• Santé

    Les priorités sanitaires africaines

    Christian d'Alayer, juin 2015

     

    La médecine occidentale est-elle réellement à la source du boom démographique du continent depuis les Indépendances ? Les Occidentaux en tout cas y croient dur comme fer : c'est parce que les Africains perdent moins d'enfants qu'ils prolifèrent...

     

    Et bien cette assertion est totalement fausse. Voyez le tableau 1 : dans les colonnes de gauche et de droite suivants la mention des pays concernés, vous trouverez la part des dépenses de santés dans la production intérieure brute des dits pays ainsi que l'espérance de vie moyenne de leurs habitants. Et dans les deux colonnes centrales, les taux de mortalité maternelle (mères mourant à l'accouchement) et infantile (enfants décédant avant d'atteindre l'âge d'un an) Pour référence, voyez en bas du tableau le score des Français auxquels j'ai rajouté la moyenne mondiale bien entendu impactée par les scores des pays en développement.

     

    Les chiffres parlent d'eux-mêmes : quel que soit le niveau des dépenses de santé, les pays africains enregistrent toujours, dans leur immense majorité et surtout au sud du Sahara, des taux de mortalité maternelle et infantiles extrêmement élevés. Ce qui explique, mais en partie seulement, les chiffres des espérances de vie qu'il faudrait calculer après exclusion de la mortalité infantile pour rendre compte réellement de la pyramide des âges en Afrique (plus il y a de mortalité infantile, moins la durée de vie moyenne est allongée, CQFD !)

     

    En poussant le raisonnement, on peut même ajouter que ces mortalités maternelles et infantiles expliquent, outre la polygamie dans bon nombre de pays, le fait que les Africains continuent à multiplier le nombre de leurs enfants dans les campagnes (ce n'est déjà plus le cas dans les villes et les Africains sont urbanisés à 50% aujourd'hui)

     

    Et c'est ce qui donne aussi la clé des priorités sanitaires africaines de demain que l'on peut déduire par élimination :

     

    -  A l'heure actuelle et se remettant tout juste de l'épidémie de fièvre Ebola un peu surmédiatisée par les Occidentaux, les Subsahariens privilégient toujours et encore les grandes épidémies disparues des pays riches : malaria, choléra (dans les camps de réfugiés), maladies tropicales diverses (dont la maladie du sommeil ou celles causant la cécité) et autres fièvres jaunes disparues ailleurs. En sus bien sûr du Sida et, ce, à grands renforts de charité internationale, d'ONG et autres intervenants là aussi hyper médiatisés. Tout juste parle-t-on (et agit-on, il faut le dire) du prix des médicaments de pointe, trop élevés pour les pays pauvres.

     

    On voit par ailleurs  que la réduction des mortalités à la naissance tant des mères que des bébés ne serait pas du luxe comme cela s'est fait progressivement dans tous les pays riches. Les taux africains de mortalité sont les plus élevés du monde. Songez qu'au Tchad par exemple, 1100 femmes sur 100 000 décèdent en accouchant, plus de 1%. Et la moyenne africaine s'étale, au sud du Sahara, entre 0,3 et 0,5% contre 0,008% en France !

     

    Le tableau est encore plus sombre en matière de mortalité infantile : Alors que les Français ne perdent que 0,3% d'enfants à la naissance, les Africains en perdent entre 1 et 10%.

     

    Reprenons ces grandes données d'une autre manière, plus spectaculaire encore : les Africains donnent naissance à environ 35 millions d'enfants chaque année. Quelques 170 000 mères ne s'en remettent pas tandis qu'environ 2 millions de bébés trépassent !

     

    - Environ 2,2 millions de morts annuels du seul fait de mettre un bébé au monde constitue donc la première cause de mortalité en Afrique, n'en déplaise à l'OMS qui s'époumone sur le SIDA. D'autant que les dirigeants africains, en l'absence de grands moyens, doivent aussi constater les décès dus surtout à la malaria : entre 1 million et 2 millions selon les estimations. Sharon Stones avait donc raison de lancer son appel à ses amis acteurs pour financer la fourniture de moustiquaires traitées aux Subsahariens. Et les Africains ont raison, semble-t-il de continuer à rechercher un ou des vaccins contre ce fléaux...

