• Afrique et environnement

     

    L’Afrique est le continent qui pollue le moins

    Et la CNUCED l’encourage à se développer « durablement »

     

    La Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED) vient de rendre public son rapport annuel sur le développement économique en Afrique*. Rapport qui est cette fois-ci centré sur l’environnement, l’organisme onusien encourageant les pays africains à se tourner vers un développement durable, dans lequel la consommation d’énergie fossile et de matières premières non renouvelables ne suivrait pas la courbe de croissance des PIB. Belle perspective ! En attendant la mise en œuvre de ces sages conseils, peut-être serait-il nécessaire qu’au préalable, ceux qui ont le plus intérêt à ce que les Africains ne gaspillent pas leurs ressources, se mettent enfin à investir en Afrique ! Car, pour l’instant, le développement tant agricole qu’industriel du continent est quasi totalement endogène : les rares investissements étrangers en Afrique se dirigent, justement, dans les secteurs extractifs, qu’il s’agisse d’abord d’hydrocarbures ou, ensuite, de minéraux en tous genres dont précieux : le gaspillage éventuel des ressources africaines n’est pas du fait des Africains, loin s’en faut !

    Voyez d’ailleurs le tableau 1 : il montre très clairement que ce sont les pays développés, ceux qui abritent les plus fortes concentrations d’habitants du monde, qui consomment aussi le plus d’énergie et de matières premières par habitant. Les écarts sont plus que frappants avec, par exemple, une consommation d’énergie fossile de 0 à 5% du total d’énergie consommée dans les pays agricoles contre 60 à 80% dans les grands pays industriels. Vous noterez au passage, coup de griffe ici aux « dénatalistes » de tous poiles, que les pays les plus développés sont aussi ceux qui détiennent les records en matière de densité de population…

    L’Afrique est donc et pour l’instant le meilleur élève mondial en matière environnementale, cette première place étant bien entendu due à son développement plus tardif que ceux des autres continents. Et, ce, pour des raisons que vous tous commencez à bien connaître maintenant, soit la destruction, par les Européens, de toutes les structures antérieures à leur arrivée, puis l’énorme saignée opérée des siècles durant dans la population africaine et, enfin, l’inexistence des investissements après leur départ du continent.  Ce qui fait qu’en dépit d’un très grand nombre de mines et de puits en activité sur son sol ou sous ses eaux, le continent extrait finalement beaucoup moins qu’il le pourrait. Dans les années 1980 par exemple, le Sud Africain de base extrayait quelques 16,5 tonnes de son sol contre 8,6 tonne pour le Terrien moyen (tableau 2) Mais, depuis 30 ans, les choses ont changé : l’Australie et le Canada ont notamment remplacé l’Afrique dans pas mal de secteurs miniers tandis qu’un coup de frein, hors l’arrivée des Américains dans le Golfe de Guinée, était donné aux extractions d’hydrocarbures en eau profonde. Le tableau de la CNUCED est d’ailleurs incomplet à cet égard, ne comprenant par exemple pas ni l’Angola, ni le Gabon, ni la Guinée Equatoriale : surtout dans ces deux derniers cas et vue la quantité de pétrole sortant de leur sous-sol marin, l’extraction par habitant devrait crever les plafonds ! Peu importe, on voit bien qu’en dehors du pétrole, les mines africaines ont plutôt été déclinantes au cours des trois dernières décennies. Songez qu’au Zimbabwe, le britannique Lonhro avait tout simplement fermé ses mines au lendemain de la fin de l’Apartheid tandis que les grandes compagnies mondiales avaient préféré fermer les mines de cuivre en Zambie plutôt qu’au Chili. Tout y était passé, jusqu’au diamant, l’Australie vidant littéralement son sol pour éviter une hausse des prix. Idem pour l’Uranium ou l’or, mais cette fois-ci au Canada où les orpailleurs ne firent pas dans la dentelle, n’hésitant pas à vider des villes pour creuser dessous ! Tout cela permit à l’Occident de retarder le moment fatal où les achats asiatiques allaient, forcément, enlever toutes les digues contre les prix élevés : Areva  ne négocia de tels prix avec le Niger qu’au cours des dix dernières années tandis que les banques occidentales, à bout de stocks, n’arrêtèrent de vendre leur or pour empêcher les prix de monter qu’à la fin des années 1990. Et encore !  La Banque de France continua, elle, de le faire au-delà et en dépit du refus de la Banque d’Angleterre de continuer à jouer à ce petit jeu ruineux. Si vous entendez un Occidental se plaindre de vos déforestations, n’hésitez pas à lui montrer les chiffres réels de la pollution mondiale ! Certes, vous répondront-ils, l’indice d’extraction africain a crû plus rapidement que l’indice mondial entre 1980 et aujourd’hui (voir tableau 3). Ce, à cause des hydrocarbures, uniquement à cause des hydrocarbures : le Nigeria est montée en puissance, devenant le 2e producteur africain, tandis que le Golfe de Guinée se révélait en révélant aux compagnies américaines ses immenses réserves (le grand public ne le sait pas encore !)

