• Critique du nouveau manifeste du Parti socialiste

    Pour une renaissance de l’humanisme<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Article 41<o:p></o:p>

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    Critique du projet de déclaration de principe du Parti socialiste<o:p></o:p>

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    Vous avez peut-être entendu parler de la nouvelle déclaration de principe du Parti socialiste français. Je dis « peut-être » parce qu’on ne peut pas dire que la presse française en ait vraiment rendu compte : quelques éditos par ci, par là, plus quelques brèves interviews d’Eléphants socialistes et point final.<o:p></o:p>

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    Or il s’agit quand même d’une des trois déclarations faite par les socialistes français depuis qu’ils existent : Jaurès avait rédigé la première, le Congrès de Tours, en 1924, avait inspiré la 2e déclaration (l’option de la démocratie) et voici donc une poignée d’énarques, professionnels de la politique et ne connaissant pas grand chose à la vie de tous les jours des « prolétaires » qui signe une œuvre qui a, apparemment, obtenu l’approbation de l’ensemble des chefs de courant, de Fabius aux libéraux strauss-khaniens. Au point de laisser penser que, face à la révolte croissante des militants de base contre la direction de leur parti, les « huiles » ont décidé de resserrer les rangs et d’apparaître au moins unis. <o:p></o:p>

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    La synthèse est assez grossière : pour plaire aux libéraux, majoritaires au sein du Conseil national du parti, on décide que le Parti socialiste français adhère à l’économie de marché mais pas au « capitalisme ». Simple et efficace, on se demande d’ailleurs pourquoi cette synthèse basique n’a pas été mise en avant plus tôt, avant que les éléphants se déchirent au détriment des militants et des électeurs ! La seule chose regrettable ici est l’emploi du vocable « capitalisme » au lieu du mot « libéralisme » Je suppose que les libéraux se sont opposés à toute attaque contre le dit libéralisme mais ont pu accepter qu’on s’en prenne, un peu, aux « capitalistes », ces gros richards de l’imaginaire des foules… Alors qu’il s’agit surtout, pour un socialiste digne de ce nom, de s’en prendre à une doctrine plus qu’à des hommes…<o:p></o:p>

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    La 2e « ficelle » est toute aussi grosse : le PS adopte purement et simplement les thèses des écolos, sans les étudier plus avant. Ainsi s’oppose-t-il aujourd’hui au « productivisme » sans même imaginer la problématique à ce sujet des pays en développement. Fallait d’une part trouver un « truc » un peu « pschitt ! » pour l’avenir tout en coupant l’herbe sous les pieds des écolos professionnels. Le tout, sans aucune réflexion préalable, juste de l’électoralisme…<o:p></o:p>

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    Heureusement que cette déclaration de principe est un projet qui ne peut devenir la « loi » des socialistes qu’après adoption par une convention. Car ça permet aux militants –ou ça peut permettre aux militants- de s’apercevoir avant adoption que ce projet est nul : <o:p></o:p>

    -         Il ne comporte aucune réflexion sur l’état du monde et des forces sociales du 21e siècle. Les éléphants n’ont aucun regard historique sur leur doctrine, adoptent l’économie de marché sans même rappeler que l’économie planifiée est son alternative et que le plan a été vaincu par le marché sur le plan de l’efficacité productiviste. D’où le rejet du plan partout, alors que le plan s’était imposé dans une moitié du Monde environ au cours du 20e siècle. <o:p></o:p>

    -         Ce regard historique aurait dû alors les conduire à voir le paradoxe qu’il y a à se dire partisan du marché et ennemi du productivisme !<o:p></o:p>

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    En fait, le projet des éléphants n’est que la transcription du petit jeu politicien français : les Français veulent être propriétaires de leur maison et se déplacer en voiture, on les conforte en se disant partisan du marché ; mais ils sont aussi très impliqués, médias fous obligent !, par l’écologie, alors on met l’écologie dans les statuts du parti. En oubliant au passage que la doctrine écologique est, à l’origine et dans son essence même, une doctrine fascisante : à l’origine, l’écologie française vient du pétainisme. Ainsi René Dumont, son fondateur, fut-il un partisan convaincu du maréchal Pétain, ce qui permit fort logiquement à Le Pen de revendiquer la paternité du mouvement. La droite d’ailleurs n’a eu aucun mal à le récupérer, le dit mouvement, ses grands manitous (voir Nicolas Hulot) étant des amis plus de la droite que des socialistes. Songez, pour mesurer l’ampleur de ce phénomène, aux multiples interdictions que génèrent les associations écolo : jusqu’à un projet, aujourd’hui, de permis de pêche en mer s’ajoutant au permis de naviguer existant. Encadrer l’homme par des interdictions multiples assénées en outre par décret et non par la loi n’a rien de socialiste démocratique. Mais le PS veut que nous adoptions gaiement ce comportement fascisant… <o:p></o:p>

