presque tous d’une très grande qualité. Longtemps, il a aussi entretenu des correspondants dans les autres pays du continent. Ce n’est plus aussi bien aujourd’hui, le recours à l’agence Reuter commençant à produire ses effets, mais ça reste très supérieur aux autres média.

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    Un dernier exemple enfin : vous aurez très certainement noté que les Américains, quelques conneries qu’ils puissent commettre (et Dieu sait combien ils en commettent ces derniers temps !), disposent toujours de formidables relais médiatiques dans tous les pays étrangers. Il y a une raison basique ici : le programme d’invitation des journalistes étrangers mis au point dès les années 1950 et financé assez largement par la CIA…

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    Tandis que vous, Msieurs-Dames les Présidents et ministres d’Afrique, non seulement vous ne les invitez pas, les journalistes, mais vous les refoulez quand ils ne viennent pas pour une opération promotionnelle bien précise. Vous avez tout faux et vous devriez virer vos conseillers en communication aussitôt après avoir lu ces lignes. Ils auraient dû, ces foireux, vous signaler que le pire, aujourd’hui, n’est pas qu’on dise du mal de vous mais qu’on ne parle pas de vous. Un dernier exemple à cet égard : les mines du Zimbabwe avaient pratiquement toutes fermé après le départ du groupe Lonhro, quasiment à l’arrivée de Mugabe au pouvoir. Maintenant qu’il est connu dans le monde entier pour les misères qu’il a faites aux Anglo-saxons, de nouveaux groupes miniers viennent frapper à sa porte… <o:p></o:p>

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