• Comment les Français financent les retraites américaines - version "scientifique"

    Pour une renaissance de l’humanisme<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Article 28<o:p></o:p>

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    Comment les Français financent les retraités américains – version « scientifique »<o:p></o:p>

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    Regardez  bien les extraits suivants de la balance française des paiements (source : Banque de France), personne d’autres que moi ne vous les montrera. Personne surtout n’osera effectuer les rapprochements que je vais maintenant développer…

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    Extraits de la balance française des paiements <o:p></o:p>

    (en milliards d’euros)<o:p></o:p>

    Opérations<o:p></o:p>

    Septembre 2006-Septembre 2007<o:p></o:p>

    Balance des transactions courantes

    - 19,7

    Dont balance commerciale <o:p></o:p>

    - 25,3<o:p></o:p>

    Revenus<o:p></o:p>

    27,6<o:p></o:p>

    Transferts courants<o:p></o:p>

    - 22<o:p></o:p>

    Investissements français à l’étranger

    -144,4

    Investissements étrangers en France

    94,1

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    Mais auparavant, un commentaire : on voit qu’en septembre 2007, en « glissement sur 12 mois » comme disent les statisticiens (donc sur un an, de septembre à septembre), la balance française des paiements courants a été déficitaire de près de 20 milliards d’euros. L’an dernier (décembre 2005-décembre 2006), le déficit atteignait 22,5 milliards d’euros et l’année précédente (2004-2005), 15,7 milliards. Soit près de 60 milliards d’euros en 3 ans ! D’où les cris d’orfraies des dirigeants de tous poils, de gauche comme de droite, sur le déclin français du fait, disent-ils tous, d’un singulier manque d’ardeur au boulot de toutes ces feignasses hexagonales…

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    C’est pour ça que j’ai ajouté les deux dernières lignes, soigneusement séparées des premières dans le rapport de la Banque de France. Car la balance des paiements c’est, tout de même, la balance commerciale plus le solde des autres mouvements, le tourisme (+ 12 milliards d’euros en 2006), les revenus de l’étranger et ceux que nous payons aux étrangers, et enfin, les « transferts courants » soit la partie non bancaire du solde des investissements internationaux (une grande partie de ces investissements est effectuée sur prêts bancaires et on ne retrouve que les remboursements des prêts plus les décaissements directs dans la balance des paiements). Et que voit-on alors, une fois qu’on a récupéré tous les éléments : que notre balance des paiements serait largement bénéficiaire si nos entreprises n’avaient pas autant sorti d’argent du pays, premier point.

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    Le deuxième point concerne la productivité des Français : elle reste assez formidable puisque, avec un taux de gens actifs inférieur à 50% (nous sommes le seul pays occidental dans ce cas), nous produisons pratiquement autant voire plus, en moyenne, que la quasi totalité des autres pays occidentaux. Bien mieux, une étude des Commissions européennes sur le travail en Europe vient de démontrer que les Français travaillent autant que les autres Européens. Les 35 heures n’ont rien changé en fait : avant, nos compatriotes qui avaient la chance d’avoir du boulot travaillaient 41 heures et des poussières par semaine. Après, ils ont travaillé 41 heures sans les poussières… Bref, ce n’est pas parce qu’ils ne travaillent pas qu’ils sont pauvres, nos salariés, c’est parce qu’ils sont mal payés (les moins bien payés des pays occidentaux riches).

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    On a donc des salariés sous-payés qui bossent bien et des entreprises françaises qui investissent des centaines de milliards d’euros à l’étrangers : force est de constater que ce sont ces salariés qui, grâce aux sous qu’on ne leur a pas donné, ont financé ces centaines de milliards d’euros partis créer des emplois à l’étranger.

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    Admettons que nos élites condescendent à évoquer cette question tout de même scandaleuse. Que vous répondront elles, les dites élites ? « Tout ça, on va le récupérer en dividendes ». Et bien même pas : figurez vous que nos grosses entreprises ont mis au point des mécanismes aux petits oignons pour, toujours et encore, éviter d’avoir à rapatrier plus de fric qu’elles n’en sortent du pays. Premier mécanisme, le prêt inter groupe. On fait racheter des boîtes par des filiales étrangères en leur donnant le fric pour. Après, y’a plus qu’à émettre des factures bidon pour couvrir les remboursements des prêts et, hop !, l’affaire est dans le sac et le fric, dans des pays fiscalement plus sympas… Deuxième mécanisme, les dividendes : tandis que les dividendes en France sont rapatriés à mort ou presque (y’a quand même un peu de réinvestissement de la part des investisseurs étrangers), nos dividendes à nous mais à l’étrangers sont réinvestis massivement à l’étranger. D’où des « revenus » (attention, les dits revenus incluent aussi les salaires rapatriés des Français à l’étranger) très faibles : non, nous ne récupérons pas nos immenses sorties d’argent sous forme de dividendes, CQFD !

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    Cet argent a été, autre point important, investi essentiellement (à plus de 90%) dans les pays développés. Dont une grosse moitié en Europe et une petite moitié ailleurs (Amérique du nord surtout) : nous avons donc financé la croissance des autres pays riches sans en profiter, on l’a vu, en retour. Que ces pays aient une retraite par répartition comme l’Allemagne, ou par capitalisation comme les pays anglo-saxons, on voit bien que le fait de financer leur croissance leur permet aussi de financer leurs retraites. Et ce, indépendamment des fonds de pension étrangers qui possèdent une part notable de nos entreprises d’autant plus riches et dispensatrice de dividendes qu’elles sous-payent leurs salariés : indépendamment des magouilles ci-dessus évoquées, les « sorties de dividendes » en France sont presque égales aux « rentrées de dividendes » alors que, depuis la fin des années 1990, les investissements français à l’étranger sont très supérieurs aux investissements étrangers en France : en capitalisation cumulée, nos avoirs à l’étranger sont très supérieurs aujourd’hui aux avoirs étrangers en France, de l’ordre de 500 milliards d’euros contre un peu plus de 300 milliards d’euros.

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    Bref, les salariés français ne sont pas des grosses feignasses : ce sont surtout de grands couillons qui votent pour les représentants de ceux qui les spolient. Et qui sont majoritairement libéraux et mondialistes. C’est aussi pourquoi on ne trouve plus un seul non libéral parmi les journalistes économiques français (faudrait pas réveiller les consciences des couillons) et pourquoi le nec plus ultra du débat économique aujourd’hui est un débat entre Jean-François Kahn et Marseille (j’ai oublié le prénom du nouvel économiste actuellement à la mode)… Entre un libéral et un ultra libéral donc. Dormez bien, les Socialistes !

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  • Commentaires

    1
    visiteur_Georges GLI
    Lundi 10 Décembre 2007 à 15:22
    ter d'autre syst? ?nomique. Et cela parce que les pays qui se sont dit "socialistes" n'ont ? que de lamentables et sanglantes dictatures. Ne pensez-vous pas que c'est une sorte de paresse de l'esprit que d'admettre que tous ceux qui se sont dit "socialistes " l'?ient r?lement ? Permettez-moi de vous rappeler que jusqu'?enine et Trotsky, celui qui ?it consid? comme l'h?tier naturel de Marx, c'?it August Bebel, le r?rmiste -comme jaur? Mais Bebel et Jaur?, ainsi que L? Blum, ?ient des r?rmistes qui pensaient que l'on pouvait pacifiquement et d?cratiquement changer le syst? ?nomique
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