• Une brève histoire de l'économie mondiale : et l'Afrique ?

    Pour une renaissance de l’humanisme<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Article 40<o:p></o:p>

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    Une brève histoire des idées économiques<o:p></o:p>

    IV : et l’Afrique ?<o:p></o:p>

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    Je n’ai guère abordé le thème des pays en développement dans cette apologie en cours de l’humanisme mondial car j’y ai consacré un livre, Un crime médiatique contre l’Afrique – Les Africains sont ils tous nuls ?, qui, bien que pratiquement boudé par les médias français (mais pas par les médias africains), a connu chez nous une certaine réussite avec plus de 2 000 exemplaires vendus au moins : mon imprimeur m’a volé comme au coin d’un bois –il paraît que c’est habituel sans que pour autant, notre bon Etat s’en inquiète- car il ne m’a jamais versé le moindre sou et ne m’a jamais donné le moindre renseignement sur les ventes. Je sais que ces ventes ont au moins atteint 2000 exemplaires car il y a eu retirage (un « raté » de mon imprimeur qui m’a lâché l’info) tandis que, plus de trois ans après ce retirage, les ventes continuent sur le Net (Amazone et les autres sites de vente en ligne). Beaucoup trop d’émigrés africains par ailleurs me connaissent au moins de nom pour que le livre leur soit totalement inconnu…

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    Ceci dit, il faut que vous sachiez aussi que la moyenne des ventes des essais politiques et/ou sociaux ou économiques est inférieure à 200 exemplaires en France. Oui, Msieurs-Dames, moins de 200 exemplaires par ouvrage dans un pays de 63 millions d’habitants qui, très visiblement, préfèrent les amours de Sarkozy (presse people) à l’origine des espèces selon les ultra conservateurs (Dieu…) S’il ne s’agissait que des chrétiens fanatiques… Bref et puisque vous me lisez, vous devez savoir que vous représentez une minorité, une toute petite minorité… Pour vous en rendre compte, regardez simplement les journaux qui vous sont offerts dans les WC de vos amis : du Gala nettement plus que du Science et Vie ! Et il y a des gens qui vont me rétorquer : « et alors ! » Ce, parce qu’on a magnifié bêtement l’individualité des membres des foules au lieu de les orienter vers plus d’intelligence, plus de compréhension de notre environnement. Bref, des gens qui pourraient travailler leur intellect s’y refusent, par paresse et parce que personne ne leur dit qu’il serait bien qu’ils le fassent tandis que d’autres se servent de leur paresse intellectuelle pour tuer dans l’œuf toute tentative d’influence « intello dépressive » : « consommez, nom de Dieu  et fermez votre gueule ! » Ils la ferment tout en se croyant les maîtres du Monde…

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    Revenons toutefois à nos moutons et ne nous énervons pas !  Pourquoi donc n’ai-je pas vraiment parlé des pays pauvres dans ma brève histoire de l’économie mondiale. Parce que, Messieurs Dames, je savais à l’avance que je vous parlerai, en conclusion, des deux éléments qui ont accéléré l’évolution humaine, la civilisation égyptienne d’une part, la route de la Soie de l’autre. Vous noterez à cet égard que les pays actuellement les plus pauvres de la planète ont tous « échappé » à ces accélérateurs.

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    Prenons le cas de la civilisation égyptienne : il faut être aveugle ou de fort mauvaise foi pour ne pas voir que nos religions dites « du livre » sont directement héritées des Egyptiens. Jusqu’aux « tabernacles » catholiques, petits enfants du « saint des saints » des temples pharaoniques. Nos organisations politiques ont également été élaborées sur les bords du Nil, un pouvoir exécutif fort, des délégations régionales, l’armée, la police, la justice, etc. L’écriture, de même, et donc d’abord les statistiques et la propagande. Tout cela, quand on connaît un peu la civilisation des égyptiens antiques, a pris naissance sur les berges du grand fleuve africain. Y ont échappé d’abord l’Asie extrême (Chine et Asie du sud est) dont les civilisations ont reposé sur l’héritage d’autres riverains de grands fleuves : dans le nord de la Chine ou le long du Gange en Inde. En fait, dans des endroits concentrant de nombreux humains et leur procurant une grande richesse (l’eau…) Ces humains, partout (voir ceux du Tigre et de l’Euphrate), ont alors développé l’agriculture puis de grandes villes commerçantes où se sont épanouies les premières civilisations. Et d’où sont venues toutes les civilisations suivantes, marxisme inclus (les similitude entre le christianisme et le marxisme sont légions malgré l’interdit marxiste envers toutes les religions).

