• DSK a du mouron à se faire !

     

    Info courte cette fois-ci : voici la photo (l’unique photo de mon blog car explicative par elle-même) d’Ophélia Famotidina, la femme à laquelle DSK doit son scandale. Il s’agit incontestablement d’une belle femme avec une forte personnalité. Et l’on peut donc concevoir qu’un mec comme DSK, incapable de se contenir devant une jolie femme, ait littéralement perdu la tête devant celle-ci. En la voyant, je crois déjà DSK coupable. Et j’imagine les 12 jurés américains ayant, forcément, une réaction similaire face, en outre, à un DSK vieillissant, au regard mauvais et dominateur.

     

     

    Bref et hors coup de théâtre, l’ex-patron du FMI et ex-futur candidat chéri des sondages à la prochaine élection présidentielle risque fort de se retrouver en prison pour de nombreuses années. Car Ophélie n’a l’air ni d’une « trainée », ni d’une membre de la CIA. Et, à moins du coup de théâtre mentionné, il sera difficile aux avocats de DSK de seulement affaiblir le témoignage de cette femme.

    En fait, il suffit au procureur de trouver des précédents à cette affaire –ce n’est pas difficile- et le procès sera plié. Ce pourquoi il se pourrait bien que, finalement, DSK transige avec le procureur, une fois sa période de déni surmontée (quand il pèsera le pour et le contre réel du procès mené à terme) Français d’origine, DSK pense que les Américains réagissent comme nous : on démontre qu’une femme est volage et les rapports imposés sont forcément consentis. Tu parles ! Pour les Américains, une femme même volage, a le droit de dire « non ! » Surtout si elle est noire et que le violeur est blanc : la discrimination positive est passée par là et les réflexes des jurés seront discriminatoire contre…DSK.

    Bref, il n’y aura sans doute pas de miracle et, dans 6 mois, pas de procès mais un arrangement avec le procureur (si celui-ci accepte toutefois…)

    Vous me direz que je condamne DSK d’avance, sans lui accorder le bénéfice du doute. C’est que je connais la bête : figurez vous que la fille d’un ami fit un stage dans un palace parisien. Et elle vit de ses yeux ce prédateur sexuel emmener tout plein de jeunes filles dans la chambre qu’il avait louée à l’année. C’était organisé et, à l’époque, le monsieur n’avait pas vraiment de quoi se payer une chambre à l’année dans le dit palace (c’était à l’époque de l’affaire de la MNEF, une époque où il n’était que professeur d’économie à la fac de Nanterre) Sa femme était donc forcément au courant et finançait la chose, si je puis ainsi m’exprimer. Bref, elle savait qu’il était malade du sexe et s’arrangeait pour qu’il assouvisse ses besoins maladifs ailleurs que dans son lit matrimonial. Sachant cela, regardez la photo et imaginez DSK sortant de sa salle de bain en tenue d’Adam et se retrouvant face à la dame…

    Ils avaient l’air assez tranquille dans cette affaire, côté Attorney et l’on comprend pourquoi. Et l’on comprend aussi pourquoi, d’entrée, DSK a recruté les meilleurs avocats du moment !


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  • Et si Dieu existait ?

    Christian d'Alayer - avril 2010

     

    Et si Dieu existait ?, me demandais-je ce matin en écoutant un cantique de Bach tout ce qu'il y a de plus emmerdant. Sur le plan purement musical et au risque de déplaire à tout un tas de musicologues se croyant expérimentés, la question m'est venue parce que je ne pouvais pas imaginer le créateur de toutes choses écouter du Bach avec plaisir. Ce mec est, non pas le créateur, mais le Grand Répétiteur de la fugue : "Jésus que ma joie demeure" pendant des heures, des journées, des années, des décennies... Les 4/5e de sa production de compositeur sont faits de fugues. Insupportable !

    Mais laissons Bach aux Enfers où il croupit forcément pour nous pencher sur ce problème fascinant de l'existence de Dieu. Moins fascinant d'ailleurs par le présupposé d'une existence jamais prouvée mais toujours interrogative tellement l'infini nous dépasse, que par les exigences que son existence supposée imposent à nos faibles et éphémères carcasses. Imaginez, ce qui est loin d'être stupide, que Dieu soit le Cosmos dans son immensité et ses univers parallèles entrevus par nos astrophysiciens : que peut faire le Cosmos d'une âme, si l'âme existe elle aussi, qui sort d'une enveloppe terrestre ayant passé tout son temps à empiler de l'argent, la plupart du temps sur le dos de ses semblables (en économie, il y a quelques vrais créateurs de richesses et énormément de parasites) ? Imaginez la scène : "Que m'apportes tu ?" "Je sais comment m'enrichir ?" Le Cosmos comprendrait-il d'ailleurs ce type d'enrichissement, totalement abscond entre les étoiles et les atomes !? L'âme aurait-elle parlé d'enrichissement de l'uranium que Dieu l'eut probablement comprise. Mais là, face à la pensée de lignes de comptes dans des banques, que peuvent faire les étoiles et les gaz interstellaires ?!

