• J'en ai plus que marre des intellos africains émigrés !

    J’en ai plus que marre des intello africains émigrés !

     

    « T’es qu’un gros con ! » « Tu connais pas l’Afrique, restes dans ta France douillette ! » « Ton livre est une merde ! » Qu’est-ce qu’ils ont tous, tous ces intellectuels africains venus chercher fortune en France, pour me fustiger ainsi !?

     

    C’est vrai que j’ai « pondu » (j’emploie exprès ce terme qui déplait de fait et énormément à Béchir Ben Yahmed, le patron de Jeune Afrique) un bouquin sur l’Afrique qui va à l’encontre des thèses plus que rapides des dits intellos sur leurs patries d’origine : grosso modo, pour tous ces gens diplômés, l’Afrique est d’une part mal partie et, de l’autre, c’est de l’unique fait de ses dirigeants corrompus et incompétents. Tandis que je démontre, moi (je dis je « démontre » car je le pense sincèrement), que le chemin du développement passe nécessairement par des voies qui n’ont, d’une part, rien à cirer avec la démocratie tandis que, d’autre part, les Africains (ceux qui sont restés sur place, intello comme non intello) parcourent les dits voies à toute vitesse malgré les obstacles que les Occidentaux (et la plupart des intellectuels africains émigrés) leurs ont dressés et continuent à leurs dresser : voyez le montant actuel des investissements occidentaux en Afrique, l’un des moteurs essentiels du développement. Ils sont ridicules parce que les médias occidentaux, « chauffés » par nos bons intellos africains émigrés, continuent inlassablement à cracher sur votre continent préféré.

     

    Vous ne me croyez pas ? Voyez donc ce qui s’est passé ces derniers mois en matière de téléphonie mobile au Congo démocratique (l’ex-Zaïre dont je préférais le nom) : Zain, l’un des tout premiers opérateurs en Afrique et racheteur, jadis, de Celtel, voulait céder ses « affaires africaines », rentables certes, mais pas suffisamment aux yeux des financiers modernes qui exigent du 15% net/an. Comme, au sud du Sahara, on est en pleine concurrence, les prix ont baissé et les rendements sont inférieurs. Les Koweitiens décident donc de vendre… Un opérateur français se porte acquéreur : son cours boursier s’effondre aussitôt ! Il abandonne et un autre opérateur (je ne donne pas leurs noms car ils ne font pas de pub dans le Grigri, CQFD !) le remplace. Que fait alors le cours des actions du dit opérateur en bourse, je vous le demande ? Le 2e opérateur français abandonne et Zain cherche actuellement un repreneur asiatique mais, cette fois-ci, pour l’ensemble de ses activités téléphoniques…

     

    Des histoires comme ça, j’en connais des centaines. J’ai même assisté, via un micro caché, à un comité de direction d’une multinationale européenne : le directeur « Moyen Orient Afrique » (il n’y a même plus de direction Afrique dans les grandes boîtes occidentales !) proposait de moderniser une unité au Cameroun, unité on ne peut plus rentable et aux perspectives plus que jouissives. Sa proposition d’investissement fut d’entrée tournée au ridicule et le pauvre homme ne pu que s’écraser comme une merde. Ca, c’est la réalité vraie. En face, on a tous ces connards d’intellos de mes deux (puisqu’ils m’injurient, je ne vois pas pourquoi je me priverais de ce type d’expression « crue ») qui lèchent les bottes des blancs (du style « Je suis Africain mais je n’aime pas le manioc ») et geignent inlassablement sur l’ingratitude de leur anciens compatriotes. J’ai connu, moi, de vrais réfugiés politiques, des gens condamnés à mort chez eux. Tel feu mon ami Siradiou Diallo, oh combien intellectuel ! Mais jamais aigri, ne pensant qu’à retourner chez lui et regardant surtout ce qui bougeait dans son continent préféré. Ou Hamid Barada, également condamné à mort par Hassan II et ne pensant, bien qu’intellectuel lui aussi, qu’à rentrer dans son pays pour participer à son développement. On est loin ici des « club Diallo Telli » et autres comités soi-disant fédérateurs des émigrés africains avec directions bien entendu cooptées et démocratie interne plus qu’inexistante. Car c’est ça, la représentation des immigrés africains en France : une poignée d’intello dépressifs trustant les média et refusant farouchement toute autre entrée au club que celles qu’ils ont acceptées voire suscitées. Ce, avec l’aval on ne peut plus bienveillant des journaleux français dont le sport favori est visiblement de dire le plus de mal possible de l’Afrique…

     

    Un des connards intello dépressifs qui m’en veut s’est gaussé du fait que mon livre n’avait pas été distribué. Bien sûr qu’il a été distribué ! Et qu’il a eu du succès… Mais je n’ai pas touché un sous sur ce bouquin, mon éditeur (les Editions du Bord de l’Eau) ayant tout gardé pour lui, chiffres de vente comme commissions de l’auteur (tout ce que je sais c’est qu’il y a eu des retirages) Je l’ai donc mis (mon livre) gratuitement en ligne sur mon blog (dalayer.kazeo.com), CQFD ! Un autre ou le même, je ne sais plus, m’a accusé d’avoir touché du fric de Bongo en travaillant pour le GriGri. Faut le faire alors que j’ai travaillé gratos pour le « Canard » francophone du Sud du Sahara et que je continue de le faire maintenant qu’il est sur le Net. Je ne sais pas d’ailleurs si des journalistes du Grigri ont touché un tel fric mais quand je vois comment ce Canard Enchaîné d’Afrique traitait feu Omar Bongo, je suis assez dubitatif sur l’accusation !

     

    Bref, Mesdames et Messieurs les intello dépressifs émigrés du sud du Sahara, je vous emmerde ! Vous êtes une plaie pour votre continent d’origine tandis que vous continuez à pérorer devant les Blancs en leur donnant raison sur tout, y compris leurs plus mauvaises actions : Calixte Beyala a ainsi osé écrire un bouquin donnant raison aux fermiers blancs du Zimbabwe contre les Noirs qui ne font que réclamer « leurs » terres, à eux volées il y a moins d’un siècle. Vous êtes de bien mauvais intellectuels ou bien la honte ne vous étouffe pas, c’est le moins qu’on puisse dire. J’ai parcouru le Monde et je compte aujourd’hui plus les endroits où je n’ai pas été que ceux où j’ai posé mes humbles souliers. Et je suis plutôt intellectuel. Mais je n’ai jamais, réellement jamais, dénigré mon pays à l’étranger. Ils sont peu nombreux, d’ailleurs, à le faire. Sachez donc que vous comptez parmi les principaux membres de ce club des peu nombreux salopards…


  • Commentaires

    1
    roxor
    Mercredi 11 Novembre 2009 à 20:47
    C'est vrai que je "souffre" physiquement : crise cardiaque, asthme et déprime grave. Mais j'arrive à m'en sortir parce que j'ai la rage, comme on dit. Et c'est pourquoi je ne prends plus de prériphrase aujourd'hui pour écrire ce que je pense... Merci pour tes encouragements
    2
    dalayer Profil de dalayer
    Jeudi 12 Novembre 2009 à 11:48
    C'est vrai que je "souffre" physiquement : crise cardiaque, asthme et déprime grave. Mais j'arrive à m'en sortir parce que j'ai la rage, comme on dit. Et c'est pourquoi je ne prends plus de prériphrase aujourd'hui pour écrire ce que je pense... Merci pour tes encouragements
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