• Le déclin de l'empire occidental

    Le déclin de l’empire anglo-occidental

     

    On commence à voir beaucoup plus clairement comment l’empire occidental, « anglo-occidental » en fait tant il est dominé par la société anglo-saxonne, ses valeurs et ses codes, on commence donc à voir plus clairement comment cet empire va disparaître.

    1-      Naissance de l’empire

    Rappelons préalablement d’où vient cet empire qui, le seul au Monde, s’est étendu sur l’ensemble de la planète hors la Russie. Sa conception est, à l’issue du Moyen Age (15e siècle), la redécouverte par les Européens de leurs origines antiques qui leur permit de renouer avec le progrès technique. Notamment en matière de construction navale : l’invention de la Caravelle par des architectes génois va autoriser le transport de troupes et de chevaux sur longue distance maritime. Et c’est du Portugal, sous la férule du frère du roi de l’époque, le prince « Henri le Navigateur » (il ne navigua jamais), que s’élancèrent les Européens à l’assaut du Monde. Vasco de Gama, Pedro Alvares Cabral, Christophe Colomb et Fernand de Magellan (ces deux derniers étant financés par les Espagnols) sont les noms des plus connus des capitaines qui partirent ainsi à la recherche d’une nouvelle route des Indes, cette route contrôlée par les Ottomans et qui faisait encore la richesse d’une Byzance aux abois et privée de toute terre (la ville sera conquise par le sultan Mehmet II en 1453)

    Dans la foulée des premiers navigateurs portugais, l’Espagne découvre donc l’Amérique, Isabelle La Catholique ayant plus la foi en Christophe Colomb que les successeurs d’Henri le Navigateur et de son frère de roi. Dès lors et toujours grâce à ses navires (les Arabes étaient de meilleurs marins que les Européens), les Européens d’abord du sud puis surtout du nord vont débarquer partout et vaincre les réticences des autochtones à coup de canon : car ils utiliseront eux et massivement la poudre dont l’invention chinoise fut rapidement adaptée aux guerres européennes. Des peuples aux instincts militaires certains, puissamment armés et disposant des meilleurs navires du monde vont ainsi le conquérir en 400 ans, balayant au passage le vieil empire turc dont les oripeaux finiront d’être détruits à l’issue de la guerre de 1914-1918. Même le Japon et la Chine passeront sous le joug européen. Le premier s’en sortira par une formidable série de modernisations (ère du Meiji, 1868-1912), la seconde devra attendre la fin de la 2e guerre mondiale et l’avènement de Mao Tse Toung (1949-1976) puis de Den  Xiaoping (1978-1992) pour se sortir des pattes du Japon colonial et des Occidentaux.

    L’empire européen s’est anglo-saxonisé en trois temps : au 18e siècle d’abord, lorsque la France financièrement exsangue abandonne l’Inde et le Canada aux Anglais. Au tout début du siècle suivant, la France abandonne également la Louisiane aux Américains nouvellement indépendants. Puis au 19e siècle, l’Angleterre accentue son œuvre coloniale en s’emparant de la majeure partie de l’Afrique habitée et en terminant la colonisation des Indes. Toutes ces colonies disparaîtront après la 2e guerre mondiale qui verra l’envol des Etats Unis d’Amérique, grand vainqueurs de la guerre contre le Japon et co-vainqueurs avec la Russie de celle contre l’Allemagne nazie. Les deux super puissances s’opposeront de 1945 à aujourd’hui, la chute du communisme n’ayant visiblement pas calmé les ardeurs impérialistes américaines toujours confrontées au veto russe dans un grand nombre de dossiers.