     

    La France, l'OMS, la "communauté internationale" avaient-elles raison par ailleurs de privilégier la lutte contre le Sida dont, disaient toutes ces belles âmes, l'Afrique était la victime prioritaire ? Là aussi, les chiffres avancés sont spectaculaires, supérieurs dit l'OMS à ceux du paludisme. Mais est-ce réellement le cas ? Souvenez-vous des dits chiffres, ces taux de "prévalence" (nombre de personnes affectées par le virus) dépassant 50% dans la plupart des pays d'Afrique subsaharienne. A peine deux ou trois ans après la publication de ces chiffres, tous les pays concernés à l'exception de l'Afrique du Sud retombaient à des prévalences juste un peu supérieures à celles des pays développés. Le Sénégal fut même félicité par l'OMS pour avoir ramené son taux au niveau des dits pays. Je me souviens avoir alors publié une chronique invitant les médecins occidentaux à venir très vite se former aux méthodes africaines d'éradication de la maladie, méthodes visiblement spectaculaires voire miraculeuses !

     

    Il y a eu très certainement manipulation des opinions publiques tant occidentales qu'africaines pour mettre le virus de l'immunodéficience humaine(VIH) au centre et des recherches médicales, et des financements publics internationaux. Et, ce, au dépend de la malaria (paludisme) qui est une maladie de pauvres, peu rémunératrice. La France par exemple et Chirac étant président, cessa de financer les recherches sur cette maladie (et sur beaucoup d'autres) pour consacrer l'essentiel de ses budgets sanitaires internationaux à la recherche sur le Sida.

     

    On sait aujourd'hui avec certitude que le dit Sida a essentiellement affecté en Afrique les personnes en relation avec la prostitution féminine et, notamment, les mineurs (employés des mines), surtout en Afrique australe. Ce pourquoi le Sida a été et reste un drame en Afrique du Sud où le secteur minier emploie une grande partie de la population non rurale. Et l'on sait aussi que, du fait des retombées financières, bien des malades en brousse furent déclarés victimes du Sida alors qu'ils souffraient de pathologies autres. Ce qui a eu deux conséquences malheureuses : celle bien sûr de fausser les statistiques de morbidité et  de mortalité africaine ; mais aussi celle d'avoir empêché bien des Etats de mettre le doigt sur les maladies qu'ils devaient combattre prioritairement puisque le Sida fut trop souvent déclaré à la place de ces maladies.

     

    - Force est aujourd'hui et d'ailleurs de constater que nous ne disposons pas de statistiques africaines précises sur les maladies qui génèrent des épidémies en dehors du paludisme et, faussement, du Sida. Tout ce que l'on sait ou croit savoir n'est que bribes d'information quand il ne s'agit pas de rumeurs. Exemples ? Bien des Sénégalais affirment posséder des médications populaires contre les maladies sexuellement transmissibles. En dehors du Sida bien sûr...  En Côte d'Ivoire, bien des gens du peuple utilisent des remèdes locaux contre l'hépatite. Qui sévit cependant et tue probablement plus que ceux qui ne prennent pas ces remèdes. On sait aussi que la plupart des maladies répertoriées comme tropicales n'ont pas été éradiquées : dengue (infection virale un peu similaire au paludisme), filariose (maladie parasitaire souvent dermique), leishmaniose (autre maladie parasitaire,  cutanée la plupart du temps), maladie du sommeil (mouche Tsé Tsé), onchocercose (ou "cécité des rivières", maladie parasitaire très répandue), bilharziose (ou "dermatite des nageurs", autre maladie parasitaire encore plus répandue) sévissent toujours.

     

    Que dire alors des infections importées telles la rougeole et autres maladies infantiles ? Certes, les vaccins existent et ont été largement répandue sur le continent, au point d'ailleurs de susciter, là bas comme en Occident, des réactions de méfiance un peu paranoïaques. N'oublions pas que les Africains inventèrent très tôt cette vaccination pour se protéger de la variole apportée par les Européens et qui anéantit les Indiens d'Amérique du Sud. Elle est à l'origine des scarifications que bien des esprits sérieux d'aujourd'hui, africains comme non africains, prennent pour des rites d'accession à l'âge adulte. Il s'agissait à l'origine de vaccinations "sauvages", soit l'inoculation du sang de personnes résistantes à des jeunes pour leur conférer cette résistance. Vaccination ne tenant pas compte des rhésus sanguins et ne fonctionnant donc qu'à 25% ou 30% au mieux. Mais fonctionnant...

