• Affaires de moeurs

    Pour une renaissance de l’humanisme<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Article 3<o:p></o:p>

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    Affaires de mœurs<o:p></o:p>

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    Après la famille, les mœurs. Les liens sont évidents, je les ai brièvement évoqués au chapitre de la famille en disant que lorsque Dominique Strauss Kahn avait obligé Ségolène Royal à se prononcer sur le mariage gai, il l’avait en fait enfoncée dans l’esprit de beaucoup de Français basiques retournés, eux et du fait de notre époque très insécurisée, à la protection de la famille, la seule valeur qui soit réellement ressortie de l’ultra libéralisme. Disons tout de suite qu’au chapitre des mœurs, la gauche « libertaire » n’a plus grand chose à démontrer ! Même Edith Cresson, commissaire européenne socialiste, n’avait pas été écoutée quand elle avait stigmatisé la pornographie sur Internet et son impact dévastateur sur les jeunes. Elle avait pourtant fait fort, usant de tout son poids politique pour tenter d’obtenir, de la gauche puis de la droite française, une législation sur ce problème. « Nada » ! Rien, ni de la gauche et ni de la droite. Mêmes ses appels à plus de rigueur contre la pédophilie étaient restés quasiment sans réponse. On a vu par la suite que des Hollandais avaient voté pour un parti ouvertement pédophile sans que cela traumatise réellement les Eurocrates : ces derniers avaient fait plus de bruit quand l’extrême droite avait fait alliance avec la droite classique pour arriver au pouvoir en Autriche…

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    « Faut dire que chez ces gens là, Mesdames et Messieurs », pour paraphraser Jacques Brel,  on ne badine pas avec les mœurs : on les transgresse allégrement et ouvertement ! La haute société a d’ailleurs toujours œuvré ainsi : les nobles grecs préfèrent les amours avec de jeunes jouvençaux plutôt qu’avec leurs épouses légitimes qui ne sont bonnes qu’à faire des enfants et à rester chez elles. Alexandre le grand lui-même pratiqua ouvertement ce sport en chambre ouverte et les grands poètes de l’époque en vantèrent les avantages à de très nombreuses reprises (exemple : Virgile). On ne sait rien du peuple mais on peut en avoir une idée au travers des mœurs romaines : les nobles romains sont moins ouvertement homosexuels que leurs homologues grecs mais sont par contre très ouverts à l’adultère, y compris des femmes. Les nobles… Car dans le peuple, l’adultère féminin est puni de mort… On retrouve la même caractéristique dans la civilisation médiévale : la sodomie est tolérée chez les Grands, punie de mort dans le bas peuple. Plus tard, pendant tout le « siècle des Lumières », les nobles forniquent sans tabou et à tout va. Le libertinage atteint une telle vigueur que Louis XIV lui-même, pourtant pas un puritain farouche, se voit dans l’obligation d’emprunter l’habit rigoriste de Mme de Maintenon pour marquer sa désapprobation. Habit tout de circonstances d’ailleurs car la dame n’est pas de première vertu : épouse du poète Scarron, elle fut l’amie d’une demi-mondaine universellement connue (Ninon de Lenclos) et coucha avec à peu près tout ce qui comptait alors d’intellectuels dans le royaume (son premier mari –elle a épousé Louis XIV morganatiquement, soit sans valeur dynastique, en secondes noces- était infirme et impuissant).