    Voilà très résumé l’histoire de cet empire occidental qui aura aussi et avec lui généralisé un formidable développement technologique. L’essor de la science en Europe et à partir du 17e siècle aura en effet été foudroyant, accentuant d’ailleurs la domination mondiale des Occidentaux disposant d’armes de plus en plus sophistiquées et destructrices. En Afrique comme en Asie, les rares oppositions seront matées tellement durement qu’il faudra attendre la deuxième partie du 20e siècle pour que renaissent les fiertés culturelles autochtones…

    2-      Le début de la fin

    L’Europe, en attendant, s’efface devant les Américains en moins d’un demi siècle et de deux guerres pratiquement civiles, étendues au reste du monde du fait des alliances des blocs opposés. La Russie, elle, a toujours résisté à l’emprise occidentale : défaite de Napoléon au 19e siècle (une défaite qui lui vaudra en fait son trône) ; et défaite encore plus cinglantes des Allemands à l’issue de la 2e guerre mondiale. Ce sont d’ailleurs plus les Russes que les Américains qui ont culbuté le 3e Reich, permettant ainsi à la Russie de mettre la main sur la totalité d’une Europe orientale aujourd’hui cible des Américains. Lesquels vont être freinés justement par les Russes puis les Chinois dans leurs tentatives de s’emparer de l’Asie du Sud Est. Très schématiquement là encore, les Russes vont attirer l’énorme péninsule indienne dans leur giron dont seule la partie orientale et musulmane (le Pakistan) se détachera et suivra les Américains. Lesquels chasseront les Russes d’une partie de l’Asie mineure en armant et finançant des rebelles islamiques qu’ils durent ensuite combattre eux-mêmes !  Ils seront par ailleurs chassés d’Asie du Sud Est à l’issue d’une guerre terrible contre le Nord Vietnam qu’ils perdront du fait, notamment, des aides apportées aux Nord Vietnamiens par la Russie et par la Chine.

    Dans le même temps, l’Europe va devoir abandonner ses colonies dont le monde ne veut plus. Même le chef de classe, les USA, enjoint Paris et Londres d’accorder l’indépendance à leurs possessions asiatiques et africaines. C’est d’abord l’Inde qui saute le pas (1947) avant les deux Corées (1948), puis l’Indonésie (1949), puis le Cambodge (1953) puis… Le ballet ne s’arrête plus, l’Afrique recouvrant ses indépendances dans les années 1960 et les derniers territoires avant la fin des années 1990, soit moins d’un demi-siècle après la fin de la 2e guerre mondiale.

    L’impérialisme ne peut plus donc qu’être économique et, à la fin de ces année 1980, il semble être irrésistible ; l’économie occidentale représente à elle seule plus de 80% de la richesse mondiale. Les matières premières sont peu coûteuses, l’épisode de 1972-1974 (crises du pétrole) ayant été surmonté par la découverte d’or noir en mer du Nord, vite suivie d’une telle exploitation que les prix sont retombés en dessous de ce qu’ils étaient avant les crises. Ce, tandis que les produits industrialisés, fabriqués toujours à plus de 80% en Occident, valent cher. La moins chère des voitures, par exemple, vaut tout de même près de six mois de salaire d’un ouvrier occidental… Et la totalité, sans exception, des multinationales mondiales sont occidentales, surtout américaines. Sur cette lancée, l’Amérique décide de « mondialiser » l’économie, espérant ainsi ouvrir le monde entier à ses grandes entreprises. Dans le même temps et puissamment aidé par l’Angleterre de Margareth Thatcher ainsi que par la chute du communisme en Russie, elle lance une gigantesque bataille idéologique contre le dirigisme économique. Il s’agit de tuer jusqu’à l’idée même de communisme et d’empêcher définitivement sa résurgence sur l’ensemble de la planète. Il s’agit aussi et bien sûr de porter le maximum de coup à l’ennemi sino-russe toujours debout… La bataille est menée sur tous les fronts, de l’éducation à l’information en passant même par l’élimination des « petits gêneurs » (voir l’invasion de la Grenade par les Etats Unis) et le soutien militaire des ennemis de ses ennemis (voir le soutien de Jonas Savimbi en Angola)

    En 1989, après la chute du mur de Berlin, l’Amérique, chef de file de l’empire occidental, croit avoir définitivement gagné la suprématie mondiale. L’un de ses historiens, Francis Fukuyama, publie « Le fin de l’histoire et le dernier homme », le monde entier ne jure plus que par New York. 1989… Il y a seulement une quinzaine d’années ! En 1989, l’Amérique est sur un nuage, elle domine le monde économiquement et militairement, Reagan a lancé la « guerre des étoiles » et ses successeurs vont augmenter les budgets militaires jusqu’à l’absurde, plus de 400 milliards de dollars annuels, la moitié des dépenses mondiales pour un seul état !