     

    "Il est plus difficile pour un riche d'entrer au Paradis que pour un chameau de passer par le chas d'une aiguille"avait d'ailleurs annoncé le prophète (ou fils de Dieu, c'est selon), Jésus de Nazareth. En foi de quoi, l'Eglise catholique se rangea, dès la Renaissance, au côté des puissants et des riches, le goupillon au côté du sabre, tandis que bon nombre de princes musulmans s'autoproclamaient représentants du Prophète. Jusqu'aux révolutions des après Indépendances qui virent, un court temps, des laïcs s'emparer des rennes du pouvoir. Sans plus jamais les relâcher, aidant alors les cléricaux à renaître -et de quelle façon !- de leurs cendres...  Bref, dans l'Histoire de Dieu sur Terre, on voit que les humains amasseurs de richesses ont plus que contribué soit à l'abandon de l'idée de Dieu par les masses (Christianisme), soit à sa renaissance sous une forme radicalement populaire (Islam) Les prophètes ont eu beau prévoir le problème (en sus de la parabole de Jésus, Mohamed condamna tous les extrêmes, dont le trop plein de fric, obligeant notamment les Croyants à redistribuer aux pauvres leurs fameux trop pleins) Ne parlons même pas du Bouddhisme, doctrine de total renoncement aux plaisirs terrestres, seule une partie des Protestants pensant que Dieu est trop loin de nous pour se préoccuper de ce genre de détails : pensée bien sympathique pour les banquiers et les PDG ! Bref, la parole de Dieu semble n'avoir eu que peu d'impact sur notre monde, d'hier comme d'aujourd'hui (l'accaparement des richesses terrestre ne date pas d'aujourd'hui) Ou du moins sur les puissants d'hier et d'aujourd'hui de notre monde...

     

    Peut-être est-ce différent ailleurs qu'en Europe, mais il ne me semble pas non plus que sa parole ait influencé les masses dans le bon sens. Dans notre vieille Europe, les dites masses commencèrent par lyncher les contrevenants de toutes sortes avant que les églises ne soient désertées et peuplées seulement de vieilles bigotes confites dans leurs habitudes en sus de quelques exaltés d'extrême droite venant ainsi prouver leur appartenance à la Chrétienté (la Judéo-Chrétienté étant, pour eux, une incongruité !). Vit-on seulement un jour, un seul jour, les paroles d'amour du Christ se concrétiser autrement que dans la fourniture de nourriture et de vêtements aux SDF, activité en outre bien mieux exercée par les laïcs, Etat ou associations non cléricales ? Côté Islam, le bilan est encore plus lourd : loin de la commisération et de la miséricorde prônées par Allah (les mots les plus répétés, de très loin, dans le Coran), l'Islam s'est d'abord fait impérial avant que de devenir archaïque et traditionnaliste dans la plus mauvaise interprétation du mot : machisme exacerbé, recours à la violence et autres gentillesses du genre face à un Dieu coranique qui dit explicitement que les Croyants ne doivent pas se préoccuper des croyances de leurs voisins qui ne regardent que les dits voisins et que Dieu. Que dire des Hindouistes, confits dans la haine plus que militante de l'Islam et de leurs ennemis intimes, confits, eux, dans la haine des Hindouistes. Il est certain que Dieu n'a rien préconisé de tel -où ça ce saurait !- de même qu'il n'a jamais demandé aux moines bouddhistes du Tibet d'opprimer une population presque entière afin de pouvoir méditer en toute tranquillité ! Les humains se sont en fait servis des interrogations sur Dieu pour asservir leurs frères et les pousser souvent à la barbarie avec l'aval des clercs.

     

    On a donc déjà deux visions très répandues de Dieu et deux condamnations rédhibitoires des puissants plus une condamnation des administrés dans le cas des religions révélées. Voyons à présent les religions intimistes, celles propres à chacun d'entre nous tout au fond de sa conscience du Monde : cette conscience devrait nous pousser à "l'être" plus qu'à "l'avoir", à la connaissance plutôt qu'à la jouissance, que l'on croit ou non à une vie après la mort. Qu'importe en effet la jouissance quand on ne croit pas si l'on meurt idiot, sans avoir été au bout de ses possibilités de préhension de notre environnement ? La jouissance n'est utile que lorsqu'elle participe à cette préhension. Inutile dans le cas contraire, elle est même dangereuse car empêchant la pensée abstraite. C'est de la philosophie basique, telle que nous l'ont enseigné les classiques de toutes les civilisations connues. Nous associons même les orgies romaines à la décadence de Rome alors que cette dernière n'a rien à voir avec des comportements qui ne touchaient qu'une infime minorité des populations antiques. Les jeux étaient, eux, nettement plus populaires et ils se sont perpétués à travers les âges, finissant par nos joutes ballonesques et télévisuelles modernes. Qui représentent, aujourd'hui comme hier, l'idée du dépassement de soi et donc de l'histoire de la maîtrise de leur environnement par des hommes devenus des héros : les jeux plébéiens  sont moins cons, si vous voulez un raccourci, que la jouissance inutile des puissants, CQFD ! Et lorsque des plébéiens enrichis copient les puissants au travers de leurs inutiles plaisirs immédiats et coûteux, ils "perdent leur âme", reproche que la Plèbe leur envoie quasi instinctivement.

