• Inventer la civilisation de l'abondance - 3

    Pour une Renaissance de l’Humanisme

     

    Inventer la civilisation de l’Abondance

     

    3- changer radicalement de vision

     

     

    Passer du court terme au long terme

    Avant d’aborder le changement radical de vision annoncé, il faut que vous sachiez que les banques abordent aujourd’hui et toujours, malgré l’énorme crise qui a secoué les marchés financiers, plus importante encore que celle de 1929, les dits marchés financiers avec des yeux sans espérance, soit à un court terme extrême : lisez à ce sujet l’article du numéro de mai 2009 de Sciences & Vie page 64 et suivantes, consacré à la recherche de prédictions « scientifiques » de la bourse par les banques. Chez nous, les fous furieux qui se glorifient de leurs recherches absconnes en la matière s’appellent Gilles Pagès, Rama Cont, Mathieu Rosenbaum et Jean-Philippe Bouchaud. Ils partent tous des travaux du mathématicien français Louis Bachelier (1870-1946) qui décida de renoncer à chercher les causes réelles des variations de prix des actifs financiers au profit  de la seule description mathématique des chances de variation des dits prix. Autrement dit et plus crûment, « mort à l’Histoire ! » et « vive la spéculation à court terme ! »

     

    Autrement dit et dès que les ancêtres des Golden Boys comprirent l’intérêt du machin, ils s’y précipitèrent, étant payés à la commission, donc sur leurs gains à court et moyen terme (au plus sur un an), et non sur d’hypothétiques évolutions de leurs choix au-delà de ce très court moyen terme. Et c’est là, donc entre les deux guerres et non à leur issue, qu’est née la financiarisation des économies occidentales : déjà, la bourse devenait dangereuse car « explorée » seulement à court terme par les opérateurs occidentaux. Qui, après les 30 Glorieuses et la réaction anglo-saxonne (Thatcher et Reagan + l’école économique de Chicago, créatrice de « l’économie de l’offre », soit une économie fondée sur le crédit au dépend du salaire), s’empressèrent de plonger le Monde entier dans leurs folies les plus déconnantes. Jusqu’à ces fameuses « subprimes », crédits immobiliers à long terme et à taux variables revendus en sicav à court terme mais très rentables immédiatement du fait des plus values réalisées sur la vente des biens des emprunteurs défaillants quand l’immobilier était en hausse constante. Dès que l’immobilier arrêta de grimper et que les taux d’intérêt doublèrent en deux ans (remboursements mensuels quasiment doublés dans ce laps très court de temps pour les emprunteurs), la crise ne put qu’éclater. L’aveu des banques américaines aujourd’hui est un encours de 2 000 milliards de $ de prêts à risque pour 1000 milliards de prêts non remboursables (les particuliers américains peuvent se mettre en faillite) Etant journaliste d’origine, j’ai suivi la chose de près. Et, pour moi, il y a eu 3 000 milliards de $ de prêts à risque pour 2 000 milliards de $ de prêts non remboursables du fait de la hausse des taux d’intérêts et de la baisse des prix immobiliers en Amérique (trois fois plus importante que chez nous) Ce, tandis que les Européens ont acheté pour 2 000 milliards de $ des SICAV fabriquées à partir des prêts américains dits « pourris » Les Européens ont donc perdu réellement et à court terme 2/3 de leurs achats soit environ 1 300 milliards de dollars.

     

    Ce qui est énorme pour le petit nombre d’établissements convoqués au soi-disant banquet : la totalité ou presque des fonds de pensions européens d’importance (une dizaine), plus une quinzaine de banques également d’importance. Soit moins de 30 établissements pour 1 300 milliards de $ = une quarantaine au moins de milliards de $ de pertes par établissement.

     

    Aucun d’entre eux ne pouvait évidemment s’en sortir et les Etats européens durent lourdement les soutenir. Sans contrepartie sauf en Angleterre. Ce pourquoi les dits établissements sauvés de la faillite avec nos sous, se lancèrent dans la plus gigantesque spéculation de tous les temps pour rembourser leurs emprunts de sauvetage sans y laisser une seule plume de leur autonomie : les prix des matières premières s’envolèrent et se rétractèrent rien que pour leur faire gagner de l’argent, de même que tout un tas d’autres valeurs jadis non spéculatives mais maintenant prise massivement en compte par des banquiers quasiment en situation d’oligopole et se donnant mutuellement des informations sur les décisions de leurs opérateurs en bourse. Ce pourquoi les dits opérateurs, malgré la crise, continuent à être grassement payés par leurs employeurs : leur rôle, en ce mois de  mai 2009, n’est plus de faire gagner de l’argent à leurs gros clients, mais à renflouer les caisses des établissements qui les emploient et à la chute desquels ils sont les premiers contributeurs !