    C’est en fait le début de la fin. Car l’Amérique, sous l’influence de son lobby militaro-industriel, s’est trompée de guerre. La nouvelle guerre est économique, pas militaire. Et, tandis que s’additionnent dans ses hangars ses engins de mort, que ses diplomates ne songent qu’à faire réduire les leurs par les Russes, la Chine s’est éveillée. En un temps record et avec des croissances annuelles à deux chiffres, elle va casser les deux moteurs de la croissance occidentale : d’abord le moteur industriel. Les séries chinoises (plus que les bas salaires qui joueront surtout au début en matière textile) sont telles que le prix unitaire des produits s’effondre. Des pans entiers de l’industrie européenne puis américaine disparaissent, n’arrivant plus à concurrencer ceux de l’empire du Milieu. Ensuite, l’éveil de la puissance économique chinoise se traduit par un besoin énorme de matières premières dont les prix s’envolent à partir très exactement du 10 décembre 1999. C’est à cette date que le prix du pétrole cesse de baisser (il est descendu en dessous de 10$ par baril) Il entame alors une remontée fabuleuse puisque dépassant les 100 $ par baril dès l’année suivante ! Le deuxième moteur de la croissance occidental n’existe plus…

    3-      La mort annoncée de l’empire occidental

    Dès lors les événements vont se précipiter et vous allez voir que l’Occident meurt aussi de son arrogance et de son incapacité à penser le monde en dehors de lui. Car la concurrence chinoise appelait deux réponses : une automatisation des chaînes de fabrication et un regroupement drastique des entreprises pour accroître les séries ; dans le même temps, une reconversion des ouvriers et une accentuation du bien être social pour peser sur les producteurs émergeants. Bien entendu, il fallait aussi refuser de laisser entrer des productions obtenues sur le mal être  de la main d’œuvre des pays émergeants. Or que fait l’Occident ? Il accentue la mondialisation donc l’ouverture de ses propres frontières aux productions qu’il ne peut pas concurrencer. De plus, il détruit ses marchés intérieurs en tentant de régresser socialement. Pour rester au pouvoir, les tenants de cette politique désastreuse endettent leurs Etats tandis qu’ils remplacent les augmentations de salaires par une ouverture démentielle du crédit à la consommation. En 15 petites années, tous les pays occidentaux (sauf la France) passent de taux d’épargne supérieurs à 20% à des taux inférieurs à 10% et parfois négatifs ! Et en 15 petites années, les dettes publiques passent de moins de 50% du PIB à 100% voire plus !

    L’Occident fuit en fait dans une financiarisation dingue de ses économies. La première crise, celle des subprimes, éclate en 2008. Les Américains ont « titrisé » (= transformé en actions) les crédits qu’ils ont consentis à des populations qui ne pourront pas rembourser, ce qui arrive vite, dès le premier éclatement de bulle immobilière spéculative (l’immobilier a été, est et sera toujours l’objet de bulles spéculatives puis d’éclatement des dites bulles) Comme ils ont vendu ces actions pourries dans tout l’Occident, c’est l’ensemble de l’empire qui tremble. Pour éviter les faillites de banques en chaînes, les Etats les renflouent. Et pour ce faire, ils empruntent…

    Les banques centrales émettent des milliers de milliards de monnaies scripturales sans que l’inflation suive : il s’agit de deux monnaies de réserve, l’euro et le dollar, et il en faut plus pour que le monde entier augmente ses prix. Les gouvernants minables de cet Occident au bord du gouffre respirent donc et se croient sauvés. D’autant que les producteurs du sud semblent s’essouffler, provoquant ainsi une légère décrue des prix des matières premières. On en est là en cette fin août 2015, alors que se dessinent les prémices de la fin.