     

    Cette vision de l'inutilité de la jouissance sans objectif se retrouve dans l'idée d'un Univers-Dieu prenant peu à peu conscience de lui-même. Comme un enfant qui se cherche, cet Univers-Dieu a vite fait le tour des plaisirs vulgaires : des jouets qui ne l'intéressent qu'un temps restreint tandis qu'il se regardera longtemps dans la glace pour tenter de savoir qui il est et que, dès le plus jeune âge, les relations avec les autres seront pour lui plus tentantes que n'importe quel gadget de plastique et d'électronique. Dans cette vision, la richesse -c'est-à-dire la différenciation- des cultures, les interrogations métaphysiques, les visions multiples de l'Univers, la multiplicité toujours des futurs en fonction de la complexité croissante des présents, toucheront bien plus son cœur et son esprit que la cupidité et le consumérisme effréné. Cela tandis qu'il comprend aussi que le développement est nécessaire à l'épanouissement de l'homme, l'un des réalisateurs de sa conscience : l'Univers-Dieu en devenir est une entité autrement plus exigeante que les religions révélées et, pour la plupart d'entre elles, dévoyées par l'envie de pouvoir. Il demande non de la croyance dont il se contrefout, mais de l'intelligence. Car cette intelligence devient alors et immédiatement la sienne.

     

    Je pourrais pérorer des heures encore autour du concept de Dieu. Peut-être en trouverais-je alors un, un concept, qui absoudra les riches et les puissants de leur fatale éviction du Cosmos après leur mort : ils ne feraient sinon et alors que gêner les autres, comme un éclopé retarde fatalement une troupe en état de marche. Mais j'en doute et je n'en ai en outre pas envie : l'idée que ces nuisibles sur Terre puissent, en plus, être assis à la droite de Dieu est tellement insupportable que je préfère ne pas l'envisager. Car, dans ce cas, cela voudrait dire que l'Univers n'est pas contrôlé par Dieu mais par Satan. Peut-être l'est-il d'ailleurs en ce qui concerne notre univers restreint et nous serions alors collectivement responsable de la défaite de Dieu en nos terres. Car je n'ai pas inventé l'élection et la réélection de Bush junior aux Etats Unis, de même que le soutien sans faille des électeurs européens aux ultra libéraux de tous poils qui ont relégué la solidarité au rang de notion inconnue, enterrée sous des tonnes d'hymnes à la jouissance immédiate et égoïste. De même que je n'invente pas l'histoire d'un Israël issu des cendres des camps de concentration et devenu Etat terroriste. De même que je n'invente pas l'histoire des relations entre Blancs et Noirs au cours de laquelle, après avoir pratiquement gommé la traite de leur propre histoire, les Blancs ont presque convaincu les Noirs que leur sous développement était de leur fait et non de celui de anciens colonisateurs.

     

    Il y eut une brève commisération des humains après la 2e Guerre mondiale, période au cours de laquelle le niveau de vie des plus faibles augmenta nettement plus vite que celui des aisés. Mais l'immense majorité des humains ne veut visiblement pas de l'égalité et de la richesse culturelle fabuleuse que procurerait une égalité en matière de revenus (car personne de dépenserait ses revenus de la même façon, on en a moultes preuves aujourd'hui) : 2/3 en gros des "développés" s'opposent à ce que le tiers restant les rejoignent. Comment alors pouvoir payer sa femme de ménage ?! Et, dans les pays en développement, les frontières se marquent déjà entre l'élites et la populace, au détriment de cette dernière. Même les élites émigrées n'ont que mépris pour la dite populace dont le développement "ne doit pas être copié sur celui des Blancs" : cette populace doit rester dans ses villages à brouter l'herbe comme aurait pu dire Voltaire à notre époque, point final. Bref, et au terme de l'analyse, on voit que Dieu, s'il existait, ne garderait en son Paradis que le 1/3 des Occidentaux et que les pauvres du 1/3 Monde. Avec, aux marges, quelques corrections dues aux cas particuliers, des riches ayant redistribué leur richesse ou des pauvres ayant tué et/ou volé inconsidérément pour devenir riches à leur tour.

     

    Sachant cela, on peut légitimement s'interroger sur la fréquentation des églises par les riches occidentaux plus que par les pauvres et, inversement, par les pauvres sous développés plus que par leurs riches homologues. On voit ici que le développement est aussi une affaire culturelle comme l'avait très intelligemment souligné Schumpeter au siècle dernier...


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