• Les investissements en Afrique ne décollent pas

     

    Afrique et investissements étrangers : ça ne démarre toujours pas…

    Malgré la forte croissance économique du continent,

    le reste du Monde n’y croit toujours pas

     

     

    Esope, écrivain grec d’origine peut-être nubienne (tous les Noirs pour les Grecs anciens étaient Nubiens), fut, dit Hérodote, l’inventeur de l’art de la fable comme genre littéraire. On lui doit notamment un texte qui est à l’origine du dicton « il ne faut pas crier au loup » et qu’il écrivit aux environs de -500 avant Jésus Christ : c’est l’histoire d’un berger qui crie, justement, « au loup » pour faire venir les secours de son village. Il répète cette mauvaise plaisanterie une deuxième fois, si bien que lorsqu’il est effectivement attaqué par des loups, les villageois ne se dérangent plus, pensant à une répétition de la plaisanterie. La dite fable est restée gravée dans la mémoire des Européens, en France sous l’appellation de « Guillo le Berger »

     

    Et bien, à force de répéter que les Africains sont nuls, qu’ils sont corrompus et incompétents, tant les médias occidentaux que les intellectuels africains ont en quelque sorte vacciné les grandes entreprises mondiales contre toutes velléités d’investir en Afrique : les croissances africaines ont, elles, décollés et sont sur le point de devenir les premières du Monde (la Chine enregistrant actuellement une baisse conséquente de sa croissance) Mais l’investissement étranger, ce qu’on appelle les « Investissements directs étrangers » ou « IDE » pour aller plus vite, ne frémissent même pas d’un pouce. Ils avaient grimpé dans les années 1980, après les chocs pétroliers qui avaient gonflé les recettes d’exportation du continent et ils en sont restés là. Voyez le tableau 1 : il se passe de commentaire aussi n’en ferai-je pas. Sinon pour vous signaler que les IDE en Afrique ont même baissé certaines années par rapport à ceux des années 1980, même quand les prix des matières premières étaient élevés comme en 2005 (tableau 2)…

     

    Dans le détail, rien de changé non plus depuis des lustres : ce sont les pays producteurs de pétrole qui décrochent les plus gros montants d’investissement, avec l’introduction toutefois de l’or dans les décisions des investisseurs étrangers (voir la Tanzanie) Une seule exception dans cette grisaille, celle de l’Angola. Apparemment, le pays a connu un désinvestissement assez important (c’est relatif vu la faiblesse des IDE en Afrique) au cours de ces deux dernières années. Ce, parce que les Angolais se sont mis, eux, à investir au…Portugal ! Assez massivement d’ailleurs par rapport à leur niveau moyen de vie. Dans l’immobilier notamment mais aussi en rachetant des entreprises : l’ancien colonisé est venu faire des acquisitions à prix avantageux chez l’ancien colonisateur en proie à un formidable marasme économique…

     

    Quant à l’avenir des IDE en Afrique… Voyez le tableau 3, celui des estimations qu’a faite la Conférence des nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) pour les trois années à venir : ça progresserait d’environ 50%, certes, mais en restant à un niveau misérable par rapport aux autres continents. Songez que les investissements en Amérique latine furent, eux, multipliés par 5 des années 1980 aux années 2000 ! Les 50% africains ressemblent à la croissance de production d’une usine d’automobile démarrant la dite production. Comme les performances de l’industrie automobile coréenne aux tous débuts de son essor…  Bon, la CNUCED s’est quand même basé sur les moyennes des années précédentes pour établir ses prévisions. Et peut-être que le niveau aujourd’hui élevé des taux de croissance africains en fera réfléchir plus d’un. Regardez toutefois le tableau 4 : les multinationales occidentales qui investissent le plus à l’étranger ont plus tendance à le faire via la procédure dite des « fusions – acquisitions » que par celle de créations ex-nihilo de filiales locales. Heureusement, les Africains ont de plus en plus de relations avec d’autres pays en développement, notamment avec ceux appelés « en transition » (autrefois, dits « émergeants ») : leurs multinationales à eux préfèrent les créations aux fusions-acquisitions. Ils sont donc plus propices à investir là où il n’y a rien que les mastodontes mais frileuses occidentales.

