• Gauchistes : comment arriver au pouvoir

    Pour une renaissance de l’humanisme<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Article 34<o:p></o:p>

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    Comment transformer un mouvement contestataire en parti de gouvernement<o:p></o:p>

    IV Comment arriver au pouvoir<o:p></o:p>

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    Hier, je surfais sur le site de Marianne 2 quand je suis tombé sur un dialogue très révélateur entre un certain Djersinsky (tout un programme : ce fut le créateur du KGB) et un dénommé « Cyrille ». Extraits : « tu n’as rien à faire ici, c’est un site de bourges. Donnes moi ton Email pour que je puisse t’envoyer les coordonnées de sites plus convenables » « Tu as raison, ce ne sont pas des Révolutionnaires mais des papys qui s’emmerdent » Et les deux compères de décider de se retrouver en un lieu plus radical d’échanges électroniques.

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    En fait, ces deux jeunes s’étaient retrouvés, humant l’odeur du « Grand Soir », dans un forum dédié à la crise boursière. Ils n’étaient pas les seuls, d’ailleurs, à humer cette odeur. Ou du moins à tenter de l’humer. Car ce n’est pas parce que quelques journalistes évoquent un krach boursier que le dit krach va avoir lieu et que le capitalisme va alors s’effondrer comme une statue déboulonnée, laissant place comme par enchantement à la gestion des gauchistes les plus excités du paysage politique ! Le passé pas si vieux que cela donnerait d’ailleurs et plutôt les lepénistes comme bénéficiaires potentiels d’une telle crise !

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    Djersinsky s’énerva en outre parce qu’un papy avait osé dire que Marx avait eu tort de prévoir l’auto effondrement du capitalisme sans effort révolutionnaire préalable. Outre le fait que le papy n’avait pas à invoquer Marx (non mais des fois !), la croyance en cet auto effondrement est telle que sa négation est une sorte de blasphème ! Même si, en outre, ce n’est pas le capitalisme qui s’est écroulé pour l’instant mais le socialisme dit « réel », vaincu dans sa compétition avec le dit capitalisme pour créer le plus de richesse possible. En fait, le plan a perdu face au marché, un point c’est tout.

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    Ceci étant, le discours des deux jeunes montre bien quel chemin il reste à parcourir aux gauchistes avant qu’ils puissent seulement prétendre gouverner le pays. Les Allemands de Die Linke (« La Gauche ») ont de l’avance sur leurs homologues français putatifs. Et il montre aussi quel est le problème réel qui se pose ce week end à la Ligue Révolutionnaire, réunie en congrès pour décider si elle se transmue en « grand » parti de gauche ou si elle se contente d’ouvrir un peu ses portes aux Djersinsky et autres Cyrille. On sait ce qu’on a, ces Djersinsky et Cyrille qui, pour l’instant, les font vivre. Mais on ne sait pas ce qui peut arriver en changeant radicalement de ligne. Il paraît que la majorité des ligueurs serait contre la transformation de leur micro parti en une sorte de « Die Linke » français. De peur de perdre les Djersinsky et Cyrille sans arriver à supplanter les autres mouvements d’extrême gauche concurrents.

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    Avec une telle rhétorique de base, sûr que Besancenot ne sera jamais ministre ! Car il n’y aura pas de Grand Soir à notre époque beaucoup trop médiatisée où le mimétisme l’emporte très largement sur la dialectique. Et où les prolétaires disposent majoritairement d’un confort inimaginable au 19e siècle, quand Marx réfléchissait sur la condition ouvrière. Les ouvriers ne sont d’ailleurs plus en mesure d’être l’aiguillon du prolétariat dans une éventuelle révolte, largement dépassés aujourd’hui en nombre par les employés de bureau, les « cols blancs ». Ce, sans qu’aucun parti d’extrême gauche n’ai seulement entamé une réflexion critique du marxisme à cet égard.

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    L’arrivée au pouvoir de l’extrême gauche ne peut donc se faire que par les élections. Ce qui implique qu’elle doit préalablement construire un discours crédible et disposer de leaders également crédibles. Le PC, jadis, présentait ces caractéristiques. Mais il refusa d’évoluer et se mua peu à peu en une sorte de syndicats d’élus de moins en moins nombreux. Et Attac, divisé entre trotskistes et écologistes, ne présente pas non plus cette crédibilité qui, seule, peut transformer de la sympathie en votes positifs. Pour l’instant, donc, il n’y a que Besancenot, apparemment minoritaire au sein de son groupuscule. Je ne vois donc pas d’autres moyens, pour l’extrême gauche, que de s’ouvrir aux déçus du PS qui lui apporteront alors et la crédibilité du discours, et la crédibilité des hommes. 

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    Il y a déjà eu une tentative, ratée. Mais c’est le signe que les responsables gauchistes ont conscience du problème à eux posés quand, pour la première fois depuis le 19e siècle, le passage d’un parti socialiste entier dans le camp libéral leur entre ouvre les portes du pouvoir. Ce, tandis qu’un pouvoir de droite enfin réactionnaire (jusqu’alors, le gaullisme rendait la droite sympathique) peut pousser une majorité d’électeurs dans les bras d’une contre réaction musclée.

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    Le seul problème en fait est l’ego des différents leaders de l’extrême gauche. Ego entretenu soigneusement par des médias qui ont, je crois, parfaitement compris que leur petit jeu permettait de conserver une gauche éparpillée et incapable, donc, de gagner réellement (car une victoire éventuelle des libéraux du PS ne serait pas une victoire de la gauche). Gageons à cet égard que la position minoritaire de Besancenot au sein de la Ligue révolutionnaire tient pas mal à la jalousie de ses pairs tandis que s’opposent aussi les leaders des autres micro mouvements, Marie Georges Buffet, José Bové et autres, sans compter les quelques figures médiatisées du PS qui ont tenté de fédérer l’extrême gauche (Mélenchon par exemple).

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    Un conseil ici : et si vous commenciez, avant de décider qui sera le chef, à vous mettre d’accord sur un programme de gouvernement ? A la manière de Mitterrand : que vous l’aimiez ou pas, ce fut quand même un stratège politique de première bourre. Et il n’y a pas de honte à copier chez lui ce qui a fait ses preuves…

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