    Ceci étant, la déforestation de l’Afrique est une réalité. D’abord, une grande partie des Africains continue à utiliser le bois comme combustible (voir la consommation de biomasse dans le tableau 4) Ce, parce qu’il ne coûte pas cher. Un peu partout, des camping-gaz se vendent aussi mais réservés à ceux qui peuvent se les payer. Des essais de fours solaires ont aussi été réalisés par quelques « coopérants » qui oublièrent une chose importante : c’est que faire la cuisine au Soleil est peut-être du plus grand chic dans les pays tempérés mais terriblement stressant dans les pays chauds ! Bref, le bois résiste et résistera tant qu’une énergie aussi bon marché et d’utilisation aussi facile n’aura pas été trouvée. Heureusement les Africains s’urbanisent-ils aujourd’hui très rapidement, le bois continuant, certes, à être utilisé en ville mais à un niveau nettement moindre qu’à la campagne.

    Dans le détail, la résistance du bois-combustible en Afrique se confirme : son « extraction » du sol africain représente plus de trois fois celle d’hydrocarbures, plus de deux fois celle des minéraux autres que métalliques et plus de huit fois celles des métaux ! Le tableau 4 vous donne, en prime, les principaux pays concernés par ces extractions…

    Dans le tableau 5, vous pouvez avoir une deuxième confirmation de l’abaissement de l’Afrique dans le regard des grandes compagnies minières : la part de l’Afrique dans le commerce mondial de matière première à diminué depuis 1980, sa progression ayant été nettement moindre que celle de la moyenne mondiale. En clair, l’Afrique a moins intéressé les multinationales de l’extraction minière et pétrolière que le reste du monde. Vous pouvez d’ailleurs voir, dans le tableau 6, que quatre minéraux seulement sont pour l’instant « dominants » sur le continent : le cobalt dont l’utilisation est restreinte (usage médicale), le diamant, l’or et le phosphate. Lequel est appelé à ne plus servir que comme engrais dans un avenir relativement proche : son utilisation dans les lessives a en effet été mise à mal par les écologistes et les lessiviers ont tendance à le supprimer.

    Les réserves réelles de l’Afrique restent cependant à découvrir. Songez que les statisticiens de l’ONU n’ont même pas mentionné les fabuleuses réserves de bauxite de la Guinée, annoncées pourtant comme les plus importantes du monde par les sociétés d’aluminium qui se précipitent de plus en plus dans le pays. De même ont-ils négligé la Tanzanie comme productrice d’or ou même le Ghana dont les mines redeviennent plus que rentables aux prix actuels du métal jaune. Aucune mention non plus des terres rares, dont le coltan congolais. Jusqu’à l’absence de la Guinée Equatoriale, je vous l’ai déjà mentionnée en supra, parmi les principaux extracteurs de matières premières du continent : et en matière de pétrole, et en matière de bois (c’est l’un des derniers pays à exporter encore des billes) 500 000 habitants extrayant près de 500 000 barils/jour de son sous-sol marin, excusez du peu par habitant ! Quant à ses réserves, elles seraient fabuleuses si j’en crois un cadre d’une petite compagnie américaine qui m’avait assuré « qu’il y avait du pétrole partout, même sous l’hôtel de ville de Bata ! » Dans toute l’Afrique, les dirigeants cherchent des entreprises à qui confier des permis de recherche. En matière d’or et alors que les Occidentaux ont cherché pendant plus de 10 ans à contrôler les prix, ce sont les Sud Africains qui, eux seuls, sont allés au Mali, en Tanzanie, au Ghana, en Côte d’Ivoire…  La De Beers s’est réfugiée à Londres pour ne pas tomber entre les mains de l’ANC. Laquelle n’aurait pourtant pas spolié ses actionnaires comme on l’a vu par la suite. Et ce sont donc des circuits africains pas très propres qui ont pris le relais. « Les Diamants du sang », ceux qui ont engendré des conflits sanglants, ont progressivement remplacé la production de la multinationale sur les marchés mondiaux. Le Botswana a remplacé l’Afrique du Sud après que la De Beers ait tenté de reprendre le contrôle via une appellation d’origine contrôlée donnée aux diamants qu’elle vend…

