• 9) Epilogue

    Je n'en sais pas plus. Des signes font penser que nous ne mourrons pas "bêtement" et que, dans ce cas, nous emportons avec nous, où que nous allions, tous nos acquis, défauts inclus. Nous continuons, paraît-il aussi, à survivre dans l'ADN de nos descendants en sus de leur mémoire. Nous savons aussi, par expérience, que nos parents nous façonnent beaucoup, en bien comme en mal et en positif quand nous les imitons comme en négatif quand nous réagissions contre eux. Nous ne sommes donc pas totalement libres, plutôt pas mal prisonniers du passé. Les pires salopards de la Terre ont tous, dans un recoin de leur cerveau, une blessure qui explique leur conduite, c'est même le B A Ba des avocats que de faire ressortir cette blessure pour atténuer leur responsabilité. Même les "porcs", ces dingues du sexe mis au pilori depuis 3 ans, sont prisonniers de leurs hormones. Et ce dont je suis certain à cet égard est que le "juste" n'est pas celui qui apprend à vivre dans l'ascèse la plus totale mais celui qui arrive à maîtriser et son passé, et son ADN, et ses hormones. Ce à quoi se sont en fait attachées toutes les religions humaines. Je me demande même si leur disparition en cours n'explique pas l'espèce d'explosion d'excès en tous genres à laquelle on semble assister en Occident. Nous sommes redevenus intolérants tandis que nos comportements sexuels sont devenus délirant. Le respect des parents s'évanouit lui aussi dans les grandes cités et, finalement, nous manquons de normes. Un monde meurt, Dieu meurt et ça commence à nous manquer sérieusement pourrais-je ainsi conclure.

    Car les Etats n'ont pas vraiment remplacé les religions, au moins en Occident, au niveau de la morale et de l'éthique. "Enrichissez-vous" disait Guizot, ministre du roi Louis-Philippe, morale peu chrétienne mais terriblement d'actualité aujourd'hui. Et que peut dire d'autre un Etat qui vit de l'enrichissement de sa population ?! L'Islam n'est pas mieux loti : ses adeptes les plus fougueux tuent au nom d'un Dieu qui a donné aux croyants un livre dans lequel il n'arrête pas de répéter qu'il est "miséricordieux", le mot le plus présent dans le Coran. Adeptes qui en outre et sous le prétexte de donner la primauté à Dieu, caricaturent ses commandements alors que son message est globalement de garder mesure en tout.

    La politique n'est donc vraiment pas un substitut aux normes religieuses. La méditation n'y a pas sa place, ni la réflexion mystique. L'humain aujourd'hui n'est plus qu'un consommateur d'autant plus décérébré qu'il passe des heures à jouer sur ses écrans et ne lit plus, quand il lit encore, que des romans policiers, des bandes dessinées et des magazines. Cet humain des grandes villes riches troque en outre ses rapports humains contre des pseudo rapports en ligne avec d'autres internautes qu'il ne verra jamais. Il a jeté la religion et enfourné du prêt-à-penser comme l'écologie ou le soutien aux étrangers, délaissant ses propres pauvres. Que leur dire quand on est curé ?!

    Quand je vois cela et que je sais que le monde entier se dirige vers cette "way of life" je ne peux que réfuter les thèses selon lesquelles nous sommes appelé à rejoindre le Créateur : à sa place, je ne voudrais pas de nous ! 

     

     

     


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  • 8) Que dit la Science ? Où allons-nous ?

    Il ne s'agit pas ici de savoir si l'homme arrivera à créer des robots à son image mais de ce qui nous advient après la mort : Paradis pour tous ou Enfer pour certains ? Résurrection dans un autre corps ? Rien ?

    Disons tout de suite que les scientifiques n'en disent rien pour l'instant. Tout juste commence-t-on après un demi-siècle d'hésitation, à étudier le phénomène que les Anglophones appellent "Near death experience", mal traduit par "expérience de mort imminente" : il s'agit de gens qui ont sombré apparemment dans la mort mais qui en sont revenus en disant qu'ils étaient sortis de leur corps et s'étaient dirigés vers une lumière éblouissante dans laquelle les attendaient des gens. "Hallucination" ont commencé par dire les médecins. Qui, devant tout de même le nombre assez faramineux des dites expériences parlèrent, hier seulement, de réactions chimiques dans le cerveau précédent immédiatement la mort cérébrale.

    En fait ce n'est pas si simple et les recueils d'expériences de gens qui sont morts cliniquement et revenus sont plus complexes. j'en ai retenu quelques exemples que vous trouverez à cette adresse :  http://dalayer.kazeo.com/que-se-passe-t-il-apres-la-mort-a160929250

    On voit que ça n'est pas si facile à croire que le disent les croyants ou si facile à expliquer que le disent les scientifiques occidentaux. Car et certes, une autre expérience, russe cette fois-ci, soit la photographie "Kirlian" (de l'effet Kirlian, cette photographie tout-ce qu'il y a de sérieux des effets électrochimiques du corps humain) du corps de mourants montre effectivement une reprise électrochimique de l'ensemble du corps après sa mort clinique, prouvant la dite reprise naturelle avancée par les scientifiques américains : le cerveau survit au cœur et il y a bien une intense mais brève activité électrochimique  du cerveau après la mort (dans la photographie "Kirlian", il s'agit de l'ensemble du corps mort).  Et ce qui diffère est en fait la qualité des souvenirs des mourants : la fameuse intense lumière pour certains mais des visions bien moins sympathiques pour d'autres. Mais cela peut aussi bien prouver la cause naturelle des visions du Paradis que l'existence et d'un Paradis et d'un Enfer en fonction de la vie des morts. On est pas plus avancé !

    Et cela n'interfère nullement dans l'autre grande explication de l'après mort, la résurrection dans un autre corps, cette fameuse métempsychose asiatique.  De même que cela n'explique nullement pourquoi l'homme enterre ses morts quasiment depuis le début de son existence (le fameux divin inné) ni pourquoi, seul dans les créations terrestre, il pense qu'il existe et qu'il sait que, face au mal, existe le bien.  Ce, toujours de manière innée...

    Pourquoi en effet "le hasard et la nécessité" aurait inclus de telles notions dans l'ADN humain : ça n'a aucun sens ! Pourquoi l'homme, cet animal si fragile, possède-t-il autant de sens et autant de sens si faibles ? Il voit moins bien que les oiseaux mais mieux que les autres mammifères. Il entend moins bien que quelques mammifères mais mieux que tous les autres, il sent moins que plusieurs mammifères mais mieux que tous les autres, son cris est moins pénétrant que bien d'autres êtres vivant, mais mieux que la plupart des autres, il sait compter mieux que tous les autres, il sait s'adapter mieux que tous les autres, il sait parler mais plus intensément que tous les autres, il sait se servir de ses pattes avant, mais mieux que tous les autres. Etc., l'homme n'est pas un "must" mais un ensemble de dons qui, additionnés, est un must. Il n'y a aucune autre espèce qui n'arrive à sa cheville en matière d'addition de dons et c'est pourquoi il a conquis aussi aisément le monde d'après les dinosaures.

    Et pourquoi, justement, les dinosaures ont-il disparus après tant de millénaires de domination pour laisser l'homme les remplacer ? Pourquoi un monde stupide, fait de prédations, a-t-il accouché d'un monde qui se veut, aujourd'hui, le contraire de la prédation jusqu'à l'absurde ? Le divin ne se cache pas que dans la mort de Dieu chez les hommes, il le dépasse de très loin. La métaphysique dépasse notre propre existence . Et en définitive, nous en savons plus certes que nos ancêtres, mais nous  continuons a ne rien savoir de notre existence future.

    On en est là pour l'instant et la seule interrogation que nous ayons sur notre vie au moins pendant la mort n'est toujours pas expliquée. Les recherches sur la question sont certes un peu plus importantes qu'il y a quelques décennies où elles relevaient de la science fiction mais elles restent marginales. Nous continuons donc à croire, selon notre culture, que nous rejoignons Dieu (ou pas), soit en passant par les case "Paradis-Purgatoire-Enfer", soit tous au Paradis (une croyance assez en vogue en Occident où l'idée de l'Enfer ne passe plus vraiment), soit que nous sommes définitivement anéantis dans la mort (les agnostiques mais ils sont peu nombreux dans le monde à penser qu'il n'y a rien après la mort, le concept n'est plus à la mode) ; l'autre grande option étant soit la renaissance dans un autre corps et pour une autre vie, soit la fusion avec Dieu (le Nirvana) mais pour une toute petite minorité.

    Ca reste donc du domaine religieux avec  les plus anciennes manifestations de la croyance en un Au Delà  : les enterrements de nos morts. Un athée total aurait simplement cherché à éviter que nos charognes pollue son eau. Mais l'enterrement, qui plus est avec des objets dits "funéraires" va beaucoup plus loin. De même que les premières manifestations de prières se sont adressées aux mânes de nos ancêtres. Croyance qui est confortée, même en Occident, par la vogue de la voyance, ces hommes et ces femmes qui seraient capables de parler avec les morts. Et, dans certains lieux, par les dévotions des vivants sur les tombes des morts : le vivant qui ne croit plus au catholicisme par exemple et ne fera donc pas le signe de croix devant la tombe, viendra quand même se recueillir dessus ! Côté Islam, c'est pareil : qu'est-ce que le Taj Mahal sinon un mausolée, une tombe royale !? Certes, les tombes musulmanes sont en général bien moins somptueuses mais elles sont tournées vers la Mecque : le mort continue à vénérer Dieu.  Le Paradis et l'Enfer existent pareillement chez les Musulmans, la seule différence, totalement faite pour entraîner les soldats à combattre, tenant aux cohortes de vierges promises aux malheureux décédés au combat. Les Asiatiques diffèrent de nous sur ce plan car Hindouistes comme Bouddhistes croient à la métempsychose et de manière assez forte d'ailleurs.

    Imaginez maintenant le Cosmos, cet immense terrain de création pour des forces colossales que nous commençons seulement à connaître. Et imaginons, comme certains bons esprits l'on fait, que notre Univers cherche à se connaître lui-même et ait donc créé des êtres pensant, dont nous, pour l'étudier. Que ferait cet enfant Univers de gens qui n'ont pas cherché vraiment à apporter des réponses au Cosmos mais ont passé leur temps à "faire du fric", cherché à être puissants, se goinfrer de tout ? Ou, tout bêtement, n'ont jamais eu l'occasion, au cours de vies difficiles et semées d'emmerdements, de réfléchir à quoi que soit d'autre que de survivre ?!

    On peut imaginer aussi que Dieu cherche à expérimenter des sensations au travers de ses créations. Les réactions nucléaires des étoiles ou le maelström des trous noirs me paraissent être d'une autre valeur à cet égard que même nos cris d'amour les plus déchirants, sortes de tout petit "rien" d'une durée insignifiante. Certes, les Grecs imaginèrent des Dieux à l'image des hommes, capables de tomber amoureux des mortels. Comme non pas des petits être verts venant nous rendre visite, mais des géants capable de se mettre à notre niveau, avec tous nos défauts. Mais plus personne n'y croit aujourd'hui, ce n'est d'ailleurs pas les hommes qui auraient créé Dieu à leur image mais l'inverse.

