• L'Afrique au seuil du décollage

    L'Afrique au seuil du décollage économique

    Tous ou presque savez aujourd'hui que les pays africains sont dans le peloton de tête des champions de la croissance économique mondiale. Avec, au sommet de la pyramide, l'Ethiopie, le Nigeria et le Mozambique en sus du petit Botswana et, retardataires, les pays francophones en sus du géant sud-africain, miné lui par les sorties de capitaux effectuées par ses puissantes multinationales. Mais avez-vous une idée précise de l'état dans lequel se trouvent "vos" pays à quelques années de leur inévitable décollage ?

    Une situation politique en voie d'apaisement

    Pour vous aider à y voir plus clair, voici d'abord un bref résumé de la situation politique sur le Continent, sachant que plus la situation est "compliquée", plus long sera le temps mis à décoller :

    - L'Afrique francophone disais-je est en queue de peloton du développement africain. Et ce n'est guère étonnant car ses poids lourds ont tous connu de graves difficultés : en Afrique du Nord tout d'abord, l'Algérie a dû faire face à une terrible guerre civile pendant plus de dix ans. La Tunisie quant à elle sort tout juste d'une dictature et d'une révolution qui a vu, comme en Egypte, les Islamistes échouer et dans la pacification du pays, et dans la reprise en main de l'économie. Seul finalement le Maroc a su éviter et le traumatisme révolutionnaire, et l'échec idéologique. Dans son espèce de concurrence avec son voisin algérien, il a de ce fait repris du poil de la bête alors qu'Alger a pu et peut compter sur des prix très élevés des hydrocarbures...

    Au sud du Sahara, les pays francophones ont également été plus secoués globalement que leurs voisins : coups d'Etat à répétition dans une Mauritanie en proie, comme au Soudan, aux fantômes de son passé esclavagiste, guerre civile en Côte d'Ivoire, intrusion de l'Islam immodéré au Mali, suites difficiles des guerres congolaises, successions également difficiles au Gabon et au Togo, bref, une série de phénomènes politiques qui ont quelque peu miné le terrain économique. Jusqu'à l'explosion tchadienne qui a fait resurgir les fameux fantômes précités et qui menace à peu près toute la frange sahélo-forestière du continent : faute d'avoir pu "s'engueuler" par historiens interposés, Sahéliens et Forestiers en sont venu aux mains, donnant ainsi et définitivement tort aux pères de l'Indépendance qui voulurent enterrer le passé sous une chape de silence officiel au nom de l'Unité Africaine : tentative vouée fatalement à l'échec dans des civilisations d'abord orales. Mieux aurait valu prendre ce passé en main, aussi douloureux fut-il, de manière à expurger les haines par une catharsis purement intellectuelle. Cela n'a pas été fait, malheureusement, et la bombe, car il s'agit d'une bombe, plane donc toujours sur la tête des habitants mélangés des "frontières issues de la colonisation"

    - Frontières qui ne recouvrent pas seulement que des pays francophones, le Soudan en fait foi ! Mais l'autre grand pays subsaharien concerné, le Nigeria, a "déjà donné" en matière de guerre civile et le phénomène de Boko Haram reste et restera une affaire de police intérieure et de lutte anti-terroriste. D'autant que le Nigeria est déjà très avancé dans son décollage économique, la majeure partie de la population ayant d'autres chats à fouetter que de refaire les guerres des 10e et 11e siècles !

    L'est de l'Afrique est par contre pacifié, les Islamistes de Somalie ne pouvant guère plus peser aujourd'hui autrement qu'au travers de "coups" terroristes sanglants, certes, mais voués à l'échec dans des pays dont les populations n'accepteraient pas autre chose que des réponses fermes : il n'est pas encore dans la mentalité africaine de négocier avec les criminels... Et, de fait, tant l'Ethiopie que le Kenya ou la Tanzanie comptent aujourd'hui parmi les pays aux croissances très fortes. Tout comme les pays débarrassés à présent du joug colonial que sont l'Angola et le Mozambique, voire la Namibie.