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    Le rigorisme tardif du « Roi Soleil » est d’ailleurs trop tardif : son petit fils Louis XV a été touché par la vague libertine et tout le monde se rappellera très certainement son « parc aux cerfs », en fait les jardins d’une villa de Versailles dans lequel ils recevaient des jeunes filles, toujours différentes et parfois en nombre… Tout cela pendant que, rappelons nous aussi, l’Eglise apostolique et romaine s’efforce de maintenir la croissance des valeurs familiales dans le bon peuple. Lequel « divorce » progressivement de la royauté, parce que la bourgeoisie veut le pouvoir, certes, mais aussi parce que le bon peuple non bourgeois (la majorité, tout de même !) ne se reconnaît plus en ses élites versaillaises débauchées (voir le très bon film de Tavernier sur ce point, « Que la fête commence »). Si l’on voulait une preuve de plus de ce divorce sur les mœurs, il suffit de se souvenir du règne de Louis XVI : celui-ci est l’exact contraire de son prédécesseur, fidèle et sexuellement plus que calme tandis que les frasques de son épouse autrichienne, non formatée, elle, par la crainte d’une révolution, sont rapportées par tous les libelles de l’époque : ses achats faramineux de bijoux (l’affaire du collier), ses amours adultères (le compte de Fersen), son indifférence vis-à-vis du peuple (« qu’ils mangent de la brioche ! »)… Que tout cela soit vrai ou faux, on voit que les attaques concernent surtout ses mœurs. Sa politique ultra réactionnaire ne sera, elle, que très peu mise en cause alors qu’elle écrit aux Autrichiens pour leur demander d’intervenir militairement contre la Révolution française, qu’elle fait renvoyer le réformiste Necker ou encore qu’elle décide le roi à s’enfuir (l’affaire de Varennes). Les libellistes sentent que sa mise en cause sur les mœurs est plus productive, tout comme nos journaleux d’aujourd’hui préfèrent les affaires « people » aux affaires publiques.

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    La Révolution française connaîtra d’ailleurs une période « incorruptible » avec Saint-Just et Robespierre. Les deux personnages ont une personnalité sexuelle ambiguë mais ne l’affichent pas. Après les picaresques –le mot est faible !- Mirabeau et Danton aux dîners plus que fins, la rupture est nette. Comme celle de Bonaparte avec Barras sur le même plan. Bref, à gauche et déjà s’opposent les révoltés qui se glissent sans problème dans la peau des révolutionnés et les révoltés populaires qui se sentent  investis par les « petits et les sans grades ». Lesquels n’ont pas varié d’un iota dans leurs convictions, sinon pour soutenir une Révolution qui a chassé des débauchés et qui leur a donné la terre (aux plus riches d’entre eux en tous cas). Mais ils continuent imperturbablement à soutenir aussi une Eglise catholique qui les a aidé depuis des siècles. Napoléon le jacobin est obligé de signer le Concordat avec le Vatican pour revenir sur les anathèmes des premiers révolutionnaires sans perdre la face…

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    Mais nos gauchistes en peau de lapin d’aujourd’hui n’y voient que grandeur d’âme du dictateur envers ceux des Français qui sont restés trop arriérés pour comprendre l’essence du monde moderne. Idiotie totale : Napoléon est un militaire, ça n’est pas un philanthrope. S’il revient sur une politique tout de même majeure de la Révolution, c’est qu’il y est obligé. Parce que le problème religieux continue notamment à empoisonner les relations de Paris avec les provinces rurales (Cadoudal) ; parce que ses guerres nécessitent l’adhésion des Français ; parce que, parti guerroyer au loin, il a besoin de calme en France. CQFD ! En contre point, que voit-on : que l’Eglise catholique a très peu perdu de son pouvoir sur le peuple. Et que son retour, organisé avec le Concordat, signifie aussi le retour de son pouvoir moral et éthique sur les plus pauvres des Français (la majorité). Napoléon qui est loin d’être un con le sait fort bien : il joue pour les Royalistes en signant le Concordat. Et il ira jusqu’au bout de son choix en réinstaurant une aristocratie (la noblesse d’empire), en confortant le vote censitaire (il fait des bourgeois les nouveaux privilégiés du pays) et en épousant la fille de l’empereur d’Autriche.

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    Là encore, les gaucho n’y verront que du feu, voyant plutôt dans une sorte de folie dictatoriale les raisons de cette curieuse attitude de fin de règne. Mêmes les victoires électorales de la droite tout au long du 19e siècle ne leur ouvriront pas les yeux ! Ni le fait que, depuis ce changement d’attitude napoléonien, la droite et les bonnes mœurs aient fait une cause commune jamais démentie (le pouvoir, désormais, cachera ses turpitudes). Ce, tandis que la gauche, progressivement, abandonnait le peuple pour donner raison aux élites et à leurs mœurs débridés.