    Ce qui est dingue est que nous en somme toujours là, à des croyances qui datent des époques où nous ne maîtrisions aucune technologie autre que le bronze. J'ai pourtant la faiblesse de croire que si nous avons dans notre ADN le sens du divin, ce n'est pas sans raison. Et ce n'est pas pour continuer à croire à des systèmes de pensée aussi difficile à admettre aujourd'hui. Déjà l'Enfer nous quitte en Occident. Mais pas le Paradis, tout le monde veut y entrer...

    Longtemps, nous avons crû que nous étions seuls dans l'Univers et pouvions alors penser que notre place était auprès du créateur suprême. Avec ou sans métempsychose. Ce n'est guère possible aujourd'hui mais la croyance est comme un gros navire qui ne peut s'arrêter qu'après avoir digéré son énergie cinétique : dans le même temps que nous découvrons que la Terre n'est qu'une planète parmi une infinité d'autres, nous continuons à penser que nous avons une place privilégiée auprès du Créateur !


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  • Que se passe-t-il dans le cerveau au moment de la mort ?

    Que se produit-il dans le cerveau quand le sang n’y est plus transporté ? Une nouvelle étude scientifique apporte des indications inédites sur ce qu’il se passe juste avant la mort. 

    Contrairement à des croyances répandues, il n’y a pas de moment exact d’un passage de la vie à la mort : « La mort est un processus,explique Sam Parnia, un des spécialistes mondiaux de la réanimation, à l’université de New York. Ce n’est qu’après le moment où les organes vitaux ne donnent plus signe de vie que les cellules commencent à mourir – et cela peut prendre des heures. »

    Les cellules cérébrales sont particulièrement résistantes aux effets de la baisse d’apports de sang – et donc d’oxygène. D’après des études récentes en laboratoire, elles peuvent résister jusqu’à 21 heures. « Quand l’oxygène cesse d’approvisionner le cerveau, du matériel toxique s’y accumule. C’est, en grande partie, ce qui tue les cellules du cerveau. »

    Jens Dreier, chercheur en neurologie expérimentale à l’hôpital de la Charité à Berlin, a mis des électrodes dans le cerveau de neuf patients sur le point de mourir – avec l’accord des familles. Il a enregistré ce qui se passe exactement lors de l’arrêt des traitements ; lorsque leur cœur arrête de battre et que l’électro-encéphalogramme (EEG), qui enregistre l’activité cérébrale, est plat. « Un EEG plat ne signifie pas que les cellules nerveuses ne sont plus actives », confirme le chercheur.

    Dépolarisation des cellules

    Comme des piles, les cellules du cerveau ont des polarités électriques et des réserves d’énergie. Privés d’oxygène et de sang, les neurones se mettent d’abord en « mode pause ». Lorsque la première cellule « craque », on dit qu’elle dépolarise, c’est-à-dire qu’elle libère toute sa réserve d’énergie. Ce choc entraîne la dépolarisation d’une cellule voisine, qui libère aussi son énergie, et ainsi de suite jusqu’à extinction des feux.

    Quand ils sont privés d’oxygène, les neurones se mettent d’abord en « mode pause ». (Image d’illustration : Fotolia)

    Cette vague massive est un véritable tsunami pour le cerveau. Ses structures physiologiques et anatomiques, conçues pour des cellules fonctionnelles, sont détériorées. Ce tsunami est, jusqu’à un certain point, réversible. « La question est de savoir quand la mort devient absolument irréversible d’un point de vue cellulaire »,souligne Sam Parnia.

    Si l’on agit avant ce moment, les cellules peuvent se rétablir. Refroidir la tête, par exemple, préserve les cellules et freine l’accumulation des éléments chimiques toxiques.

    L’objectif de Jens Dreier est le développement de méthodes automatisées pour la détection des dépolarisations. « Afin d’apprendre comment protéger le cerveau en cas d’accident vasculaire cérébral et d’arrêt cardiaque, vous devez d’abord comprendre de quoi vous devez le protéger, explique-t-il. Le temps joue un rôle important. Le temps, c’est du cerveau. »

    Un sentiment de paix, une lumière accueillante

    Apparue il y a près de cinquante ans avec la respiration artificielle et la réanimation cardiaque, la science de la réanimation a fait approcher des millions de personnes de la mort, avant qu’ils ne « reviennent » à la vie. Leurs témoignages se recoupent, indépendamment de leur âge, de leur origine ou de leur religion : « Ces personnes décrivent des sentiments de paix immense, la traversée d’un tunnel, une lumière chaleureuse et des proches décédés perçus comme accueillants », explique Sam Parnia.

    Les patients mentionnent parfois un « être de lumière » et disent avoir fait le bilan de leur vie. D’autres racontent avoir eu la perception d’être séparés de leur corps, d’avoir observé les événements d’en haut. Les mécanismes cérébraux derrière ces expériences sont encore inconnus. L’une des hypothèses, indique Sam Parnia, c’est que « la conscience soit une entité distincte qui n’est pas produite par les activités conventionnelles des cellules du cerveau. Elle pourrait elle-même moduler indépendamment l’activité cérébrale… » La science n’a ni validé ni infirmé cette possibilité.

     

     

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    "Mort active" 

    Grâce aux avancées de la science, nous sommes capables de garder des patients souffrants en vie plus longtemps. Là où la fièvre ou des blessures physiques pouvaient nous emporter en une nuit, les soins prodigués dans les hôpitaux permettent maintenant de nous faire tenir le temps de la guérison. Pour les maladies les plus résistantes, comme le cancer, une médecine lourde peut rallonger le fil de la vie. Ce qui nous a amenés à pouvoir observer la mort plus précisément, dans un processus plus lent et décomposé, à force d'efforts de la part des médecins pour nous garder en vie et nous préserver de la douleur.