     

    C’est ce qui explique en grande partie le changement opéré dans la répartition sectorielle des IDE en Afrique : dans les créations d’activités (donc hors fusions-acquisitions), on voit que la part de l’industrie commence à s’installer (les montants sont faibles) alors que celle du secteur primaire diminue (en dehors de la Chine, les pays émergeants ne sont pas très présents en Afrique dans ce secteur) et que celle des services, banques surtout (notamment en relation interafricaine), s’essouffle après la grande vague des années 2006-2008 (banques marocaines, banques nigérianes, BOA, Ecobank, etc., toutes banques qui ont essaimé des filiales dans plusieurs pays africains)

     

    Enfin, dans les tableaux 6 et 7, vous pourrez voir le type de gros investissements réalisés en Afrique. Dans le tableau 6, il s’agit de l’ensemble des pays les moins développés et enclavés (pas d’accès à la mer) 4 milliards de $ pour le Zimbabwe et 3000 emplois ; 700 millions seulement pour la Zambie mais 1200 emplois quand même. Les deux investissements ont été réalisés dans le secteur minier…

     

    Le tableau 7 concerne, lui, l’ensemble des pays les moins développés. Surtout africains d’ailleurs puisque le seul pays non africain est le Laos avec une grosse unité de biomasse implantée par la Thaïlande. Parmi les pays africains hôtes, notez le bonheur du Mozambique : celui-ci connaît l’une des plus fortes croissances du continent mais il est aussi le chouchou des IDE : près de 7 milliards de $ d’investissements l’an dernier avec trois gros projets, sachant que les années précédentes avaient été marquées par d’autres gros investissements, notamment dans le secteur de l’aluminium. Bref, si tous les pays africains étaient traités de la même manière que le Mozambique par les investisseurs étrangers, on parlerait déjà de « l’éveil de l’Afrique » depuis longtemps (les Occidentaux ne pouvant imaginer qu’il s’agirait alors d’un réveil plus que d’un éveil) Preuve que le continent est aujourd’hui mûr pour un développement « à la chinoise » pourvu que le monde se persuade, en dépit de l’image de marque déplorable de l’Afrique, que les Africains ne sont pas nuls !

     

    Passons donc en revue les soi-disant « obstacles au développement de l’Afrique » :

    -          Les cadres supérieurs des multinationales occidentales mettent en avant la plupart du temps l’insécurité juridique qui règnerait sur ce continent. Est-elle mieux assurée, cette sécurité juridique, en Chine ou en Inde, pays où ces mêmes cadres supérieurs n’hésitent pas à investir ? Tous disant par ailleurs qu’il leur faut un partenaire locale puissant pour surmonter les impondérables locaux. Il existe des partenaires potentiels puissants dans tous les pays d’Afrique. Evidemment, ils sont moins connus qu’en Asie et il faut disposer de relais pour pouvoir les rencontrer. Ces intermédiaires existent au Moyen Orient et sont coûteux. Ils ne coûtent rien ou presque en Afrique car les intermédiaires espèrent se rémunérer sur la réalisation des investissements. Les pauvres…

    -          Le deuxième reproche fait aux Africains, avant même l’insécurité physique, est celui de la corruption. Et il est vrai que j’ai pu moi-même vérifier des faits assez dingues : tel cet importateur de fruits et légumes envisageant de faire enlever une partie de sa production dans un port. Il dut renoncer face à la voracité des autorités locales : c’est le port d’un pays voisin qui profita du désistement de l’opérateur. Autre exemple, un appel d’offres d’une autorité nouvellement créée pour lutter contre la corruption. L’entreprise qui emporta le dit appel d’offres dut payer un pot de vin au…président de l’organisme ! Bref, la corruption en Afrique est une réalité. Mais pas plus grave qu’en Inde ou qu’en Chine même, moins grave d’ailleurs que dans un pays comme le Brésil sur lequel je pourrais donner des exemples pires que ceux précités. Les multinationales occidentales refusent-elles donc d’investir dans ces pays ? Non, bien sûr, elles jouent le jeu. Il faut alors qu’elles sachent que, là encore, c’est moins cher en Afrique…