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    Car c’est cela qui s’est bel et bien passé dans l’histoire de nos idées : la droite, les élites donc, était sexuellement débridée mais tenait le peuple en laisse. Révolution il y a et la droite en tire les conséquences en apparaissant de plus en plus rigide sur les mœurs. Et, pendant ce temps, c’est la gauche qui reprend le flambeau des turpitudes sexuelles et qui apparaît, comble des combles, comme défenderesse des élites débridées ! Car la dérive sexuelle de nos jours, essentiellement l’homosexualité affichée et revendicatrice, est bel et bien une dérive élitiste : n’y sont adeptes que des gens du dessus du panier tels, notamment et surtout, que les gens des médias et des arts médiatisés. Ce sont ces gens qui font du forcing pour obtenir et le mariage homosexuel (ça relève du domaine du fantasme quand on sait que les homosexuels disposent aujourd’hui d’un statut volontaire de concubin qui leur donne à peu près tous les droits des hétérosexuels en matière financière) et, surtout, le droit d’adopter des enfants. Pas mal, non ?!

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    La gauche a donc été « baisée » par la droite élitiste depuis deux siècles et n’a toujours pas réagi. J’oubliais toutefois l’épisode communiste : issu du peuple, ce mouvement a parfaitement conscience du problème moral et éthique posé à ses troupes populaires par la décadence sexuelle. Mais, confronté aussi à son reflux du fait de son refus de la démocratie, il n’ose plus rien et commet erreurs sur erreurs de communication. Si bien qu’il est aujourd’hui inexistant  dans un débat gagné – j’espère provisoirement - par une droite bien plus débridée en fait –et en profondeur- que la gauche : car cette droite si rigoriste en surface n’a pas, sur le fond, récusé les avantages de l’argent et de la puissance en matière sexuelle. Simplement a-t-on modifié quelque peu les appâts : aujourd’hui, on fait miroiter quelques embauches dans le spectacle et dans les arts tandis que l’appât financier direct a été remplacé –avantageusement- par le désir implanté dans les esprits des jeunes de tous sexes via les médias et, notamment, Internet. C’est devenu quasi gratuit !

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    Qui osera dire « non !» aux homosexuels aujourd’hui ? Il serait lapidé par des médias unanimes et, observez-le bien, totalement aux mains de la droite. Et bien moi, je le dis : enfant de parents divorcés, je sais la souffrance de l’abandon. Je sais que la litanie des « psy » sur les séparations créatrices de nouvelles chances pour les couples est un mensonge total, que les enfants ne s’en remettent jamais (leur échec scolaire est fabuleux et fabuleusement parlant). Je sais donc que le divorce n’est pas un acte banal mais une vraie déchirure, en tout cas pour les « petits et les sans grade » que sont les bambins. Je sais que l’égoïsme est la vraie plaie de notre monde moderne, avec des pseudo adultes véritables enfants gâtés, incapables de se plier à une quelconque discipline. Et je sais qu’il faut dire non à ces pseudo adultes. Qu’il faut commencer à leur dire non. Et je suis de gauche, passionnément de gauche, anti-élitiste, humaniste prêt à en mourir, observateur le plus ouvert possible de l’univers. Bref, un véritable intellectuel de gauche. Et j’ose : non, le futur des enfants adoptés ou artificiellement créés des homosexuels (elles) n’est pas rose mais noir. Aussi noir que l’est déjà, expérience très largement faite, celui des enfants de divorcés. Parce que ce qu’ont mis au point nos ancêtres des millénaires durant, cette alchimie familiale détruite puis reconstruite après les agressions formidables des élites militarisées, ne peut et ne doit pas être jetée à la poubelle par quelques journalistes et artistes en mal d’expérience sexuelle. Parce que ces expérimentations sexuelles n’ont jamais été et ne seront jamais populaires mais définitivement élitistes. Et parce que, de tous temps, le peuple en a été plus victime que bénéficiaire, plus soumis au caprice sexuel des puissants que pouvant, grâce à ces élites, assouvir leurs instincts inavouables.

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    La tolérance sexuelle est un véritable acquis par rapport au passé : au moins ne tue et n’emprisonne-t-on plus les homo. De là à créer de nouvelles victimes, les enfants, en permettant à ces homos d’adopter ou d’éduquer des enfants créé in vitro, il y a une marge que je me refuse à franchir : gens qui vous dites de gauche, sachez à cet égard que je vous considère de droite quand vous défendez le point de vue contraire. Or, pour l’instant, c’est ce point de vue contraire qui a la faveur des dirigeants de la gauche socialiste comme extrémiste. <o:p></o:p>

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  • Commentaires

    1
    visiteur_la fourmi r
    Jeudi 23 Octobre 2008 à 03:15
    Passionnant...

    Je reviendrai! @+
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