     

    Mais mettez vous à la place d’un de ces idiots de PDG de banque, issu bien entendu de l’ENA et étant de ce fait incapable de comprendre quoi que ce soit au boursicotage : les seuls qui y comprennent quelque chose sont ceux qui ont foutu la banque dans la merde. Il n’y a donc pas d’autre solution que de faire appel à eux et, donc, à continuer à les payer en or pur !

     

    Toutes ces gesticulations à court terme sont contre nature : l’économie réelle n’est pas faite de spéculation à court terme mais bel et bien de spéculation à long terme. Ainsi de gros commerçants du 18e siècle financèrent-ils, via leurs banques, l’industrie du 19e siècle en pariant sur la réussite à plus de 10 ans de telle ou telle technologie comme celle de l’acier ou du train. De même les grandes familles issues des ces investissements financèrent-elles à leur tour la civilisation de grande consommation avant que de s’abîmer, une fois les grandes séries obtenues et après la 2e guerre mondiale, dans un univers de privilégiés condamné et par l’éthique, et par le combat environnemental, et par l’avènement de la Chine et, demain, de l’Afrique noire aux commandes de l’économie mondiale.

     

    Il faut savoir, à cet égard, que l’ami Louis Bachelier a commis une erreur fondamentale dans son appréhension du devenir boursier à court terme : il l’a, justement, calculé à court terme, soit 4 anomalies de comportement par action en vingt ans. Ce, alors que la réalité montre qu’il peut y avoir plus de 100 anomalies en un quart de siècle. Et, tandis que Bachelier prétendait démontrer que le cours d’une action suivait une courbe de gausse en moyenne tous les 5 ans (montée puis descente), la réalité économique, basée, elle, sur les marchés, démontrait qu’un produit ou service mis sur le marché connaissait une hausse rapide tant qu’il n’y avait ni concurrence ni saturation du marché, suivie d’une baisse tout aussi rapide dès qu’il y avait concurrence et saturation du marché : le court terme a, pour les banquiers, résolument tué le long terme !

     

    Car, dans la réalité, un produit ou un service jaillit à un moment donné, quand le monde est près à l’accepter. Au début, le fournisseur est seul et peut vendre cher à beaucoup d’exemplaires. Puis, très vite, des concurrents naissent, jusqu’à saturer très vite un marché qui ne devient plus que de renouvellement et jusqu’à ce qu’une technologie de remplacement ne vienne tuer définitivement le dit marché. Le tout se  passe, au plus court, sur dix ans, sous forme d’une courbe de Gausse, tout comme les calculs foireux car à court terme du sieur Bachelier : comment valider ces calculs sans se soucier de l’historique des produits vendus par les entreprises dont on veut imaginer la valeur future !? Si vous êtes vous-mêmes investisseurs, vous pouvez tout à fait prendre vos propres risques et, par exemple, acheter des valeurs or quand tout vous semble foutre le camp ou des valeurs pétrole quand vous penser que sa valeur est trop basse compte tenu de la demande et du temps nécessaire à l’éclosion d’énergies de substitution. Long terme et court terme, à vous le choix ! Ce, sachant que le monde financier ne vit aujourd’hui qu’à court terme, sans aucune considération pour l’évolution à long terme, aujourd’hui totalement négligée, des économies de notre planète.

     

    Imaginer le futur

    L’argent à court terme pouvant être et ainsi évacué aisément de notre réflexion, il devient possible d’imaginer un futur dans lequel l’abondance règnerait. Cela veut dire que plus personne n’aurait de problèmes de nourriture, d’hébergement, de déplacement ou de communication. Nous y arrivons si nous divisons les quantités de nourriture produites par la population terrestre. Ainsi sommes nous d’ores et déjà surproducteurs d’huile, le premier produit agricole à être devenu surabondant sur Terre. Suivront probablement les fruits et légumes, puis les produits d’origine animale (nous sommes déjà proches de la surproduction terrestres en matière de volatiles) Bref, cette abondance niée par l’Occident (car ses populations ne veulent pas voir que les autres populations les rattrapent) est bel et bien une nouveauté de notre ère.

     

    Certes, il n’y a pas une piscine par maison en Asie, en Amérique latine et en Afrique. Certes, les peuples de l’ex Tiers Monde n’ont pas jusqu’à 3 véhicules automobiles par famille. Certes, les mêmes populations anciennement sous développées conservent un taux élevé, jusqu’à 30% et plus, d’analphabétisation. Mais, dans le même temps, les Occidentaux hyper élitistes recréent leur analphabétisatisme interne et s’enfoncent dans un élitisme pire qu’au Moyen Age (car, aujourd’hui, on pourrait aisément s’en passer) qui les condamne sans appel à être dominés dans les temps à venir.

