• Les riches se défendront jusqu'à la mort

    Pour une renaissance de l'humanisme

    LES RICHES SE DEFENDRONT JUSQU'A LA MORT !

     

    Souvenez-vous ou apprenez pour ceux qui sont nés sous la gouvernance des Thatcher, Reagan & Cie : après les "Trente Glorieuses", trois décennies au cours desquelles le pouvoir d'achat des "petits" ne cessa de croître au point de les voir envoyer massivement leurs enfants à l'Université, nous eûmes droits aux "Trente Piteuses", trois décennies au cours desquelles les avancées en faveur des peuples furent gommées brutalement, avec des régressions sociales, informationnelles (les médias tombant aux mains des forces de l'argent) et mentales (la solidarité, qui, seule, avait permis les avancées sociales, s'effaçant derrière l'individualisme à l'anglo-saxonne) sans précédent. Bref, l'Occident recula de plusieurs décennies au seul profit -très à court terme- des riches. On appela ça "l'Economie de l'offre", comme si, soudainement, la croissance ne devait compter que sur l'enrichissement des plus riches pour perdurer.

     

    En fait, l'Economie mondiale a été et reste  tributaire de la Demande mondiale pour progresser. La loi de l'offre et de la demande n'a jamais été contrée par le "professeur" Friedman et son "école de Chicago", prônant la neutralité du budget des Etats et l'indépendance des autorités monétaires -autrement dit, la fin de l'intervention des Etats dans l'économie- pour faire avancer le schmilblick. En même temps était mise en place la plus terrible des politiques antisociale depuis le 19e siècle. La puissance des syndicats fut mise à bas et par l'individualisation des sociétés, et par le paiement des syndicats par les patrons, de la promotion interne des syndicalistes jusqu'à la création de nouveaux syndicats minant l'autorité des syndicats historiques. Le matraquage médiatique anti gréviste et la réquisition ou quasi réquisition (service minimum) de travailleurs fit le reste : il ne reste plus aujourd'hui de réelles volontés d'opposition au super pouvoir des actionnaires et de leurs feudataires au sein des entreprises occidentales et presque mondiales et les masses salariales du monde entier ont cessé de croître pour commencer à dégringoler : elles représentaient plus de 30% de la production dans les années 1970, elles cumulent aujourd'hui moins de 20% de cette production. Ce, tandis que les Etats ont cessé de ponctionner toujours plus pour répartir mieux "les fruits de la croissance" : plus un seul état occidental n'affiche aujourd'hui des prélèvements obligatoires supérieurs à 50%, si bien qu'entre une productivité accrue malgré des salaires en baisse relative et des ponctionnements fiscaux au minimum stabilisés (et, en tous cas, ne visant plus les riches), l'écart entre les riches et les pauvres s'est à nouveau creusé, au profit des riches, au cours des dernières décennies, tant en matière de revenus qu'en matière de patrimoine. Ce, alors que les "Trente Glorieuses" et les luttes sociales préalables avaient tout au contraire inversé ce phénomène au profit des pauvres, créant la "société de consommation".

     

    Pour éviter l'effondrement de la dite société de consommation, les riches et les Etats à leurs bottes inventèrent, en sus de "l'économie de l'offre", une "économie du crédit", elle parfaitement réaliste et qui vit le monde entier emprunter massivement pour acquérir les biens de consommation que les médias aux ordres l'incitait à acheter. Nous avons vécu plus de 40 ans sous ce régime de fous, quatre décennies au delà des quelles les "bulles d'emprunts" commencèrent à éclater brutalement. L'immobilier d'abord, acquis par les masses avec des crédits à taux variables (les banques se refusant à prendre des risques) qui, lorsque les taux grimpèrent fortement, ne purent plus rembourser ; puis la consommation plus légère ensuite, faisant par exemple s'effondrer les ventes de voitures ou de biens technologiques. Là, les banques furent prises à la gorge, les producteurs des dits biens menant l'expansion "moderne" depuis des lustres. Les Etats s'endettèrent à mort pour contrer le phénomène tout en ne lâchant rien sur l'essentiel, soit un nécessaire retournement de politique économique en faveur de la consommation des masses et donc des salaires : tout au contraire allèrent-ils jusqu'au bout de leur acharnement pro-riches, même lorsque leur folie emprunteuse les conduisit au désastre : la Grèce aujourd'hui, ainsi que l'ensemble de l'Europe dite "unie" à sa suite, viennent de lancer des politique d'austérité pesant essentiellement sur les classes moyennes et pauvres, les retraites par exemple réduites ou reportées et la masse salariale des fonctionnaires devant fondre comme neige au soleil (donc la qualité des prestations publiques, de l'école aux hôpitaux en passant par la poste, soit des services appréciés surtout par ces classes moyennes et pauvres)

     