    Les Occidentaux, disent leurs représentants, ne vont pas en Afrique parce qu’ils ont peur : pas de droit commercial, guerres, magouilles en tous genres… Mais ils sont bien allés dans des pays aux pratiques bien pires : le Brésil n’est pas exempte de corruption ni moins encore l’Inde. Et que dire de la justice chinoise ?! L’Argentine, que je sache, a été en cessation de paiement tout en refusant les diktats du FMI pour s’en sortir.

    Et c’est cela, bien plus qu’autre chose, qui fait de l’Africain moyen l’humain le moins pollueur de notre planète. Voyez le tableau 8, celui qui concerne, par habitant, les émissions de CO2 : l’Afrique est largement en queue et il faut coupler les chiffres avec ceux des PIB pour leur retirer la couronne : comme si seuls les riches avaient le droit de polluer ! Je ne comprends d’ailleurs pas cet indice, surtout émanant d’un organisme, la CNUCED, qui s’est faite le défenseur attitré des pays pauvres. Au point de s’être attirée les foudres publiques de l’OCDE, le club des pays développés : peut-être la CNUCED met elle un peu d’eau dans son vin ?

    Quoiqu’il en soit, le seul problème actuel réel de l’Afrique en matière d’environnement est la déforestation et la désertification induite par cette déforestation. Il ne s’agit donc pas des forêts équatoriales humides dont les arbres repoussent à la vitesse grand « V » Comme au Libéria où une décennie de guerre a vu des plantations se transformer en forêt. Non, il s’agit des pays sahéliens et en frontière du Sahel, là où le sable gagne du terrain d’année en année. Je l’ai vu arriver aux côtes mauritaniennes ou sur les voitures d’Abidjan. Si bien que le plan pharaonique de barrière verte envisagé par les Africains d’est en ouest devrait être financé en priorité par les instances internationales qui craignent pour le climat mondial. C’est une œuvre à laquelle devraient participer toutes les ONG rurales, toutes les fondations se consacrant au développement des pays pauvres. Hélas, la dite œuvre n’avance qu’en fonction des moyens propres des Etats qui en gère une partie. Les méthodes sont aujourd’hui au point, testées notamment en Algérie où le combat contre le sable est déjà ancien. Mais elles sont loin d’être gratuite tandis que les armes déversées dans le Sahel d’est en ouest ne facilitent pas les choses. Voyez le Mali, par exemple, victime collatérale de la guerre en Libye : d’une part la barrière verte est bloquée, de l’autre l’Etat malien va consacrer l’essentiel de ses ressources à la reconquête du nord. La vraie bataille qu’il faut gagner, celle contre le sable, est loin d’être ne serait-ce qu’engagée…

     

    1-      Profil environnemental des pays agricoles et industriels

    Critères

    Unités de mesure

    Pays agricoles

    Pays industriels

    PMA

    Pays en développement

    Pays développés

    Densité de population

    hab. /km2

    <40

    100–300

    40

    76

    116

    Energie consommée par habitant

    GJ/hab./an

    50–70

    150–400

    33

    64

    205

    Energie consommé par hectare

    GJ/ha/an

    20–30

    200–600

    13

    49

    216

    Energie consommée sous forme de biomasse

    En pourcentage du total

    95–100

    10–30

    92

    50

    23

    Energie fossile

    En pourcentage du total

    0–5

    60–80

    8

    50

    77

    Consommation de matières premières

    tonnes/hab./an

    2–5

    15–25

    4.2

    6.8

    16

    Consommation de matières premières par, hectare

    tonnes/ha/an

    1–2

    20–50

    1.3

    4.8

    18

    Source : Fischer-Kowalski (2011) et Haberl et al. (2011)

     

     

    2.  Extraction de matières premières par habitant de 1980 à 2008

    (en tonnes)

    Pays

    1980

    1985

    1990

    1995

    2000

    2005

    2008

    Afrique du Sud

    16.5

    16.9

    16.1

    15.0

    14.0

    14.2

    14.4

    Algérie

    7.5

    8.7

    7.9

    7.8

    8.5

    10.0

    10.4

    Cameroun

    4.9

    5.4

    4.9

    4.4

    4.7

    4.5

    4.2

    Côte d'Ivoire

    3.1

    2.9

    2.7

    2.8

    2.8

    2.6

    2.7

    Egypte

    3.5

    5.0

    5.0

    5.5

    6.2

    6.2

    7.3

    Ethiopie

    6.9

    6.4

    5.9

    4.6

    4.4

    4.8

    4.8

    Kenya

    5.4

    5.1

    5.2

    4.3

    3.5

    3.8

    3.4

    Madagascar

    7.2

    6.6

    6.0

    5.3

    4.6

    4.0

    3.7

    Malawi

    2.2

    2.2

    1.8

    1.7

    2.1

    1.8

    2.0

    Mali

    6.5

    4.7

    5.3

    5.5

    6.1

    6.4

    6.2

    Maroc

    5.9

    5.7

    5.2

    4.6

    5.1

    7.2

    6.9

    Nigeria

    3.8

    3.3

    3.6

    3.7

    3.7

    3.8

    3.6

    Sénégal

    4.6

    4.6

    4.6

    4.8

    4.8

    5.2

    5.1

    Seychelles

    4.8

    4.5

    5.1

    5.1

    6.1

    6.7

    6.6

    Soudan

    7.1

    7.0

    6.3

    6.6

    7.6

    7.7

    7.4

    Togo

    3.9

    3.5

    4.0

    3.1

    3.0

    3.1

    3.2

    Afrique

    5.9

    5.7

    5.4

    5.2

    5.2

    5.4

    5.4

    Monde

    8.6

    8.4

    8.5

    8.4

    8.7

    9.5

    10.2

    Source :CNUCED

     

     

     

     

     

    3-       Extraction mondiale et extraction africaine de 1980 à 2008

     

    Extraction mondiale (milliards de tonnes)

    Extraction mondiale : 1980 = 100

    Extraction en Afrique (milliards de tonnes)

    Extraction en Afrique : 1980 = 100

    Part de l’Afrique dans l’extraction mondiale (%)

    1980

    37.9

    100.0

    2.8

    100.0

    7.5

    1985

    40.5

    106.8

    3.2

    111.7

    7.8

    1990

    44.8

    118.1

    3.4

    121.2

    7.7

    1995

    47.9

    126.3

    3.7

    130.9

    7.7

    2000

    52.7

    138.8

    4.2

    148.5

    8.0

    2005

    61.6

    162.3

    4.9

    173.8

    8.0

    2008

    68.1

    179.6

    5.3

    186.8

    7.8

    Source: CNUCED

     

    Mat4 4 - Extraction de matières premières dans certains pays africains caractéristiques en 2008 (millions de tonnes)

     

    Pays

    Biomasse

    Hydrocarbures

    Métaux

    Autres minéraux

    Afrique du Sud

    178.6

    254.7

    140.4

    127.6

    Algérie

    53.0

    145.3

    2.1

    156.7

    Cameroun

    59.6

    4.6

    37.4

    0.2

    Côte d’Ivoire

    37.4

    3.4

    1.1

    10.3

    Egypte

    161.1

    76.1

    1.9

    333.1

    Ethiopie

    358.0

    0.0

    0.9

    20.7

    Kenya

    109.7

    0.0

    0.1

    21.7

    Madagascar

    66.1

    0.0

    0.1

    5.8

    Malawi

    24.2

    0.1

    0.0

    4.5

    Mali

    72.8

    0.0

    10.3

    6.8

    Maroc

    66.4

    0.0

    2.5

    147.9

    Nigeria

    347.7

    129.5

    0.4

    67.9

    Sénégal

    37.6

    0.0

    0.2

    22.5

    Seychelles

    0.1

    0.0

    0.0

    0.5

    Soudan

    261.5

    23.9

    0.7

    19.9

    Togo

    12.7

    0.0

    3.0

    2.8

    Afrique

    2,827.4

    887.4

    329.0

    1,245.6

    Monde

    18,827.3

    12,710.4

    6,614.2

    29,966.8

     

    Source : CNUCED

     

    5-      Commerce mondial et africain en volume de 1980 à 2008

     

    Commerce mondial (milliards de tonnes)

    Commerce mondial (1980=100)

    Commerce africain (milliards de tonnes)

    Commerce africain (1980=100)

    Part de l’Afrique dans le commerce mondial (%)

    1980

    4.0

    100

    0.3

    100

    6.5

    1985

    3.9

    96

    0.2

    91

    6.2

    1990

    5.0

    124

    0.3

    102

    5.2

    1995

    6.1

    152

    0.3

    121

    5.1

    2000

    7.6

    189

    0.4

    156

    5.3

    2005

    9.6

    232

    0.5

    188

    5.1

    2008

    10.3

    257

    0.5

    195

    4.9

    Source : CNUCED

     

     

     

     

    Table 6. Part de l’Afrique dans la production et les réserves mondiales des principaux minéraux

    Minéraux

    Part des réserves mondiales (%)

    Part de la production mondiale (%)

    Principaux pays africains producteurs

    Aluminium

    3

    4

    Mozambique, Egypte, Afrique du Sud

    Ciment

    -

    4

    Algérie, Egypte, Maroc, Afrique du Sud, Libye, Tunisie

    Chrome

    12

    37

    Afrique du Sud, Zimbabwe, Madagascar, Soudan

    Charbon

    4

    3

    Afrique du Sud, Zimbabwe

    Cobalt

    41

    60

    Congo Kinshasa, Afrique du Sud, Zambie

    Cuivre

    4

    7

    Zambie, Afrique du Sud, Congo Kinshasa

    Fer

    1

    3

    Afrique du Sud, Algérie, Mauritanie

    Diamants

    56

    49

    Afrique du Sud, Botswana, Congo Kinshasa

    Or

    34

    18

    Afrique du Sud, Ghana, Mali

    Graphite

    0.4

    1

    Zimbabwe, Madagascar

    Plomb

    1

    3

    Namibie, Afrique du Sud

    Gaz naturel

    8

    6

    Algérie, Egypte, Libye

    Manganèse

    -

    23

    Afrique du Sud, Ghana, Gabon

    Pétrole

    10

    12

    Nigeria, Angola, Algérie, Libye

    Phosphate roche

    53

    25

    Maroc, Tunisie, Egypte

    Acier

    -

    1

    Afrique du Sud, Egypte, Libye

    Uranium

    15

    17

    Afrique du Sud, Niger, Namibie

                   Source : calculé par la CNUCED d’après les statistiques de l’U.S. Geological Survey, British Petroleum, et l’OCDE

     

     

     

    Table 7. Consommation africaine de matières premières, 1980–2008 (millions de tonnes)

     

    1980

    1985

    1990

    1995

    2000

    2005

    2008

    Afrique du Sud

    422.4

    494.7

    527.9

    541.8

    516.6

    552.5

    607.0

    Algérie

    96.3

    161.6

    140.0

    163.4

    160.2

    210.0

    269.8

    Cameroun

    42.2

    49.8

    53.1

    55.6

    70.1

    76.8

    76.5

    Côte d’Ivoire

    26.4

    29.6

    33.7

    41.5

    46.1

    46.1

    51.6

    Egypte

    157.5

    268.7

    294.1

    347.3

    433.9

    461.2

    563.9

    Ethiopie

    245.0

    264.6

    286.8

    261.3

    288.2

    362.7

    389.7

    Kenya

    89.5

    101.0

    124.6

    118.7

    114.1

    138.3

    136.3

    Madagascar

    62.3

    64.8

    67.9

    70.7

    71.9

    72.7

    73.8

    Malawi

    14.0

    16.0

    16.8

    18.1

    24.3

    24.1

    29.8

    Mali

    47.6

    38.2

    46.4

    55.3

    69.9

    86.3

    92.7

    Maroc

    104.1

    119.2

    125.0

    128.6

    154.9

    229.5

    234.0

    Nigeria

    210.5

    218.0

    276.9

    332.9

    342.4

    432.3

    449.7

    Sénégal

    24.1

    27.7

    33.6

    40.9

    48.1

    60.0

    63.4

    Seychelles

    0.4

    0.4

    0.5

    0.6

    0.6

    0.8

    1.1

    Soudan

    143.8

    168.0

    170.3

    201.3

    257.8

    288.9

    294.5

    Togo

    7.8

    9.0

    12.6

    12.0

    13.9

    15.6

    17.9

    16 pays africains

    1,693.7

    2,032.2

    2,209.9

    2,390.0

    2,613.1

    3,057.8

    3,351.7

    Afrique

    2,547.0

    2,938.5

    3,115.9

    3,432.1

    3,813.4

    4,478.0

    4,879.8

    Source : CNUCED

     

