• Rénovez vous-mêmes le PS - Suite

    Pour une renaissance de l’humanisme<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Article 17<o:p></o:p>

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    Refondez le socialisme français vous-mêmes ! Suite…<o:p></o:p>

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    Bonjour en ce premier lundi de septembre 2007. Le ciel est triste ce matin, comme les pensées des millions de Français qui viennent de terminer leurs vacances et ne sont pas, majoritairement, heureux de reprendre le boulot. Et comme la plupart des Socialistes basiques qui, non contents de constater que tout va plus mal qu’hier dans l’intelligentsia énarcho-socialiste, se sont fait en plus engueuler par leur premier secrétaire dans son discours de clôture de « l’Université d’été des jeunes socialistes »…

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    Revoyons cela de plus près et, d’abord, la situation qui empire du côté des énarques soi-disant de gauche. Y’a les trahisons qui s’amplifient, Attali qui confirme et Rocard –vous savez, l’homme que vous avez adulé tandis que vous détestiez Mimi !- qui poursuit, sur le tard, son retour normal à droite (il est hyper élitiste donc fondamentalement de droite) : il avait proposé ses services à Bayrou qui n’en a pas voulu, il les a proposés à Sarko qui les a acceptés. Heureusement d’ailleurs car, sinon, il ne restait plus que l’extrême droite au vieillard de Conflans-sainte-honorine pour tenter de ré exister politiquement… C’est pas tout, mesdames et messieurs. Vous avez très certainement noté aussi que Moscovici, « secrétaire aux affaires étrangères » du PS (ou quelque chose comme ça) a carrément « approuvé » la politique étrangère de Sarkozy telle que définie dans son discours du fin août devant les ambassadeurs de France. En fait, notre président tout neuf a bouffé son chapeau et renoncé à la rupture de notre politique étrangère, du moins dans son discours. Car, dans les faits, il venait de rencontrer Bush junior, aujourd’hui abhorré par les Amerloques, pour lui dire tout le bien qu’il pensait de lui et de ses concitoyens. Ce, tout en ayant également envoyé son ministre des affaires étrangères, l'innénarrable Kouchner, faire son cirque en Irak et montrer ainsi que, lui, Sarko de Neuilly sur Seine, n’est pas Chichi de Corrèze, na ! Rupture donc dans les faits (la France s’aligne sur l’Angleterre et la Pologne), continuité dans le discours. Du pipi de chat, si vous voulez mon avis (et vous le voulez si vous lisez ces lignes, CQFD !), tout à fait dans la continuité de ses discours africains : une première homélie qui veut dire, crûment « j’en ai rien à foutre des Africains » et un second "blabla" complètement raté qui dit à la fois que les Africains sont responsables de leurs malheurs mais que, d'un autre côté et tous comptes faits, on ne changera pas un iota à notre politique africaine… Et c’est ça que Moscovici, l’ex-responsable de l’Europe dans l’équipe Jospin, vient d’approuver « globalement » au nom de touts les Socialistes ! Notez que le dit Moscovici a tellement bien réussi quand il s'occupait gouvernementalement de l'Europe que :

    -         Jospin a signé en catimini un traité ultra libéral sur l’Europe qui a certainement amplifié sa défaite au premier tour de la présidentielle de 2002 ;

    -         Les Français ont voté très majoritairement contre la constitution européenne mise au point pourtant par un Français, VGE…

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    On voit qu’il est bien parti pour récidiver dans le genre dissuasif : sûr, après sa déclaration de la semaine dernière (dernière semaine d’août 2007), que des électeurs socialistes en nombre vont, dès les prochains scrutins, voter communiste ou Besancenot si ce dernier concrétise son envie de créer un grand parti d’extrême gauche… Surtout que, partout chez les huiles du PS, on « centrise » à mort : Allègre qui pourfend ses collègues énarques (lui n’est qu’agrégé es sciences tout en étant plus que jaloux de nature : rappelez-vous ses conneries face à feu Haroun Tazieff, ces dizaines de milliers de personnes déplacées en Guadeloupe de son fait et  pour rien alors que le plus grand vulcanologue de tous les temps affirmait que la Soufrière ne se réveillerait pas. Mais il voulait marquer son autorité face à Tazieff), qui pourfend donc ses collègues énarques parce que ceux-ci, selon lui, n’acceptent pas la mondialisation. Si mes souvenirs sont bons, d’ailleurs, Allègre accepte tellement la mondialisation, lui, qu’il avait appelé à voter Sarkozy contre Ségolène Royal, non ?

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    Y’a malheureusement pas que ça : Hollande, dans son discours soi-disant de « repentance », n’a fait aucune mention idéologique. Il a mis en cause les courants, quelques petites phrases de son ex-compagne, l’inertie des militants de base (en oubliant que, sans eux, le PS n’aurait même pas mené bataille réelle contre l’UMP), bref la forme et non le fond. Qui reste, lui, inchangé : on suit sans état d’âme l’évolution des fonctionnaires, l’ex-réservoir du vote socialiste, passés progressivement de la Révolution (les « Hussards noirs de la République ») à l’embourgeoisement et à la Réaction (protection prioritaire des personnes et des biens). Et on courre donc à l’échec puisqu’aujourd’hui, ces fonctionnaires ne votent plus massivement à gauche mais majoritairement au centre et à droite. En courant après eux, les hiérarques socialistes s’empêchent d’élaborer un discours convenant à la société des petites gens, les rassurant sur la protection des biens qu’ils ont tout de même commencé à accumuler eux aussi dans notre riche pays tout en leur ouvrant ou rouvrant (pour les plus âgés d’entre eux), des perspectives modernes d’évolution sociale. Sachant que la protection des personnes est de toute façon une priorité absolue dans toutes les sociétés : Jospin l’oublia car les enseignants proches du PS sont farouchement opposés à la répression et il ne fallait pas heurter leur sensibilité dans ses discours. Comme Hollande qui n’a pas eu le courage de mettre en cause la valse-hésitation de son parti sur ce sujet et la responsabilité donc des profs dans la dite valse hésitation. Le PS a pourtant une tradition de prévention de la délinquance qui mérite d’être défendue. Ségolène Royal avait, je crois, fait une bonne synthèse entre répression et prévention, notamment quand elle avait parlé de l’aide aux familles en matière de prévention. Les Français avaient, je crois toujours, compris son propos qui avait fait pas mal évoluer le débat. Les Socialistes eux-mêmes l’évacuèrent, le dit débat, toujours sans doute pour ne pas heurter les enseignants pourtant de plus en plus rare dans leur électorat.

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    Si les dits hiérarques n’arrivent donc même pas à régler ce problème idéologico pratique, comment voulez-vous qu’ils puissent aborder les thèmes plus ardus de la mondialisation ou de l’élitisme ?! Ils n’y toucheront pas, soyez en sûrs et il faudra bien que vous vous y mettiez vous-mêmes, en cassant alors leurs systèmes locaux de mainmise sur le parti : vous savez, ces réunions ou tout est décidé à l’avance et dans lesquelles vous écoutez religieusement ce qu’a à dire un ponte quelconque avant de lui poser très gentiment quelques questions pas trop dérangeantes puis de rentrer chez vous sans même voter. Pour casser ce système merdique, y’a qu’une solution : mettre les directions locales en minorité, à tous les échelons, et commencer à discuter ferme de l’idéologie de base du parti. Que faire de la mondialisation ? Que faire de la sécurité des personnes et des biens ? Que faire d’un élitisme aujourd’hui plus prédateur qu’utile ? Etc. Vous voulez des bases de réflexion ? Travaillez ! Lisez, renseignez-vous, participez à des groupes de discussion sur Internet et, surtout, essayez d’avoir une approche réellement scientifique des phénomènes socio-économiques : ne croyez pas par exemple aux modes intellectuelles et remettez systématiquement en cause ce que des médias vraiment médiocres, ce qu’ils sont indubitablement aujourd’hui, vous assènent sans précaution ni vérification préalable. Exemple déjà donné dans ce blog, le problème des exportations françaises : ce n’est pas la balance commerciale qui compte pour un pays en matière de commerce internationale, mais la balance des paiements. Sachant qu’aucun pays ne peut se permettre d’accumuler durablement des excédants : car, alors, ses clients, les autres pays, ne pourront plus payer. On vise donc l’équilibre et non la supériorité. Sachant cela, vous pouvez donc voir que nous exportons chaque année plus que l’année précédente et que notre « trou » dans la balance commerciale vient du fait que nous importons encore plus d’année en année. Ce qui n’est pas grave tant que nous enregistrons autant d’entrées et de dépenses touristiques dans notre pays, première destination mondiale du tourisme international : notre balance des paiements est plus qu’équilibrée et tout est donc « OK » contrairement à ce que vous assènent les fanatiques de la « décadence » française, fanatiques qui viennent de gagner les élections : l’UMP est farcie de « penseurs » qui nous voient décadents alors que les pays européens qui leur servent de « bons » modèles sont eux, en réelle décadence démographique (contrairement à nous, il n’est pas inutile de le préciser) ; et Ségolène Royal elle-même pense, elle l’a dit et redit des centaines de fois, que nous sommes sur une très mauvaise pente (elle voulait « remettre les Français au travail ») J’ajoute, pour conclure sur ce point, que le tourisme est une industrie qui n’est absolument pas délocalisable tandis que ses points forts, sites, paysages, hébergement, loisirs, gastronomie, etc., doivent être plus qu’entretenus, développés si l’on veut perpétuer le phénomène assez extraordinaire d’aujourd’hui. Avec du pain sur la planche donc en matière de réflexion politique « de gauche » sur ce sujet : voyez par exemple le problème des restaurateurs, méprisés par une gauche qui, connement, soutient plutôt les Mac Do et autres producteurs de bouffe dégueulasse mais pas chère. Je dis « connement » parce que l’intérêt supérieur du pays n’est pas de multiplier les Mac Do mais de développer son indéniable savoir faire culinaire. Ce, tant au niveau du tourisme que de l’image de marque et que de l’emploi ou que des exportations (les produits agricoles sont notre deuxième poste en matière d’exportation, derrière les matériels de transport)…

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    C’est ça, se remettre en cause. Et non faire des discours sans intérêt devant, qui plus est, un auditoire, des jeunes, beaucoup trop timide pour vous engueuler. Avec les caméras des télévisions, on est sûr de son effet sur le bon peuple. C’est nul ! Et c’est la preuve, une fois de plus, qu’il faut vite virer tous ces énarcho-hiérarques du parti. Si les militants n’y arrivent pas, alors le dit parti connaîtra, mais en accéléré, le sort de feu le parti radical. Et Besancenot (à qui, par la présente, je fais mes offres de service tant vous voyez que je crois à la rénovation du PS !) aura un boulevard devant lui à moins que l’ex-PC (à qui, pour faire bonne mesure, je fais également mes offres de service) n’arrive, enfin et juste avant la mort finale, à se rénover réellement. En tout cas, une extrême gauche quittant ses oripeaux du troskysme ou/et du stalinisme n’aura plus qu’à s’embourgeoiser un peu pour rafler l’essentiel des voix –et des sièges électifs- de feu le parti dominant de la gauche. C’est à ça que conduit la rénovation vue par les dirigeants du PS quels qu’ils soient. Des dirigeants qui ont, comme l’a dit très bien Ségolène Royal dans l’une des ses innombrables interviews, des « fondamentaux » en tête d’une exceptionnelle nullité pour des « élites » : les fonctionnaires, on l’a vu, mais aussi le « tout pour avoir le vote des écologistes » : un « tout » qui conduit à l’impasse dans le domaine énergétique (impasse pour une fois très justement stigmatisée par Allègre dans son dernier bouquin anti-PS) car tandis que les militants verts sont contre le nucléaire, l’urgence climatique renforce l’option du nucléaire civil. Vous noterez qu’une réflexion un peu scientifique sur cette question aurait du pousser le PS à réviser son discours anti-nucléaire. Malheureusement, la réflexion ne fut que politique et à court terme. Des fois, il faut un peu d’audace, en escomptant que les électeurs ne sont pas tous bornés : si une ligne pro nucléaire intelligente avait été élaborée par le PS, je suis persuadé que le vote des électeurs écologistes n’aurait pas changé, imposant même à la direction des Verts un repositionnement sur la question. Mais l’audace n’est pas la qualité première de nos énarques, plus ouvreurs de parapluie que manieurs de sabre au clair…


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