    Mais les dites classes ne réagissent pas et ne réagiront sans doute pas : probablement porteront-elles une autre majorité au pouvoir quand elles auront l'occasion de le faire, mais toujours une majorité favorable à l'environnement qui les appauvrit (le libéralisme, appelé "ultra libéralisme" pour leur faire croire qu'il y a une différence entre la fin de l'Etat et la fin de l'Etat) : car les médias auxquels ils sont soumis sont tous libéraux aujourd'hui et quel que soit le pays occidental considéré. Si bien que ces classes moyennes et pauvres converties, par force, au dit libéralisme, iront tranquillement et sans s'en douter dans le mur final du crédit, quand les prêteurs quitteront le monde développé pour s'intéresser prioritairement aux pays en développement, à la croissance nettement plus rapide et rémunératrice que celle des pays dits "riches" Alors, l'Occident déposera globalement son bilan, un peu comme dans un château de cartes. Et les nouveaux mondes, Asie et Afrique, auront définitivement gagné -et pris une juste revanche sur cet Occident, "sûr de lui et dominateur", qui les fit tant souffrir dans un passé trop récent pour être oublié : n'espérons aucune compassion de la part de nos anciens féaux... Mais je parie que personne ne mettra réellement en jeu nos élites et notre élitisme stupide (car hérité des lointains épisodes guerriers de notre civilisation) qui nous auront, en dernière analyse, mené à ce déclin abyssale


  • Commentaires

    1
    Concept
    Dimanche 13 Juin 2010 à 12:43
    Pourquoi ne le faites-vous pas, pourquoi n'organisez-vous pas cette remise en cause ?
    Sinon je confirme votre sentiment, mes discussions avec les laissés pour compte de ce système libéral m'ont convaincu d'une chose, ils perçoivent bien la menace qui les enserre
    mais refuse d'y mettre un terme. Parceque trop nombreux sont ceux qui se voient un jour prochain, au sommet du tas d'oseille, occupant les parties hautes de la pyramide. Alors d'ici à ce qu'ils reversent l'édifice, ce veau d'or, le systéme aura sans trop de difficulté provoqué son suicide (la punition divine).Vous avez cité "Milton Friedman" économiste et mathémmaticien, décédé aujourd'hui, je crois qu'il ne faut pasce genre de personnage. Cet homme avec son idéologie (imposée par la force aux peuples), ses pêtres et disciples (les mioches de chicago), sa prédication inlassable s'est rendu coupable d'inombrables crimes parmis la communauté des hommes. Peut-être, faudrait-il l'imiter en préchant un tout autre message en n'oubliant pas que toute prédication commence dans les solitudes du désert en tout temps à tous âges.

    Je vous présente Thomas Sowell un autre intello noir, grand prêtre de cette panacée ultra-libérale que vous dénoncez mais ne combattez pas encore :

    http://www.youtube.com/watch?v=2GklCBvS-eI

    Ce que je souhaite, faire, fermer la bourse.
    limiter le revenu par famille à au grand maximum 1 millions d'euros annuel (ce qui reste énorme !!).Faire voter, dans la constitution qu'aucune entreprise ne puisse posséder plus de 5% des parts de marché d'un secteur donné dans l'économie nationale (sauf les compagnies appartenant à l'etat qui devront elles aussi par la suite s'astreindre à cette règle).
    Entraver autant que se peut la libre circulation des capitaux. Dénoncer la supercherie des cathédrales, mosquées, synagogue pagode, temples et universités qui occupent le paysage sans jamais nous laisser accéder à la liberté et au démiurge notre mère-père.

    Très sincèrement, concept depuis le maquis.
    2
    dalayer Profil de dalayer
    Mardi 15 Juin 2010 à 15:39
    Je m'implique dans la lutte contre le libéralisme. D'abord dans mes écrits, puis en militant pour le Front de gauche, le seul espace politique actuel qui milite contre le dit libéralisme. Malheureusement, je suis invalidé par des chocs cardio-vasculaires successifs (j'en suis à 4 stents) qui m'interdisent, pour l'instant, d'être plus présent dans les luttes sur le terrain. Et tous ceux qui veulent, eux aussi, lutter contre le libéralisme, qu'ils soient croyants en un Dieu ou pas, peuvent simplement voter pour le Front de Gauche et ses représentants aux prochaines élections. Certes, et il faut le savoir, si les dits représentants sont élus, la France se retirera de "l'Europe -libérale- unie" Mais elle gagnera alors beaucoup de marchés pour ses produits en pratiquant la négociation pays par pays tout en équilibrant, de ce fait, ses comptes extérieurs, les seuls qui posent problème actuellement (car la dette publique actuelle est largement compensée par les avoirs immobiliers de l'Etat, aux prix actuels dévalorisés, si bien que le dit Etat Français n'aurait qu'à vendre ses possessions immobilières sans intérêt pour lui, pour rembourser d'un coup toute sa dette !) Sachez, chers Internautes, que notre pays peut vivre sans problème et de ses exportations, et de son tourisme, le plus important du Monde. Il pourraît d'ailleurs vivre sans contact avec le reste du Monde, produisant de l'énergie à bas prix (nous n'avons encore jamais touché à nos réserves de minerais d'uranium, qui sont importantes), des vivres en quantité massive, des engins de transport parmi les plus performants du Monde et, in fine, des avoirs immobiliers parmi les plus importants de l'Histoire de l'Humanité (donc, en sus, une masse phénoménale de logements accessibles au plus grand nombre)
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