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    Comme il veut, en fait et il le dit clairement, que nous devenions bêtement anti-productiviste. C’est à dire élitiste puisque nous prônerions ainsi des restrictions importantes de consommation. Exemple, les transports : les écolos sont partisans du tout collectif. Contre les Français qui ne veulent plus être pris pour des sardines et qui ont pris goût à la voiture individuelle. Alors, au lieu d’aménager le transport individuel pour le rendre moins coûteux à tous points de vue, on l’emmerde au maximum (voir la gestion de Paris par les socialo écolo) tout en ne faisant pas grand chose, en plus, pour les transports en commun. <o:p></o:p>

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    Pour que vous ne me preniez pas pour un crétin productiviste, voyez ce qu’on pourrait faire dès aujourd’hui en matière de transport individuel propre et pas cher : le moteur hybride généralisé avant de passer à l’air comprimé ou à l’électricité. La régulation du trafic par un contrôle informatique des véhicules (exemple : vous perdez le contrôle de votre voiture en entrant sur une autoroute, votre vitesse étant alors décidée par un ordinateur central). La mise à disposition des citadins d’un parc de véhicules locatifs propres, toute autre automobile étant alors interdites en centre ville. Etc. <o:p></o:p>

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    Et je n’ai pas encore évoqué le cas des pays en développement, c’est-à-dire de la totalité du Monde moins l’Occident. Pour que nous respirions un air pur, il faudrait que les Chinois cessent immédiatement de produire, sans en outre aucune contre partie financière. Si ça n’est pas du fascisme, qu’est-ce que c’est ?! Et c’est ce qui se passe actuellement avec, heureusement, des pays du Tiers Monde qui nous envoient de plus en plus balader : c’est fasciste et c’est inefficace… Mais ça deviendra socialiste français si nous adoptons ce projet de « manifeste »<o:p></o:p>

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    J’en viens à présent à ce qui ne se trouve pas dans le manifeste et qui aurait dû s’y trouver :<o:p></o:p>

    -         une analyse de la victoire du marché sur le plan : si cette analyse avait été faite, alors on aurait pu voir que l’Amérique a battu la Russie parce qu’elle a inventé, dès le début du 20e siècle, le « marché de masse » (l’ouvrier agricole du Kansas devait pouvoir se payer sa maison, sa voiture et sa télé. Et ça a marché). Un marché de masse qui est passé aujourd’hui en Asie tandis que les USA se sont mis à faire, comme nous, de l’élitisme avec les « classes moyennes » et à régresser à toute vitesse. Nous aurions donc dû nous déclarer partisan de l’économie de marché de masse…<o:p></o:p>

    -         une analyse des relations internationales et, notamment, du renversement de leadership qui s’est opéré en faveur de l’Asie au détriment de l’Amérique du nord. Le libéralisme n’apporte aucun éclairage sur ce phénomène (on doit laisser faire, un point c’est tout) alors que, de toute évidence, l’Occident doit se ré étatiser pour, au moins, limiter la casse sociale du phénomène. Le projet de manifeste ne parle, lui, que d’une « régulation » des marchés, très insuffisante en l’occurrence (voir à ce sujet le spectaculaire redressement étatique opéré par Poutine en Russie). Bref, le changement intervenu dans le leadership économique mondial aurait dû nous pousser à réfléchir intensément au retour de l’Etat dans nos vies quotidiennes. Et à inventer donc un « Colbertisme » de masse qui me semble convenir tant à la problématique qu’à notre culture latine.<o:p></o:p>

    -         Justement, il n’y a rien sur la culture alors que nous sommes en plein dedans : l’Europe est confrontée à une mixité culturelle qu’elle n’a jamais connue auparavant et nous ne disons rien dessus. Car, dans le fond, nos énarques socialistes sont convaincus que les Anglo-Saxons sont les meilleurs. Alors que notre confrontation se fait essentiellement avec des sudistes. Les Français sont assimilateurs et profiteurs (on garde ce qui nous plait des apports étrangers). Les Anglo Saxons sont bien plus racistes et leur réponse est le communautarisme qui nous guette aussi aujourd’hui. Mais le PS n’a pas d’idée sur la question, sinon de stupides déclarations de principes (faut pas être raciste, faut pas être totalement anti-immigration, faut pas… Nul à chier !)<o:p></o:p>

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    Bref et si j’ai le droit de m’exprimer (je ne sais pas encore qui pourra voter lors de la « convention » qui décidera de l’adoption du texte), je dirai « non » à ce projet. Pour succéder à Jaurès et Léon Blum, il faut un manifeste autrement pensé que l’ersatz qu’on nous propose…<o:p></o:p>

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