    -          Dernier reproche, l’insécurité physique avec, dans le désordre, les guerres, la criminalité et les maladies. Savez-vous, Messieurs les investisseurs frileux, qu’il y a toujours eu beaucoup plus de pays africains en paix qu’en guerre ?! Reprenez vos livres d’histoire récente et vous verrez que, depuis des lustres et en dépit de guerres dont les médias n’arrêtaient pas de parler, tout plein de pays africains tout d’abord n’ont jamais été en guerre tandis que d’autres sont en paix depuis longtemps. Vous investissez d’ailleurs comme des fous au Mozambique alors que le pays a connu il n’y a guère une confrontation civile longue et meurtrière. Vous avez investi plus en Côte d’Ivoire qu’au Cameroun alors que ce dernier est en paix depuis les années 1960. Vous avez peu investi dans un Maroc pourtant pacifié, lui, depuis les années 1950. Bref et au regard d’investissements par exemple au Vietnam ou en Argentine, votre reproche paraît quelque peu exagéré… La criminalité à présent : la croyez-vous plus importante dans les grandes villes africaines que dans les grandes villes asiatiques ou sud-américaines ? Voire même dans vos propres grandes villes avec la paupérisation des banlieues touchées par le chômage et l’exclusion scolaire ? Tenez, je prends un pari : pensez-vous que le Brésil protégera mieux sa coupe du monde de football que l’Afrique du sud ne l’a fait de la sienne ? Les maladies enfin. C’est vrai, il y en a, dont quelques unes de vraiment dangereuses : le paludisme céphalé notamment qu’on trouve à l’est et au centre sud du continent.  Des médicaments de précaution existe toutefois tandis que des maladies jadis mortelles sont aujourd’hui guérissables (la maladie du sommeil par exemple) Bref, avec quelques précautions finalement basiques, ça n’est pas plus dangereux que dans les zones forestières humides d’Asie et d’Amérique : la démographie africaine est d’ailleurs vigoureuse, avec une mortalité infantile qui chute d’année en année. Et aujourd’hui, en plus, on trouve localement des praticiens compétents. En nombre insuffisants, certes, mais ils existent…

     

    Alors, bien sûr, il y a cette image de marque, cette foutue image de marque. Entretenue soigneusement par les médias occidentaux et un microcosme intellectuel comprenant, malheureusement, pas mal de natifs africains. On ne voit du continent que des dictateurs corrompus et incompétents et, très vite, l’Islamisme l’emporte sur les printemps arabes. Les héros africains sont transformés en monstres sans que les journalistes osent même creuser un peu avant de le faire. L’histoire de Mugabe est l’illustration parfaite de ce comportement : l’homme de l’Indépendance du Zimbabwe, qui a battu militairement les Blancs de Ian Smith, a signé un traité en bonne et due forme près de Londres, à Lancaster House, à la demande des Anglais qui voulaient éviter que les dits Blancs ne se fassent massacrer. Dans cet accord, l’Angleterre s’engagea à aider financièrement les Noirs à racheter les terres que les Blancs occupaient après les avoir purement et simplement piqué aux Noirs. Et, ce, au bout d’un terme de dix années de rémission pour les fermiers blancs. Quand Tony Blair arriva au pouvoir, il refusa purement et simplement d’honorer la signature des Conservateurs alors en place. Les vétérans de l’armée zimbabwéenne firent pression et Mugabe fut obligé de pousser les Blancs à partir. Un fermier fut tué et ce fut le début de la diabolisation. Qui s’accentua quand le Zimbabwe défendit Kinshasa contre les troupes Ougando-Tutsies soutenues, elles, par les Anglo-Saxons. Londres n’hésitea alors pas à financer ouvertement une opposition à Mugabe, recrutée qui plus est dans une ethnie qui, au court de la guerre d’Indépendance, avait soutenu Ian Smith ! Imaginez les Américains finançant ouvertement des pétainistes au lendemain de la guerre 1939-1945 ! A croire que les Anglais n’ont jamais admis avoir été battu par des Noirs…

     

    Les méprises occidentales sont tellement nombreuses que beaucoup d’Africains pensent qu’elles sont orchestrées, qu’il existe une manipulation visant à les maintenir en état d’infériorité.  Et leur rancœur provoque à son tour une nouvelle rancœur occidentale. Changer l’image de l’Afrique auprès des investisseurs occidentaux n’est donc pas une mince affaire. Et cela explique que, depuis une dizaine d’année, les pays émergeants aient progressivement remplacé les Occidentaux  et dans le cœur des Africains, et au niveau des relations d’affaires avec le continent. Malheureusement, ces pays émergeants n’ont pas encore les moyens financiers des Occidentaux.

