• Mondialisation et cultures

    Pour une renaissance de l’humanisme<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Article 29<o:p></o:p>

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    Mondialisation et cultures <o:p></o:p>

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    Cet article m’est venu à l’esprit après des échanges sur le site Internet de Marianne (Marianne2) Un jeune internaute a en effet traité la politique étrangère gaulliste de ringarde, montrant ainsi son ignorance de ce que fut le gaullisme en la matière : nationalisme certes, mais aussi ouverture au vrai monde (le Tiers Monde), Francophonie ou européanisme intelligent via la création du fameux pôle franco-allemand. Mais bon, j’ai déjà évoqué le gaullisme et n’y reviens pas. Ce qui m’a interpellé, c’est la réponse de fond du jeune homme, pour qui la mondialisation tient lieu de credo. En résumé, cette mondialisation « en supprimant les temps de communication » a rapproché les frontières et, partant, supprimé les Nations. L’avenir auquel il aspire est donc ce monde indifférencié, marqué par des styles de vie de plus en plus ressemblants partout et dominé par les multinationales. En fait, le monde vu par Attali dans « Une brève histoire du temps » A ceci près qu’il ne s’agit pas vraiment de l’avenir mais du présent, tel que nous pouvons l’observer « aux Etats Unis et à Neuilly ». Je limite volontairement, comme dans une caricature, l’aire de cette nouvelle « culture » pour mieux l’opposer à la vraie vie : les trois quarts de l’humanité ne vivent en effet pas dans l’adoration de l’anglais, d’Internet et des « Converse » (chaussures à la mode dans l’univers de la mondialisation), soit que les humains concernés n’en aient pas les moyens, soit que leur culture « vernaculaire », comme on dit de la langue que nous parlons à notre naissance, est bien trop prégnante pour être supplantée par une paire de Converse, le dernier « Big Mac » et quelques bêtises proférées sur le « Web » en croyant que, parce qu’on peut s’y exprimer librement, on devient maître du Monde…

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    La culture est de fait un conditionnement très lourd. La langue, d’abord, façonne l’esprit bien plus qu’on ne le pense aujourd’hui. Il est de tradition, à cet égard, de dire que l’Anglais est « frustre » par rapport au Français et qu’en conséquence, la pensée anglo-saxonne pêche par manque de finesse. Je veux bien quoique je n’aie pas l’impression qu’un Aldous Huxley (auteur, notamment du Meilleur des Mondes), par exemple, soit moins fin que notre moderne « BHL »… On peut, au contraire de la croyance ci-dessus expliquée et comme la langue anglaise, effectivement, est moins « riche » que son homologue d’outre manche, imaginer que les grands esprits anglais auront une vision plus imagée du monde que les grands esprits francophones cherchant dans leur langue, puis dans d’autres langages, la représentation d’un concept avant que de tenter de l’appréhender dans l’absolu. Ils perdront du temps… En tout cas, qu’une langue « riche » ouvre des façons de penser fermées à d’autres langues ou qu’au contraire, une langue « pauvre » oblige ses adeptes à aller plus vite à l’essentiel, on voit bien que la langue qu’on parle n’est pas neutre vis-à-vis de la manière de penser. C’est plus évident encore pour les adeptes de l’écriture : quand on écrit beaucoup, on s’aperçoit très vite qu’on finit par écrire presque automatiquement. En Français, ce sont les mots qui entraînent les mots. Avec d’évidents risques de verbiage. Qu’en est-il dans des langues plus condensées ? Je laisse à votre imagination le soin de creuser le concept. Notez à cet égard que les nationaux irréductibles pensent d’abord, quand ils se battent pour défendre leur culture, à protéger leur langue du déclin. Parce que, bien sûr, la langue est le premier repaire d’une communauté. Egalement parce que l’histoire de cette communauté est exprimée et conservée dans la dite langue et qu’elle se perdrait sans la vivacité de cette langue (comme se serait perdue l’histoire racontée en grec ancien et en latin si cette histoire n’avait d’abord été traduite en arabe puis de l’arabe dans les différentes langues européennes « barbares »). Mais aussi parce que les défenseurs d’une langue sentent que la possession d’un langage va bien plus loin que la possibilité de communiquer et d’archiver de la mémoire.

