• Sarkozy en Afrique : comme Jospin !

    Article pour le Gri-Gri International, début 2008<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Rubrique : Con de blanc<o:p></o:p>

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    Sarkozy en Afrique : comme Jospin !<o:p></o:p>

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    Vous savez qu’on a un président très bavard. « A tort et à travers » pourrait-on d’ailleurs dire sur sa propension marginale à dire tout et son contraire en un minimum de temps. C’est ainsi qu’après avoir dit, à Dakar, que les Nègres étaient responsables de leurs merdes, il s’était contredit quelques jours après à je ne sais plus quelle occasion. Cette fois-ci, il a annoncé en Afrique du sud que la France « allait renégocier ses accords de défense en Afrique » et que les soldats français ne devaient plus être « des gendarmes de l’Afrique ». A un journaliste qui lui faisait alors remarquer que les Français soutenaient Deby au Tchad contre les rebelles, il répliqua que, justement, aucun soldat français n’avait tiré et que le soutien s’était limité à du renseignement. Le journaliste ne savait sans doute pas que les Français ne s’étaient pas limités à avertir N’Djamena de la progression des colonnes hostiles : ils viennent aussi de fournir une quarantaine de véhicules blindés aux militaires loyalistes et la mort d’un soldat français en territoire soudanais prouve que l’ex-puissance coloniale fait du renseignement plus qu’actif sur le terrain.

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    Les Français en fait et hors le cas spécifique de la Côte d’Ivoire, n’interviennent plus vraiment et directement sur le continent, sinon pour évacuer leurs nationaux des pays en guerre. Et ce, depuis que Jospin, alors 1er ministre, décida que l’Afrique était mauvaise pour son image de marque. Ce qui ne l’empêcha pas de faire intervenir les Angolais dans les deux Congo pour sauver les régimes respectifs de Laurent Désiré Kabila et Denis Sassou N’Guesso. L’affaire Falcone nous a appris également que, via des proches du pouvoir et des marchands de canons russes, les Français faisaient livrer des armes à ses amis sur le continent. Les coups d’Etat qui virent Deby au Tchad et Bozizé en Centrafrique déposer des chefs d’Etat considérés comme ennemis de la France (Habré et Patassé) laissent par ailleurs planer plus que des doutes sur la neutralité de l’ex « métropole » dans ces affaires. Bref, la France n’a pas –ou plus- vraiment besoin de faire directement intervenir ses troupes en Afrique pour s’ingérer à son profit dans les luttes politiques locales. Aucun militaire français par exemple n’est à l’origine du maintient du clan Eyadema au pouvoir au Togo mais ce maintien est indiscutablement dû à l’intervention de la France, CQFD…

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    Si bien que la seule véritable conséquence d’une « renégociation » des accords français de défense en Afrique sera de réduire la présence de militaires français sur le continent et de réduire donc la facture correspondante, environ 250 millions d’euros/an. Et Sarkozy, ce faisant, ne fait que chausser les bottines de Jospin (faut bien des bottines pour ne pas se salir le bas du pantalon dans la boue africaine !) On comprend dès lors que l’ex président de l’UMP, parti de droite, s’entende si bien avec autant d’ex-jospinistes : ils partagent visiblement la même vision de l’Afrique et du Monde, en décalage total avec la vision gaulliste. Sarkozy s’entend d’ailleurs bien mieux avec son ministre des Affaires étrangères, d’origine socialiste, qu’avec sa chiraquienne ministre de l’Intérieur…<o:p></o:p>

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