    Bref, "l'Afrique utile", celle qui héberge l'immense majorité des Africains, est sortie ou en passe de sortir de l'enlisement politique, à l'exception peut-être de l'Egypte où les militaires, la dictature donc, ont dû revenir pour sortir le pays du chao économique dans lequel l'avait plongé une gestion islamiste à la fois sectaire et impréparée : il faudra du temps aux Egyptiens pour ne serait-ce que retrouver les niveaux de revenus d'avant la révolution...

    Des taux de chômage préoccupants

    On connaît déjà mal les taux de chômage réels des pays développés et il est donc normal que ceux d'Afrique soient encore moins bien connus. La CIA n'en avance d'ailleurs qu'une trentaine sur plus de 50 pays et encore qu'une vingtaine avec des dates récentes de recueil des statistiques (2012 pour cette vingtaine de pays) En outre, il n'est pas possible de comparer ces chiffres africains avec ceux des pays développés. Voyez le Zimbabwe par exemple : selon les Américains, plus de 90% de la population active serait au chômage. Ce qui est bien entendu plus que faux, stupide ! En fait et probablement, les diplomates qui ont alimenté le siège de Langley en informations ont-ils additionné et la non prise en compte de l'informel dans un pays rural à 80% et leur détestation d'un régime officiellement rangé par leur pays dans le camp des "méchants".

    Il n'empêche : ce qui frappe est l'importance du chômage, que les taux soient ou non exagérés, dans un continent extrêmement jeune. Et qui devrait de ce fait exploser littéralement sous des émeutes à répétition. Or il n'explose pas... Il y a plusieurs raisons à cela : d'abord l'Afrique n'a rien à voir avec l'Occident et les liens familiaux y sont nettement plus costauds que chez les "Blancs" Jusqu'à une date récente, l'exode rural n'entraînait d'ailleurs pas un nombre important de sans logis au sud du Sahara : les ruraux qui quittaient leur campagne pour la ville y avait tous de la famille. Phénomène moindre au nord du dit Sahara où se sont créés, notamment autour de Casablanca, des bidonvilles d'où partent, effectivement, la plupart des émeutes locales.

    L'économie informelle, ensuite, s'est considérablement développée dans les villes. Jadis, le phénomène était essentiellement rural, les productions vivrières n'étant pas soumises à impôt et donc pas comptabilisées. Aujourd'hui, les rues des "quartiers", comme on dit, sont couvertes d'échoppes d'artisans et de commerçants qui vivotent de leurs activités non déclarées. Et ce phénomène touche autant le nord que le sud du Sahara avec le fameux "trabendo", appellation algérienne mais touchant tout le Machrek. Et de ces minables échoppes sortent à présent des initiatives beaucoup plus structurées, notamment dans le domaine de la mode. Sans compter la multitude de PME, déclarées ou non, qui naissent et croissent pour répondre à une demande de plus en plus importante d'objets de consommation courante : l'Ethiopie par exemple est aujourd'hui en tête de la croissance africaine en partie du fait de ses nombreuses PME qui occupent un terrain délaissé par les multinationales occidentales. PME qui peuvent déboucher sur des entreprises bien plus importantes comme au Nigeria où les banques à capitaux africains croissent à toute vitesse et d'où commencent à émerger, bien plus que d'Afrique du sud, les futurs tenants du "Black Economic Power" : Aliko Dangote vient ainsi d'être promu Africain le plus riche par le magazine Forbes avec une fortune estimée à près de 14 milliards de dollars. Comme beaucoup d'autres de ses congénères, ce Nigérian musulman a commencé par acheter et vendre du ciment avant de se lancer dans le transport puis l'industrie...

    En fin de compte, le chômage africain, réel certes et notamment dans les villes, cache des phénomènes bien plus dynamiques qui en atténuent la portée tout en étant porteur d'espoir. La mode africaine a ainsi et maintenant pignon sur rue au niveau international alors qu'elle est issue de la rue...

    Des inégalités moins préoccupantes qu'en Amérique latine ou qu'en Asie

    Le graphique n°2 vous montre l'état actuel des inégalités en Afrique. Il est tiré d'une série d'indices dits "de Gini", du nom de son inventeur, Corrado Gini, Italien qui a inventé une manière plus simple de mesurer les inégalités que la répartition habituelle de points le long d'une médiane. Il s'agit d'une manière de montrer comment sont distribués les revenue dans une société donnée. Je n'entre pas dans le détail, sinon pour relever le fait que plus l'indice est faible, plus le pays concerné est égalitaire. Et vous voyez que, globalement, l'Afrique tourne autour de l'indice 40 (0,4 en fait, les indices de Gini s'inscrivant entre 0, l'égalité absolue, et 1, l'inégalité absolue)

    En comparaison, sachez que les pays sud-américains tournent entre 50 et 60 (0,5 et 0,6) tandis que les pays développés, aujourd'hui en voie de croissance des inégalités, tournent autour de 30 (0,3). Que cela signifie-t-il sur le plan économique ? Tout bêtement que le développement du continent africain, faute d'investissements étrangers dans les industries exportatrices, est endogène, tourné vers le marché intérieur. Lequel est doublement considérable : d'abord parce qu'il y a aujourd'hui plus d'un milliard d'Africain ; ensuite parce que les inégalités ne limitent pas la consommation à une petite frange aisée de la population globale : preuve en est du téléphone portable dont l'essor plus que fantastique en Afrique repose sur son accessibilité à la quasi totalité de la population adulte !

    En comparaison, on estime à 250 millions le nombre de Chinois capables de consommer (sur 1,1 milliard d'habitant) et à encore un peu moins le nombre d'Indiens (sur 1 milliard d'habitants) No comment...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L'Afrique au seuil du décollage économique

    Tous ou presque savez aujourd'hui que les pays africains sont dans le peloton de tête des champions de la croissance économique mondiale. Avec, au sommet de la pyramide, l'Ethiopie, le Nigeria et le Mozambique en sus du petit Botswana et, retardataires, les pays francophones en sus du géant sud-africain, miné lui par les sorties de capitaux effectuées par ses puissantes multinationales. Mais avez-vous une idée précise de l'état dans lequel se trouvent "vos" pays à quelques années de leur inévitable décollage ?

    Une situation politique en voie d'apaisement

    Pour vous aider à y voir plus clair, voici d'abord un bref résumé de la situation politique sur le Continent, sachant que plus la situation est "compliquée", plus long sera le temps mis à décoller :

    - L'Afrique francophone disais-je est en queue de peloton du développement africain. Et ce n'est guère étonnant car ses poids lourds ont tous connu de graves difficultés : en Afrique du Nord tout d'abord, l'Algérie a dû faire face à une terrible guerre civile pendant plus de dix ans. La Tunisie quant à elle sort tout juste d'une dictature et d'une révolution qui a vu, comme en Egypte, les Islamistes échouer et dans la pacification du pays, et dans la reprise en main de l'économie. Seul finalement le Maroc a su éviter et le traumatisme révolutionnaire, et l'échec idéologique. Dans son espèce de concurrence avec son voisin algérien, il a de ce fait repris du poil de la bête alors qu'Alger a pu et peut compter sur des prix très élevés des hydrocarbures...