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    Quoiqu’il en soit donc, voyons maintenant si la mondialisation risque de (ou a une chance de, tout dépend du point de vue où l’on se place !) promouvoir un langage au dessus de tous les autres, à commencer par l’anglais. Aujourd’hui, si, de Neuilly, vous voulez connaître le Monde en « surfant », ça vous paraîtra évident tant le Net anglophone impérialise. A Los Angeles, on se pose encore moins de questions : English but the rest of the world, pour paraphraser les nationalistes britanniques (qui disent, eux, England but the rest of the world)... Certes, les Anglophones sont gentils : ils traduisent parfois en d’autres langues. Les ¾ des informations de la Banque mondiale ou du FMI sont ainsi disponibles en français ou en espagnol, nettement moins en allemand ou en italien et encore moins en chinois (pourtant !) On voit les Arabes faire d’immenses efforts pour contrer les langues occidentales sans réel succès : la plupart des Arabophones « surfent » en anglais… Quant aux autres langues, elles sont totalement absentes de la « toile » à l’exception de quelques sites officiels dans les pays d’origine des dites langues : les sites du gouvernement japonais, par exemple ou nombre de sites chinois : la Chine étant un monde à elle seule, sa « toile » se développe indépendamment de la toile mondiale.

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    Et vous voyez déjà le premier accroc, et de taille !, à la mondialisation de l’anglais grâce à Internet : le 1/6e de l’humanité, déjà, surfe en chinois. Et je vous assure que ça ne changera pas. Parce que le gros des communications sur le web est en langage vernaculaire, il n’y a pas que les Chinois à refuser de s’envoyer des baisers ou à critiquer leur gouvernement dans la langue de Shakespeare. Certes et pour l’instant, les principaux sites d’archivage de l’information sont en anglais. Mais, déjà, l’archivage de l’information compte moins dans les communications sur le Net que les échanges que j’appellerai de « convivialité ». Et ces échanges là ne sont jamais effectués en langue étrangère, CQFD ! Passé en fait les débuts où l’on dit un peu n’importe quoi, à la manière même plus que caricaturale d’Une brève histoire du monde d’Attali, on en revient comme on dit aux « fondamentaux » : Internet n’est jamais qu’un outil de communication, point. Alors l’anglais pourrait-il l’emporter à cause du « business » ? Même pas ! Car, aujourd’hui, le centre du dit « business » s’est déplacé vers l’Asie : on transporte plus de marchandise sur l’Océan Pacifique que sur l’Océan Atlantique, un phénomène qui a échappé au penseur de Neuilly (Attali) comme d’ailleurs lui a aussi échappé le fait qu’il y avait aujourd’hui plus d’euros en circulation que de dollars : l’Amérique « yankee » n’est déjà plus le centre du monde économique. La bête n’est pas morte, tout à fait d’accord, mais il existe aujourd’hui une autre « bête », voire deux (l’Europe monétaire et le marché chinois, pour résumer), qui guident les businessmen du monde entier. Et l’une de ces deux bêtes n’adoptera jamais l’anglais comme langage officiel ! Je souligne en outre que les Britanniques ne sont pas rentrés dans le système euro et que l’utilisation de l’anglais par les banquiers européens est surtout une facilité, pour se comprendre entre eux. Dès lors qu’ils s’adressent à leurs concitoyens, ils reprennent leur langue vernaculaire. Le Français fut jadis le langage diplomatique mondial, après le latin. Et ça n’a pas empêché l’anglais de croître et de devenir, essentiellement du fait des Etats Unis, le nouveau langage diplomatique. Qui s’effacera derrière un autre langage diplomatique quand le monde aura terminé de se recentrer ailleurs que dans la sphère anglo-saxonne.

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    On voit d’ailleurs poindre d’autres langues à vocation dominante : le chinois, déjà évoqué et qui n’a pas hésité à adopter une tournure mondial pour s’imposer dans le futur (création notamment d’un chinois occidentalisé, sur la base de l’abécédaire occidental) ; mais aussi l’espagnol, parlé dans toute l’Amérique latine et devenu 2e langue d’un très grand nombre de pays, dont la Floride ! Et ces langues ne sont pas anglo-saxonnes, évidence bien plus importante que ne le montre le seul jeu du langage. Le chinois est la langue d’une civilisation très familial, jusqu’à ses religions laissant toujours une grande place aux ancêtres. Leur conception de la citoyenneté n’a rien à voir avec la nôtre, individualiste et, du fait des Anglo-saxons (l’Habeas corpus, soit la création de l’Etat moderne contre l’Etat et non par l’Etat), très anti-Etat. Les Chinois ont une notion du devoir bien plus poussée que la nôtre tandis qu’ils n’imaginent même pas un monde dans lequel l’Etat dépérirait !

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    Et les Hispanophones, là dedans ? Il s’agit ici de la langue d’un pays latin et catholique. Un pays donc à la société très clanique et dans lequel l’argent est « sal ». Un pays en plus très métissé depuis des siècles et donc moins arrogant vis-à-vis des étrangers que les Anglo-Saxons (inventeurs quand même de l’Apartheid). C’est une autre civilisation, bien plus proche de la nôtre que celle des Anglo-saxons, n’en déplaise à tous nos énarques pour qui Londres et Washington sont le nec plus ultra des cultures humaines. Une civilisation donc qui monte, puisque sa langue monte… Comme montent bien d’autres paramètres qui, d’ores et déjà, annoncent le déclin de la mondialisation anglo-saxonne. Voyons rapidement ces paramètres :

    -         le 1er d’entre eux est évidemment démographique : les « Blancs » indo européens sont en voie de disparition. Leur évolution démographique est globalement récessive, malgré quelques exceptions comme les Etats Unis ou la France. La Russie ne renouvelle plus ses générations, comme la plupart d’ailleurs des autres pays européens. Seule l’immigration peut aujourd’hui enrayer un déclin irréversible à court et moyen terme. Dans moins de 20 ans maintenant, les « Wasp » (White anglo-saxons protestants) seront minoritaires aux Etats Unis où le groupe le plus important de la nouvelle majorité métèque sera composé d’hispanophones. Ce n’est pas la seule révolution : dans 20 ans également, l’Afrique sera aussi puissante démographiquement que l’Inde ou la Chine, avec plus d’un milliards d’habitants dont les 4/5e de couleur noire : le métissage mondial sera bien plus important encore qu’aujourd’hui, avec des apports qui ne s’arrêteront pas à la couleur de la peau : des styles de vie aussi s’imposeront dont, surtout, un renouveau de la famille (les Africains aussi, surtout les Bantous, ont une conception du monde très familiale). Et une notion de la gastronomie très différente de celle des Anglo-saxons (ce n’est pas très difficile !) Les Chinois, par exemple, accordent presque autant d’importance que nous aux repas, lieu privilégié de convivialité et de rassemblement. Les Africains aussi, surtout francophones.

    -         l’individualisme forcené des Anglo-saxons, qui ne se voient guère plus en famille une fois que les enfants ont quitté le domicile familial, ne résistera pas à cette déferlante démographique. Et c’est primordial : car à l’individualisme corrigé par la charité des riches, système social actuel de l’Occident imposé par le capitalisme anglo-saxon vont bientôt succéder des systèmes plus solidaires imposés cette fois-ci par des métèques : ce sont eux qui vont nous faire retrouver la voie du progrès humain, comme une sorte de nouvelle « Renaissance » après deux siècles d’obscurantisme fricard.

    -         Le consumérisme lui-même, base de cet obscurantisme fricard est attaqué aujourd’hui dans ses fondements, je veux parler de l’écologie. Le réchauffement planétaire heurte de plein fouet les habitudes de consommation des Terriens les plus riches. Vous pouvez le constater tout autour de vous, à commencer par les fanatiques un peu cons sur les bords de 4X4. Surtout, le dit réchauffement planétaire remet en cause directement le modèle économique des Etats Unis, premier pollueur de la planète. Je me souviens à cet égard des premiers vagissements écologistes sérieux, ceux des Verts Allemands qui prônaient la croissance 0 dans les années 1970. Une stupidité, bien sûr, quand les 4/5e de la planète manquaient et manquent toujours totalement ou partiellement de l’essentiel. Mais avec un fond de vérité quant à l’efficacité du libéralisme économique -encore plus de l’ultra libéralisme !- en matière de gestion de l’abondance : pour créer des richesses, le dit libéralisme s’est avéré bien plus efficace que le socialisme. Mais pour gérer les richesses, on s’aperçoit qu’il est pollueur, gaspilleur et inhumain. Car il perpétue des inégalités matérielles –jusqu’à l’absurde, voir les Restau du cœur !- qui n’ont plus lieu d’être quand le niveau de richesse atteint est suffisant. Pour l’instant, les Libéraux occidentaux sont à l’abri d’une nouvelle idéologie parce qu’ils se sont emparés d’à peu près tous les moyens d’information existants qu’ils ont transformé en moyens de propagande via la publicité. Une publicité qui entretient en plus et jusqu’à la folie le consumérisme sans lequel leur richesse s’écroulerait.