     

     

    8-. Population, production et émissions de gaz carbonique par région, 2009

     

    Population (millions

    PIB (milliards de dollars, taux de change de 2000

    Emissions de CO2 (Millions de tonnes)

    CO2 par habitant (tonnes)

    CO2/PIB (kg CO2/ dollars, valeur du $ = 2000)

    Monde

    6,761

    39,674

    28,999

    4.3

    0.7

    Pays de l’OCDE

    1,225

    29,633

    12,045

    9.8

    0.4

    Moyen Orient

    195

    782

    1,509

    7.8

    1.9

    Asie

    3,546

    5,655

    10,030

    2.8

    1.8

    Amérique latine

    451

    1,957

    975

    2.2

    0.5

    Afrique

    1,009

    896

    928

    0.9

    1.0

    Part de l’Afrique

    15 %

    2.3 %

    3.2 %

     

     

    Source: Agence international de l’énergie (2011

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La déforestation en Afrique en 2010

     

    Surface forestière

    Changement entre 1990 et 2010 (%)

    Part de la forêt dans le pays (%)

    Algérie

    14 920

    -10.5

    1.0

    Afrique du Sud

    92 410

    0.0

    8.0

    Angola

    584 800

    -4.1

    47.0

    Benin

    45 610

    -20.8

    41.0

    Botswana

    113 510

    -17.3

    20.0

    Burkina Faso

    56 490

    -17.5

    21.0

    Burundi

    1 720

    -40.5

    7.0

    Cameroun

    199 160

    -18.1

    42.0

    Cap Vert

    850

    46.6

    21.0

    Comores

    30

    -75.0

    2.0

    Congo Brazzaville

    224 110

    -1.4

    66.0

    Congo Kinshasa

    1 541 350

    -3.9

    68.0

    Côte d'Ivoire

    104 030

    1.8

    33.0

    Djibouti

    60

    0.0

    0.0

    Egypte

    700

    59.1

    0.0

    Erythrée

    15 320

    -5.5

    15.0

    Ethiopie

    122 960

    -18.6

    11.0

    Gabon

    220 000

    0.0

    85.0

    Gambie

    4 800

    8.6

    48.0

    Ghana

    49 400

    -33.7

    22.0

    Guinée

    65 440

    -9.9

    27.0

    Guinée équatoriale

    16 260

    -12.6

    58.0

    Guinée-Bissau

    20 220

    -8.8

    72.0

    Kenya

    34 670

    -6.5

    6.0

    Lesotho

    440

    10.0

    1.0

    Liberia

    43 290

    -12.2

    45.0

    Libye

    2 170

    0.0

    0.0

    Madagascar

    125 530

    -8.3

    22.0

    Malawi

    32 370

    -16.9

    34.0

    Mali

    124 900

    -11.2

    10.0

    Maroc

    51 310

    1.6

    11.0

    Maurice

    350

    -10.3

    17.0

    Mauritanie

    2 420

    -41.7

    0.0

    Mozambique

    390 220

    -10.0

    50.0

    Namibie

    72 900

    -16.8

    9.0

    Niger

    12 040

    -38.1

    1.0

    Nigeria

    90 410

    -47.5

    10.0

    Ouganda

    29 880

    -37.1

    15.0

    RCA

    226 050

    -2.6

    36.0

    Rwanda

    4 350

    36.8

    18.0

    Sao Tome & Principe

    270

    0.0

    28.0

    Sénégal

    84 730

    -9.4

    44.0

    Seychelles

    410

    0.0

    88.0

    Sierra Leone

    27 260

    -12.6

    38.0

    Somalie

    67 470

    -18.5

    11.0

    Soudan

    699 490

    -8.4

    29.0

    Swaziland

    5 630

    19.3

    33.0

    Tanzanie

    334 280

    -19.4

    38.0

    Tchad

    115 250

    -12.1

    9.0

    Togo

    2 870

    -58.1

    5.0

    Tunisie

    10 060

    56.5

    6.0

    Zambie

    494 680

    -6.3

    67.0

    Zimbabwe

    156 240

    -29.5

    40.0

    Source: compilation de données onusiennes par la CNUCED

    ·         Economic developpement in Africa – Report 2012 : structural transformation and sustainable developpement in Africa. Egalement : http://unctad.org/fr/pages/Publications/EconomicDevelopmentinAfricaseries.aspx

     


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