     

    Notre futur sera donc et de toute évidence (je ne crois plus à une révolution de l’Occident) dicté par le Tiers Monde. L’Asie nous imposera sa vision familiale de l’ordre humain avec des lois commerciales précédents les  lois sociales. Soit la honte –et la condamnation pénale- des déviations familiales tant dans le commerce que dans la vie de tous les jours. Puis un retour de la puissance paternelle et maternelle dont on a plus idée chez nous.

     

    L’Amérique du Sud maintiendra notre culpabilité tout en faisant renaître chez nous et aussi la solidarité étatique (le pacte sociale de Rousseau, l’Amérique latine étant latine et non anglo-saxonne) et le refus des influences anglo-saxonnes sur notre devenir.

     

    Enfin, l’Afrique, méprisée, quasiment « crachée » à chaque heure d’info tant sur la télévision qu’à la radio, deviendra un havre de paix pour bon nombre d’Occidentaux. Le niveau de vie des Africains s’élèvera de ce fait, jusqu’à faire de l’Afrique le premier continent du XXIIe siècle (du fait des investissements directs étrangers qui aura par contre régressé en Asie).

     

    Ca, c’est le futur tel que pressenti dans les évolutions actuelles. Pour qu’il change, il faudra que l’Occident se remette terriblement en question, acceptant notamment de partager le Monde avec les « Métèques » Et s’il y arrive (je n’y crois pas trop), il devra aussi se défaire de son armure élitiste dont la seule présentation suffit à faire fuir les Tiers-mondistes : demander pardon d’abord (il y a de quoi : les Indiens d’Amérique du sud n’existent pratiquement plus de leur fait tandis que l’esclavagisme européen a fait régresser l’Afrique de plus d’un siècle d’évolution) ; et tenter d’arranger les choses ensuite, surtout en payant (pour l’instant, l’aide réelle aux pays en développement, hors prêts, est ridicule...

     

    Cette première approche, visant à réintroduire les Non Occidentaux dans le devenir économique de l’Humanité, est loin de suffire : il faut ensuite et en outre se défaire totalement de l’élitisme, valable quand l’Humanité démarrait mais totalement inepte et contre productif aujourd’hui : quand rien n’existe, il faut bien agréger les capacités locales pour construire le début de quelque chose, au détriment de la richesse individuelle. Mais quand tout existe ou presque, le problème n’est plus d’engranger les contributions locales mais de répartir l’existant de façon à ce que tout le monde dispose du nécessaire sans pour autant supprimer la créativité humaine. Le problème est que nos gouvernants se sont essentiellement préoccupés, ces dernières années, de notre taux d’activité, tout juste pondéré par l’écologie, au lieu de se poser des questions pertinentes sur la civilisation de l’abondance au niveau de laquelle est indiscutablement arrivé l’Occident. Ce, parce que, pour eux, l’élitisme « va de soi » et qu’il n’est  pas question de le remettre en cause dans une société où même les dominés ont du mal à se passer des dominateurs !

     

    Respecter intelligemment l’écologie

    Une vision plus à long terme de nos économies ainsi qu’une approche moins conventionnelle du développement pourrait nous permettre, à nous Occidentaux, de comprendre qu’au-delà des traités internationaux bidons, l’unique façon de faire prendre en compte l’écologie de manière universelle n’est pas d’hurler dans les télé mais, bel et bien, de financer totalement les efforts que nous demandons aux pays en développement. Ainsi nous pourrons tant et plus chercher à limiter les émissions de CO2 dans l’atmosphère, nous n’arriverons qu’à accentuer la réception, en Occident, du rayonnement solaire du fait d’une mauvaise couverture anti-rayonnements. Ce n’est qu’au niveau mondial qu’il est possible de réfléchir et d’agir à cet égard, l’Occident n’étant aujourd’hui plus capable d’imposer ses vues à l’ensemble du Monde. Le tournant est actuel, le changement se passe sous nos yeux sans que nous en ayons vraiment conscience : ainsi Jacques Attali, l’un des conseillers économico-stratégico-politique les plus en vue du « microcosme » politique parisien, put-il écrire et publier un livre sur notre avenir (Une brève histoire de l’avenir) faisant totalement l’impasse sur la Chine et ne disant pas un mot sur la route de la soie dans l’histoire de l’humanité sans qu’un journaliste occidental ne le relève !