    Quels sont-ils ? D’abord et bien entendu l’aveuglement des dirigeants occidentaux qui, pour conserver les privilèges de sociétés inégalitaires, refusent jusqu’à l’absurde de renflouer leurs marchés intérieurs. Outre donc les multinationales qui continuent inlassablement à délocaliser jusqu’à leurs sièges sociaux, ce sont les PME qui trinquent, accentuant le chômage et, partant, la déconfiture des marchés intérieurs. Le FMI, l’organisme qui le premier a imposé aux pays qui avaient besoin de lui des mesures de désétatisation et d’austérité budgétaire a beau publier des mises en garde sur les conséquences de sa propre politique, les dirigeants occidentaux n’en ont cure. L’Allemagne, par exemple, n’a d’yeux que pour une Europe alignée sur son savoir faire. Elle maintient un euro beaucoup trop élevé pour ses partenaires européens et refuse obstinément que sa monnaie commune entraîne ne serait-ce qu’un point d’inflation annuelle. Aux Etats Unis, les tentatives de l’exécutif de relancer l’économie par des grands travaux, comme au temps de Roosevelt, sont cassées les unes après les autres par un parlement républicain hostile par principe à toute intervention étatique dans l’économie. Bref, le déclin qui devait être relativement lent s’accélère prodigieusement…

    Le deuxième élément sont les banques occidentales : laissées libres d’agir à leur guise, elles délaissent les prêts  à l’économie pour toujours et encore plus spéculer. Les quelques tentatives de régulation ont échoué sur les deux rives de l’Atlantique et à des marchés intérieurs de plus en plus durs s’ajoute un manque évident de financement : l’investissement s’est écroulé en Europe et commence à reculer aux Etats Unis. Ce, tandis que les profits accumulés par les multinationales sur les marchés émergeants sont quasi intégralement ristournés aux actionnaires et aux cadres supérieurs (les patrons distribuent des dividendes même en cas de perte de peur d’être déboulonnés) Il n’y a aucun élément aujourd’hui permettant d’espérer un jour meilleur à cet égard et, d’ailleurs, la Chine a dépassé en 2013 les Etats Unis en matière de brevets déposés tandis que l’Europe a pratiquement disparu des statistiques !

    Troisième et non des moindres éléments de déclin, la démographie : globalement, l’Occident est « dans les choux » ! Hors les Etats Unis qui bénéficient de la natalité de ses « basanés » et de la France toujours sur la lancée du natalisme gaullien (mais le président Hollande a fait sauter les armes natalistes mises en œuvre par Debré au début des années 1960), l’Occident est démographiquement mourant. Deux pays, l’Allemagne et la Grèce, ont déjà atteint un point de non retour : leurs cultures seront, dans moins d’un demi siècle, enseignées à des enfants de migrants par des migrants. Si elles n’ont pas été remplacées par d’autres cultures ou un mixte inconnu…

    Enfin, l’Occident a perdu ses industries. Il ne lui reste guère plus que les équipements de transport (automobiles, avions, trains) Mais pour combien de temps encore ? Il fut un temps pas lointain où nous pensions pouvoir nous reposer sur la haute technologie. Mais celle-ci fut vite, très vite, assimilée par les pays en développement. Puis nous pensâmes, du moins les Anglo-Saxons, dominer financièrement l’économie mondiale. Las, nos endettement publics, colossaux, ont fait entrer l’argent du Tiers Monde dans la bergerie de nos comptes : la Chine et le Moyen Orient nous tiennent ainsi « par les couilles » si vous voulez bien passer cette expression. On le voit très nettement dans le fait que les Etats Unis évitent soigneusement d’irriter Pékin tandis que nous mangeons littéralement dans les mains des rois arabes et du pétrole. Notre politique étrangère n’est déjà plus indépendante…

     

    4-      Et demain ?  

