• Petite histoire de l'élitisme

    Pour une renaissance de l’humanisme<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Article 8<o:p></o:p>

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    Elitisme : un peu d’utopie SVP !<o:p></o:p>

    2- Petite histoire de l’élitisme<o:p></o:p>

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    L’élitisme n’existait pas dans les sociétés familiales primitives, sinon l’élitisme par l’âge : les anciens étaient respectés pour leur expérience, jusqu’à être divinisés par leurs héritiers. Les conflits, bien moins nombreux qu’aujourd’hui à nombre d’humains constant, étaient réglés par des conseils de famille qui allaient jusqu’à dédommager financièrement la famille de la victime en cas de meurtre. La civilisation bantou, longtemps à l’écart du saut technologique et philosophique qu’a représenté, pour l’Humanité, la « route de la soie », nous apprend que ce type de rapports humains n’a rien d’incongru et peut même engendrer une langue commerciale, le Lingala, parlée aujourd’hui par les 3/5e des subsahariens « forestiers »…

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    C’est la facilité de s’emparer, pour les nomades, des biens des sédentaires qui  est à l’origine de cette relativement très nouvelle notion du devenir humain : l’élitisme n’a que quelques milliers d’années contre plus de cent mille ans de vie humaine « familiale », premier point et non des moindres ! Tant en effet que la survie humaine fut bâtie sur la cueillette et sur la chasse, son organisation tourna autour de la famille et du clan. Tout juste les plus forts furent-ils mis en avant, mais loin derrière les plus malins (les inventeurs), pour protéger la famille ou le clan contre les agressions de bêtes et d’hommes aussi ou plus costauds physiquement.

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    A partir toutefois du 4e millénaire avant Jésus Christ, les sociétés humaines doivent se transformer face à la prédation des groupes humains nomades qui jugent plus avantageux de piller les sédentaires, inventeurs de l’agriculture et de l’élevage, que de se mettre eux-mêmes à l’agriculture et à l’élevage. Dès lors, basé sur le fait militaire (hiérarchisé de plus en plus pour être de plus en plus efficace), l’élitisme s’envole. Les vaincus finissent par être réduits en esclavage, jusqu’aux extrémités grecques puis romaines qui tuent en fait les sociétés esclavagistes : le travail n’a plus droit de cité dans ces sociétés, puisque réalisé par des esclaves. Et elles s’éteignent, faute de possibilité de rebondir technologiquement puisque les « élus » ne travaillent plus et ne réfléchissent plus au travail, CQFD !

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    Les civilisations suivantes s’adaptent : elles hiérarchisent les tâches et inventent donc les castes. Naissent ainsi l’aristocratie (les militaires), le clergé (ceux qui donnent le bon sort aux militaires et tiennent les autres en laisse) et le peuple (tous les autres, dont les esclaves qui n’ont pas disparu, bien entendu). C’est ainsi que les Germains finissent par avoir la peau des Romains, en perdant au passage toute la technologie des dits Romains (technologie qui appartient en fait à des esclaves qui n’en ont rien à foutre, c’est le moins qu’on puisse dire !) Et la civilisation ne vient donc pas des Romains mais de la route de la Soie, donc des Asiatiques via les Arabes puis les Turco-mongols qui les ont vaincus. La dite civilisation réapparaît chez nous progressivement tout au long du Moyen Age, avec un véritable déclic au 15e siècle où, en même temps, coexistent deux phénomènes, celui de la Renaissance des idées grâce à la redécouverte des Grecs et des Romains via les traductions des philosophes arabo-turcs, et celui de l’essor du transport maritime européen, fruit de la collaboration entre les Italiens et les Portugais, qui finit, très vite, par casser la route terrestre de la Soie : Byzance, très affaiblie de ce fait, tombe aux mains des Ottomans tandis que les Occidentaux, peu à peu, impriment leur loi au monde entier…

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    Et qui sont ces Occidentaux sinon des militaires ! Tout, chez eux, tourne autour de la valeur guerrière. Leurs idéaux sont ceux du courage, de la vaillance, de l’intelligence au combat, idéaux qui ont perduré jusqu’à nos jours. Certes, du fait de l’autre phénomène, celui de la Renaissance des idées, d’autres valeurs ont vu ou revu le jour, valeurs dites « humanistes » qui aboutiront au socialisme et donneront naissance au bipartisme actuel, nos sociétés modernes étant scindées entre une « gauche » et une « droite ». Mais, globalement, aucun des héritiers occidentaux du 15e siècle n’a encore remis en cause l’élitisme, donc la hiérarchie guerrière de nos sociétés. Qui dominent le monde, ne l’oublions pas, et qui donnent donc aux sociétés dominées l’exemple de leur organisation…

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    Nous en sommes là. Avec si peu d’adeptes d’une rupture avec le modèle que votre serviteur n’a même pas trouvé d’éditeur pour le livre que vous trouverez ci-joint en ligne (Livre 1) et qu’il ne trouvera pas d’éditeur pour la suite d’articles qu’il consacre au renouveau des idées humanistes. Ni en français, ni en anglais, les anglophones étant peut-être pires que les francophones vis-à-vis des idées iconoclastes.

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    Demandez-vous, à présent que vous pouvez réfléchir sérieusement sur nos organisations sociales, si c’est « modernes » que d’être ultra-libéral, donc partisan de la hiérarchie dans notre organisation sociale…<o:p></o:p>


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