    -         Mais ils ont, au passage et ce faisant, laissé se créer les conditions de leur déclin : pour entretenir la consommation des riches et moyennement riches (les classes moyennes), ils ont développé le concept de « happy few ». Soit des systèmes d’options, de séries limitées et autres gadgets qui renchérissent singulièrement le coût de leurs productions. Et ce ne sont pas seulement les salaires qui sont à l’origine du déclin industriel de l’Occident mais aussi et surtout la saturation des marchés occidentaux : pour survivre, les industriels sont obligés de sophistiquer leur offre. Tandis que l’Asie, elle, s’est emparée des grandes séries à très bas coûts marginaux de production. Jusqu’à et y compris les produits de luxe ! Pour que vous compreniez bien ce dont il s’agit, je vous rappelle ce que j’ai déjà expliqué dans ces pages : l’Amérique a gagné sa compétition économique puis culturelle avec les états socialistes et avec « la vieille Europe » essentiellement parce que les Américains se sont engouffrés, dès le début du 20e siècle, dans le « marché de masse ». C’est Ford, le constructeur d’automobiles, qui a, l’un des premiers, théorisé le concept : fabrication à la chaîne et salaires corrects pour les employés qui sont aussi des clients. Ceux qui développèrent aussi le Coca Cola furent ceux qui inventèrent le marketing de masse : on produit pour pouvoir vendre au plus pauvre des ouvriers agricoles du Kansas… Bref, l’envol des Yankees fut essentiellement démocratique. Ce que ne virent pas les vaincus, tant les Socialistes « réels » refusant obstinément la notion de marché que les dirigeants élitistes de la vieille Europe, inventeurs, eux, des « classes moyennes ». Soit une simple ouverture de l’élitisme à une partie des minus habens : en Europe, on fit de l’Education nationale et des concours la base du nouveau modèle ; tandis qu’aux Etats Unis, même les plus incultes des citoyens purent devenir riches. Purent… Car aujourd’hui, ce n’est plus le cas, le pays s’étant rallié à l’élitisme européen face aux invasions métèques : du racisme pur et simple de la part des inventeurs du développement séparé, c’est en fait naturel… Et mortifère ! Car ce sont maintenant les Asiatiques, Chinois en tête, qui se développent à tout va sur la lancée du marché de masse. Elément que nous ne voyons pas car nous posons notre regard sur leurs seules institutions politiques, restées non démocratiques, elles : nous sommes incapables de démocratie réelle car élitistes, mais nous jugeons les autres non démocratiques parce qu’ils n’élisent pas leurs dirigeants politiques. Elisons-nous nous mêmes nos dirigeants politiques de manière réellement démocratique ? Quid de nos médias ?... 

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    Alors oui, nous sommes en déclin. Mais pas pour les mêmes raisons qu’Attali, avec toute notre classe politique de gauche comme de droite, soulève : ce n’est pas parce que nous ne savons pas bien prendre le train de la mondialisation que nous sommes en déclin. Nous le sommes parce que, justement, nous nous accrochons au modèle de la mondialisation anglo-saxonne quand, déjà, ce modèle est devenu obsolète : économiquement, nous devons aujourd’hui investir dans les pays en développement et non chez nos voisins européens ou aux Etats Unis comme nous le faisons. Culturellement, nous devons retrouver nos racines, bien plus proches de celles des nouveaux dominants, au lieu de singer des Anglo-saxons qui vivent les dernières décennies de leur domination : les découvertes scientifiques ne viennent plus d’Europe ou presque et ne sont localisées encore pas mal aux Etat Unis que parce que ces derniers savent encore attirer les chercheurs métèques, ceux qui trouvent le plus aujourd’hui. Et la littérature la plus incisive n’est plus aujourd’hui américaine mais asiatique, indienne surtout. Ca n’est qu’un début mais tellement fort et tellement caractéristique qu’on ne peut qu’être frappé par la vitesse du processus : ceux qui croient, ceux qui imaginent, ceux qui créent ne sont plus les Yankees, ils ne sont plus européens depuis longtemps, ils sont de moins en moins blancs. Mais Attali persiste à penser et écrire que le centre du monde se trouve sur la côte ouest américaine, en Californie ! C’est ça, le déclin, cette impossibilité qu’on nos élites à se remettre en question.

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    Car, tout ce que je viens d’écrire le prouve, la mondialisation anglo-saxonne n’a pas eu la peau des cultures mondiales : ce sont celles-ci qui, d’ores et déjà, ont vaincu la dite mondialisation anglo-saxonne. Comment nos élites françaises, issues d’un pays qui brilla surtout culturellement (peut on parler de « briller » militairement ?), ont elles d’ailleurs pu penser un seul instant qu’une mondialisation culturelle aussi minable, fondée sur un simple outil de communication et des contenus infantiles, pourrait jeter aux orties des millénaires de conditionnements culturels lourds tels que la langue, les styles de vie ou la religion ? Comment ont-elles pu en outre, dans le pays qui empêcha de fait les Anglo-saxons de dominer encore plus férocement la planète, se piquer autant d’anglo-saxonisme est une question qui en dit long sur leurs compétences : le fric ayant remplacé le savoir, nous avons en fait affaire à des « winers » incultes (il n’y a pas d’équivalent français à ce mot typiquement anglo-saxon. Ca en dit long sur le dérapage des élites et pseudo élites !) Voltaire, Proudhon  et Camus ont été remplacé par BHL et Finkel machin chose. Tandis qu’à plus court terme, un Sarkozy couche aujourd’hui dans le lit de De Gaulle. Ca fait froid dans le dos…<o:p></o:p>

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