    Au sud du Sahara, les pays francophones ont également été plus secoués globalement que leurs voisins : coups d'Etat à répétition dans une Mauritanie en proie, comme au Soudan, aux fantômes de son passé esclavagiste, guerre civile en Côte d'Ivoire, intrusion de l'Islam immodéré au Mali, suites difficiles des guerres congolaises, successions également difficiles au Gabon et au Togo, bref, une série de phénomènes politiques qui ont quelque peu miné le terrain économique. Jusqu'à l'explosion tchadienne qui a fait resurgir les fameux fantômes précités et qui menace à peu près toute la frange sahélo-forestière du continent : faute d'avoir pu "s'engueuler" par historiens interposés, Sahéliens et Forestiers en sont venu aux mains, donnant ainsi et définitivement tort aux pères de l'Indépendance qui voulurent enterrer le passé sous une chape de silence officiel au nom de l'Unité Africaine : tentative vouée fatalement à l'échec dans des civilisations d'abord orales. Mieux aurait valu prendre ce passé en main, aussi douloureux fut-il, de manière à expurger les haines par une catharsis purement intellectuelle. Cela n'a pas été fait, malheureusement, et la bombe, car il s'agit d'une bombe, plane donc toujours sur la tête des habitants mélangés des "frontières issues de la colonisation"

    - Frontières qui ne recouvrent pas seulement que des pays francophones, le Soudan en fait foi ! Mais l'autre grand pays subsaharien concerné, le Nigeria, a "déjà donné" en matière de guerre civile et le phénomène de Boko Haram reste et restera une affaire de police intérieure et de lutte anti-terroriste. D'autant que le Nigeria est déjà très avancé dans son décollage économique, la majeure partie de la population ayant d'autres chats à fouetter que de refaire les guerres des 10e et 11e siècles !

    L'est de l'Afrique est par contre pacifié, les Islamistes de Somalie ne pouvant guère plus peser aujourd'hui autrement qu'au travers de "coups" terroristes sanglants, certes, mais voués à l'échec dans des pays dont les populations n'accepteraient pas autre chose que des réponses fermes : il n'est pas encore dans la mentalité africaine de négocier avec les criminels... Et, de fait, tant l'Ethiopie que le Kenya ou la Tanzanie comptent aujourd'hui parmi les pays aux croissances très fortes. Tout comme les pays débarrassés à présent du joug colonial que sont l'Angola et le Mozambique, voire la Namibie.

    Bref, "l'Afrique utile", celle qui héberge l'immense majorité des Africains, est sortie ou en passe de sortir de l'enlisement politique, à l'exception peut-être de l'Egypte où les militaires, la dictature donc, ont dû revenir pour sortir le pays du chao économique dans lequel l'avait plongé une gestion islamiste à la fois sectaire et impréparée : il faudra du temps aux Egyptiens pour ne serait-ce que retrouver les niveaux de revenus d'avant la révolution...

    Des taux de chômage préoccupants

    On connaît déjà mal les taux de chômage réels des pays développés et il est donc normal que ceux d'Afrique soient encore moins bien connus. La CIA n'en avance d'ailleurs qu'une trentaine sur plus de 50 pays et encore qu'une vingtaine avec des dates récentes de recueil des statistiques (2012 pour cette vingtaine de pays) En outre, il n'est pas possible de comparer ces chiffres africains avec ceux des pays développés. Voyez le Zimbabwe par exemple : selon les Américains, plus de 90% de la population active serait au chômage. Ce qui est bien entendu plus que faux, stupide ! En fait et probablement, les diplomates qui ont alimenté le siège de Langley en informations ont-ils additionné et la non prise en compte de l'informel dans un pays rural à 80% et leur détestation d'un régime officiellement rangés par leur pays dans le camp des "méchants".

    Il n'empêche : ce qui frappe est l'importance du chômage, que les taux soient ou non exagérés, dans un continent extrêmement jeune. Et qui devrait de ce fait exploser littéralement sous des émeutes à répétition. Or il n'explose pas... Il y a plusieurs raisons à cela : d'abord l'Afrique n'a rien à voir avec l'Occident et les liens familiaux y sont nettement plus costauds que chez les "Blancs" Jusqu'à une date récente, l'exode rural n'entraînait d'ailleurs pas un nombre important de sans logis au sud du Sahara : les ruraux qui quittaient leur campagne pour la ville y avait tous de la famille. Phénomène moindre au nord du dit Sahara où se sont créés, notamment autour de Casablanca, des bidonvilles d'où partent, effectivement, la plupart des émeutes locales.

    L'économie informelle, ensuite, s'est considérablement développée dans les villes. Jadis, le phénomène était essentiellement rural, les productions vivrières n'étant pas soumises à impôt et donc pas comptabilisées. Aujourd'hui, les rues des "quartiers", comme on dit, sont couvertes d'échoppes d'artisans et de commerçants qui vivotent de leurs activités non déclarées. Et ce phénomène touche autant le nord que le sud du Sahara avec le fameux "trabendo", appellation algérienne mais touchant tout le Machrek. Et de ces minables échoppes sortent à présent des initiatives beaucoup plus structurées, notamment dans le domaine de la mode. Sans compter la multitude de PME, déclarées ou non, qui naissent et croissent pour répondre à une demande de plus en plus importante d'objets de consommation courante : l'Ethiopie par exemple est aujourd'hui en tête de la croissance africaine en partie du fait de ses nombreuses PME qui occupent un terrain délaissé par les multinationales occidentales. PME qui peuvent déboucher sur des entreprises bien plus importantes comme au Nigeria où les banques à capitaux africains croissent à toute vitesse et d'où commencent à émerger, bien plus que d'Afrique du sud, les futurs tenants du "Black Economic Power" : Aliko Dangote vient ainsi d'être promu Africain le plus riche par le magazine Forbes avec une fortune estimée à près de 14 milliards de dollars. Comme beaucoup d'autres de ses congénères, ce Nigérian musulman a commencé par acheter et vendre du ciment avant de se lancer dans le transport puis l'industrie...

    En fin de compte, le chômage africain, réel certes et notamment dans les villes, cache des phénomènes bien plus dynamiques qui en atténuent la portée tout en étant porteur d'espoir. La mode africaine a ainsi et maintenant pignon sur rue au niveau international alors qu'elle est issue de la rue...

    Des inégalités moins préoccupantes qu'en Amérique latine ou qu'en Asie

    Le graphique n°2 vous montre l'état actuel des inégalités en Afrique. Il est tiré d'une série d'indices dits "de Gini", du nom de son inventeur, Corrado Gini, Italien qui a inventé une manière plus simple de mesurer les inégalités que la répartition habituelle de points le long d'une médiane. Il s'agit d'une manière de montrer comment sont distribués les revenue dans une société donnée. Je n'entre pas dans le détail, sinon pour relever le fait que plus l'indice est faible, plus le pays concerné est égalitaire. Et vous voyez que, globalement, l'Afrique tourne autour de l'indice 40 (0,4 en fait, les indices de Gini s'inscrivant entre 0, l'égalité absolue, et 1, l'inégalité absolue)

    En comparaison, sachez que les pays sud-américains tournent entre 50 et 60 (0,5 et 0,6) tandis que les pays développés, aujourd'hui en voie de croissance des inégalités, tournent autour de 30 (0,3). Que cela signifie-t-il sur le plan économique ? Tout bêtement que le développement du continent africain, faute d'investissements étrangers dans les industries exportatrices, est endogène, tourné vers le marché intérieur. Lequel est doublement considérable : d'abord parce qu'il y a aujourd'hui plus d'un milliard d'Africain ; ensuite parce que les inégalités ne limitent pas la consommation à une petite frange aisée de la population globale : preuve en est du téléphone portable dont l'essor plus que fantastique en Afrique repose sur son accessibilité à la quasi totalité de la population adulte !

    En comparaison, on estime à 250 millions le nombre de Chinois capables de consommer (sur 1,1 milliard d'habitant) et à encore un peu moins le nombre d'Indiens (sur 1 milliard d'habitants) No comment...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      


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