• Gauchistes au pouvoir : les première mesures

    Pour une renaissance de l’humanisme<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Article 35<o:p></o:p>

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    Comment transformer un mouvement contestataire en parti de gouvernement<o:p></o:p>

    IV Gauchistes au pouvoir : les premières mesures<o:p></o:p>

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    A priori, si les gauchistes parviennent au pouvoir dans les 15 ans qui viennent, la conséquence immédiate serait une formidable évasion de capitaux. Elle a d’ailleurs déjà commencé, la dite évasion de capitaux. Et à grande échelle : depuis l’an 2000, en dépit d’un rapport déficit commercial/plus values touristiques positif et d’investissements étrangers en France toujours en augmentation, notre balance des paiements est fortement déficitaire. Ce du fait de l’évasion des capitaux des grandes entreprises françaises, évasion orchestrée par les banques.

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    Imaginons donc qu’en 2012, Besancenot soit élu président de la République française. Dans les jours qui suivront son élection et avec l’assentiment de Sarkozy qui ne fera rien pour s’y opposer, des centaines de milliards d’euros quitteront le pays. N’oublions pas que Besancenot ne sera pas immédiatement en exercice : il s’écoulera plusieurs semaines avant qu’il puisse disposer du pouvoir, avec, notamment, une majorité parlementaire. Cela signifie que, sans politique correctrice, la France se retrouvera très rapidement  « dans le rouge » … de la Banque européenne : car nous appartenons à la zone euro. Une fuite de capitaux restant en Europe n’aurait donc aucune conséquence monétaire immédiate, sinon les gros yeux très méchants de Trichet ou successeur dont on se fout pas mal. Bref, nous serions comme un province américaine abandonnée par les investisseurs : des problèmes d’emploi, sans plus.

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    Gros avantage, quand même, de la monnaie commune. Simplement nos nouveaux diplomates (faudra les remplacer à peu près tous tellement les diplomates actuels sont libéraux) auront-ils un peu plus de mal à renégocier l’Europe. Et c’est là où il faut des couilles, si vous me permettez l’expression. Car, tandis que des milliards d’euros quitteront la France, un gouvernement gauchiste devra dire aux Européens : la France quitte l’Europe si… Le poker menteur, à côté de ça, c’est du nanan ! On n’aura plus un rond mais on devra faire comme si notre départ était encore plus catastrophique pour nos partenaires européens que l’évasion de capitaux chez nous. Faudra vraiment des couilles, c’est vulgaire, certes, mais je me répète.

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    En fait, donc, les premières mesures d’un gouvernement gauchiste en France devraient être des mesures européennes. Faudrait-il, dans le même temps, instituer le contrôle des changes ?

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    Je suis tenté ici et d’abord de répondre par la négative, en tentant ainsi de rassurer la « communauté financière internationale ». Mais je sais par ailleurs d’avance que les évasions de capitaux seraient bien trop importantes pour être contrebalancée par une simple image de marque améliorée : contrôle des changes donc avec menaces graves contre les contrevenants (rapidement, une loi instituant la prison à vie et la confiscation des biens des contrevenants). Et, dans la foulée, une déclaration de sortie temporaire de l’Europe comme les statuts le permettent. Bref, un traitement de crise de la France européenne. Et, là, on aura le temps de voir venir, avec des partenaires européens qui auront eu, eux aussi, le temps d’évaluer les risques.

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    Et je parie sur une négociation européenne élargie dans les mois qui suivront la situation de crise en France. Les libéraux qui règnent en maître à Bruxelles seront priés de rester chez eux et nous auront de tout nouveau négociateur nous priant, nous, de bien vouloir rester « occidentaux ». Bref, faudra encore plus de couilles que précédemment : car il faudra dire « non ! ». Et offrir une porte de sortie aux libéraux « mous » qui n’accepteront en effet pas d’aller plus loin : la transformation de l’Europe communautaire en simple zone de libre échange. Autrement dit : « faites entre vous ce que vous voudrez, on s’en moque. Mais, pour nous, l’Europe n’est qu’un marché élargi. Tout le reste ne nous concerne plus »

