• Ma petite bourse connaît pas la crise

    Article pour le Gri-Gri International, rentrée 2007-2008<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Rubrique : Con de blanc<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Ma petite bourse africaine connaît pas la crise !<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Au Grigri on n’aime pas trop les tableaux mais, là, je ne résiste pas. Ne râlez pas, contentez-vous de regarder : vous me remercierez !

    <o:p> </o:p>

    Résultat des bourses africaines depuis le 1er janvier 2007 <o:p></o:p>

    Source : Exotix, cabinet londonien spécialisé dans les marchés émergeants ; via le nouvel hebdomadaire économique suisse « Les Afriques », N°2 <o:p></o:p>

    Pays étudiés<o:p></o:p>

    Evolution des valeurs cotées en bourse locale <o:p></o:p>

    (base : US $, 6 premiers mois 2007)<o:p></o:p>

    Ouganda

    + 125,70%

    Zambie

    + 72,10%

    Malawi

    + 69,80%

    Nigeria

    + 56,50%

    Botswana

    + 51,30%

    Côte d’Ivoire

    + 51,10%

    Ile Maurice

    + 23,80%

    Zimbabwe

    + 23,60%

    Mozambique

    +17,70%

    Namibie

    + 15,30%

    Afrique du Sud

    + 11,30%

    Ghana

    + 5,30%

    Tanzanie

    + 3,80%

    Kenya

    - 5,00%

    Autres pays subsahariens

    + 38,20%

    <o:p> </o:p>

    Des gros plus partout, même au Zimbabwe si décrié et sauf au Kenya, sachant qu’il ne s’agit ici que des résultats sur la moitié de l’année. Ainsi le con d’Ougandais qui a misé 100 balles en janvier sur la grosse pêcherie du coin, vous savez, ces entreprises condamnées par les écolo européens, surtout français, se retrouve 180 jours plus tard à la tête de plus du double. Ce, tandis que le Pékin européen qui a suivi son banquier en achetant une sicav « sécurisée », pleure en silence (il a pas envie de passer pour un con, lui !) les 5 à 20% qu’il a perdu dans le même laps de temps. Car la crise dite des « subprimes », ces prêts hypothécaires immobiliers aux pauvres anglo-saxons (il n’y a pas d’équivalent dans les pays latins : dans ces pays, on ne prête pas aux pauvres, point final) a fait boire la tasse au système financier mondial. Sauf aux valeurs africaines qui se portent on ne peut mieux.

    <o:p> </o:p>

    Vous me direz qu’il y a peu d’entreprises africaines cotées en bourse et vous aurez raison : un peu plus de 500 aujourd’hui. Mais il y en avait une soixantaine seulement voici sept ans… Toujours est-il que les opportunités capitalistiques africaines commencent à être « visibles » en Occident. Pas vraiment en Europe, les Français étant d’ailleurs et paradoxalement les derniers de la classe. Mais aux Etats Unis, il y a déjà des fonds communs de placement qui dépassent plusieurs centaines de millions de dollars d’investissement en Afrique. Un économiste de l’OCDE, Javier Santiso, a calculé que près de 3 milliards de dollars ont été ainsi « levés » (c’est le terme qu’on emploie dans la Finance) cette année à destination du continent. Peu de choses, certes, à côté des autres sources de financement dudit continent africain et même à côté des « IDE », investissements directs étrangers, près de 40 milliards de dollars en 2006, essentiellement du fait des hydrocarbures. Mais c’est beaucoup quand on sait la place que ces investissements boursiers ont joué dans le développement de l’Asie : ce sont eux qui, avec les rapatriements d’argent des émigrés, ont provoqué son décollage. Que les Américains commencent à s’intéresser aux entreprises africaines autres que pétrolières est donc un signe d’autant plus porteur d’espoir que les dites entreprises font des merveilles en bourse. Et que la prudente Suisse suit d’ores et déjà l’exemple de l’oncle Sam : un fonds commun de placement spécialisé sur l’Afrique vient d’y être créé par un ancien directeur de la Citibank en Afrique. Faut dire que face à l’impossibilité croissante d’assurer chez eux des rendements à deux chiffres aux capitaux des riches Occidentaux, les banquiers finissent par regarder partout ailleurs. Et découvrent une Afrique très différente de celle que leur ont présenté nos diafoirus communicants depuis des lustres !


  • Commentaires

    1
    visiteur_mlobun efgy
    Mercredi 9 Avril 2008 à 10:49
    murve dxoqlw dyrcqbe vghenx rabl cdwo ctyjbarg
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :