• Quand les Camerounais se révoltent

    Article pour le Gri-Gri International, début 2008<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Rubrique : Con de blanc<o:p></o:p>

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    Quand les Camerounais se révoltent<o:p></o:p>

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    Figurez-vous que les Camerounais se sont mis à se révolter. Le mouvement est parti d’une simple grève des chauffeurs de taxi (les responsables en fait des transports publics tant ceux-ci sont déliquescents là bas) contre le prix des carburants. En quelques jours, les principales villes du pays se sont embrasées. Ici et là les « forces de l’ordre » (en Afrique centrale, on les appelle les « mange 1000 » parce qu’elles créent des barrages pour taxer les passants de 1000 FCFA) se sont énervées et on tiré. Bilan : déjà de nombreux morts qui créent autant de « statues du Commandeur » contre la révision constitutionnelle entamée par Paul Biya, le président de la République, pour pouvoir se représenter une troisième fois.

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    Le pouvoir savait pourtant qu’il marchait sur des œufs depuis pas mal de temps : l’entourage du Chef de l’Etat avait lancé une gigantesque chasse à la corruption voici trois ans, chasse « obligée » tant le mécontentement de la population camerounaise –plus de 20 millions de personnes aujourd’hui- lui paraissait important. Et c’est ce même entourage qui n’a pas vu venir la révolte d’aujourd’hui sur un simple mot d’ordre de grève des chauffeurs de taxi.

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    Ne nous trompons pas : la révolte des Camerounais n’est pas ethnique. Ce ne sont pas les gens du Nord ou les Anglophones qui se dressent contre le pouvoir du Centre sud ou du Littoral. Ce sont des pauvres qui veulent une amélioration de leur pouvoir d’achat. En se moquant de leurs origines comme de l’an 40… Il s’agit donc d’un mouvement social tout ce qu’il y a de moderne et d’urbain, faisant rentrer le Cameroun dans le camp des pays intermédiaires mieux que toute autre démonstration.

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    Ce mouvement est donc un prélude, non un aboutissement. Il vient en outre de gens qui condamnent, comme les Islamistes, les débordements sexuels occidentaux : voici une semaine à peine, les journaux camerounais étaient emplis des cris de fureur des familles camerounaises face à l’homosexualité affichées d’une partie de leurs enfants. La révolte camerounaises est doublement annonciatrice : elle sonne, comme en Corée du Sud voici une quinzaine d’années, le début d’une ère de développement accéléré, car enfin partagé, dans un pays subsaharien ; mais elle marque aussi le refus de la culture occidentale par un pays « noir » parfaitement mélangé entre Sahéliens et Forestiers. Moi, le Blanc, je ne suis guère rassuré…<o:p></o:p>

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