     

    En fait, nous vivons l’écologie sous la férule des mouvements médiatiques qui font semblant de s’en occuper, sans vraiment y réfléchir autrement que pour pousser l’évolution des subsides publics à leur avantage. On arrive de ce fait à des stupidités sans nom, telle la lutte contre le nucléaire en même temps que celle contre les centrales électriques conventionnelles –encore plus quand elles utilisent le charbon comme en Chine- en prônant uniquement le solaire et les éoliennes comme énergies de substitution. Ce qui reviendrait, si on suivait les crétins qui proposent ce choix, à ne produire que 5% au mieux des besoins mondiaux en énergie dans l’état actuel des capacités de ces énergies de substitution. L’Allemagne, ainsi, qui a commencé bien avant nous à tenter de réduire ses productions classiques d’énergie, n’a même pas atteint 15% de ses besoins malgré des armées d’éoliennes que commencent à attaquer les Allemands qui vivent dessous. Ce, tout en obligeant les Européens à intégrer jusqu’à 25% d’huiles végétales dans leur essence d’ici 2015, élément qui est, avant les golden boys spéculateurs, le premier responsable de la hausse dramatique des produits alimentaires depuis les 3 dernières années. Les « Verts » européens sont donc de véritables criminels contre l’humanité sans que personne n’ait dit le moindre mot de réprimande dans les médias occidentaux.

     

    Tenter d’agréger le vote vert en s’alliant à ces criminels n’est donc pas une solution fiable à court comme à moyen terme : leurs leaders n’ont que le pouvoir en tête comme le prouve l’alliance, en France et pour les élections européennes de juin 2009, du leader d’ATAC, José Bové, anticapitaliste déclaré, et du libéral également déclaré Cohn-Bendit. Pour eux, peu importent leurs positions pourvu qu’ils aient les voix, CQFD !

     

    En fait, la conservation, voire le sauvetage, de notre environnement, mérite mieux et plus que les mouvements écolo occidentaux, misérables représentations de l’égoïsme occidental. Mais sommes nous prêts, ne serait-ce qu’intellectuellement,  à faire mieux qu’émettre en leur faveur des votes sanctions ? Je ne le crois pas quand je lis les sondages actuels sur les intentions de vote aux Européennes de 2009 : en dépit du fait que l’influence des Verts à Bruxelles s’est avérées criminelle (selon les dires de l’ONU), les Français s’apprêtent à envoyer cette année plus d’écolo au Parlement européen que lors du dernier scrutin. Le crétinisme n’a pas de borne parce que les Occidentaux refusent de voir la réalité. Il est vrai qu’ils ne lisent pas, qu’ils n’écoutent pas et qu’ils ne voient pas. Tout comme les fameux singes illustrant, justement, le crétinisme…

     

    Ou alors, comme dirait feu Jacques Brel, ne lisent-ils, n’écoutent-ils et ne regardent-ils que ce qui conforte leurs croyances imbéciles (imbéciles car non réfléchie avec des arguments neutres) ? En tout cas, ils ont tout faux en matière de protection de l’environnement : ils s’opposent au gaspillage de l’eau chez nous alors que nous regorgeons d’eau douce tout en s’opposant aux barrages dans les pays pauvres qui en manquent. Ils font baisser aveuglément les émissions de gaz à effet de serre chez nous jusqu’à, je l’ai déjà dit, provoquer des phénomènes de non réflexion des radiations solaires dans l’atmosphère des pays occidentaux. Ils préconisent des mélanges dans l’essence jusqu’à provoquer une pénurie alimentaire dans les pays pauvres. Plus globalement, ils imposent leurs théories vaseuses dans une totale absence de démocratie, remplaçant les décisions du peuple par des cénacles « d’élites »

     

    On est loin ici de la véritable écologie qui doit être d’abord pensée et contre pensée scientifiquement avant que d’être soumise au peuple puis décidée démocratiquement. Pour l’instant, nous avons des informations tronquées et même fausses, pas de débat démocratique et des décisions prises en assemblées de notables. Et nous voudrions fourguer ce schéma aux non Occidentaux sans même écouter ce qu’ils ont à dire. Souvenez vous à cet égard du problème des fluorocarbones « tuant la couche d’ozone » A l’époque, les Soviétiques n’étaient pas d’accord. Ils disaient que l’homme n’était pas, de loin, le premier responsable des émissions de fluorocarbones. Nous ne les écoutâmes pas et dépensâmes des centaines de milliards de dollars en études inutiles et en substitution de technologie pour se rendre compte que la couche d’ozone diminuait et augmentait en se moquant totalement de nos efforts : soit les émissions sous marines de fluorocarbones (mille fois les émissions humaines à l’époque où celles-ci étaient importantes) foutait notre résonnement en l’air, soit les trous dans la couche d’ozone répondent à des lois que nous ne connaissons pas. En attendant, nous perdîmes 20 ans dans nos recherches sur le réchauffement de la planète, phénomène connu depuis longtemps mais non exploré faute de crédits. CQFD !

     

    Bref, il ne nous sera vraiment possible d’imaginer un futur sympa et prévisible qu’à condition de modifier profondément notre vision du Monde. En sommes nous capables ?


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