     

    Certes donc, les vaccins existent et, globalement, les populations africaines s'y adonnent volontiers. Mais qu'en est-il des cancers "modernes" dus par exemple au tabagisme ou à l'alimentation (alcool notamment) ? Que faire du surpoids, autre maladie d'importation récente ? Des maladies cardio-vasculaires dues au stress de la vie moderne ? Que faire même des accidents de la route ? Les Etats africains n'ont même pas fini de maîtriser leurs grands fléaux, n'ont pas encore attaqué la mortalité due aux naissances, ne consacrent que de misérables fonds à leurs maladies endémiques et se trouvent maintenant confrontés à des "modernités" que les Occidentaux n'arrivent pas eux-mêmes  à surmonter...

     

    Dans ces conditions, la première des priorités semble être celle des statistiques : pour décider, il faut avoir une vision claire de la réalité. On sait que, dans le fond, les dispensaires locaux fonctionnent plutôt bien sauf dans les pays en guerre. L'infrastructure existe donc pour l'établissement de ces statistiques fiables, à condition de donner à leurs responsables le sens de leur importance à cet égard. Après tout, les infirmiers et infirmières qui, souvent, sont les médecins de ces petites structures locales, peuvent avoir des diagnostics de bonne qualité. Il suffit de les convaincre de l'intérêt général d'une compilation statistique de leurs diagnostics pour qu'ils effectuent un petit travail comptable et le répercutent.

     

    Que l'on soit ou non professionnel de santé, on sait qu'un Etat est obligé de reposer ses décisions, surtout de santé, sur des statistiques. En la matière et concernant l'Afrique, sur des statistiques de mortalité. En sus donc d'un appareil comptable à mettre rapidement en place, il paraît urgent de se pencher aussi sur les mortalités à la naissance, finalement première cause de décès en Afrique. Ce, si l'on veut sortir du jeu médiatique stupide qui abouti à accorder la priorité des pouvoirs publics aux maux qui font le plus de "buzz" Et là, on verra que l'intelligence ne passe pas par la mobilisation internationale mais par celle des petits professionnels de terrain. Accorder par exemple ne serait-ce que quelques heures de formation de sage femme aux infirmiers et infirmières opérant dans les dispensaires est sans doute plus utile que faire venir des unités médicales occidentales d'urgence ! Comme il paraît plus opérant d'effectuer des campagnes d'information à ras la terre auprès des familles rurales plutôt que de réunir à grands frais des centaines de pointures médicales dans les locaux de l'OMS !

     

    En fait et comme dans bien d'autres domaines, la santé africaine passe résolument par une prise en main de la dite santé par les Africains eux-mêmes. Et ils savent très bien le faire, qu'il s'agisse de recherche sur le SIDA ou de lutte contre les pandémies (voir encadré) Le temps n'est plus où les ministères africains concernés ne servaient qu'à négocier l'importation des médications occidentales d'ailleurs sujettes aujourd'hui à de dangereuses contrefaçons. Et l'on a vu, avec l'affaire de la fièvre Ebola apparue en Afrique de l'Ouest, que l'organisation des services de santé pesaient plus que l'importation d'éventuelles recettes miracles...

     

    Encadrés

    Quand les médecins africains se prennent en mains

    Tout ceux qui s'intéressent au continent africain ont sans doute suivi la polémique sur l'origine congolaise possible du SIDA. Ils savent moins qu'un institut de recherche sur le SIDA est opérationnel au Congo Kinshasa ni que le Kenya, autre exemple, continue a chercher pourquoi tant de prostituées kenyanes n'ont pas développé la maladie. Ils sont nombreux aussi à ignorer que des médecins d'Afrique de l'ouest recherchent dans la pharmacopée traditionnelle et en liaison avec les rares descendants des chamanes encore au fait de cette pharmacopée à base de plantes, des remèdes à de nombreux maux dont souffrent les populations. Et cette démarche est loin d'être méprisée par l'Occident puisque ses laboratoires eux-mêmes sont friands de ces plantes médicinales exotiques. Qui sait par ailleurs que c'est un médecin nigérian, le professeur Akin Osibogun, qui a trouvé comment guérir les malades de la fièvre d'Ebola (en les sur hydratant) Etc. Les exemples de réussite médicales africaines abondent bien qu'en Occident on continue à porter au pinacle le rôle finalement marginal d'ONG spécialisées. Lesquelles opèrent aujourd'hui et surtout en zones de guerre où, il est vrai, les belligérants ne se préoccupent pas beaucoup des civiles ; des personnes déplacées notamment,  la cible privilégiés des interventions occidentales. Mais des médecins locaux interviennent aussi et on se souviendra longtemps par exemple du gynécologue congolais Denis Mukwege venu secourir les nombreuses femmes violées et violentées par les soldats de tous bords. N'oublions pas en outre tous ces infirmiers et infirmières qui tiennent les dispensaires locaux, souvent seules structures médicales en brousse et sans lesquelles la mortalité africaine serait bien plus élevée qu'aujourd'hui. Ces petits soldats de la santé africaine, respectés localement, restent malheureusement trop ignorés des centres sanitaires des grandes villes où le manque de moyens prive il est vrai les responsables du temps qu'ils devraient consacrer à l'épidémiologie. On a vu, avec l'épidémie de fièvre Ebola en Afrique de l'ouest (appelée stupidement "pandémie" par l'OMS) que le manque d'information de ces petites structures locales les avait laissées totalement désarmées face à la maladie...