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    Ils vont râler, les mecs, dire que la concurrence entre leurs entreprises et les nôtres, subventionnées par l’Etat, est illégitime. Mais ils finiront par accepter tant la géopolitique nous est favorable. Et grâce aussi aux Anglais qui, de tous temps, on souhaité limiter l’Europe à une zone de libre échange… Nous devrions donc obtenir la fin de l’Europe dite « communautaire », avec la bénédiction des Anglo-Saxons omnubilés par l’euro. Un euro qui disparaîtra aussi si nous le quittons : là aussi, nous devrions obtenir très vite une renégociation des règles de régulation de la monnaie européenne. Ce, d’autant que les Allemands ont aujourd’hui et eux aussi intérêt à ce que la politique monétaire européenne soit un peu plus économique et moins monétariste. Bref et tout en perdant beaucoup de capitaux –et donc d’emplois-, nous devrions pouvoir renégocier intelligemment notre environnement européen.

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    Dans le même temps, faudra donc se préoccuper très vite de l’emploi. Des emplois perdus en fait, à cause de l’évasion de capitaux. Faut savoir à cet égard et qu’en France, les salopards peuvent être condamnés à des amendes et à de la prison mais ne sont jamais condamnés à rembourser leurs vols. Sauf s’il y a une partie civile qui le réclame, ce qui est rare (les voleurs qui sont pris ont organisé leur insolvabilité). Imaginons maintenant que nous condamnions les responsables d’évasion de capitaux à non seulement une amende et de la prison, mais à la confiscation de tous les biens pour « Haute trahison ». Que de fric en perspective pour l’Etat ! Et, pour quelques notables mis sur la paille, que de possibilité, pour l’Etat de créer rapidement des emplois (ne serait-ce que de douaniers !) Bref, des gauchistes au pouvoir auraient ici la possibilité et de faire preuve de leur extrémisme sans danger, et de redorer le blason de l’Etat dans l’économie mondiale. Ca nous rapprocherait en outre des Asiatiques qui comprendront sans problème pour eux ce type de démarche…

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    Ceci étant, les emplois perdus seront rapidement nombreux tandis que la répression prendra quelques temps avant d’être efficace. Faudra donc organiser très vite la pénurie d’emplois. En adoptant donc très vite les mesures négociées entre les partenaires de la nouvelle majorité avant leur victoire électorale. Imaginons par exemple un recrutement de fonctionnaires plus la fin du malthusianisme partout (médecins, pharmaciens, etc.), plus des incitations à l’emploi, etc. L’essentiel étant que les mesures soient très rapidement arrêtées.

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    Et ce n’est qu’après ce maelström que la gauche extrême pourra, enfin, penser à appliquer calmement son programme. Disons deux ans avant la stabilisation du pouvoir et donc trois années avant de convaincre les électeurs de bien vouloir continuer l’expérience. Ca veut dire qu’il faudra éviter soigneusement toutes les autres provocations : en terme de réforme et une fois acquise la stabilisation du pouvoir, faudra être véritablement révolutionnaire : non en imposant les réformes contre la volonté des foules, mais en persuadant les dites foules de l’intérêt des dites réformes. C’est là où il faut être humble, donc révolutionnaire : on pose les conditions du débat et l’on débat démocratiquement, en acceptant éventuellement de perdre.

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    Je reviens ici à ma critique préalable du marxisme (voir mes articles précédant) : l’important aujourd’hui, n’est pas d’obliger mais de convaincre. Quand le monde est devenu mimétiste, on ne peut créer de dialectique valable par la force. Il faut embrasser, sur la bouche si nécessaire, les plus fachos d’entre les fachos, jusqu’à ce que ces horribles conviennent de la nécessité de tel changement. Besancenot, disais-je, vaut 1000 Marx et 100 000 d’Alayer ! Sachez à cet égard que le pire des fachos recèle quand même en lui une parcelle d’humanité : à vous, les Révolutionnaires du 21e siècle, de faire en sorte que cette parcelle submerge son fascisme originel !<o:p></o:p>

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