    Pourquoi voulez-vous que ça s’arrête puisque personne ne veut que ça s’arrête ! Les électeurs occidentaux continuent à porter inlassablement au pouvoir ceux-là même qui sont à l’origine de leurs maux. Les sociologues appellent cela le « vote modéré » qui est en fait un vote extrémiste, car suicidaire. Il y a bien des révoltes ici ou là, vite noyées sous des flots de réprobation médiatique, tous les médias étant aux mains de gens qui n’ont pas envie que ça change : groupes industriels, banques (le plus puissant conglomérat médiatique, celui de l’Australien Murdoch, est tellement endetté qu’il appartient en fait aux banques) et, pire, lobbys militaro-industriels. Aux Etats Unis, ce lobby finance le plus important moyen de formation de l’opinion publique, le cinéma. En moins de 30 ans, on est ainsi passé de « Rencontre du 3e type » et « E.T. » à « La Guerre des Etoiles », les télévisions n’arrêtant pas en outre de déverser des tombereaux de téléfilms à la gloire de la chose militaire. En France, le lobby militaro-industriel est devenu le premier publicitaire du pays, le premier diffuseur de presse, le premier diffuseur de livres et il n’a tenu qu’à un instant de lucidité pour qu’il ne devienne pas le premier groupe audiovisuel d’Europe : TF1 est passé à Bouygues et la 6 est allée à l’ineffable Berlusconi…

    Rien ne changera donc mais le pire peut arriver : celui où nos dirigeants minables tenteraient de se refaire par la guerre. Notre arsenal est en effet démentiel et nous pouvons vaincre militairement à peu près n’importe qui de non occidental. Mais comme nos opinions publiques ne veulent pas de mort, le risque d’utilisation d’armes sans soldat est grand. Le nucléaire, bien sûr, mais aussi les robots de combat et la guerre informatique. Les derniers développements internationaux ne sont guère réjouissants à cet égard, avec notamment l’utilisation uniquement de l’aviation pour combattre Daech et la mise au point, aux Etats Unis, des premiers robots de combat. Tout cela avec une agressivité croissante à l’égard des pays qui ne sont pas alignés (Russie, Iran, bientôt Chine ?) L’affaire d’Ukraine est une illustration parfaite des conséquences de notre déclin : les Etats Unis aidés par l’Allemagne financent et provoquent une insurrection anti russe à Kiev. Puis, conseillé par les Etats Unis, le nouveau pouvoir pro occidental provoque les Russes (interdiction de la langue russe en Ukraine) D’où les réactions évidentes des Russes qui se mettent à réarmer en urgence. La Chine emboîte le pas et, en moins de 5 ans, les deux pays accumulent des armes qui dissuadent les Américains de venir en personne « défendre la démocratie en Ukraine » Pendant ce temps et inlassablement, dirigeants et médias occidentaux ont répétés que les Russes étaient les coupables. Globalement, les populations les ont crus : elles iront donc à la guerre totale si nécessaire en croyant être dans le bon droit…

    Heureusement la dissuasion existe toujours et les Sino-russes sont loin d’être bêtes. La peur de l’atome arrêtera l’Occident tant que celui-ci pensera que la guerre nucléaire est une horreur. Il existe des groupes de pression qui poussent pourtant à cette guerre nucléaire, ceux qui pensent par exemple que l’homme est en train de détruire la planète (une partie notable des écologistes, toujours bien accueillis dans les médias). Si ces groupes de pression restent minoritaire, alors notre déclin restera civilisationnel : assez vite, nous verrons nos entreprises tomber aux mains d’étrangers non occidentaux qui, un peu moins vite, imposeront progressivement leurs valeurs. Puis leurs traditions. Nous serons « sinisés », « moyen orientalisés » et « africanisés » (le développement africain est très rapide) progressivement. Des cadres chinois, moyen orientaux et africains viendront nous diriger et feront rentrer dans nos cultures de plus en plus d’éléments des leurs. Ce qui en résultera sera le Monde de demain, sans doute plus complexe qu’aujourd’hui. Le rôle de l’argent restera sans doute important mais certainement moins qu’aujourd’hui ou plus rien d’autre ne compte. Peut-être retrouverons-nous un peu de spiritualité et le goût du beau ? Ce qui est certain est que notre marché de l’art sera totalement bouleversé, les élucubrations superficielles devant disparaître faute d’acheteurs : il ne suffira plus de choquer pour vendre, CQFD. Vous pouvez à loisir imaginer le reste, soit un milieu dans lequel vous ne pourrez plus vous imposer uniquement parce que votre civilisation domine : elle ne dominera plus du tout…


    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :