• Un crime médiatique contre l'Afrique - notes de lecture

    Notes de lecture<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

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    1-      Au sud du Sahara, les journaux sont principalement distribués par des vendeurs à la sauvette qui se promènent entre les voitures aux heures d’embouteillage.<o:p></o:p>

    2-      Dogons : ethnie malienne ; Touaregs : nomades maures dont l’ère d’influence s’étend de la Mauritanie au Niger ; Masaïs : ethnie pastorale kenyane.<o:p></o:p>

    3-      Barrage de Diama en aval, à l’embouchure du fleuve, destiné à empêcher la remontée des eaux salées ; et barrage de Manantali en amont, au Mali, régularisant le débit du fleuve et fournissant de l’électricité au Mali, à la Mauritanie et au Sénégal.<o:p></o:p>

    4-     Le Monde diplomatique a d’ailleurs publié un article en août 2000 qui, sous la plume de Sylvie Brunel, dénonce la manipulation médiatique qui reprit de l’ampleur cet été là. Mais la géographe accusait alors l’Ethiopie d’être à l’origine de la manipulation. Une réponse quasi officielle lui fut donnée dans Les Nouvelles d’Addis, N°20, novembre-décembre 2000, réponse réfutant la responsabilité d’Addis Abeba mais confirmant l’opposition entre les plaines désertiques aux pieds du plateau abyssinien et la fertilité des terres de ces hauts plateaux.<o:p></o:p>

    5-     Sous ce terme de « conjoncture », les Subsahariens francophones mettent les crises tant politique qu’économique qui secouent leurs pays.<o:p></o:p>

    6-     Félix Houphouët Boigny, président de la République de Côte d’Ivoire de 1960 à 1993.<o:p></o:p>

    7-      Sékou Touré, président de la République de Guinée de 1958 à 1984 ;  Francisco Macias Nguema, président de la République de Guinée équatoriale de 1968 à 1979 ; Jean-Bedel Bokassa, président de la République puis empereur de Centrafrique de 1966 à 1979 ; Idi Amin Dada, président de la République d’Ouganda de 1971 à 1978.<o:p></o:p>

    8-      Mobutu Sese Seko, président de la République du Zaïre (devenu depuis République démocratique du Congo) de 1965 à 1996 ; Thomas Sankara, président de la République du Burkina Faso (ex-Haute Volta) de 1982 à 1984.<o:p></o:p>

    9-      Quartier de Dakar.<o:p></o:p>

    10-  Les bijoutiers, comme les griots (ou musiciens), forment une caste dans bon nombre de pays africains, caste dans laquelle il est très mal vu de prendre époux ou épouse.<o:p></o:p>

    11-  Les écrits sur la corruption en Afrique sont nombreux. On citera notamment Corruption, Democracy and Human Rights, actes de conférences tenues en Afrique de l’ouest, en Afrique orientale et centrale, et en Afrique australe (plusieurs volumes). Africa Leadership Forum, Accra, 1995 et 1996.<o:p></o:p>

    12-  C’est le thème de l’Afrique à la dérive, très abondamment utilisé comme le montre aisément une recherche sur Internet. L’ensemble des griefs reprochés aux Africains est bien résumé dans un article de Patrick Girard paru dans l’hebdomadaire Marianne, livraison du 21 au 27 juillet 2003. <o:p></o:p>

    13-  Voir les publications de la Banque mondiale et du FMI sur leur site Internet, trop nombreuses pour être mentionnées ici. Notamment les publications par pays et, parmi elles, les rapports effectuées par les missions envoyés sur place par ces organismes. Pour le Mali par exemple, on trouvera, jusqu’en 2002, des recommandations pressantes sur la privatisation de la CMDT mais aucune mention des cours trop bas du coton du fait des subventions américaines à leurs propres cotonniers. A noter qu’aucune mention n’est faite non plus des efforts déjà entrepris par les Africains pour abaisser le prix de leur coton, aujourd’hui le moins cher du monde (ils sont arrivés, en moyenne, à 49 cents)…<o:p></o:p>

    14-  La société américaine Enron fut l’une des grandes vedettes de la bourse de New York jusqu’à ce qu’elle dépose son bilan en 2003. Spécialisée dans le négoce d’hydrocarbure sur le Web, elle avait maquillé ses comptes des années durant avec l’aide du cabinet d’audit Andersen. Ses dirigeants vendirent en outre leurs parts de la société avant son effondrement…<o:p></o:p>

    15-  Les publications de la CNUCED sur les investissements directs étrangers dans les pays en développement sont nombreuses. A voir notamment le World investment report que l’organisme publie maintenant tous les ans, ainsi que l’ouvrage Management of capital flows : comparative experiences and implacations for Africa (septembre 2003).<o:p></o:p>

    16-  Robert Solow, né en 1924, est, avec Paul Samuelson, l’une des grandes figures du Massachusset Institut of Technology (MIT). Il a publié de nombreux ouvrages et est considéré comme l’économiste le plus représentatif du néo-keynésianisme. Edward F. Denison, 1915-1992, a publié de son côté de nombreux ouvrages sur la croissance économique.<o:p></o:p>

    17-  1911-1974. Georges Pompidou fut Premier ministre du Général de Gaulle de 1962 à 1968 puis président de la République de 1969 à 1974.<o:p></o:p>

    18-   Schumpeter lui-même hésitait à parler de culture à propos du facteur résiduel. Constatant une distorsion mathématique entre les évolutions du facteur travail et du facteur capital et celle de la croissance économique, il avait pudiquement classé sous le terme « facteur résiduel » « tous les éléments ne pouvant être pris en compte sous le générique « travail » ou sous le générique « capital ». L’hésitation fut et reste si forte qu’aujourd’hui encore, la quasi-totalité des économistes voit dans le facteur résiduel la simple transposition du progrès technique…<o:p></o:p>

    19-  Selon des « hadiths » respectés du Coran, donc les préceptes tirés de son interprétations (le Livre dicté par Mohamed ne dit rien d’explicite à ce sujet sinon de respecter les coutumes du passé), les mères doivent élever les enfants jusque l’âge de 7 ans (l’âge de raison pour les Occidentaux), puis laisser alors leur éducation à leur père. De toute évidence, des principes d’éducation fondés sur la valeur militaire des jeunes (les femmes n’étant pas censées leur inculquer ne serait-ce que des notions d’arts martiaux) qui n’ont plus de raison d’être aujourd’hui…<o:p></o:p>

    20-  Il n’y a pas de statistiques sur ce sujet car le gros des revenus féminins africains au cours de ces dix dernières années a été totalement informel : fruits et produits maraîchers à la campagne, commerce de détail à la ville. La non appréhension du phénomène par les organismes de Washington est l’un des grands ratages statistiques de ces dernières décades.<o:p></o:p>

    21-  Milton Friedman (né en 1912) fut professeur d’économie à l’Université de Chicago à laquelle il conféra le nom universellement connu « d’Ecole de Chicago » à la suite d’un ouvrage révolutionnaire par rapport au keynésianisme qu’il publia en 1962, Capitalisme et liberté. L’Américain y prônait une augmentation annuelle mesurée et contrôlée de la masse monétaire, en remplacement de la politique habituelle d’augmentation puis de diminution des dépenses de l’Etat pour relancer la croissance puis freiner l’inflation. En clair, l’abandon de l’interventionnisme étatique dans l’économie. L’homme obtint le prix Nobel d’économie en 1976 pour cette thèse que de nombreux partisans nommèrent par la suite « économie de l’offre » alors que, jamais, Friedman ne remit en question la primauté de la demande sur l’offre dans la création de richesses…<o:p></o:p>

    22-  Les bulles spéculatives boursières ont, depuis les années 1990, fait disparaître à nouveau l’importance du facteur résiduel dans la croissance économique, reposant essentiellement et alors sur les réponses des marchés aux sollicitations des entrepreneurs. La spéculation a, en magnifiant la finance (et donc le capital), fait disparaître aux yeux des économistes les vertus des autres facteurs de croissance économique. Cette vision est d’ailleurs étayée par les travaux de la CNUCED qui démontrent l’importance des investissements dans la croissance. <o:p></o:p>

    23-  Les statistiques et projections démographiques sont nombreuses. Un outil très aisé à manipuler sur Internet est celui de l’US Census Bureau (sorte d’Institut national d’études démographiques américain : voir, sur son site, les pages de « L’International data base », très complètes. L’Afrique devrait compter 1,75 milliard d’habitants en 2050…)<o:p></o:p>

    24-  Les Romains nommaient « barbares » toutes les populations qui ne relevaient pas de leur pouvoir. Nous faisons ici plutôt référence aux Germains, soit l’ensemble des populations situées au nord et à l’est des frontières romaines et qui cherchaient à s’établir au-delà de ces frontières. Elles finirent par l’emporter et par détruire Rome.<o:p></o:p>

    25-  Les dignitaires religieux des principales religions pratiquées en Occident (catholicisme, protestantisme, religion juive et islamisme) se sont prononcés contre le contrôle des naissances. L’avortement n’a d’ailleurs été admis que par une partie seulement des Protestants, les plus ouverts des Religieux occidentaux…<o:p></o:p>

    26-  Voir, sur le site de la Banque Mondiale, l’ouvrage annuel (payant) Indicateurs du développement dans le Monde (au chapitre Données et statistiques). Mais on pourra aussi se reporter à toutes les études comparatives effectuées par les Occidentaux sur l’économie mondiale, OCDE, Union européenne, pays membres… La pauvreté accrue de l’Afrique est annoncée partout, parfois même sans mention de la démographie. Curieusement, seule la CIA (Central Intelligence Agency) ne se prête pas à ce jeu, ses évaluations de PIB africains étant par ailleurs très supérieures à celles de la Banque mondiale (et sans doute plus proches de la réalité). Le site de la CIA à visiter à cet effet est le site World Factbook, du nom de la base de données mises à jour chaque année par l’Espionnage américain.<o:p></o:p>

    27-  La densité démographique du Japon était, à la fin du dernier millénaire, d’environ 380 habitants au Km2 ; celle de l’Inde était de 325 habitant au Km2 ; et celle de la Chine, d’environ 128 habitants au Km2…<o:p></o:p>

    28-  L’OCDE prévoit, quoiqu’il en soit, une baisse des prix alimentaires mondiaux jusqu’en 2008 du fait de la croissance de la production dans les pays en développement. Puis une hausse à partir de 2009 du fait d’une hausse, cette fois-ci, de la demande dans les pays en développement. On est de toute façon sorti de la réflexion des années 1970 sur la capacité de notre planète à nourrir ses habitants.<o:p></o:p>

    29-  Bien que les études démographiques africaines soient nombreuses, peu d’entre elles portent sur le passé. Il existe toutefois une association, l’Union pour l’étude de la population africaine qui publie une revue, Etude de la population africaine, rassemblant un nombre appréciable de chercheurs africains : Bolaji M. Fapohunda, Prosper V. Poukouta, Benoît Mukanda-Bantu Kalasa, John Kanarfi, BN Appiah, Gugulethu Gule, Pierre Ngom, Nsolo J. Mijere, Paulina Makinwa-Adebusoye, Mary M. Kritz, etc. On consultera également avec intérêt le Manuel de démographie africaine de Francis Gendreau (éditions Khartala) sur la pertinence des chiffres avancés ici et là en l’absence de données fiables. A noter toutefois que les Canadiens sont moins frileux à ce sujet que le Français, ayant élaboré de leur côté une méthodologie d’évaluation démographique quand il n’existe pas de statistiques (Cordell, Dennis D. and Joel W. Gregory.  “Historical Demography and Demographic History in Africa : Theoretical and Methodological Considerations.” Canadian Journal of African Studies/Revue canadienne des études africaines). De toute façon, les récits de voyageurs abondent, dont ceux de Léon L’Africain ou d’Ibn Battuta du côté arabe, Ca Da Mosto ou Léo Frobenius du côté européen, pour confirmer et l’intensité du peuplement ancien de l’Afrique Noire, et le haut niveau, y compris technique, de ses civilisations antiques. L’historienne la plus « optimiste » quant au chiffre de la population africaine avant le 17e siècle est très certainement Louise Marie Diop-Maes qui la chiffre entre 600 et 800 millions d’habitants (Histoire de la population de l’Afrique noire du Néolithique au 20e siècle - www.ankhonline.com/population_afrique.htm)<o:p></o:p>

    30-  Le nombre d’études ayant prôné une « stabilisation » de la démographie africaine est fabuleux (notamment en Suisse !) et l’auteur renonce à en donner une liste, même partielle. D’autant que la Banque mondiale elle-même s’est mêlée au cœur des pleureuses en ne citant plus, vis-à-vis du continent africain, que les PIB par tête pour illustrer la stagnation économique due à une « trop forte croissance démographique ». A noter que cette thèse avait également été avancée dans les années 1960-1970 à propos de l’Inde (personne n’osait incriminer les Chinois à cette époque), à l’origine de nombreuses campagnes de stérilisation. La Chine a opté, elle, pour une politique de limitation des naissances par incitations fiscales qui semble avoir eu plus de succès.<o:p></o:p>

    31-  Concernant l’esclavage puis la colonisation pratiquées par les Occidentaux (et les Japonais, voir supra), voir le très bel ouvrage Le livre noire du colonialisme rédigé par plusieurs auteurs sous la direction de Marc Ferro (Robert Laffont). On lira avec facilité par ailleurs l’ouvrage Les négriers en terre d’Islam de Jacques Heers (Editions Perrin). Sur les statistiques les plus communément admises aujourd’hui, on lira aussi avec intérêt le rapport de Mme Christiane Taubira-Delannon à la Commission des lois de l’Assemblée nationale française avant la reconnaissance, par une loi, du caractère de crime contre l’humanité conféré à la Traite (document N°1378 du 19/02/1999)<o:p></o:p>

    32-  Preuve que les razzias arabes n’avaient pas affaibli la population. Cependant, la vocation de la ville avait changé puisque, après l’arrivée des Arabes marocains, la cité devint le centre de la traite arabe en Afrique de l’ouest, cette spécialisation expliquant son essor…<o:p></o:p>

    33-  Et notamment trois royaumes très anciens, ceux des Batéké et des Bakongo, respectivement en amont et en aval du « Pool » sur le fleuve Congo, et celui du Kanem Bornou qui s’étendait, lui, du Tchad au Cameroun en englobant une partie notable du Nigeria.<o:p></o:p>

    34-  Une première guerre entre les Anglais et les Ashantis eu lieu en 1874, au cours de laquelle « s’illustrèrent » les King’s African Rifles. Puis, suite à plusieurs révoltes, une « Mission de pacification et de civilisation d’Ashanti » fut montée par les Britanniques en 1895, mission à laquelle participa Baden Powell, futur fondateur du scoutisme.<o:p></o:p>

    35-  De nombreux écrits ont aujourd’hui été publiés sur ce pillage dont la Belgique a fait publiquement repentance. Le texte toutefois le plus fort –car le plus chargé d’émotions- sur la question est le discours que prononça Patrice Lumumba le 30 juin 1960 à la cérémonie de l’Indépendance congolaise, en présence du roi Baudouin 1er de Belgique. On sait aujourd’hui que ce discours scella le sort du Premier ministre congolais dans les chancelleries occidentales…<o:p></o:p>

    36-  Lire sur ce sujet l’ouvrage d’Albert Londres, Terre d’ébène, réédité aux Editions du Serpent à Plume. C’est ce livre accusatoire qui remit en question le travail forcé en Afrique, notamment sur les chantiers ferroviaires où les morts se comptèrent par milliers…<o:p></o:p>

    37-  Voir Travail forcé en Afrique occidentale française (1900-1945) aux éditions Karthala.<o:p></o:p>

    38-  Voir aussi, sur ce thème, Le livre noir du colonialisme (cf. note 31). Mais il suffit de regarder les chiffres de peuplement de l’Afrique depuis 1950 pour voir que le décollage n’a commencé qu’après les Indépendances : 228 millions d’habitants en 1950, 282 en 1960, 358 en 1970, 797 en 2000…<o:p></o:p>

    39- « Le sida entraînerait dans ces pays (particulièrement touchés par le Sida) une réduction du taux de croissance annuel de la population de 0,25 point en 2000-2005 (2,88 % au lieu de 3,13 %) » Telle est la dernière prévision publiée par l’Institut national français d’études démographiques (INED) dans sa revue Populations & Sociétés (N°317)<o:p></o:p>

    40- Sans compter la trypanosomiase, autre maladie africaine très grave et toujours endémique (elle rend aveugle)<o:p></o:p>

    41- Selon la Banque mondiale (World development indicators), l’ensemble Moyen Orient/Afrique du nord approchait le taux de 60% en l’an 2001 contre 32% pour l’Afrique subsaharienne. L’estimation semble excessive pour les pays arabes d’Afrique (voir Mauritanie, Soudan et, dans une moindre mesure, Maroc) mais très sous-estimée pour le sud du Sahara où l’exode rural s’est accéléré au cours de la dernière décennie…<o:p></o:p>

    42- Parti d’une quinzaine de dollars de l’année 2000/baril au lendemain de la Seconde guerre mondiale, le prix moyen du pétrole est monté à près de 60 dollars/baril entre 1974 et 1982 avant de retomber en dessous de 20 dollars/barils entre 1983 et 1999 (10 dollars même en décembre 1998) puis de remonter à 25-30 dollars/barils entre juillet 1999 et aujourd’hui…<o:p></o:p>

    43- Dans les années 1970, les taux d’urbanisation en Afrique subsaharienne étaient souvent inférieurs à 15%<o:p></o:p>

    44- Telle celle que commirent des Américains venus soi-disant construire un hôtel ultramoderne à Libreville dans les années 1970 : en fait, ils détournèrent près de 500 millions de dollars. L’escroquerie est connue sous le nom « d’hôtel du Roi Denis »…<o:p></o:p>

    45- 79% des Africains ont aujourd’hui achevé un cycle d’études primaires (World development indicators). Par ailleurs, le taux d’analphabétisation a, presque partout, été plus que divisé par deux en vingt ans selon l’UNESCO (voir ses statistiques en ligne) : de 1970 à 2000, il est ainsi passé de 63,4% à 33,3% en Algérie, de 70,2% à 28,7% au Cameroun, de 67,1% à 19,3% au Congo, de 61,5% à 22% à Madagascar, de 79,9% à 36% au Nigeria, de 30,3% à 14,8% en Afrique du sud, etc. On notera qu’il ne reste élevé que dans quelques pays seulement : Egypte (44,7%), Maroc (51,2%) ou encore Côte d’Ivoire (51,4%), du fait de son grand nombre d’immigrés<o:p></o:p>

    46- Toujours selon les statistiques de l’UNESCO, les pourcentages des gens qui ont effectué des études supérieures en Afrique sont presque tous inférieurs à 1% contre plus de 10% dans les pays développés. La banque mondiale par ailleurs estime à 26% le pourcentage d’enfants africains ayant suivi des études secondaires dans les années 1995-1999, contre 15% au cours de la décade précédente. A titre de comparaison, le taux est supérieur à 60% dans les pays riches…<o:p></o:p>

    47- Il y a d’ailleurs déjà eu plusieurs grands inventeurs noirs : Howard Latimer, inventeur du filament de carbone, Garett Morgan, inventeur du masque à gaz et du feu tricolore, Gradville T. Woods, inventeur de l’électrification du chemin de fer, Mc Coy, inventeur du système de lubrification des moteurs en marche, Charles Drew, inventeur de la transfusion sanguine, Norbert Rillieux, directeur de l’Ecole centrale en France dans les années 1830 et inventeur de l’évaporation à effets multiples (très utilisée dans l’industrie alimentaire), etc. N’oublions pas non plus l’écrivain Alexandre Dumas qui repose aujourd’hui au Panthéon, parmi les Français les plus célèbres de tous les temps… Mais, hors ce dernier,  ces grands hommes n’eurent pas la renommée qu’ils méritaient : aux Etats-Unis notamment, une loi votée en 1858 avait interdit aux esclaves de déposer des brevets tandis que partout ailleurs, les Noirs ne pouvaient être publiés qu’au travers de prête-noms blancs (Jean-Philippe Omotunde, Les inventeurs et savants noirs, un sujet tabou ? Agor@frica). <o:p></o:p>

    48- La première université laïque fut fondée en 1224 à Naples. On rappellera également que les premiers lycées laïques furent fondés en France sous le règne de Napoléon 1er et qu’il existe encore aux Etats-Unis des collèges qui refusent d’enseigner le darwinisme…<o:p></o:p>

    49- Trois lois (1967, 1973 et 1978) ont successivement renforcé le rôle de la langue arabe dans l’enseignement en Mauritanie. Les Maures ont alors massivement envoyé leurs enfants dans les écoles arabisantes, contrairement aux Noirs qui ont continué à envoyer les leurs dans les écoles francophones. Si bien qu’aujourd’hui et ne parlant pas le Français, une grande partie des Blancs arabisés ne trouve pas de travail et ne peut suivre de cycle d’enseignement supérieur…<o:p></o:p>

    50- Les études sur l’indéniable apport de la femme au développement économique et social sont très nombreuses, surtout depuis que les économistes et sociologues se sont penchés sur le cas des pays en développement. Citons notamment l’ouvrage de Ruth Dixon Mueller et de Richard Anker, Evaluation de la contribution des femmes au développement économique, publié par le Bureau international du travail en 1989. Le simple constat des retards de développement accumulés par les pays dans lesquels la femme reste soumise à l’homme, les pays arabes notamment (mais pas seulement : la Grèce aussi souffre d’un handicap similaire), suffit d’ailleurs à accréditer la thèse…<o:p></o:p>

    51- World development indicators pour la Banque mondiale et Rapport sur l’emploi dans le monde pour l’Organisation internationale du travail<o:p></o:p>

    52- En résumé, les taux d’activité féminine tournent, en Afrique subsaharienne, autour de 40% à 50% contre 30% à 35% en Afrique du nord et plus de 60% dans les pays développé du nord (ceux du sud, comme l’Italie ou la Grèce, se rapprochent de ceux du Mashrek). Quelques pays toutefois, tels le Rwanda ou le Ghana, ont intégré l’évolution récente dans leurs statistiques, leurs taux dépassant 80%...<o:p></o:p>

    53- Pas de source ici, sinon mes propres constatations sur place. Il y eut de fait plusieurs campagnes anti-excision dans les années 1995 à 1998, puis plus rien en dehors de deux ou trois procès pénaux en France. On relève toutefois quelques articles dans la presse africaine sur le « suivi » de l’éradication du phénomène, tel Le Soleil à Dakar annonçant en novembre 2002 que 258 villages sénégalais ont renoncé officiellement à la coutume : preuve que l’excision recule aussi en brousse<o:p></o:p>

    54- Voir à ce sujet l’ouvrage de Hussein Moussa Joheir, Polygamie et condition de la femme dans l’Islam, qui vient de paraître aux Nouvelles Editions Africaines. Un autre livre d’actualité est également Predators, Prey and other Kinfolk : Growing up in Polygamy de Dorothy Allred Solomon chez WW Norton & Company : les points de vue clinique et fantasmatique du phénomène. Il existe enfin un rapport récent de l’ONU sur la polygamie africaine publié sous la signature d’un professeur de sciences sociales, Martin Ndende : Réflexions sur la polygamie africaine<o:p></o:p>

    55- Pour je ne sais quelle raison idéologique, les Communistes français veulent absolument qu’il s’agisse d’enfants de gens vivant dans une extrême pauvreté (La Daara Malika, alternative aux Talibés mendiants, l’Humanité du 11/09/1999). Alors qu’il s’agit d’enfants de paysans sénégalais qui, s’ils n’avaient pas pris autant de femmes, vivraient correctement selon les critères actuels de la société rurale sénégalaise. En abandonnant leurs enfants, ces paysans maintiennent, mais de façon monstrueuse, leur niveau de vie…<o:p></o:p>

    56- La plupart des écrits féministes sur l’Afrique sont « misérabilistes ». Voir toutefois La femme noire dans la société africaine, ouvrage collectif de prêtres missionnaires publié en 1940 et toujours diffusé par Akilit à Bordeaux. Un « classique », La femme africaine de Karen Blixen, a été réédité et est diffusé par KHT Webrairie. Pour la condition actuelle de la femme en Afrique, les seuls travaux disponibles sont ceux des grandes organisations de développement, déjà citées, malheureusement trop souvent limités à quelques aspects médiatiques de la vie courante (exemple : le SIDA)…<o:p></o:p>

    57- Cette affaire, connue sous le nom « d’affaire Luong », du nom d’un peintre en bâtiment assassiné en France après avoir été suspecté d’être l’amant de l’épouse du chef de l’Etat gabonais, fut classée par la Justice française<o:p></o:p>

    58- Voir le rapport du Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU sur le Cameroun, mai 1997<o:p></o:p>

    59- Les dots peuvent se monter à plusieurs millions de francs CFA, surtout lorsque les fiancés sont d’origines différentes. Les Forestiers notamment « fantasment » sur la richesse supposée des éleveurs Nordistes, lesquels sont bien en peine de payer les sommes demandées par leurs futurs beaux parents du sud <o:p></o:p>

    60- Il s’agit d’une partie de l’ethnie Fang, relativement majoritaire dans le pays. Mais la filiation matrilinéaire devait être jadis beaucoup plus répandue puisque on en retrouve la trace même au Sénégal : les nobles de la tribu serer, les « Guelowar », se succédaient les uns aux autres par les femmes. La transmission des biens immobiliers à Mayotte, autre exemple d’autant plus frappant que la société est islamisée, se fait également selon un régime matrilinéaire…<o:p></o:p>

    61- La quasi-totalité des témoignages sur Internet font état d’une dégradation de la condition féminine dans les deux Congo du fait de la guerre : viol, pillage, injures, etc. Mais, comme je l’ai déjà dit, pendant les guerres, « Dieu reprend la main ». Aussi des évolutions beaucoup plus favorables à long terme ont-elle accompagné les sévices provoqués par les soudards des différents camps. La reprise en main de l’agriculture congolaise par les femmes par exemple ou bien encore, face à une réalité incontournable, la levée de l’autorisation préalable de l’homme pour le travail rémunéré de la femme au Congo-Kinshasa. En fait, sans encore s’en rendre compte, la femme congolaise a gagné son indépendance financière, le frein majeur à l’émancipation féminine dans le monde.<o:p></o:p>

    62- Les travaux des champs s’effectuant le jour, sous une température comprise entre 30° et 40° voire plus (50° près de Tombouctou les mois les plus chauds)<o:p></o:p>

    63- Curieusement, ce phénomène indubitable n’a donné lieu à aucune étude ni aucun ouvrage digne de ce nom. Autant les bibliothèques qu’Internet ou les organismes internationaux restent silencieux à ce propos. Pourtant, la presse africaine regorge d’anecdotes, tel cet entrefilet d’Afrika.com du 23 mars 2003 : « Des femmes de l'Est du Congo, du Rwanda et du Burundi défient désormais les hommes sur l'un de leurs derniers bastions : le commerce international. La crise que connaissent leurs pays a donné des idées à ces business women d'un nouveau genre. Leur terrain de chasse : Dubaï. »<o:p></o:p>

    64- Voir famafrique-info (www.famafrique.org), Situation désespérée des Tanzaniennes après le mariage, par Nicodémus Odhiambo, correspondant de la Pana (Agence panafricaine d’informations)<o:p></o:p>

    65- Le mythe étant celui de l’Union africaine (ex-OUA ou Organisation de l’Unité Africaine), promu et financé par la Libye…<o:p></o:p>

    66- Pour toute cette partie, on se reportera aux grands classiques de l’histoire africaine : les ouvrages de Cheik Anta Diop d’abord, dont l’Afrique noire précoloniale et Antériorité des civilisations nègres ; puis Histoire de l’Afrique de Robert Cornevin ou, en anglais, History of African People de Robert W. July. African Timelines (recueil d’émissions de la BBC) permettra aux réfractaires à la lecture d’accéder à l’histoire du continent tandis que, toujours en anglais, Africans and their History, par Joseph E. Harris est également considéré comme un classique. Que deviendra très certainement l’Histoire générale de l’Afrique publiée par l’Unesco en 1999…<o:p></o:p>

    67- Des vestiges archéologiques datant d’un demi million d’années ont été retrouvés dans la vallée du Zambèze, sur le plateau zimbabwéen et dans la vallée du Limpopo. Les Shona furent probablement à l’origine de l’une des plus anciennes civilisations humaines dont d’importantes traces ont été retrouvées au sud-est du Zimbabwe. Bien plus tard, au 14e siècle, un puissant royaume exista en outre dans ce pays, le royaume de Monomotapa. Mais déjà, depuis trois siècles au moins, existaient de nombreux autres royaumes bantou, dont celui des Kongo…<o:p></o:p>

    68- Pendant longtemps d’ailleurs, les colonisateurs appelèrent les Sahéliens des « Peuls » et les Forestiers, des « Bantous », appellations en fait de peuples précis comme « Germains » ou « Francs » et non termes génériques comme « Indo-européens ».<o:p></o:p>

    69- Religion à la fois monothéiste et polythéiste : les animistes croient en l’existence d’un principe créateur de toute chose, Dieu suprême ou démiurge, qui n’est guère accessible. D’où la croyance aussi en l’existence de divinités intermédiaires –génies ou ancêtres- auxquelles on voue un culte pour obtenir conseils, guérisons, bonnes récoltes, etc. Le Christianisme avec ses saints n’est pas très éloigné de ces croyances ancestrales…<o:p></o:p>

    70-  Omnivore : qui se nourrit de tout (Larousse)<o:p></o:p>

    71-  Les principaux interdits sont le sang, donc les animaux non saignés, le porc, les mammifères marins ainsi que les requins, les reptiles, les aliments enrichis ou composés (donc une grande partie de l’alimentation industrielle !) et, bien sûr, les boissons alcoolisées. Ceci étant, les théologues –et le Coran- prévoient le cas de force majeure : le croyant peut manger des aliments interdits si sa survie en dépend…<o:p></o:p>

    72-  Tel le système des castes, déjà évoqué. Nul Sahélien par exemple ne peut épouser d’enfant de griot (équivalent du « ménestrel » moyenâgeux), de bijoutier ou de maréchal-ferrant sans s’exposer à la réprobation générale. En Afrique centrale, ne subsistent réellement –et encore, uniquement dans les classes les plus défavorisées- que les préventions contre les travailleurs des métaux…<o:p></o:p>

    73-  J’ai travaillé au groupe Jeune Afrique pendant plusieurs années et puis certifier que les ventes dans les pays sahéliens étaient quasi « rigides », quelles que soient les couvertures des numéros : les lecteurs étaient en fait toujours les mêmes, des abonnés qui ne faisaient pas confiance en leur système postal. En Afrique centrale par contre, les ventes suivaient les couvertures rédactionnelles et la concurrence se faisait durement ressentir : le marché était bien vivant.<o:p></o:p>

    74-  La plus grande école africaine de peinture pendant des décennies. Elle tient son nom d’un quartier de Brazzaville où elle est toujours  implantée<o:p></o:p>

    75- « Doual’art », espace d’exposition créé en 1991  par une princesse locale, Marilyn Douala, et son mari, Frédéric Lobe (un Alsacien, lui). Résolument moderne, ce lieu de soutien aux artistes plasticiens locaux a été le creuset du développement artistique de la capitale économique camerounaise aujourd’hui pourvue de plus d’une dizaine de galeries d’art africain de renommées internationales, cas unique sur le Continent…<o:p></o:p>

    76- Empire du Mali, royaumes bambara dont celui de Ségou, empire du Songhoï royaumes Mossi, royaume Ouaddaï, royaumes marchands du Tchad et de Centrafrique, etc.<o:p></o:p>

    77- En leur procurant notamment des armes à feu contre des esclaves, ce que n’avaient pas fait les négociants juifs et maures travaillant pour le compte des Arabes (lesquels n’avaient pas le droit de s’adonner directement à ce trafic). L’aventurier écrivain Henri de Monfreid a bien montré que ce commerce honteux ne se faisait pas sur la base de colifichets et de verroteries ! Lire à ce sujet Les Secrets de la mer Rouge, le plus connu des nombreux –et passionnants- romans de cet auteur français de Djibouti<o:p></o:p>

    78-  L’un des plus vieux royaumes africains est celui, forestier, du Ghana. Il fut vaincu et absorbé par l’empire du Mali au début du 14e siècle. Mais les Forestiers repartirent à l’attaque à la fin du 18e siècle, défaisant notamment les Sahéliens lors d’une grande bataille pour le contrôle d’Accra qu’ils devront toutefois céder aux Britanniques en 1874  <o:p></o:p>

    79- Ressentiment amplifié par le caractère oral des transmissions historiques en Afrique subsaharienne<o:p></o:p>

    80- Selon les sources, la population immigrée en Côte d’Ivoire représentait entre 25% et 35% de la population totale (16 millions d’habitants) à la veille du coup d’Etat du général Gueï en décembre 2000. Entre les Dioulas (population originaire du nord du pays) et les Burkinabé, les Sahéliens comptaient pour plus de 80% de cette population immigrée<o:p></o:p>

    81- Où a eu lieu, dans les années 1970, la première guerre civile de ce type, la guerre du Biafra, entre les Ibos, forestiers animistes et/ou chrétiens, et le reste de la population, sahélienne et musulmane…<o:p></o:p>

    82- Voir l’exemple tout récent de la candidature Ralph Nader aux dernières élections présidentielles américaines : la présence de l’avocat des consommateurs dans la bataille a seulement empêché le candidat démocrate, Al Gore, de l’emporter et permis à Georges Bush junior de gagner l’élection sur le fil. Le candidat hors establishment a en fait favorisé l’extrême droite contre la droite, tout comme la présence de « petits » candidats de gauche au premier tour de l’élection présidentielle française de 2002 a entraîné, probablement, un duel entre la droite et l’extrême droite au second tour, le candidat de la gauche officielle étant éliminé<o:p></o:p>

    83- Où des dizaines de milliers de nationaux ont été déplacés avant et après l’intervention des Européens de l’ouest et des Américains : les Albanais du Kosovo continuent en effet à pousser les Serbes à fuir massivement la province<o:p></o:p>

    84-  Rapport du groupe d’éminentes personnalités de l’OUA, déposé en mai 2000. Trois autres rapports sur le Rwanda ont par ailleurs été rédigés : Rapport de la commission indépendante de l’ONU (décembre 1999), Rapport de la mission française d’information (décembre 1998) et Rapport de la commission du Sénat Belge (décembre 1997)<o:p></o:p>

    85-  La lactase<o:p></o:p>

    86-  Près de 300 habitants au Km2 au Rwanda et près de 250 habitants au Km2 au Burundi…<o:p></o:p>

    87- Chronologie des conflits en Afrique de l’est : 1973, début de la guerre de l’Ogaden entre l’Ethiopie et la Somalie ; 1977, avènement de Mengistu Haïlé Mariam à la tête de l’Ethiopie après une révolution ; reprise des combats entre l’Ethiopie et la Somalie en 1982 ; en 1985, coup d’Etat au Soudan où Jaafar Numeiry, déposé par le général Siwar al-Dahab, n’a pas réussi à mettre fin à la guerre civile avec le sud du pays ; en 1991, guerre civile en Somalie (le général Syad Barré est renversé) et déposition de Mengistu en Ethiopie ; l’année suivante, la guerre civile reprend au Soudan ; la même année débute la rébellion Afar à Djibouti ; enfin, en 1998, débute la guerre opposant l’Ethiopie à l’Erythrée…<o:p></o:p>

    88- Avec des taux officiels de croissance économique supérieurs à 7% dans les deux pays depuis plusieurs années<o:p></o:p>

    89- Il fut même décoré de l’ordre des « Combattants de la Liberté » par Ronald Reagan en 1986<o:p></o:p>

    90-  Avec, notamment, la présence d’Exxon Mobil en Angola, en Guinée Equatoriale, au Nigeria et au Tchad et celle de Chevron au Nigeria et au Tchad<o:p></o:p>

    91- La Grande Bretagne ne combattra Ian Smith que du bout des lèvres en dépit d’un ultimatum de l’OUA. Elle cherchera essentiellement – avec succès - à empêcher les pays africains de rompre leurs relations diplomatiques avec Londres comme ils s’y étaient engagés. Et Robert Mugabe, emprisonnée des années durant par le gouvernement rhodésien, devra s’exiler au Mozambique avant de revenir et d’obliger militairement le dit gouvernement à céder la place aux Noirs. C’est l’Union soviétique qui fournit l’armement des rebelles. Pour empêcher un bain de sang et amener les protagonistes à la table de négociation, Londres s’était engagée à aider les Noirs à racheter leurs terres. Promesse que les Britanniques ne tiendront jamais…<o:p></o:p>

    92- La situation au Soudan est, toutes proportions gardées, la même qu’en Mauritanie : lorsque les Arabes commencèrent « leur » traite des Noirs au 8e siècle, ils se heurtèrent au Sahara que seuls les Marocains réussirent à traverser en commerçant alors avec le Mali et le Niger. Les autres durent passer par les côtés (et par les côtes maritimes), d’où la création d’états esclavagistes à l’est et à l’ouest du désert (en sus du Soudan et de la Mauritanie, il y eut des « comptoirs », tel Zanzibar). Les conflits actuels sont les héritages d’un millénaire et demis de mauvais traitements des Noirs par les Maures…<o:p></o:p>

    93- Il y eut le conflit avec la Libye dit « de la bande d’Aozou », puis des conflits entre gens du nord (Goukouni Oueddeï contre Hissen Habré puis ce dernier contre Idriss Debi qui l’emporta), la tension avec les Saras du Sud restant persistante depuis l’éviction de « leur » président, Félix Tombalbaye en 1975. Hissen Habré notamment se montra d’une brutalité intense vis-à-vis des Saras…<o:p></o:p>

    94- Au Niger, Seyni Kountché renverse Diori Hamani en 1974. Plus de vingt ans après, en 1996, le général Baré Maïnassara prend le pouvoir à la suite d’un coup d’Etat. Un premier complot contre le dictateur est déjoué en 1998, ce qui ne l’empêche pas d’être assassiné l’année suivante. L’histoire est encore plus riche au Burkina Faso : en 1966, le général Lamizana renverse le régime de Maurice Yaméogo ; il est lui-même renversé par le colonel Saye Zerbo en 1980 ; lequel ne « dure » que deux années, évincé alors par Jean-Baptiste Ouedraogo. Que renverse Thomas Sankara en 1983, lequel est assassiné et remplacé par Blaise Compaoré en 1987…<o:p></o:p>

    95-  Félix Houphouët-Boigny, président de la République de Côte d’Ivoire de 1960 à 1993<o:p></o:p>

    96- Urbain II, en 1095<o:p></o:p>

    97- Bertrand Du Guesclin, 1314-1380. Connétable de France (= chef des armées) en 1357<o:p></o:p>

    98- A la mi septembre 2002, sous l’impulsion de Dominique de Villepin, ministre française des Affaires étrangères, les chefs rebelles et les représentants du gouvernement légitime de Côte d’Ivoire se réunirent dans la banlieue de Paris, à Marcoussi, pour mettre en place un accord de gouvernement en commun mettant théoriquement  fin au conflit opposant Nordistes et Sudistes (Sahéliens et Forestiers) au sein du fleuron des pays francophones d’Afrique subsaharienne…<o:p></o:p>

    99-  Leurs noms sont d’ailleurs et parfois restés dans l’Histoire comme ceux d’affreux « jojo », tels les Vandales ou les Ostrogoths…<o:p></o:p>

    100-                     Avec, notamment, un abaissement spectaculaire du taux de fécondité, passé de 6 enfants par femme dans les années 1980 à 2,1 enfants par femme en 2000 (Population & Société N°373, novembre 2001)<o:p></o:p>

    101-                     A lire à ce sujet le livre très explicite d’un « faucon » américain, Robert Kagan, La Puissance et la Faiblesse, les Etats-Unis et l’Europe dans le nouvel ordre mondial<o:p></o:p>

    102-                     Dans les deux Congo, les ventes de CD et cassettes de chansons religieuses (à l’africaine, donc très rythmées) dépassent aujourd’hui de très loin celles de leurs homologues « laïcs », rumba, salsa ou Ndombolo<o:p></o:p>

    103-                     Ces contes n’ont pas encore fait l’objet de recueil de la part d’un auteur local. De grands poètes bantous, tel Kama Sywor Kamanda, ont, certes, publié des écrits sur la guerre, mais sous forme de cris de souffrance émis par des gens en fait expatriés. La beauté des contes populaires, racontés par des mères à leurs enfants au cœur des événements, ressemble beaucoup plus à celle du film « La vie est belle ! » de Roberto Benigni : les parents tentent de dissimuler une réalité détestable aux yeux de leurs bambins innocents…<o:p></o:p>

    104-                    Voir à ce sujet le renvoi N°31 sur l’ouvrage « Le livre noir du colonialisme ». On lira aussi avec intérêt la comparaison effectuée par Roberto Scaruffi entre le colonialisme italien et le colonialisme japonais, nommé « colonialisme développemental » par l’auteur, dans Eléments de comparaison politique entre l’Italie et le Japon (LLN, mars 1997)<o:p></o:p>

    105-                    Alors que les colonisateurs européens n’ont jamais cherché à assimiler à leur population les populations africaines, exception faite de l’assimilation des immigrés depuis une vingtaine d’années. A noter que l’Union française, concept colonial créé en France après la 2e guerre mondiale pour tenter de surmonter les velléités d’indépendance des peuples africains colonisés, ne fut jamais une tentative d’assimilation : partout régnait le système des deux collèges électoraux, l’un pour les Français expatriés, l’autre pour les « Indigènes »…<o:p></o:p>

    106-                    L’ouvrage de référence sur ce sujet est L’insurrection malgache de 1947, de Jacques Tronchon (éditions Karthala, 1974). Il ne mentionne que le nombre de morts admis à l’époque par l’Etat major français, soit 89 000, chiffre qui sera revu à la baisse par les anciens coloniaux, honteux sans doute de leurs « exploits » et désireux, très certainement aussi, de redorer leur image de marque…<o:p></o:p>

    107-                    Certains auteurs estiment à 10 millions, 50% de la population congolaise avant la colonisation belge, le nombre de morts dû à cette abominable colonisation royale. Lire à ce sujet Les fantômes du roi Léopold, un holocauste oublié d’Adam Hochschild aux éditions Belfond. <o:p></o:p>

    108-                    Voir Terre d’ébène d’Albert Londres, déjà cité (éditions du Serpent à plume), ainsi que Travail forcé en Afrique occidentale française (1900-1945) de Babacar Fall aux éditions Karthala. Le travail forcé fut pratiqué (partiellement) au Sénégal jusqu’en 1955 !<o:p></o:p>

    109-                    Il y avait notamment, en français, Le Japon, histoire et civilisation du marquis de La Mazelière, publié pour la première fois en 1923. Le tome 7 (Le Japon comme grande puissance ; la transformation de l’Asie) comporte une description, certes pas mal idyllique, du colonialisme japonais au début du 20e siècle…<o:p></o:p>

    110-                    Les récits anglais se contentent de relater l’humiliation infligée au roi suprême des Akans, obligé de ramper devant le gouverneur anglais avec toute sa famille. Derrière ce geste symbolique, il y eut aussi le massacre volontaire des cadres, quasiment ville par ville et village par village. On notera qu’au moment des révoltes au Ghana, notamment dans les années 1870-1890, les forces armées autochtones disposaient de moins de 250 fusils : les Britanniques auraient aisément pu s’imposer sans massacre…<o:p></o:p>

    111-                    Voir par exemple l’article de Martine Renée Galloy et Marc Eric Gruenais publié en novembre 1997 dans Le Monde diplomatique sur le thème : « Des dictateurs sortis des urnes ». Le président de l’extrême droite suisse appelait par ailleurs et crûment les dictateurs africains des « macaques » en novembre 2002. L’une des charges les plus dures à ce sujet fut le livre de François-Xavier Verschave, Noir Silence, publié aux éditions Les Arènes. Les présidents Bongo, Idriss Deby et Sassou Nguesso poursuivirent l’auteur devant la justice, action ayant donné lieu à la publication d’un second livre, Noir procès

    112-                    Pour tout savoir sur le Colbertisme : Economie dirigée d’hier et d’aujourd’hui, Colbertisme et dirigisme, d’André Piettre, 1947<o:p></o:p>

    113-                    Voir Le socialisme et l’Afrique, de L.V. Thomas. Mais l’on trouvera aussi de nombreux renseignements dans l’Histoire générale de l’Afrique publiée en 1999 par l’UNESCO (voir supra)<o:p></o:p>

    114-                    J’ai vu qu’il y avait un livre sur le chemin de fer de Djibouti : Le chemin de fer de Djibouti à Addis Abeba, de Rosanna Van Gelder De Pineda, paru en 1995 aux éditions l’Harmattan. Je ne l’ai pas lu. Voir aussi mon propre ouvrage, Djibouti aujourd’hui, paru en 2003 aux éditions du Jaguar<o:p></o:p>

    115-                    Les Africains en ont pris conscience : ils ont créé en 1991 un Observatoire des Fonctions publiques africaines, organisme panafricain chargé, entre autres missions, de réfléchir à la mise en place de solutions de gestion adaptées au contexte subsaharien. Le site de cet organisme : www.ofpa.net/activit/rapa2.htm <o:p></o:p>

    116-                    Voir L’Afrique sans africain : le rêve blanc du continent noir d’Antoine Glaser, chez Stock<o:p></o:p>

    117-                    Rappel : Félix Houphouët-Boigny, président de la république de Côte d’Ivoire jusqu’en 1993 ; Omar Bongo, toujours président de la République du Gabon ; Gnassingbé Eyadéma, toujours président de la République du Togo ; Mobutu Sese Seko, président de la république du Zaïre jusqu’en 1997 ; Mathieu Kérékou, président de la république du Bénin, revenu au pouvoir en 1996 à la faveur d’élections libres, réélu en 2001 ; Denis Sassou Nguesso, président de la république du Congo (Congo-Brazzaville), revenu au pouvoir en 1997 à l’issue d’une guerre civile, élu démocratiquement en 2002<o:p></o:p>

    118-                    Il existe un observatoire des privatisations au sein de la Banque mondiale. Taper « privatisation » dans le menu « Recherche » une fois que vous êtes sur le site de l’organisme. La liste des entreprises privatisées est à jour avec deux années de retard environ. Mais les renseignements sont de qualité : année de privatisation, type de privatisation, repreneur, etc. Le fichier est long à charger et il vaut mieux disposer d’un service ADSL pour le faire…<o:p></o:p>

    119-                    Elles ont beau avoir changé de nom, Compagnie générale des eaux devenue Vivendi Environnement et Compagnie lyonnaise des eaux noyée dans Suez Environnement, il n’en reste pas moins qu’elles resteront dans l’histoire de France comme les pires corruptrices que le pays ait connues, devant même le BTP et l’immobilier. En 1996, Alain Carignon, ancien ministre de l’environnement du gouvernement Chirac, fut condamné à une lourde peine de prison pour avoir accepté plusieurs millions d’euros de pots de vin de la part de la Lyonnaise des eaux. Cette condamnation fut en quelque sorte l’apothéose –et l’exutoire- du phénomène dont plus personne ne parle aujourd’hui. Mais la corruption a-t-elle disparu pour autant ?<o:p></o:p>

    120-                    Chacun voit midi à sa porte alors que la vérité oblige à dire qu’on peut observer des réussites publiques (Air France) aussi bien que des échecs privés (électricité californienne ou chemins de fer anglais) et vice versa : échec de l’eau publique en Afrique et réussite quasi générale du privé dans ce domaine, par exemple. Mais, en matière d’électricité, les privés africains sont nettement moins performants, voir les cas du Sénégal et du Cameroun. Je crois que le problème est plus complexe qu’une simple alternative entre gestion publique et gestion privée…<o:p></o:p>

    121-                    Voir Economia, numéros 12, octobre 2001 (dossier spécial Partenaires de l’Afrique) et 19, mai 2002 (Privatisations : le meilleur est pour demain)<o:p></o:p>

    122-                    L’exemple type est celui des caisses de stabilisation des prix agricoles que les gouvernements africains ont vidées de leurs pouvoirs sans les envoyer à la casse : elles existent toujours, notamment en Côte d’Ivoire, mais les marchés ont été libéralisés (ce qui n’est d’ailleurs pas sans poser de problèmes, les grands opérateurs faisant la loi).  Aujourd’hui, la Banque mondiale s’excite contre ces coquilles vides, tel un taureau face à un chiffon rouge : ridicule !<o:p></o:p>

    123-                     Curieusement, cet important aspect des économies subsahariennes n’a fait l’objet d’aucune étude sérieuse, organismes de Washington compris. Si bien que, douze ans après l’ouverture des frontières africaines, on n’a aucune idée chiffrée de l’impact de l’abaissement rapide et important des droits de douane sur les dépenses publiques des pays du continent. Tout ce qu’on sait est que les Etats ont dû licencier à tour de bras… Et que la Banque mondiale doit avoir tout de même conscience du problème puisqu’elle accepte de financer de nombreuses réformes fiscales africaines visant pratiquement toutes à améliorer les prélèvements directs (fiscalité des entreprises et des particuliers). On a donc obligé les Africains à mettre la charrue avant les bœufs, soit à diminuer drastiquement leurs recettes douanières avant d’augmenter leurs autres recettes fiscales. Aucun autre continent n’aurait accepté un tel traitement…<o:p></o:p>

    124-                     En dépit d’une rare conjonction d’éléments déstabilisateurs, baisse du prix des matières premières jusqu’à ces toutes dernières années, bouleversements politiques, ouverture brutale des frontières, démographie galopantes, guerres, coups d’Etat, sécheresses et inondations (il y a eu les deux en même temps pratiquement partout, de l’Afrique du nord à l’Afrique australe ces dernières années) et j’en passe, le PIB global de l’Afrique n’a cessé de croître depuis les Indépendances. Seuls quelques rares pays, notamment pétroliers, on connu des récessions quand le prix du pétrole s’est effondré dans les années 1980-1990. En outre et depuis 5 ans, le PIB africain croît plus vite que celui de tous les autres continents, exception faite de l’Asie où Chine et Malaisie enregistrent des performances suffisamment fortes pour tirer l’ensemble de la zone avec eux…<o:p></o:p>

    125-                     Chercher « Baromètre » dans www.transparency.org<o:p></o:p>

    126-                     Il n’existe pas d’ouvrage de référence sur l’économie informelle en Afrique mais de nombreux travaux d’experts lui ont été dévoués. On peut notamment consulter le site de l’Organisation internationale du travail (http://www.ilo.org/public/french/employment/infeco/publ.htm#africa) qui recèle des études intéressantes sur la question. Des gouvernements ont par ailleurs entrepris de réglementer certains aspects du phénomène, tel celui du micro crédit (Afrique du sud, Cameroun) ou ceux du paiement de l’impôt sur les sociétés et du paiement des charges sociales (Cameroun)<o:p></o:p>

    127-                     Très curieusement au premier abord, personne d’autre que moi ne semble, en Occident, avoir observé le phénomène : on parle toujours, en ce mois d’octobre 2003, de malnutrition générale en Afrique où résident les derniers programmes du « PAM », le Programme alimentaire mondial de la FAO (dernier en date : le Libéria, un pays sortant de guerre !) J’ai même lu des articles faisant part d’une baisse de la production agricole africaine de 20% à 50% selon les pays entre 1992 et 1995 ! Mais notre information n’a plus grand-chose à voir avec la réalité : le « PAM » lutte pour la survie des salaires de ses « fonctionnaires internationaux » (et en fait, pour son existence) tandis que nos statisticiens « coopérants » enregistrent la baisse de production des produits tropicaux (les cultures dites « de rente ») en Afrique, ce qui fut effectivement le cas entre 1992 et 1995 quand leurs cours mondiaux s’effondrèrent : sans enregistrer, ça ne les intéresse pas, la croissance concomitante de la production vivrière…<o:p></o:p>

    128-                     En fait et malgré la guerre civile, le pays a produit presque autant de cacao en 2002 qu’en 2001. Et beaucoup plus en 2003 qu’en 2001. Mais la crainte de voir les troubles politiques empêcher les opérateurs d’embarquer leurs achats au port de San Pedro a fait grimper le prix de référence au dessus des 1000 dollars/tonne où il se situait toujours quand j’ai rédigé ce livre. Ce, tandis que les Baoulés (le clan du président Gbagbo) ont réussi à maintenir la sécurité des expéditions. Si bien qu’en dépit de la guerre, le PIB du pays a repris sa progression cette année…<o:p></o:p>

    129-                     Depuis, les cours de l’or se sont vigoureusement redressés du fait de l’effondrement des bourses de valeurs. Comme Ashanti Goldfields, qui n’avait pas prévu ce redressement, a spéculé sur la baisse, elle s’est trouvée dans l’obligation, pour schématiser, de livrer de trop grandes quantités d’or à moins de 300 dollars/once quand celui-ci valait plus de 350 dollars/once : la compagnie a dû accepter une offre de rachat du géant sud africain Anglo-Gold qui, lui, avait cessé de spéculer à la baisse (= vendre à terme) depuis le début du nouveau millénaire…<o:p></o:p>

    130-                     Ils étaient descendus en dessous du seuil de 49 cents/livre de coton fibre (= égrainé), le prix de revient le plus bas de notre planète que seuls les Africains avaient réussi à obtenir. Depuis, il est fragilement remonté à 60 cents/livre, chiffre encore insuffisant pour combler rapidement (en sauvant donc les opérateurs de la faillite) les pertes enregistrées pendant la récession<o:p></o:p>

    131-                     New Partnership for Africa’s Development ou « Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique ». C’est un projet issu du travail de cinq états africains (Afrique du sud, Algérie, Egypte, Nigeria et Sénégal) mandatés par l’ex OUA pour promouvoir un cadre de développement pour toute l’Afrique. Le programme prévoit la centralisation des grands investissements, notamment dans le domaine des infrastructures, avec une recherche de financement au niveau continental. Ce programme a bien du mal à démarrer, les « bailleurs de fonds » ayant l’habitude des relations bilatérales…<o:p></o:p>

    132-                     « Le débat sur un " juste prix " du pétrole est très ancien. Il y a la théorie, sur laquelle on peut épiloguer longtemps, sans résultats. Et puis, il y a la pratique. Cette dernière nous apprend que le juste prix est tout simplement celui qui suscite le moins d'opposition dans le monde. Cela veut dire que le prix n'est ni trop élevé, ce qui réduirait la demande et augmenterait les productions concurrentes à celle de l'OPEP, ni trop réduit, ce qui, au contraire encouragerait le gaspillage du pétrole et augmenterait trop fortement la part des pétroles OPEP au détriment des autres. Aujourd'hui il y a un consensus implicite sur une fourchette des prix située entre $20 et $25 le baril. » C’est Pierre Terzian qui dit cela, en novembre 2003 (interview de Cyberscopie.com) L’homme est directeur de Petrostratégies et l’un des meilleurs connaisseurs du pétrole en France<o:p></o:p>

    133-                     Organisation des pays exportateurs de pétrole (en anglais : Organization of the Petroleum Exporting Countries, OPEC). Elle fut créée à Bagdad en septembre 1960. Les pays membres de l’OPEP contrôlent près de la moitié de la production mondiale d’hydrocarbures<o:p></o:p>

    134-                     Mais d’autres gisements ont été découverts, tant en on shore qu’en off shore. Si des forages confirment les explorations sismiques, le Cameroun devrait redevenir un producteur notable d’hydrocarbures<o:p></o:p>

    135-                     Toxine contenue dans la peau de la cacahouète et dont la concentration, en état de stockage non réfrigéré (c’est une moisissure), peut devenir mortelle. Il n’y en a pas dans l’huile mais la réputation de cette dernière en a terriblement pâti<o:p></o:p>

    136-                     Elles fournissent aux jeunes les terres, les semences et les instruments de culture qui leur permettent de vivre. En retour, les nouveaux paysans ristournent une partie de leurs récoltes aux confréries qui, grâce à ces ristournes, peuvent aider d’autres jeunes à démarrer. C’est de l’économie solidaire type…<o:p></o:p>

    137-                     Production tombée en 2001 de 1 million de tonnes à moins de 500 000 tonnes<o:p></o:p>

    138-                     Voir Economia N°13, novembre 2001. Fin 1999, le m3 d’Okoumé ne valait plus que 111 dollars soit, effectivement, à peu près l’équivalent du m3 de pin…<o:p></o:p>

    139-                     On estimait à environ 200 milliards de dollars l’encours total de la dette extérieure des pays africains en 1986, soit à peu près la moitié du PIB africain de l’époque. Une époque au cours de laquelle le prix du pétrole, représentant 80% des exportations du continent, était tombé à moins de 15 dollars/baril contre 60 dollars au lendemain de la crise pétrolière de 1974. Un calcul simple montre que le Nigeria, par exemple, pouvait compter sur des recettes nettes de l’ordre de 5 à 6 milliards de dollars/an tant que le pétrole était vendu à 30 dollars/baril. Somme ramenée en dessous de deux milliards de dollars/an après que le prix du pétrole ait chuté en dessous de 15 dollars/baril. C’est en plus à cette époque que les « prédateurs » militaires se mirent à piller les recettes nationales, jusqu’aux « prélèvements » fantastiques du sinistre général Abacha, un milliard de dollars/an au minimum. <o:p></o:p>

    140-                     Les lecteurs français se souviendront très certainement qu’en 1981, quand Mitterrand arriva au pouvoir, l’inflation était chez eux supérieure à 10%/an. Et encore avait-elle été ramenée de 15-17%/an à 10-12%/an par Raymond Barre. Elle est aujourd’hui inférieure à 3%/an. Ce, tandis que le dollar, la monnaie de l’endettement international, passait de moins de cinq francs français l’unité (époque du « dollar Carter » en 1983) à plus de sept francs français l’unité (après le remplacement de Carter par Reagan en 1984). Soit, pour mesurer la crise à laquelle sont confrontées les Africains, une plus value de leur dette en dollars de l’ordre de 40% ! En additionnant le tout, on a donc une baisse de 50% au moins des recettes africaines en valeur, une baisse de 80% de l’inflation (qui « gomme » théoriquement la dette) et une hausse de 40% de la valeur nominale de la dette. Malgré cela, les Africains n’ont pas déposé le bilan, ce que nous aurions fait ainsi que n’importe quelle autre économie occidentale dans de telles circonstances<o:p></o:p>

    141-                     Il y eut même une pathétique déclaration des « ministres africains » (une quarantaine, provenant de onze pays tout de même) lors d’un raout africaniste à Washington (« Coalition mondiale pour l’Afrique », février 1999), s’engageant à combattre la corruption qui, chez eux, « minait leurs efforts de développement ». Tout cela devant un Al Gore, alors vice-président des Etats-Unis, qui devait se demander s’il ne rêvait pas, lui, le vice patron du pays le plus corrompu de la planète !<o:p></o:p>

    142-                     Voir Jeune Afrique l’Intelligent N°2075, 17 au 25 octobre 2000<o:p></o:p>

    143-                     Aucune grande plume occidentale ne s’est d’ailleurs emparée de cette histoire pourtant extraordinaire tant par les montants en jeu que par la personnalité des protagonistes (sont aussi concernés de nombreux blancs qui ont aidé les Abacha à cacher leurs milliards de dollars) ou la qualité des banques réceptrices (les plus grandes du monde). L’Occident a tout fait pour que cette sale affaire, pourtant potentiellement beaucoup plus médiatique que celle d’Elf, tombe très vite dans l’oubli. Il est vrai qu’en l’occurrence, ce ne sont pas des Français (il n’y en avait qu’un dans l’affaire Abacha, un représentant de commerce ami du dictateur), mais des Anglo-Saxons et des Suisses qui étaient visés…<o:p></o:p>

    144-                     Interview dans Jeune Afrique l’Intelligent peu de temps avant sa mort en 1993<o:p></o:p>

    145-                     La Nouvelle Afrique Asie publia même le chiffre « de 15 à 25 milliards de dollars » selon « des sources américaines sérieuses » (non précisées), démentant ainsi le chiffre de 4 milliards de dollars avancé par le Financial Times au lendemain de son éviction du pouvoir. Des masses de dollars qui auraient été prélevées « sur l’aide internationale ». Mais les relevés des biens immobiliers du dictateur, tels qu’effectués par la revue africaniste francophone ne portent que sur quelques dizaines de millions de dollars, exception faite d’une estimation plus que fantaisiste des biens immobiliers qui lui sont attribués en Côte d’Ivoire (900 millions de dollars : c’est impensable pour qui connaît le pays et la valeur moyenne de l’immobilier local). Pour le reste, la revue renvoie le lecteur à des « investissements boursiers à Londres, Paris et New York » : si Mobutu avait réellement investi des dizaines de milliards de dollars dans les principales bourses occidentales, ça ne serait pas passé inaperçu, on le voit bien avec les investissements des pays arabes…<o:p></o:p>

    146-                     L’Evénement du Jeudi a d’ailleurs publié, dans son N°655 du 22 au 28 mai 1997 un classement supposé des fortunes présidentielles africaines : Houphouët, en tête, était donné à 5 milliards de dollars, devant Babangida (Nigeria), à 4,5 milliards de dollars, Mobutu n’arrivant qu’en troisième position, à 3,5 milliards de dollars. Bongo, lui, n’émargeait qu’à la hauteur de 300 millions de dollars, en 9e position. Comme quoi, entre les diverses sources qui se sont penchées –bien mal- sur la question, on ne sait pas réellement ce qu’il en est. Tout ce qu’on peut dire est que ces fortunes se chiffrent probablement en centaines, voire dizaines seulement de millions de dollars, très peu dépassant le milliard de dollars (trois seulement dans le classement de L’Evénement du Jeudi). Et encore faut-il savoir ce que ces milliards recouvrent : dans le cas d’Houphouët-Boigny par exemple, on sait que le chef de l’Etat ivoirien conservait en Suisse une « caisse noire » importante (on a parlé d’un minimum de 300 milliards de francs CFA, 500 millions de dollars) pour parer aux difficultés financières du pays et servir de caution à ses emprunts internationaux. De l’argent soustrait non au regard de ses concitoyens (plusieurs ministres de confiance étaient au courant, c’est comme ça que je l’ai appris), mais à celui de la Banque mondiale et du FMI. Et dans lequel, peut-être, puisait-il aussi pour son usage personnel et celui de ses proches ? Mais l’argent était la propriété de l’Etat ivoirien…<o:p></o:p>

    147-                      « Le score IPC 2001 fait référence à la perception du degré de corruption tel que le ressentent les hommes d’affaires, les universitaires et les analystes de risques » Voici, telle qu’elle figure sur le site Internet de Transparency International, la seule réelle mise en garde du lecteur. Tout le reste, nombre d’études réalisées, méthode de calcul des moyennes et autres billevesées, est donc du « pipeau », comme on dit vulgairement mais fort à propos : il ne s’agit pas d’un classement effectué à partir de données objectives mais d’une peinture totalement subjective des sociétés de notre planète à un moment donné. Que les peintres soient dix, cent, mille ou dix milles ne change rien à cette réalité scientifiquement incontournable.<o:p></o:p>

    148-                     « C’est un fait connu : la corruption augmente dans le monde des affaires, sur les cinq continents. Sous la pression des Etats-Unis, et en raison de l’envolée des pots-de-vin, les pays riches tentent d’élaborer un traité international. » Cette traduction du chapô d’un article intitulé « Goodby, Mister Bakchich ! », publié dans le Financial Times en octobre 1997 illustre bien le sentiment commun des journalistes sur la question. Mais l’augmentation vient-elle d’une plus grande attention portée par les médias à ces problèmes ou d’une réelle croissance du nombre des délits jadis très largement ignorés par le grand public ? Très certainement la dérégulation économique mondiale et la perte de pouvoir des Etats centraux ont-t-elle joué un rôle crucial dans la hausse mondiale de la corruption ? Phénomènes auxquels il convient d’ailleurs d’ajouter les besoins financiers croissants des hommes politiques, tant pour leur réélection que pour leur usage personnel (leurs rémunérations sont très en dessous de celles des patrons du privé qu’ils côtoient journellement). Mais très certainement aussi, la recherche de scoops par les médias en mal de lecteurs, auditeurs et téléspectateurs a-t-elle amplifié la perception du phénomène par les populations…<o:p></o:p>

    149-                     On la trouvait sur www.worldbank.org/html/edi/gac/gac.htm. Mais ce site n’est même plus accessible…<o:p></o:p>

    150-                    Voir la liste très instructive des sponsors de l’ONG sur http://www.transparency.org/about_ti/donors.html. On y trouve même Enron !<o:p></o:p>

    151-                    « International Crime Threat Assessment », document qu’on pouvait se procurer sur www.whitehouse.go/WH/EOP/NSC/htm1/documents/pub45270/pub45270into.html<o:p></o:p>

    152-                    L’ex-juge Eva Joly qui fut une des vedettes de la justice française en matière de lutte contre la corruption estime que cette lutte, pour être efficace, doit d’abord commencer par la grande corruption (voir son dernier ouvrage : Est-ce dans ce monde là que nous voulons vivre ? aux éditions des Arènes) Mais il est plus facile (et moins risqué) de morigéner la petite corruption dans les pays en développement<o:p></o:p>

    153-                    Synonyme de « sournois »<o:p></o:p>

    154-                    Selon d’ailleurs la Banque mondiale (World development indicators 2003), près de la moitié des ruraux et plus de 80% des citadins ont aujourd’hui accès à l’eau potable en Afrique subsaharienne, chiffres qui sont restés confidentiels pour le grand public<o:p></o:p>

    155-                    Kiloutou est une chaîne de magasins louant du matériel de travaux publics tandis que Pinault Bois est l’un des principaux distributeurs français de matériaux de construction<o:p></o:p>

    156-                    Le consortium est contrôlé à 65% par les Américains : Exxon Mobil, 40% et Chevron, 25%. S’y ajoute le malaisien Petronas (35%)<o:p></o:p>

    157-                    Voir Jeune Afrique l’Intelligent N°2215, 22-28 juin 2003<o:p></o:p>

    158-                    Le colonel Edouart Etonde Ekoto fut le bâtisseur de l’armée camerounaise, considéré comme l’une des meilleures d’Afrique subsaharienne. Il joua un rôle décisif dans la pacification du pays au cours des années 1960-1970, quand Forestiers et Sahéliens (ou « Nordistes ») s’opposaient les armes à la main. Il est aujourd’hui président de la communauté urbaine de Douala, après avoir été le créateur d’Agrocom, l’organisme qui lança le développement des cultures vivrières au Cameroun à partir de 1995<o:p></o:p>

    159-                    Voir note N°136<o:p></o:p>

    160-                    Ex-Compagnie française de développement des fibres textiles (entreprise publique de coopération économique)<o:p></o:p>

    161-                    Entre 1994 et 2000, les dons des pays riches aux pays pauvres sont passés de 0,30% du PIB des pays riches à 0,22% du même PIB. Soit une baisse de plus d’un quart en six ans, très supérieure à l’augmentation du PIB des pays riches pendant la même période. Ainsi, en Afrique subsaharienne, de plus de 20 milliards de dollars dans les années 80, l’aide extérieure à l’Afrique subsaharienne  est tombée à moins de 15 milliards de dollars ces dernières années. Depuis trois ans maintenant, les investissements directs étrangers y étant par ailleurs très faibles, l’Afrique rembourse en fait plus d’argent aux non Africains qu’elle n’en perçoit (le solde des flux est devenu négatif) <o:p></o:p>

    162-                    Selon la journaliste Yolande S. Kouamé de RFI (Radio France International, une des radios les plus écoutées au sud du Sahara), la Norvège, les Pays Bas, le Portugal, l’Allemagne, la Finlande et le Danemark « lient » entre 50% et 90% de leur aide financière au développement. La France, le Canada et le Royaume Uni se situent un cran en dessous (25% à 50%) tandis que seuls trois pays donateurs, les Etats-Unis, l’Espagne et la Belgique usent de cette méthode avec beaucoup plus de modération (RFI, 8 novembre 2002). A noter par ailleurs que selon les Américains (administration Nixon), un dollar prêté de cette manière rapporte trois dollars au pays donneur d’aide. Une aide qui, de la sorte, entraîne, selon l’OCDE, un surcoût de 15% à 30%...<o:p></o:p>

    163-                    Les études sur ce sujet publiées par la Banque mondiale furent nombreuses de la fin des années 1980 à aujourd’hui. Tel Do African countries pay more for their imports : yes !, article de A.J. Yeats publié en 1990 dans la World Bank Economic Review. Tout récemment encore, la Banque éditait un long article de Tchabouré Aimé Gogue intitulé : Dette extérieure et allégement de la dette : responsabilité morale des prêteurs et des emprunteurs. <o:p></o:p>

    164-                    L’EDF du Sénégal. Privatisée une première fois dans des circonstances rocambolesques, la société dû être renationalisée avant d’être remise à l’encan sans trouver toutefois, jusqu’à présent, de partenaires convenables<o:p></o:p>

    165-                    Car le programme de la Banque mondiale « ouvre » le marché à qui le souhaite. Dans un premier temps, des centaines d’opérateurs se ruent sur le créneau, faisant rentrer dix fois plus de recettes dans les caisses de l’Etat que l’ancien système des concessions à quelques opérateurs sélectionnés. Puis les petits opérateurs ne peuvent que péricliter, aucun n’ayant la taille suffisante pour rentabiliser une transformation locale des grumes abattus, transformation aujourd’hui obligatoire. Au terme du processus, il n’y aura plus ni petits ni gros opérateurs, ces derniers ayant été préalablement poussés à la fermeture par l’étroitesse de leurs nouvelles concessions. En attendant toutefois et l’Etat n’ayant guère les moyens de contrôler les coupes, les abattages sauvages se sont multipliés…<o:p></o:p>

    166-                    Les conditions imposées par les organismes de Washington avant tout débours de fonds ont, certes, fait l’objet de nombreux débats et de nombreuses critiques. Les Européens ne parlent d’ailleurs plus aujourd’hui de « conditions », mais de « partenariat » sans que cela ait changé vraiment le système d’aide sous conditions. Mais il n’existe à ma connaissance aucune étude chiffrée sur le coût de ces conditions que nous imposons donc aux Africains « en aveugles »…<o:p></o:p>

    167-                    Pour toute cette partie, on peut se référer aux fiches pays des organismes de Washington ainsi qu’aux comptes en ligne –quand ils existent- des banques nationales locales (www.izf.net pour les pays d’Afrique francophone). Tous les pays ne donnent pas le chiffre des transferts de fonds effectués par leurs nationaux résidant à l’étranger. Le Mali par exemple ne le rend pas public… Il faut aller quasiment à la pêche, pays par pays, le sujet méritant de toute évidence une étude exhaustive de la part d’un des grands organismes précités… <o:p></o:p>

    168-                    J’ai vu un petit immeuble se construire à Bamako : quatre appartements de trois pièces chacun. Lesquels se loueront 250 000 francs CFA/mois l’unité, soit un million de francs CFA par mois au total pour l’immeuble (1500 euros/mois), une somme considérable en Afrique. L’investisseur est ouvrier en France et construit son immeuble petit à petit, sur une dizaine d’années au moins. Parfois, le chantier s’arrête, faute de fonds. Puis il reprend quand l’expatrié reprend ses transferts d’argent. Les banques n’interviennent pas… <o:p></o:p>

    169-                    C’est du moins l’explication que m’a fourni il y a longtemps un très vieil africaniste, René Charbonneau, décédé depuis. On ne trouve rien en effet ailleurs sur cette expression archi courante et aujourd’hui décriée par ceux qui pensent que les Noirs ne foutent rien : j’ai trouvé des gens dans des forums de discussion (notamment celui de l’Express qui a laissé passer l’intervention telle quelle) qui demandaient que l’on change l’expression en « bosser comme des Blancs » !

    170-                    « Dans les années 1980, Hongkong, troisième place financière du monde, a assuré 60 % des investissements en Chine. Dans les années 1990, son rôle est de plus en plus concurrencé par Taïwan et la diaspora chinoise de l'Asie du Sud-est, qui possède 80 % du capital intérieur privé en Thaïlande, 70 % en Indonésie et 65 % en Malaisie. En 1992, 80 % des investissements étrangers en Chine ont été le fait de la diaspora au sens large. » J’ai trouvé ces données sur le site du parti radical italien http://www.radicalparty.org/china/livre_terza.htm, extrait d’un article intitulé La nouvelle « nouvelle » classe : réflexions sur la transition en Chine. On y apprend aussi que les premiers gros investissements de la diaspora l’ont été dans l’immobilier, comme au Mali. Même si les pourcentages avancés peuvent paraître élevés (mais il s’agit des années 1990), c’est un bon résumé de la question…

    171-                    « Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal, fatigués de porter leur misère hautaine, De Palos de Moguer, routiers et capitaines partaient, ivres d’un rêve héroïque et brutal… » Entame du poème de José Maria de Heredia Conquérants qui me paraît convenir parfaitement à ces intellectuels méconnus ou maltraités chez eux<o:p></o:p>

    172-                    Le renard et le corbeau

    173-                    L’une des plus belles chansons que je connaisse contre la xénophobie<o:p></o:p>

    174-                    Source : Banque mondiale<o:p></o:p>

    175-                    Voir note N°15<o:p></o:p>

    176-                    Investissements lourds du type bâtiments et machines<o:p></o:p>

    177-                    C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles le conflit au Congo Brazzaville dura si longtemps : les membres des différentes milices avaient prix goût au pillage<o:p></o:p>

    178-                     On trouve sur le site d’Interpol, source sérieuse s’il en est, le texte suivant d’un «  limier » américain, Richard Halverson, agent des douanes américaines : « A ce jour, quelques objets en provenance du Koweït et à destination des Etats Unis ont été interceptés au Royaume-Uni, et d'autres ont été saisis en Virginie et à Boston. La douane des Etats-Unis travaille activement pour identifier et saisir d'autres objets exportés illicitement. Un objet retrouvé très récemment semble être le vase Warka, d'une valeur inestimable ». Cette phrase fut prononcée lors d’un colloque sur la question tenu à Lyon en mai 2003. Il est évident que, pour que des objets d’arts dérobés lors de la dernière guerre d’Irak se retrouve si vite aux Etats-Unis, il fallait au moins des complicités dans l’armée américaine…<o:p></o:p>

    179-                     Le vol, effectué au tournant du siècle en 1801, est le fait d’un aristocrate anglais, Lord Elgin, alors Ambassadeur de Grande Bretagne. Aussi grave fut la « restauration » des frises entreprise par le British Museum en 1823 : des ouvriers les décapèrent au burin métallique, enlevant la peinture d’origine que leurs chefs avaient prise pour de la saleté !<o:p></o:p>

    180-                     Selon la CNUCED (communiqué de presse du 11 septembre 2003), les IDE en Afrique du sud ont chuté de 6,8 milliards de dollars en 2001 à 800 millions de dollars en 2002. Mais le score exceptionnel de 2001 était dû à l’échange croisé d’actions entre Anglo American et De Beers, la holding rachetant sa filiale et mettant en vente ses propres actions sur la bourse de Londres. Le chiffre de 800 millions de dollars place quand même le pays, hors investissements pétroliers, en tête des pays africains dans ce domaine. Tout en restant très faible au regard des possibilités d’investissement dans le pays et du dynamisme des opérateurs économiques locaux…<o:p></o:p>

    181-                     Selon cette fois-ci la Banque mondiale, le stock net d’investissements étrangers dans le pays est négatif depuis 25 ans. -1,8 milliard de dollars pendant la période 1975-1984, -670 millions de dollars de 1985 à 1989, - 3 milliards de dollars de 1990 à 1994 et, enfin, -1,2 milliard de dollars de 1995 à 1998<o:p></o:p>

    182-                     Quand on voit ce qu’ont réussit à dissimuler auprès d’administrations hyper développées, tels les gendarmes boursiers de New York ou le fisc français, des entreprises comme Elf ou Enron, on imagine sans peine ce qu’elles peuvent faire auprès de petits juges sous-payés<o:p></o:p>

    183-                     A tel point que la Banque mondiale a entrepris d’inciter très fortement les gouvernements africains à améliorer le rendement de leur imposition directe. C’est devenu l’un des critères de surveillance des performances économiques africaines, tous les pays aidés par la Banque devant présenter l’évolution au moins annuelle du « rendement » fiscal de leurs administrations concernées. Mais les nouveaux venus sont toujours choyés et pas seulement en Afrique…<o:p></o:p>

    184-                     On trouve des statistiques salariales internationales sur plusieurs sites : l’Organisation internationale du travail (OIT) d’abord, mais aussi l’ONUDI, l’OCDE, l’US bureau of labor statistics, la société Rexcode, l’Université du Texas… Les chiffres indiqués sont cependant difficilement compréhensibles par ceux qui ne sont pas versés dans les statistiques. Par exemple, on trouvera des glissements d’indices d’une année sur l’autre dans les données de l’Université du Texas qui permettent de voir que les salaires industriels ont plus baissé en Afrique qu’en Amérique latine ces dernières années. Pour les données brutes, on se reportera toutefois à l’étude annuelle de l’Union de banques suisses, Prix et salaires, une comparaison du pouvoir d’achat dans le monde, qui donne le salaire moyen horaire dans les plus grandes villes du monde : celui d’Amérique latine oscille entre 3,20 francs suisses (Bogota) et 8,80 francs suisses (Buenos Aires) tandis que celui d’Afrique s’étale entre 0,90 franc suisse (Nairobi) et 6,90 francs suisses (Johannesburg). Globalement, les salaires industriels qualifiés d’Afrique étaient jadis plus élevés en moyenne que leurs homologues d’Amérique latine du fait de la rareté des travailleurs qualifiés en Afrique. Ce n’est plus le cas aujourd’hui et l’Afrique est passée –ou est en passe de passer- devant l’Amérique latine pour ce qui est du bas coût de la main d’œuvre. A noter que les bas salaires ne sont pas synonymes de développement, comme l’ont démontré les études de l’OIT sur l’Asie (le développement nécessite aussi un niveau suffisant de demande intérieure). Mais ils sont incontestablement un facteur d’attraction des investissements. Encore faut-il qu’ils soient connus !<o:p></o:p>

    185-                     Voir le cas du Cameroun, déjà cité : dans certaines administrations, les salaires ont été effectivement divisés par deux tandis que la monnaie, le franc CFA, était dévalué également de la moitié de sa valeur initiale par rapport au franc français auquel il est accroché en parité fixe. Un cadre moyen a pu voir ainsi ses revenus « internationaux » divisés par quatre entre 1994 et aujourd’hui : sans l’économie informelle et la corruption, lui et sa famille auraient purement et simplement sombré, soit dans la délinquance violente, soit dans la misère<o:p></o:p>

    186-                     Dont la préfecture de Police de Paris qui y sous-traite la saisie de ses PV : aujourd’hui, ceux-ci sont parfaitement suivis, au grand désespoir des petits malins qui tablaient auparavant sur l’engorgement des services parisiens pour éviter de payer leurs amendes (ils faisaient appel, leur affaire étant alors automatiquement classée, faute de temps pour traiter l’appel)<o:p></o:p>

    187-                     Mais dont on ne trouvera aucune étude sur le Net ou ailleurs : tant la médiocrité de nos expatriés en Afrique que la diminution de leur nombre ou que la montée de l’encadrement autochtone africain n’ont visiblement pas intéressé nos experts et autres néo-africanistes. Il suffit pourtant de regarder autour de soi…<o:p></o:p>

    188-                     Les Autorités marocaines ont reconnus, avant bien entendu le 11 septembre 2001 et les baisses consécutives d’entrées touristiques liées au terrorisme mondial, une chute de la fréquentation de la destination de l’ordre de 25%. Pour qui connaît les dites autorités (plus frileuses qu’elles, tu meures !), il faut comprendre par là une baisse comprise entre 30% et 50%... Mais les touristes continuent, après un court laps de temps où les mendiants les ont laissés tranquille, à être harcelés par les faux guides sous « contrat » des commerçants du souk, décidément aussi obtus au Maroc qu’en Iran (ce sont les plus fervents suppôts des intégristes)<o:p></o:p>

    189-                     L’octroi, appelé « droit de mer », n’existe plus que dans les départements d’outre mer<o:p></o:p>

    190-                     Le responsable du guichet unique devant négocier les autorisations avec les administrations concernées…<o:p></o:p>

    191-                     Voir L’homme et la terre, droits fonciers coutumiers et droits de propriété en Afrique occidentale de Guy-Adjété Kouassignan, ORSTOM, collection « L’homme d’outre mer », 1966. Egalement : L’appropriation de la terre en Afrique noire aux éditions Karthala <o:p></o:p>

    192-                     Pipe line pétrolier destiné, au démarrage, à évacuer le pétrole du gisement de Doba au Tchad vers le port pétrolier de Kribi, au Cameroun. Par la suite, ce pipe line évacuera le pétrole de toute la région, tant du Tchad que du Cameroun ou que de Centrafrique…<o:p></o:p>

    193-                     180 familles en tout et pour tout. Mais qui, avec l’aide de nombreuses ONG opposées à l’extraction du pétrole pour, en fait, d’autres raisons (comme celle de l’utilisation présumée inavouable de l’argent du pétrole par le gouvernement tchadien), ont réussi à être royalement dédommagées<o:p></o:p>

    194-                     Sur le site de la Banque mondiale<o:p></o:p>

    195-                     Selon la Banque mondiale, le montant global de l’aide publique des pays riches au développement des pays pauvres est de l’ordre de 60 milliards de dollars/an. Dont 1/5e, voire seulement 1/6e est destiné aux pays d’Afrique subsaharienne, les plus pauvres…<o:p></o:p>

    196-                     Revue quotidienne de presse d’AOL : en fait, les dépêches de l’AFP à laquelle on est ainsi abonné en même temps qu’on s’abonne aux services de l’opérateur américain. Par expérience, je sais que les abonnés à AOL ont une demi-journée de retard sur les abonnés « presse »…<o:p></o:p>

    197-                     Le procès pénal est une procédure accusatoire. Dans les pays anglo-saxons, il existe même un premier degré au cours duquel des jurés décident s’il y a lieu de poursuivre. Nous avons de notre côté une procédure d’appel contre les décisions du juge d’instruction, la « chambre de mise en accusation », qui vérifie que les assertions du dit juge d’instruction correspondent bien à des crimes (ou délits) poursuivis par la loi<o:p></o:p>

    198-                     Tous les pays membres de l’Union Africaine en fait puisque son ancêtre, L’Organisation de l’Unité Africaine, OUA, avait missionné cinq pays pour défendre le NEPAD, cette nouvelle politique de partenariat entre l’Afrique et ses donneurs d’aide, auprès de ces derniers, soit le G8. Le Sud africain Thabo Mbeki, le Sénégalais Abdoulaye Wade et l’Algérien Abdelaziz Bouteflika ne sont que les héros les plus connus des cinq défenseurs mandatés<o:p></o:p>

    199-                     Selon le ministère français de la justice : Personne mise en examen pour un crime et renvoyée devant une cour d’assise pour y être jugée. Il faut donc une personne physique ou morale nommément désignée et présumé coupable, par un juge d’instruction ou une chambre de mise en accusation, d’un crime (infraction la plus grave passible de prison et, parfois, d’autres peines) donnant lieu à procès avec jury (la culpabilité ne relève plus alors de l’intime conviction du juge et de ses assesseurs, mais du peuple français représenté par 12 jurés)<o:p></o:p>

    200-                     On a déjà, rien qu’en France, plus de 2000 titres de journaux vendus en kiosque. Sans compter les titres vendus par abonnement seulement, ainsi que les gratuits. La France est le pays qui édite le plus de titres par habitant. Mais les autres pays occidentaux ne sont pas exempts, eux non plus, d’une pléthore de titres oeuvrant dans tous les secteurs imaginables des loisirs humains, du sexe à la cuisine en passant par la poésie, la télévision et la presse féminine : il y a beaucoup plus de titres qui ne traitent pas de politique ou d’économie que l’inverse ! Sachant que les gros tirages sont d’abord ceux de la télévision et de la presse féminine…<o:p></o:p>

    201-                     Personnage balzacien (Le père Goriot) symbolisant aujourd’hui l’ambition effrénée<o:p></o:p>

    202-                     Célèbre tribunal international, premier du genre, qui jugea les dignitaires nazis à l’issue de la 2e guerre mondiale. Les procès se déroulèrent dans la ville allemande de Nuremberg<o:p></o:p>

    203-                     S’il y avait conspiration, celle-ci s’étendant, pour résumer, de -500 ans avant Jésus Christ à aujourd’hui, soit sur deux millénaires et demi, ça se saurait ! Ceci étant, il y a très certainement non conspiration mais mimétisme volontaire (la bien pensance) des dirigeants occidentaux et de leur presse face au devenir africain<o:p></o:p>

    204-                     Car tu peux d’ores et déjà voir, notamment dans nos élections, que le bon peuple semble s’ingénier à faire exactement le contraire de ce qu’attendent nos élites. En France par exemple, celles-ci ont proclamé haut et fort la suprématie intellectuelle de gens comme Rocard ou Jospin qui se sont ramassés des « vestes » mémorables dès lors que leur sort n’a plus dépendu que de la volonté du peuple. Ceci étant, la condamnation des Africains est largement partagée, chez nous, par les gouvernés et par leurs gouvernants<o:p></o:p>

    205-                     Je me rappelle une période pas si lointaine que cela au cours de laquelle j’ai pu croiser, au Téranga à Dakar aussi bien qu’à l’Hôtel Ivoire à Abidjan, de très grands patrons français qui venaient se ressourcer sur ton continent (ils fuyaient en fait l’hypocrisie de leur entourage parisien) : Louis Vilgrain, par exemple (le patriarche, mort aujourd’hui. C’est son petit-fils, Alexandre, qui a repris le flambeau africain de la famille) mais aussi des pointures plus costauds, telle celle du PDG de la FNAC (et, surtout, de la Garantie mutuelle des fonctionnaires), Michel Baroin, par ailleurs grand maître de la Grande loge de France ; ou bien encore, mais britannique cette fois-ci, Tiny Rowland, le sulfureux (mais investisseur) patron du groupe Lonhro. Aujourd’hui, les périples africains des dirigeants économiques européens ne dépassent guère les murs de la Mamounia à Marrakech ! <o:p></o:p>

    206-                     Nous avons vu qu’ils étaient de l’ordre de 9 milliards de dollars/an, soit 1,5% du PIB officiel africain. Compte tenu du nombre d’habitants, 725 millions aujourd’hui soit 12% de la population mondiale, et des créneaux très grand public détenus par les multinationales, leurs investissements dans un marché aussi vaste devraient être très supérieurs<o:p></o:p>

    207-                     15 000 décès enregistrés en France. Ceci étant, un grand nombre d’entre eux seraient de toute façon survenus, les personnes concernées étant âgées, mais sans doute plus tard. En tout cas, ces décès en surnombre ont été reprochés par notre presse à notre gouvernement<o:p></o:p>

    208-                     2,5% de 600 milliards de dollars, le PIB actuel officiel de l’Afrique, équivalent à 15 milliards de dollars ; et 6%, à 36 milliards de dollars. Soit, en francs CFA, un manque à gagner compris entre 100 milliards et 250 milliards. Par an !<o:p></o:p>

    209-                     Tous considérés comme d’épouvantables dictateurs pillant l’argent de leur pays, voir plus haut<o:p></o:p>

    210-                     L’information est même hiérarchisée chez nous : au dessus du panier, règne l’information politique. C’est noble et c’est totalement personnalisé : on ne parle jamais des partis et de leurs militants, mais de leurs chefs ou, à la rigueur, de leurs « leaders ». Et quand les militants imposent leurs décisions, comme chez les Verts, c’est « le règne de l’anarchie ». Les journalistes devraient tous faire une psychanalyse ! En dessous et selon les journaux, suivent les informations sociales et/ou les informations économiques. Le social est nécessairement du « vécu », largement submergé par les campagnes anti-tout, tabac, drogue, alcool, vitesse au volant et j’en passe : nos patrons de presse, sans doute, ont-ils ainsi l’impression de peser sur le devenir de leur société ? L’économie aujourd’hui est essentiellement « micro », vue du côté de l’entreprise –et payée très largement par elle. Le « timing » est celui des agences de communication et l’on doit nécessairement être « positif ». Ce pourquoi, je crois, quand un sujet est libre comme celui de l’Afrique, nos journalistes se défoulent… Après, vient le sport, juste devant la culture. Très personnalisé aussi, aucun recul, même dans les news. C’est du show biz, comme la culture d’aujourd’hui, toujours le truc des agents de communication. En plus, ça ne demande pas d’effort : on est reçu, on interviewe comme on peut (faut pas être un grand maître ici pour être considéré comme un très bon) et on retranscrit bien saignant : ça marche à tous les coups. La critique, c’est fini : plutôt que de remettre en cause les « grandes plumes » qui croyaient faire et défaire les réputations, les patrons de presse ont préféré supprimer le genre quand ils ont vu que le public se moquait des conseils de leurs journalistes comme de leurs dernières chaussettes. Et tout ça est fait au nom du « marketing » ! Je préférais l’époque où les journaux étaient faits avec les tripes, au moins c’était maîtrisé…<o:p></o:p>

    211-                     On a accusé en effet (mais sans preuve) Roosevelt d’avoir laissé les Japonais détruire la flotte américaine dans le port militaire d’Hawaï pour faire accepter l’entrée en guerre des Etats-Unis par l’opinion publique<o:p></o:p>

    212-                     L’Angleterre s’en était retirée dès les années 1970 tandis que la Belgique n’y avait plus que quelques relations tendues au Zaïre et que l’Italie n’avait plus que quelques entreprises privées encore présentes sur le continent<o:p></o:p>

    213-                     Le thème est récurrent sur la totalité des sites « Verts ». Voir par exemple celui de Greenpeace (www.greenpeace.fr)<o:p></o:p>

    214-                     « De mauvaise humeur du fait de son état physique » (Larousse)<o:p></o:p>

    215-                     On trouve malheureusement peu d’informations grand public sur ce sujet. Il faut enquêter auprès des spécialistes pour en savoir plus, ce que j’ai fait. Avec deux articles notamment : Il était une fois le pétrole africain (Jeune Afrique l’Intelligent du 22/12/2002 au 04/01/2003)  et L’arme du pétrole (Géopolitique africaine N°11, juillet 2003)<o:p></o:p>

    216-                     Voir interview déjà citée de Pierre Terzian, directeur de Petrostratégies, dans Cyberscopie, 25 novembre 2002<o:p></o:p>

    217-                     Il s’agit du Bénin, du Burkina Faso, du Mali et du Tchad<o:p></o:p>

    218-                     Procès général contre les subventions aux exportations<o:p></o:p>

    219-                     Celles qui se sont déroulées à Cancun en septembre 2003<o:p></o:p>

    220-                     L’Union européenne a jugé que les conférences maritimes étaient contraires au droit de la concurrence. Elles fixaient en effet les tarifs, ce qui constituait une entente entre opérateurs<o:p></o:p>

    221-                     Les conférences maritimes n’ont d’ailleurs pas totalement disparu. Il en existe encore une par exemple avec le Canada auquel la Commission de Bruxelles n’a pas osé s’attaquer !<o:p></o:p>

    222-                     L’organisme international issu de cet accord existe toujours : l’International cocoa and coffee organization (ICCO). Mais il ne s’occupe plus que de statistiques et d’informations<o:p></o:p>

    223-                     Le sucre, de Jacques Rouffio, avec Gérard Depardieu, Michel Piccoli et Jean Carmet<o:p></o:p>

    224-                     C’est le plus grand marché alimentaire du monde : céréales, viande, surgelé, etc., tout y passe…<o:p></o:p>

    225-                     Au lendemain de la Révolution française, ne votaient que ceux qui payaient le « cens », impôt direct proportionnel à la fortune, d’où le terme de vote « censitaire ». Un système identique existait d’ailleurs à l’époque dans les pays où, également, le « peuple » élisaient ses représentants au Parlement (Angleterre), au Parlement et à la présidence de la République (Etats-Unis). Il existe toujours des partisans du vote censitaire, mais se fondant aujourd’hui sur le savoir et non sur la fortune : des élitistes en somme…<o:p></o:p>

    226-                     Droit d’intervenir dans la politique intérieure d’états étrangers quand celle-ci porte gravement atteinte aux droits de l’homme où quand les populations de ce pays sont exposés à des maux mettant leur existence en danger grave (exemple : famine). Ce « droit » a été promu au niveau international par des personnages comme Bernard Henri Lévy, Bernard Kouchner, André Glucksman et autres. Jusqu’alors, tous les spécialistes de droit international ne reconnaissaient qu’une seule politique possible, celle de ne pas se mêler de la politique intérieure de ses voisins : Hitler en effet avait pratiqué à outrance le droit d’ingérence pour « protéger » les minorités allemandes en Tchécoslovaquie d’abord puis en Pologne. C’est au nom du droit d’ingérence que l’OTAN est intervenue dans les Balkans puis que les Anglo-Saxons ont envahi l’Irak après avoir toutefois et faussement accusé ce dernier pays de posséder des armes de destruction massive<o:p></o:p>

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