     

    Des statistiques embryonnaires

    L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) publie des statistiques annuelles sur la morbidité des différents pays du monde. Ces séries sont relativement correctes pour les pays développés dont les services de santé savent faire remonter l'information de la base, médecins généralistes de campagne inclus (il existe en effet des protocoles très strictes d'alertes) Mais les pays anciennement en développement ou toujours en développement n'ont pas encore les moyens sophistiqués des pays riches. Les services centraux ont souvent d'autres chats à fouetter que de compiler des séries statistiques tandis que la remontée de l'information de la base à la tête de la chaîne souffre à la fois d'absence de protocoles adaptés à leur environnement et de moyens insuffisants, notamment en matière de diagnostic, dans les structures locales. Si bien que les statistiques sont la plupart du temps estimées, même quand une source aussi sérieuse que la CIA édite noir sur blanc une date précise de publication des chiffres : il serait plus qu'étonnant qu'un pays comme le Sud Soudan connaisse lui même et en 2014 le nombre de ses enfants morts à la naissance ! Ou qu'il puisse fournir, à deux décimales près, l'âge de la durée de vie moyenne de ses habitants !! Il faut plutôt lire que l'estimation des chiffres édités date de 2014...

     

     

     

     

    1- La santé en Afrique - Fiches pays

    Source : CIA WorldFactsBook

    pays

    Dépenses de santé (%PIB)

    Mortalité Maternelle*

    Mortalité infantile**

    espérance de vie***

    Afrique du Sud

    8,8

    300

    41,61

    49,56

    Algérie

    5,2

    97

    21,76

    76,39

    Angola

    3,5

    450

    79,99

    55,29

    Bénin

    4,5

    350

    57,09

    61,07

    Botswana

    5,3

    160

    9,38

    54,06

    Burkina Faso

    6,2

    300

    76,8

    54,78

    Burundi

    8,1

    800

    63,44

    59,55

    Cameroun

    5,1

    690

    55,1

    57,35

    Cap Vert

    3,9

    79

    24,28

    71,57

    Comores

    4,5

    280

    65,31

    63,48

    Congo Brazzaville

    3,2

    560

    59,34

    58,52

    Congo Kinshasa

    5,6

    540

    73,15

    56,54

    Côte d'Ivoire

    7,1

    400

    60,16

    58,01

    Djibouti

    8,8

    200

    50,2

    62,4

    Egypte

    5

    66

    22,41

    73,45

    Erythrée

    2,6

    240

    38,44

    63,51

    Ethiopie

    3,8

    350

    55,77

    60,75

    Gabon

    3,5

    230

    47,03

    52,06

    Gambie

    5

    360

    65,74

    64,36

    Ghana

    5,2

    350

    38,52

    65,75

    Guinée

    6,3

    610

    55,24

    59,6

    Guinée Bissau

    5,9

    790

    90,92

    49,87

    Guinée Equatoriale

    4,7

    240

    71,12

    63,49

    Ile Maurice

    4,8

    60

    10,59

    75,17

    Iles Salomon

    8

    93

    16,17

    74,89

    Kenya

    4,7

    360

    40,71

    63,52

    Lesotho

    11,6

    620

    50,48

    52,65

    Libéria

    15,5

    770

    69,19

    58,21

    Libye

    3,9

    58

    11,87

    76,04

    Madagascar

    4,1

    240

    44,88

    65,2

    Malawi

    9,2

    460

    48,01

    59,99

    Maldives

    8,5

    60

    24,59

    75,15

    Mali

    5,8

    540

    104,34

    54,95

    Maroc

    6,4

    100

    24,52

    76,51

    Mauritanie

    6,4

    510

    56,06

    62,28

    Mozambique

    6,4

    490

    72,42

    52,6

    Namibie

    8,3

    200

    45,64

    51,85

    Niger

    7,2

    590

    86,27

    54,74

    Nigeria

    6,1

    630

    74,09

    52,62

    Ouganda

    8

    310

    60,82

    54,46

    Rép. centrafricaine

    3,8

    890

    92,86

    51,35

    Rwanda

    10,7

    340

    59,59

    59,26

    Sao Tome & Principe

    7,9

    70

    49,16

    64,22

    Sénégal

    5

    370

    52,72

    60,95

    Seychelles

    4,7

    nc

    10,77

    74,25

    Sierra Leone

    15,1

    890

    73,29

    57,39

    Soudan

    7,2

    730

    52,86

    63,32

    Soudan du sud

    2,6

    2054

    68,16

    nc

    Swaziland

    8,5

    320

    54,82

    50,54

    Tanzanie

    7

    460

    43,74

    61,24

    Tchad

    3,5

    1100

    90,3

    49,44

    Togo

    8,6

    300

    46,73

    64,06

    Tunisie

    7

    56

    23,19

    75,68

    Zambie

    6,5

    440

    66,22

    51,83

    France

    11,7

    8

    3,31

    81,66

    Monde

    8,7

    430

    49

    71

    * Nombre de décès sur 100 000 naissances ; chiffres de 2010

    ** Nombre de décès d'enfants de moins d'un an, pourcentage sur 1000 naissances, chiffres de 2014

    *** Espérance de vie à la naissance, en nombre d'année, chiffres de 2014

     

    2 La santé en Afrique : la mortalité maternelle

    (Classement extrait du tableau 1)

    pays

    Mortalité  Maternelle

     (sur 100 000)

    Tunisie

    56

    Libye

    58

    Ile Maurice

    60

    Maldives

    60

    Egypte

    66

    Sao Tome & Principe

    70

    Cap Vert

    79

    Iles Salomon

    93

    Algérie

    97

    Maroc

    100

    ...

    ...

    Cameroun

    690

    Soudan

    730

    Libéria

    770

    Guinée Bissau

    790

    Burundi

    800

    Rép. centrafricaine

    890

    Sierra Leone

    890

    Tchad

    1100

    Soudan du sud

    2054

    Seychelles

    nc

    France

    8

    Monde

    430

     

    3 La santé en Afrique - la mortalité infantile

    (Classement extrait du tableau 1)

    pays

    Mortalité infantile

    (sur 1000 enfants)

    Botswana

    9,38

    Ile Maurice

    10,59

    Seychelles

    10,77

    Libye

    11,87

    Iles Salomon

    16,17

    Algérie

    21,76

    Egypte

    22,41

    Tunisie

    23,19

    Cap Vert

    24,28

    Maroc

    24,52

    ...

    ...

    Congo Kinshasa

    73,15

    Sierra Leone

    73,29

    Nigeria

    74,09

    Burkina Faso

    76,8

    Angola

    79,99

    Niger

    86,27

    Tchad

    90,3

    Guinée Bissau

    90,92

    Rép.  centrafricaine

    92,86

    Mali

    104,34

    France

    3,31

    Monde

    49

     

    4 La santé en Afrique - l'espérance de vie

    (Classement extrait du tableau 1)

    pays

    espérance vie (en années)

    Maroc

    76,51

    Algérie

    76,39

    Libye

    76,04

    Tunisie

    75,68

    Ile Maurice

    75,17

    Maldives

    75,15

    Iles Salomon

    74,89

    Seychelles

    74,25

    Egypte

    73,45

    Cap Vert

    71,57

    ...

    ...

    Nigeria

    52,62

    Mozambique

    52,6

    Gabon

    52,06

    Namibie

    51,85

    Zambie

    51,83

    République centrafricaine

    51,35

    Swaziland

    50,54

    Guinée Bissau

    49,87

    Afrique du Sud

    49,56

    Tchad

    49,44

    France

    81,66

    Monde

    71


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