    On peut considérer que la mort est annoncée par quelques signes avant-coureurs. "Environ deux semaines avant le dernier souffle, les personnes mourantes deviennent trop malades, trop confuses, ou trop inconsciences, pour nous dire ce qu'elles expérimentent", indique à The Atlantic Margaret Campbell, une infirmière à l'Université de Wayne State, à Detroit (Michigan, États-Unis). La mort est décrite par les personnes qui l'observent, mais qu'en est-il pour celles qui s'en rapprochent ? Comme le remarque James Hallenbeck, un spécialiste des soins palliatifs de l'Université de Stanford (Californie, États-Unis), la mort est comme un trou noir : une fois son horizon dépassé, il n'y a pas de retour en arrière, et nul ne peut dire ce qui s'y trouve au-delà. Les instants qui précèdent la mort clinique sont appelés "mort active", bien que la personne puisse encore se tenir debout selon ce que la maladie dont elle souffre lui permet de faire. "À ce moment-là, les mourants commencent à perdre leurs sens et leurs désirs dans un certain ordre. Tout d'abord la faim, puis la soif. Vient le tour de la parole, suivie de la vision. Les dernières facultés abandonnées sont généralement l'écoute et le toucher", explique Hallenbeck dans son livre Palliative Care Perspectives. 

    Activité cérébrale débordante 

    Les moments qui précèdent la mort sont-ils douloureux ? On peut notamment penser, pour ceux qui l'ont déjà observé, à ces râles que poussent les personnes à l'agonie, suivant les soubresauts de la respiration. Graves, macabres, effrayants, ils hérissent le poil et signent souvent les derniers instants du malade, qui se dit-on, doit souffrir malgré son état généralement inconscient. La réponse des scientifiques à ce sujet est réconfortante : ils estiment que ces bruits rauques sont dus à l'asséchement de la gorge du patient, incapable de tousser ou de déglutir, et n'entraînent pas de souffrance. Les instants qui précèdent la mort sont-ils douloureux ? Parfois oui, parfois non, explique Campbell : "Il existe des conditions dans lesquelles la douleur est inévitable, et d'autres dans lesquelles les patients s'assoupissent tranquillement, sans paniquer". Également, une maladie impliquant des douleurs chroniques n'implique pas forcément une mort douloureuse, et inversement. Par exemple, les malades de cancer – une maladie qui peut ne pas être douloureuse – ont généralement besoin de soins palliatifs dans leurs derniers instants pour se sentir à l'aise.

    Si la science ne sait pas si les patients vivant leurs dernières heures sont dans un état inconscient ou celui d'une conscience partielle, il apparaît que le cerveau, pour résister à la mort, décide de mettre hors service les autres organes les uns après les autres, comme si le vieillissement était brutalement accéléré. "Il sacrifie les zones qui sont les moins critiques à la survie", précise à The Atlantic David Hovda, directeur au Centre de recherche des maladies du cerveau à l'Université de Californie à Los Angeles (États-Unis). Et c'est au moment où le cerveau commence à faiblir que la mort est proche. Jimo Borjigin, neuroscientifique à l'Université du Michigan (États-Unis), a remarqué chez les animaux qu'elle étudiait que l'activité cérébrale connaissait un pic juste avant leur mort. À la suite d'une autre étude, Borjigin a conclu que peu avant que l'animal décède pour de bon, de nombreux composés neurochimiques étaient relâchés par le cerveau. De quoi expliquer les expériences surréalistes des personnes passées à deux doigts de la mort, notamment celle d'un long tunnel au bout duquel parvient une lumière blanche. "Et soudain, toutes les régions du cerveau sont montées en puissance et se sont synchronisées", raconte-t-elle. Des caractéristiques que l'on associe à la cohérence. Et de continuer : "Ces paramètres sont très utilisés pour analyser l'état de conscience d'humains éveillés. Nous pensons donc que lorsque vous êtes alertes ou excités, il se passe la même chose dans votre cerveau que dans celui d'une personne en train de mourir".

    Sentiment de compréhension absolue du monde 

    Et ce qui se passe dans la tête de ces personnes est stupéfiant. Les patients qui ont été ramenés à la vie à ce moment-là témoignent de visions surréalistes, durant lesquelles ils se sentaient sortir de leur enveloppe corporelle et observent leur propre corps allongé sur le lit d'hôpital, revivaient des souvenirs enfouis dans leur mémoire, ou bien retrouvaient leurs proches précédemment décédés. Des visions plus vraies que nature, que ceux et celles qui les ont expérimentées disent accompagnées d'un sentiment profond d'apaisement et d'une compréhension absolue du monde. Des moments extrêmement plaisants malgré les circonstances, qui seraient expliqués par les hormones relâchées dans le cerveau à ce moment-là, telles que la dopamine, un neurotransmetteur associé au bonheur.

    Cette vidéo explique bien les visions dont sont témoins ces personnes passées tout près de la mort : La mort, dit Hallenbeck, est comparable aux vagues qui s'échouent sur la plage. Chaque respiration de la part du malade en est une. Jusqu'à ce que l'une de ces déferlantes, trop puissante, finisse par emporter la vie avec elle.

    De quoi rappeler que la mort ne doit pas être crainte. Comme le disait Montaigne, elle n'est que l'achèvement de la vie. L'important est de la connaître, pour véritablement profiter de ce qui la précède. Maintenant que l'on sait qu'elle n'implique pas de douleur, mais plutôt une sorte d'élévation spirituelle, il convient d'être rassuré. 

     

     

    Vous allez mourir et voici ce que vous ressentirez au moment de votre mort

    Que ressent-on juste avant de mourir ? Qu’y a-t-il après la mort ? Ces questions qui taraudent le monde entier depuis des millénaires viennent de faire l’objet d’une étude très sérieuse menée par une équipe de chercheurs anglo-américaine. Ces derniers ont rassemblé des témoignages de personnes des quatre coins du monde qui ont connu une expérience de mort imminente. Ainsi, ils ont utilisé des données scientifiques et des raisons logiques pour interpréter et comprendre les visions quelques fois troublantes de ces patients. SooCurious vous en dit plus sur cette étude fascinante. 

    De nombreux rapports font état de cas où des individus cliniquement morts et qui avaient ensuite pu être réanimés, se souvenaient de choses étranges réelles ou non. Pour les chercheurs, lorsque le coeur s’arrête de battre, il cesse d’envoyer du sang jusqu’au cerveau et donc le patient peut être considéré comme mort. Pourtant certains prétendent que dans certains cas, il est possible que les conditions soient réversibles. Un patient mort qui se souvient de ce qui se passe dans sa salle d’opération, semble être encore conscient. Mais jusque-là ces expériences n’étaient pas réellement prises au sérieux par les chercheurs, réticents à donner du crédit à des anecdotes invraisemblables. Les scientifiques ne se sont donc que très peu penchés sur ce sujet, considéré comme en dehors du domaine scientifique.

    Un patient à l’hôpital via Shutterstock 

    Aujourd’hui pourtant, Sam Parnia, médecin en soins intensifs et directeur de la recherche sur la réanimation à l’Université de médecine de New York, a voulu lever le voile sur ce qui se passe vraiment après la mort. Ainsi avec une équipe des 17 chercheurs venus des Etats-Unis et du Royaume-Uni, Sam a analysé des cas, recueilli des données scientifiques et ce pendant 4 ans. Au final, parmi les cas d’arrêt cardiaque, où le coeur cessait de battre et où les patients étaient considérés comme morts, seulement 16 % des patients avaient pu être réanimés. L’équipe a pu s’entretenir avec 101 d’entre eux dans le cadre de leur étude, ce qui ne correspond qu’à 1/3 des personnes revenues d’entre les morts. Le médecin explique qu’ils ont « voulu comprendre, tout d’abord ce qu’était l’expérience mentale et cognitive de la mort », puis dans un second temps déterminer si les patients qui « prétendaient avoir perçu les éléments auditifs et visuels au moment de la mort, étaient vraiment conscients ».

    Ainsi l’équipe de chercheurs a pu constater que près de 50 % des participants à l’étude affirmaient se souvenir de quelque chose alors qu’ils étaient techniquement morts. L’un des exemples les plus troublants se trouve être l’histoire de Monsieur A. En 2011, Monsieur A, un travailleur de 57 ans est admis à l’hôpital général de Southampton (Angleterre) après s’être effondré au travail. Le personnel médical tentait d’insérer un cathéter lorsque ce dernier a fait une crise cardiaque. Son cerveau n’étant plus irrigué, il ne recevait plus d’oxygène. L’encéphalogramme était à plat. Monsieur A était mort. Pourtant, il se souvient de ce qu’il s’est passé ensuite. Il se rappelle dans les moindres détails des quelques minutes après sa mort.

    Une femme dans un tunnel via Shutterstock 

    Le personnel a saisi un défibrillateur (DAE), qui est utilisé pour délivrer des impulsions afin de faire redémarrer le coeur. Il se souvient d’une voix dire à deux reprises « choc du patient ». Entre ces deux exclamations, il a levé les yeux pour voir une femme étrange lui faire des signes de l’autre bout de la pièce, vers le plafond. « J’ai senti qu’elle me connaissait, j’avais la sensation que je pouvais lui faire confiance, j’ai senti qu’elle était là pour une raison [mais] j’ignorais laquelle », explique Monsieur A. Il se rappelle que la seconde d’après, il était de nouveau dans la chambre d’hôpital, fixé par une infirmière et un autre homme chauve. Ce témoignage pourrait être simplement un parmi d’autres, mais l’histoire troublante de cet homme est corroboré par le rapport d’hospitalisation. Ainsi l’équipe médicale confirme les deux commandes verbales pour choquer le patient. La description des gens dans la salle collait aussi parfaitement avec la réalité, pourtant il ne les avait jamais vus avant sa perte de connaissance. Les actions détaillées par Monsieur A étaient exactement celles que le médecin et les infirmiers avaient réalisées pendant qu’il était mort. Pourtant, Monsieur A n’aurait biologiquement pas dû pouvoir connaitre ces détails.

    Parmi les participants, seuls Monsieur A et une autre femme dont l’expérience n’a pu être vérifiée font état d’évènements qui ont eu lieu dans une situation réelle. Pour les autres, il semble que leurs histoires soient plus oniriques ou hallucinatoires. Les auteurs de l’étude ont donc pu classer ces expériences dans sept grands thèmes. Pour Sam Parnia, « la plupart des expériences n’étaient pas conformes à ce qu’on appelle « mort imminente ». Il semble que les expériences mentales soient beaucoup plus larges que ce que l’on a recueilli dans le passé ».

    Les 7 nuances de la mort que les patients ont pu décrire aux médecins : 

    – la peur

    – la vision d’animaux ou de plantes

    – une lumière vive

    – la violence et la persécution

    – l’impression de déjà-vu

    – la vision d’un membre de sa famille

    – le souvenir des événements qui ont suivi l’arrêt cardiaque

    Des chirurgiens au bloc via Shutterstock 

    Allant d’un état de terreur à un état de béatitude, les patients ont offert leurs témoignages, certaines fois troublants, à l’équipe. Parmi ceux qui ont vécu une mauvaise expérience, un patient explique, par exemple avoir dû passer à travers une cérémonie… dans laquelle il devait être brûlé. Un autre se rappelle de quatre hommes avec lui, quoi qu’ils disent il savait qu’il allait mourir… Puis il a vu des hommes dans des cercueils enterrés tout droit. Un revenant se souvient de s’être retrouvé au fond d’une étendue d’eau. D’un autre côté, ceux qui se sont retrouvés dans un état plus que réjouissant, c’est-à-dire près de 22 % des participants, déclarent avoir connu « un sentiment de paix ou de plaisir ». Certains ont ainsi pu voir des lions ou des tigres, des éléments apaisants tels que des plantes. Tandis que d’autres ont perçu des choses plus abstraites telles que cette fameuse « lumière blanche ». Les autres voient en général des membres de leur famille. L’un des participants déclare même avoir eu un très fort sentiment de déjà-vu : « Je me sentais comme si je savais ce que les gens allaient faire avant qu’ils ne le fassent. » Des sens en éveil, une perception déformée du temps et un sentiment de déconnexion du corps étaient des sensations que partageaient beaucoup de revenants.

    Pour les chercheurs il est donc « définitivement clair que les gens ont de véritables expériences au moment de leur mort », explique Sam. La façon dont ils interprètent leur expérience est par contre complètement dépendante de leurs croyances, de leurs souvenirs propres, de leur passé… Quelqu’un qui vit en Inde pourrait revenir d’entre les morts en ayant vu Krishna alors qu’un Américain vivant dans le Midwest pourrait avoir vu exactement la même chose et l’interpréter comme étant son Dieu. D’après les chercheurs, il s’agit d’un conditionnement qui nous pousse à penser, interpréter comme on nous l’a appris (même indirectement). Le co-auteur de l’étude explique que l’interprétation de ce que l’on voit après la mort est différente selon chacun car nous avons tous une manière d’interpréter des éléments peut-être similaires. Mais en réalité, aucun d’entre nous n’est capable de savoir à quoi ressemble Dieu, certains auront une image de lui avec une longue barbe blanche, d’autres le verront comme une lumière étincelante… Il est donc de même pour l’interprétation d’autres éléments, nous nous basons sur des notions trop abstraites que nous tentons de décoder.

    Un homme au bout d’une route via Shutterstock 

    Pour l’instant, les chercheurs ne peuvent expliquer pourquoi certaines personnes peuvent se rappeler d’éléments pendant leur mort, ou que d’autres vivent des expériences plus terrifiantes que d’autres. Ils soulignent tout de même le fait qu’il semble que bien plus de personnes vivent des expériences de mort imminente que ce que l’étude reflète. Pour de nombreuses personnes, les souvenirs sont probablement et tout simplement effacés lors du gonflement du cerveau qui suit un arrêt cardiaque ou à cause de sédatifs trop puissants administrés par les médecins. Les gens ne se souviennent alors pas de leur expérience mais pour autant, elle peut les avoir affectés à un niveau subconscient. En effet certains, même sans souvenirs de ce qui s’est passé pendant leur mort, peuvent développer un trouble de stress post-traumatique tandis que d’autres deviennent étrangement plus sereins et adoptent une approche plus altruiste de la vie.

    Les scientifiques qui se sont consacrés à l’étude veulent déjà pousser leurs recherches pour répondre à d’autres questions concernant cette vie après la mort. Ils espèrent également que leurs travaux aideront à aller plus loin dans le dialogue souvent trop tabou concernant ces expériences hors normes. Pour eux, la mort devrait être un sujet scientifique comme n’importe quel autre. « Toute personne avec un esprit relativement objectif sera d’accord pour dire que c’est quelque chose qui devrait être étudié un peu plus loin. Nous avons les moyens technologiques de le faire, alors il est grand temps de le faire. »

    Une vision étrange via Shutterstock 

    Toutes ces histoires sont étonnantes. On félicite l’équipe de Sam Parnia d’avoir pris au sérieux un phénomène qui était jusque-là considéré comme relevant du domaine du paranormal. Les chercheurs devraient, selon nous, davantage s’intéresser à ce sujet qui mérite de plus amples explications. Que pensez-vous qu’il y ait après la mort 

     

     


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  • 8) Que dit la Science ? D’où venons-nous ?

    Ça reste un mystère : pour l’instant, la seule expérience « in vitro » qui a été faite sur le sujet, celui de la création de la vie à partir de pas grand-chose, est celle d’eau bombardée par des éclairs électriques. On a longtemps crû avoir ainsi trouvé l’origine de la vie, la naissance des bactéries puis d’organismes de plus en plus complexes mais ça n’a pas été confirmé. L’expérience valait d’être tentée, sans plus…

    Adam et Eve ne tiennent pas la route. Le processus pour arriver à la cellule en partant de la bactérie et de la cellule pour arriver aux êtres multicellulaires est bien connu. Darwin n’en avait pas conscience mais l’évolution joue aussi à ce niveau microscopique, notamment quand l’expérience s’effectue sur des millions d’années et dans des conditions finalement propices : beaucoup d’eau effectivement et beaucoup d’éclaires électriques, le tout au sein de boues pas possibles, celles résultant des milliards de m3 de magma se déversant sur la Terre de la gueule des innombrables volcans qui ont révolutionné notre planète à ses débuts.

    Aujourd’hui, des scientifiques se demandent si, finalement, les premières briques de la vie n’ont pas été apportées sur la Terre par les météorites : elles transportent de l’eau et des minéraux au sein des galaxies et l’on sait aujourd’hui que des bactéries peuvent survivre dans le froid absolu. On sait aussi qu’à partir d’hydrogène et d’hélium, les étoiles fabriquent puis expulsent des molécules bien plus complexes lorsqu’elles meurent. Ainsi va l’Univers qui fabrique ses étoiles à partir de nuages de gaz puis rend au vide ce qu’il a absorbé mais en nettement plus riche. De même les trous noirs, en se formant, commencent-ils par inonder l’espace d’un trait de lumière phénoménal et très certainement riche en matière ultra complexe car compressée à un niveau tel qu’il modifie les lois physiques. Bref, l’effarant balaie cosmique recycle incessamment la matière. La Lune, nous dit-on aujourd’hui, est née de la réception par la Terre d’une planète de la taille de Mars : une partie de la Terre s’en est alors détachée sous la violence du choc. Et l’on retrouve de fait, sur la Lune, tout une quirielle d’éléments présents sur Terre. Il est bien évident que des expérimentations de cette taille et dans un temps qui nous échappe restent et resteront longtemps hors de notre portée. Ce sont les mathématiques qui, là encore, nous permettent de rêver.

    Ce qui a bien entendu laissé le champ libre à la science-fiction et, notamment aux OVNI. Dont la possibilité est revenue en flèche avec la découverte de plus en plus de planètes. Autrefois, on imaginait des milliards d’étoiles vivant au sein de milliards de galaxies. Aujourd’hui, avec des étoiles comportant des théories de planètes, on a des milliards de milliards de planètes possibles orbitant autour d’étoiles en tous genres. Les scientifiques qui pensaient encore que la formation de la Terre était exceptionnelle n’existent plus, l’heure est à la certitude de la vie ailleurs. Au point que nous allons traquer à présent la présence de vie moléculaire dans notre propre système solaire. Nous en cherchons dans les météorites et sur Mars. Nous avons découvert de l’eau sur la Lune et sous les couches glacées d’Europe, cette lune de Jupiter…

    La science-fiction n’est pas tenue par la rigueur aussi va-t-elle beaucoup plus loin, imaginant que des êtres pensant extra solaire sont venus déposer les premières bactéries sur notre sol. Quand elle ne décrit pas le dépôt sur Terre des premiers humains ! Bon, on peut imaginer que des êtres venus d’ailleurs s’arrêtent un instant dans notre atmosphère pour nous observer. Il y a aujourd’hui trop de manifestations de ces OVNIS pour qu’on en rejette la possibilité sans voir de plus près. J’ai moi-même été témoin de telles manifestations : pendant mon service militaire, une alerte parce qu’un OVNI volait à 27000 km/heure à basse altitude le long de la frontière d’Allemagne de l’est. Repérée par les Américains, sa trace nous fut immédiatement transmise du fait de la liaison des radars ouest européens. Puis quelques années après, l’apparition, à quelques mètres de mon balcon, d’une sorte de petite boule de feu virevoltant à toute vitesse, surmonté plus haut par une boule de lumière rouge bien plus grosse. La boule de feu fit trois ou quatre embardées à angle droit et disparut… Ce, pour appuyer les innombrables témoignages qu’on ne peut plus prendre à la légère aujourd’hui sauf à être obtus. Mais s’agit-il de petits hommes verts ? Pourquoi pas des humains ayant, dans le futur, maîtrisé le voyage dans le temps ? Je ne crois pas aux expériences américaines car un avion volant à 27000 km/heure dans notre atmosphère se serait volatilisé en millions d’éclats dans l’état actuel de notre technologie : cette vitesse n’est permise qu’au-delà de l’atmosphère, quand le nombre de molécules d’air par m3 est raréfié. Pour être même plus précis, c’est la vitesse de nombreux satellites qui orbitent autour de notre planète. De même ne maîtrisons-nous pas (encore ?) suffisamment la lumière pour créer des boules cohérentes d’énergie. Ou alors en laboratoire, derrière des murs infranchissables de plasma surchauffé !

    On voit que les scientifiques n’ont pas vraiment progressé dans ce domaine, d’autant qu’ils rejettent la science-fiction en bloc et on les comprend : l’imagination seule manque singulièrement de rigueur même si elle peut être prémonitoire. Tels les écrits d’Isaac Asimov sur les robots et l’intelligence artificielle. Ce qu’il a imaginé était loin d’être évident en 1967 quand il entreprit sa saga sur les androïdes. Sa fiction est aujourd’hui de la réalité mais cette réalité n’a commencé, tout récemment d’ailleurs, à être imaginable qu’après la mise au point des algorithmes qui ont permis aux machines d’apprendre par elles-mêmes. Et nous sommes encore loin des robots d’Asimov ! Certes, les « big datas » du Net accélèrent leur venue mais en cette année 2019, on se heurte à l’imbécilité en fait des algorithmes qui se contentent d’apprendre ce que disent la majorité des Internautes : le premier cerveau artificiel de Google dut être débranché : il était devenu nazi ! Dan Brown, auteur de science-fiction à la mode, donne vie à un cerveau artificiel parfait, relié à tout. Et qui tue son géniteur qui lui avait donné comme objectif de faire connaître le résultat de ses recherches sur l’origine de la vie : le cerveau non humain estima que l’assassinat de son géniteur ferait tellement de bruit que le fruit de ses recherches en serait d’autant plus diffusé. Le dit cerveau se suicide d’ailleurs, comme son géniteur l’avait prévu…

    Et entre Adam et Eve et les algorithmes, il y a juste 4 petits milliers d’années d’évolution. Certains peuvent se dire que l’homme a fait vite avant d’être en mesure de créer lui-même « le Verbe » mais outre le fait que le « Verbe » de création humaine est loin, très loin d’être l’égal de l’homme, il ne s’agit que de faire évoluer des machines de manière autonome. Avec des « bugs » et des missions limitées. Soi-disant, l’IA allait même remplacer les journalistes. Et, certes, la machine peut aujourd’hui résumer en quelques lignes une dépêche de l’AFP. Mais avant qu’elle puisse enquêter et déduire à partir de faits complexes… On n’en est vraiment qu’au tout début.

     

     

     


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  • 7) Que dit la Science ? Qui sommes nous ?

    Le propos n'est pas ici de revenir sur les affrontements entre la Science et les religions. Tout le monde ou presque en Occident connaît l'obligation qu'eut Galilée de renier ses propres découvertes ni le fait qu'en Arabie Saoudite, des Imams obtus continuent presque à enseigner que la Terre est plate ! De même que des demeurés américains refusent toujours d'admettre que Darwin a eu raison et qu'Adam et Eve est un mythe.

    Non, il s'agit ici de recenser les réponses qu'apporte aujourd'hui la Sciences aux questions mystiques fondamentales : qui sommes-nous, d'où venons-nous, où allons-nous ? Qui sommes nous pour commencer ? La Science aujourd'hui nous explique avec de plus en plus de certitude que nous descendons :

    - D'un ancêtre commun aux grands singes et aux hominidés. Deux branches très proches l'une de l'autre puisque le Chimpanzé, par exemple, partage 98% de notre ADN. La longue lignée (plus de 3 millions d'années) des hominidés est par ailleurs pratiquement reconstituée à partir de l'homo erectus, le premier hominidé à s'être dressé sur ses deux pattes arrières. Nous savons que les hominidés sont sortis plusieurs fois d'Afrique, qu'ils ont peut-être aussi vu le jour en Asie et qu'à l'origine, ils étaient noirs. Les premiers homo sapiens sapiens viennent également du continent africain d'où on a recensé au moins deux grandes vagues d'émigration paléolithiques. Ce sont elles qui auraient donnée naissance à toute l'humanité actuelle. Ca ne plait pas aux racistes, aussi ces informations sont-elles réservées à ceux qui s'y intéressent.

    - Nous savons aussi que les mammifères ont succédé aux sauriens et autres dinosaures après un ou plusieurs cataclysmes concomitant (une météorite géante et/ou une série d'éruptions volcaniques peut-être causée par cette météorite) Et que tous les grands mammifères actuels descendent probablement d'un tout petit rat, l'éomaia, né autour d'il y a quelques 200 millions d'années et rescapé de la grande extinction des sauriens géants.

    - Ce n'est pas tout. On sait à présent quasiment avec certitude que nous ne sommes pas seuls dans l'Univers et que le processus de "terra formation" (apparition de la vie sur une planète) est d'une part répétable et, de l'autre, sur un nombre incalculable de planètes. Il faut de l'eau pense-t-on mais on ne sait pas si la combinaison d'autres éléments comme le méthane peut aussi aboutir à la vie. Les fonds marins nous en apprennent tous les jours à cet égard.

    - Enfin, toujours dans ce chapitre de qui sommes nous ?, on imagine scientifiquement aujourd'hui qu'il existe une infinité d'univers : non seulement nous ne sommes pas seuls dans l'Univers, mais celui-ci ne serait pas seul dans le Cosmos !

    Ce n'est pour l'instant qu'une probabilité mathématique tout juste étayé par ce que nous savons du Big Bang originel et des trous noirs. Autant dire toutefois que le créateur de tout cela nous dépasse de beaucoup ! Car, dernier point sur ce questionnement, la Science est incapable aujourd'hui d'expliquer comment tout cela a commencé. Ni même s'il y a eu un commencement compte tenu de la relativité aussi du temps. Les astrophysiciens préfèrent ne pas évoquer le sujet qui, effectivement, redonne du grain à moudre à des religions qu'ils estiment anachroniques.  La Chrétienté a bien saisi l'opportunité mais sa base aujourd'hui émergeante et rurale l'empêche d'aller trop loin dans sa modernisation. L'Islam en est loin et le Bouddhisme est en fait étranger à la Science : il est métaphysique. Et ce qu'on peut dire en résumé est que, pour la Science, l'humain terrestre est la résultante de l'évolution dont la disparition des dinosaures. Les mathématiques ne font pas appel au divin bien que, vu de près, on sait aujourd'hui que le chaos mathématique engendre obligatoirement des séries de chiffres ordonnées et répétées. Tout comme le magnétisme qui fait vibrer les particules de fer les entraîne aussi dans des mouvements ordonnés dits "browniens" : le désordre ne dure pas, la nature cherche obstinément de nouvelles stabilités, cette recherche nous échappant. Nous sommes en fait au début de notre ère quoiqu'en disent les écologistes et nombre d'économistes actuels.

    Et c'est sur cette affirmation que je voudrais conclure cet article : les dinosaures ont régné des centaines de millions d'années sur notre planète et les hominidés n'existent que depuis 3 ou 4 millions d'années. L'homo sapiens sapiens n'a, lui, que 100 000 années de vie dont seulement 12000 années de sédentarisation. Croire que nous sommes arrivés au bout de tout est franchement orgueilleux. L'écriture n'existe que depuis 3500 ans ! Nous commençons seulement à réfléchir et quand on voit le niveau d'intelligence des jouisseurs occidentaux, on ne peut que se dire que nous avons du pain sur la planche !


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