     

     

     

     

    1-      Flux d’IDE dans le monde de 1970 à 2011

    Source : CNUCED ; en milliards de dollars

    Zones géographiques

    1970

    1980

    2011

    Monde

    13,346

    698,951

    1524,422

    Afrique

    1,266

    41,097

    42,652

    Amérique

    1,589

    41,789

    216,988

    Asie

    0,854

    213,295

    423,157

    Pays développés

    9,491

    401,633

    747,860

     

     

    2-      Flux d’IDE en Afrique de 2005 à 2011, en millions de dollars

    Source : CNUCED

    Pays

    2005

    2008

    2010

    2011

    Total Afrique

    33783

    57842

    43122

    42652

    Afrique du nord

    23194

    23114

    15708

    7686

    Algérie

    1795

    2594

    2264

    2571

    Egypte

    10043

    9495

    6386

    -483

    Libye

    2064

    3180

    1909

    nc

    Maroc

    2449

    2487

    1574

    2519

    Soudan

    3534

    2601

    2064

    1936

    Tunisie

    3308

    2759

    1513

    1143

    Afrique de l'ouest

    7037

    12617

    11825

    16100

    Bénin

    59

    170

    177

    118

    Burkina Faso

    34

    238

    35

    7

    Cap Vert

    131

    209

    111

    93

    Côte d'Ivoire

    319

    446

    339

    344

    Gambie

    71

    70

    37

    36

    Ghana

    636

    1220

    2527

    3222

    Guinée

    125

    141

    101

    1211

    Guinée-Bissau

    17

    6

    33

    19

    Liberia

    108

    264

    450

    508

    Mali

    83

    180

    406

    178

    Mauritanie

    155

    343

    131

    45

    Niger

    51

    340

    940

    1014

    Nigeria

    4898

    8249

    6099

    8915

    Sénégal

    220

    398

    266

    286

    Sierra Leone

    59

    58

    67

    49

    Togo

    77

    24

    86

    54

    Afrique centrale

    2759

    4180

    9501

    8593

    Burundi

    0

    4

    1

    2

    Cameroun

    16

    24

    354

    360

    Congo Brazzaville

    1925

    2526

    2209

    2931

    Congo Kinshasa

    256

    1727

    2939

    1687

    Gabon

    268

    209

    531

    728

    Guinée Equatoriale

    470

    -794

    1369

    737

    Rép. Centrafricaine

    35

    117

    92

    109

    Rwanda

    31

    103

    42

    106

    Sao tome & Principe

    38

    79

    25

    18

    Tchad

    -279

    234

    1940

    1855

    Afrique de l'est

    2394

    4183

    3682

    3959

    Comores

    1

    5

    4

    7

    Djibouti

    108

    229

    27

    78

    Erythrée

    0

    0

    56

    18

    Ethiopie

    545

    109

    286

    206

    Kenya

    51

    96

    178

    335

    Madagascar

    295

    1169

    860

    907

    Maurice

    105

    383

    430

    273

    Ouganda

    644

    729

    544

    792

    Seychelles

    146

    130

    160

    144

    Somalie

    96

    87

    112

    102

    Tanzanie

    403

    1247

    1023

    1095

    Afrique australe

    1400

    13748

    2406

    6374

    Angola

    -38

    1679

    -3227

    -5586

    Afrique du sud

    -527

    9006

    1226

    5807

    Botswana

    486

    526

    559

    587

    Lesotho

    89

    58

    55

    52

    Malawi

    72

    71

    58

    56

    Mozambique

    154

    592

    989

    2093

    Namibie

    387

    720

    712

    900

    Swaziland

    121

    106

    136

    95

    Zambie

    616

    939

    1729

    1982

    Zimbabwe

    40

    52

    166

    387

     

    3-      Estimations des flux d’IDE à venir dans le monde  (en milliards de $)

    Source : CNUCED

    Groupes de pays

    2012

    2013

    2014

    Monde

    1495-1695

    1630-1925

    1700-2010

    Pays développés

    735-825

    810-940

    840-1020

    Pays en développement

    670-760

    720-855

    755-930

    Afrique

    55-65

    70-85

    75-100

    Amérique latine

    195-225

    215-265

    200-250

    Asie

    420-470

    440-520

    460-570

    Pays émergeants

    90-110

    100-130

    110-150

     

     

    4-      Politique des principaux investisseurs mondiaux à l’étranger en 2011

    (Dans l’ordre décroissant des montants investis ; source : CNUCED)

