• Blairisme ou pas blairisme

    Pour une renaissance de l’humanisme<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Article 14<o:p></o:p>

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    Blairisme ou pas blairisme<o:p></o:p>

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    J’avais décidé de me consacrer désormais à mon roman (voir « livre en ligne – 2 ») maintenant au point dans ma tête et puis l’actualité politique m’oblige à « reprendre la plume » pour mettre à jour mes articles dans la partie « La Renaissance de l’humanisme ». Ce qui s’est passé ces derniers jours est, de fait, d’une infinie tristesse : j’ai crû, nous avons crû à la renaissance du socialisme français derrière une femme, Ségolène Royal, qui se disait favorable au « débat participatif », donc à l’écoute des petits et sans grade face aux élites de droite comme de gauche et puis patatras ! Tout s’écroule, la dame s’avère encore plus réactionnaire que Tony Blair, au moment où les Anglo-saxons, en Europe comme outre-Atlantique, tournent la page de l’ultralibéralisme.

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    Mais reprenons point par point pour vous laisser le temps de digérer l’info.  Le virage à droite de dame Ségolène d’abord : elle déclare officiellement qu’elle a défendu contre son gré le principe du SMIC à 1500 €/mois pendant la campagne présidentielle, principe selon elle « irréaliste ». Ce qui veut dire tout simplement que face à la mondialisation et aux délocalisations, la bonne réponse est la baisse des salaires chez nous. Ce, quand face à une démographie plutôt en berne en Europe, les PIB des pays européens ont considérablement progressé ces dernières décennies. Autrement dit, nous ne nous en tirerons, selon Ségolène Royal et ses conseillers merdiques, que si nous continuons à créer une nouvelle race d’esclaves, les immigrés et les petits salaires, pour servir les nouveaux seigneurs, cadres sup. en sus des gros actionnaires d’antan mais toujours d’aujourd’hui.

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    Faut savoir à cet égard que le passage du SMIC à 1500 €/mois sur 5 ans est loin d’être irréaliste : rien que sur sa lancée actuelle de +2%/an, il atteindra 1350 €/mois dans 5 ans. 150  de plus par mois ne représente donc qu’un coup de pouce d’un peu plus de 2%/an sur 5 ans. Plus, bien entendu, la réorganisation des bas salaires pour que les « plus que le SMIC » ne se sentent pas rattrapés par le dit SMIC, ça ne va pas chercher très loin ! Ce, tandis que 15% de notre PIB, nettement plus que cette hausse plus que limitée des bas salaires, sont dilapidés par moins de 5% des Français les plus riches en conneries de luxe, en grande partie étrangères (les bagnoles « haut de gamme ») C’est le monde que veut défendre Ségolène Royal, ç’a n’est pas le mien, CQFD !

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    Passons maintenant aux Anglo-Saxons qui sont en train de foutre en l’air ce beau schéma : aujourd’hui, les bushistes américains rasent les murs. Ils n’ont plus aucune chance de passer 2008 et même les pires réac des Républicains refusent de s’avouer pro Bush. La gauche américaine a gagné la majorité avec le renouvellement seulement de la moitié du Parlement et les sondages lui prédisent la plus éclatante victoire qu’elle a jamais connu depuis que le parti démocrate existe. Le premier venu qui annonce son ralliement à la thèse d’une Sécurité sociale universelle, comme chez nous, gagne 10 points dans les sondages. Certes, la guerre d’Irak y est pour quelque chose, comme une sorte de déclencheur, mais le déclic est là et bien là : les Américains ont cessé d’être ultra libéraux… Tout comme les Anglais qui viennent de « toucher » un Gordon Brown en parfait état de marche contre un Tony Blair plus que défraîchi. Lequel Brown annonce à corps et à cris que son credo est désormais la restauration du « Welfare State » à la française : des services publics en bon état, une Sec Soc réellement opérationnelle et non réservée aux plus riches et j’en passe. Vérifiez, j’ai raison. Même si vos médias ultra contrôlés par les puissances d’argent tentent de comparer Brown à… Sarkozy ! Sous prétexte que Brown veut, lui aussi, « rompre » avec le passé : lui veut rompre avec le blairisme alors que Sarkozy dit vouloir rompre avec le socialisme. On est aux antipodes mais vos journaleux préférés pensent que vous êtes des demeurés. Ils ont peut être raison ?

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    Vous voyez donc le « gap » : la Ségolène, elle se goure du tout au tout. D’abord, elle se goure sur les militants et électeurs socialistes. Ils veulent rénover, certes, mais pas passer à droite. Nous somme tout de même le pays qui a créé la sociale démocratie après la « scission de Tours » entre PS et PC dans l’entre deux guerres, le pays qui a théorisé l’anarchie avec des auteurs comme Rousseau, Proudhon, Pouget, Monatte, Pelloutier, Bernard Lazare même en matière d’anarcho-sionisme… Et le pays qui a inventé le communisme, Gracchus Babeuf ayant été guillotiné avant même que Karl Marx ait vu le jour, un Karl Marx à qui la Commune servi en outre de modèle. Nous inventâmes même le christianisme social avec des gens comme Fourier ou Saint-Simon : même le centre si cher à Ségolène Royal a une histoire progressiste !

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    Et c’est cette histoire là que notre ex-égérie veut maintenant liquider au profit d’un anglo-saxonisme en voie de disparition et, ce, au pays de Jeanne d’Arc ! A ce stade de bêtise, soit elle fait publiquement  acte de contrition –en virant tout aussi publiquement ses conseillers merdiques-, soit elle coule. En attendant, ses ex-fans, dont je fus, doivent se trouver un ou une autre leader. Enarques s’abstenir, SVP, vous êtes décidément trop obtus !

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    Car il faut l’être pour enfourcher sans retenue le « côté obscur » des Anglo-Saxons, leur « laisser faire » si favorable aux riches, sans même voir que ça n’est possible que parce que les dits Anglo-Saxons sont terriblement solidaires entre eux au travers du plus formidable tissu associatif que le monde ait jamais connu. Or nous ne disposons pas, nous, de cette solidarité associative qui fait que, par exemple, les personnes anglo-saxonnes handicapées sont les mieux traitées de la planète. Et que, dans ces conditions, une personnalité de gauche ose vouloir nous mettre au niveau ultra-libéral des dits Anglo-Saxons sans plus de réflexion est insupportable ! Chez nous, chez les Latins, c’est l’Etat qui est chargé de la solidarité. En France comme en Italie, comme en Espagne, comme en Grèce, comme au Portugal, comme en Afrique du Nord et j’en passe : ça s’appelle une civilisation, une culture ! Et ça se respecte, nom de nom !! Ca ne se traite pas en deux phrases sur une chaîne de télévision !!!

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    Moi, donc, petit et sans grade, j’exige des excuses de la part de Ségolène Royal et de ses crétins de conseillers. Qu’elle peut garder, certes, mais à ses risques et périls : car, si elle persiste –et elle persistera si elle n’évolue pas, donc si elle ne se sépare pas de ses conseillers, CQFD !-, elle sera battue par les militants l’an prochain (je serai parmi ceux qui voteront contre elle) et n’existera plus politiquement car ne correspondant à aucun courant de pensée dans l’histoire de France. Peut-être pourra-t-elle demander la nationalité anglaise ? Je ne suis pas sûr que Gordon Brown la lui accorde…

     


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