    Rachats

    Créations

    Holdings de pays développés

    Holdings de pays non

    développés

    Rachats

    Créations

    X

     

    GDF Suez

    VimpelCom

    X

     

    X

     

    Sanofi  Aventis

    POSCO

     

    X

    X

     

    BHP Billiton

    America Movil

     

    X

    X

    X

    Telefonica

    Lukoil

     

    X

    X

     

    General Electric

    Hyundai

     

    X

    X

     

    BP

    Hutchinson Whampoa

    X

     

    X

    X

    Barrick Gold

    Sasol

    X

    X

    X

     

    SAB Miller

    Capital Land

     

    X

    X

    X

    Mitsubishi

    Sinochem

    X

     

    X

    X

    Volskwagen

    Vale

     

    X

     

    X

    Exxon Mobil

    China National Petroleum

    X

    X

     

    X

    Hitachi

    CLP Holdings

    X

     

    X

     

    Teva Pharmaceutical

    Hon Hai Precisions

     

    X

    X

     

    Total

    China National offshore Oil

    X

     

    X

    X

    Vodaphone

    Petronas

    X

    X

     

    X

    BASF

    Severstal Group

     

    X

     

    X

    Chevron

    Noble Group

    X

     

     

    X

    Deutsche Post

    Steinholf International

    X

     

    X

     

    Unilever

    Cemex

    X

    X

    X

     

    Vattenfall

    Tata Motors

     

    X

    Rachats : fusions et acquisitions/ Création : créations d’unités industrielles ou de services ex nihilo

     

    5 - IDE en Afrique de 2003 à 2011, hors fusions-acquisitions

    (En dizaines de millions de dollars ; source : Financial Times et CNUCED)

     

    6-      Les 10 premiers IDE mondiaux dans les pays en développement enclavés, hors fusions-acquisitions

    (Source : Financial times et CNUCED)

    Pays hôtes

    Types d’industrie

    Investisseurs

    Pays d’origine

    Montants estimés

     (millions $)

    Nombres d’emplois créés

    Ouzbékistan

    Gaz naturel

    Lukoil

    Russie

    5000

    3000

    Zimbabwe

    Fer

    Groupe Essar

    Inde

    4000

    3000

    Kazakhstan

    Fer

    ENRC

    Royaume Uni

    2100

    3000

    Ouganda

    Pétrole

    Tullow Oil

    Royaume Uni

    2000

    780

    Ouzbékistan

    Uréthanes (chimie)

    Indorama

    Singapour

    1190

    3000

    Kazakhstan

    Chimie de base

    Groupe Nitol

    Royaume Uni

    1000

    1200

    Turkménistan

    Gaz naturel

    Thermo Design

    Canada

    923

    360

    Kazakhstan

    Pétrole

    Tethys Petroleum

    Royaume Uni

    923

    360

    Turkménistan

    Gaz naturel

    China National Petroleum

    Chine

    923

    360

    Zambie

    Cuivre et autres métaux non ferreux

    Non-Ferrous China Africa

    Chine

    700

    1200

     

     

    7-      Les 10 premiers IDE dans les pays les moins développés en 2011, hors fusions-acquisitions

    (Source : Financial times et CNUCED)

    Pays hôtes

    Types d’industrie

    Investisseurs

    Pays d’origine

    Montants estimés

     (millions $)

    Nombres d’emplois créés

    Mozambique

    Centrale électrique

    Jindal Steel & Power

    Inde

    3000

    370

    Ouganda

    Hydrocarbures

    Tullow Oil

    Royaume Uni

    2000

    780

    Mozambique

    Gaz naturel

    ENI

    Italie

    1820

    160

    Mozambique

    Gaz naturel

    Sasol

    Afrique du Sud

    1820

    160

    Guinée Equatoriale

    Pétrole

    Noble Energy

    USA

    1820

    630

    Congo Kinshasa

    Cuivre et autres métaux non ferreux

    Freeport McMoran

    USA

    1600

    1460

    Tanzanie

    Centrale électrique

    Castletown

    Royaume Uni

    860

    120

    Zambie

    Cuivre et autres métaux non ferreux

    Non-Ferrous China Africa

    Chine

    800

    1200

    Congo Kinshasa

    Fer

    Sundance Resources

    Australie

    700

    1060

    Laos

    Biomasse

    Thai biogas

    Thaïlande

    560

    700

     


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