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    Ont aussi échappé à ces civilisations « de l’eau » les pays d’Amérique latine et ceux d’Afrique subsaharienne. Certes, les Egyptiens ont prix contact avec les Subsahariens : la reine Hachepsout par exemple, envoya une mission commerciale au pays du Pont (Somalie) pour y acheter des plants d’encens (dont le jardin de sa nécropole à Louxor fut rempli) environ 1350 ans avant JC. On pense par ailleurs que des Egyptiens antiques ont pu gagner l’Amérique par la mer (expédition du Kon Tiki). Ils connaissaient donc l’existence des Subsahariens et, peut-être, celle des Amérindiens. Mais ils n’influencèrent jamais les civilisations de ces peuples géographiquement à l’écart. Car, pour les influencer, ils auraient dû avoir avec eux des rapports fréquents et importants, tels ceux que les Hittites entretinrent avec l’Egypte pharaonique (les Hittites envahirent l’Egypte du Nord)

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    Aussi bien Amérindiens que Subsahariens se développèrent donc de manière endogène, sans influence extérieure, sans point de comparaison possible. Et leur mise géographique à l’écart des grandes civilisations « originelles » fut renforcée quand fut créée la route de la Soie par les Chinois environ 200 ans avant la naissance du Christ : cette ligne commerciale permit aux civilisations occidentales et orientales de converser entre elles plus de 1 500 ans durant, en accélérant considérablement leur développement technique, philosophique et scientifique. Quand, enfin, et les civilisations « originelles », et la ligne commerciale entre l’Occident et l’Orient rejoignirent Amérindiens et Subsahariens, ce fut pour les exterminer ! Les Européens débarquèrent en Amérique latine d’abord, du nord ensuite et laminèrent les sociétés indigènes en moins de deux siècles (idem d’ailleurs pour les aborigènes d’Australie). Aujourd’hui, ces sociétés n’existent pratiquement plus et ne compteront plus jamais dans le devenir de l’Humanité…

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    Les Noirs résistèrent nettement mieux. Certes, il n’en resta plus qu’une centaine de millions en 1900, peu donc, mais plus toutefois que ce qui restait d’Amérindiens à la même époque. Leurs civilisations paraissaient alors et également détruites par les Occidentaux qui avaient notamment déplacé leurs villes en bordure de mer pour pouvoir plus facilement enlever les matières premières que les Autochtones paraissaient voués à leur fournir jusqu’à la fin des temps. Leurs économies tournaient également et intégralement autour de la production et l’exportation des dites matières premières minérales et organiques. Les trains que les Européens construisirent en Afrique noire étaient alors intégralement consacrés au fret, des trains donc peu coûteux en capitaux (mais pas en vies humaines !) et peu performants. Bref, les 100 millions d’autochtones subsistants semblaient ne subsister que pour fournir du café, du cacao, des métaux précieux, des fruits exotiques, que sais-je encore, à des Occidentaux plus arrogants que jamais à leur égard.

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    Tout cela dura, en Afrique, jusqu’aux Indépendances qui virent d’abord et essentiellement les Africains –et les Africains eux seuls : les courbes démographiques ne remontent sérieusement qu’après les années 1960- se préoccuper de repeupler leurs pays. En Amérique latine, c’était trop tard : les autochtones étaient devenus majoritairement des émigrés européens, surtout latins, et des descendants d’esclaves noirs, importés en masse au cours des 18e et 19e siècle. Latino-américains comme Subsahariens restèrent cependant ruraux jusqu’aux années 1980-1990, continuant à ne vivre que sur l’exportation de produits tropicaux ou en autosubsistance. Avec, en Amérique latine, la perpétuation de la domination latino européenne sur ce qui subsistait de population autochtone et sur les descendants d’esclaves africains. Vous noterez que, jusqu’à ces époques récentes, nous, Occidentaux, continuâmes à pérorer et à considérer ces pouilleux de très haut, sans aucune considération pour le passé monstrueux que nous leur avions imposé. Jusqu’à cette super monstruosité que fut le refus, tant en Amérique (Bush junior) qu’en Europe (Blair, Sarkozy –mais aussi les socialistes français et le pape) d’accepter toute autocritique vis-à-vis de la colonisation. Ce refus, c’est toujours la position officielle de l’Occident aujourd’hui. Et, je crois, tant les médias ont été horribles à cet égard, la position de la majorité des Occidentaux : pas de repentance, la misère des latino-Américains et des Noirs est de leur propre et unique faute. Ou de celle de leurs dirigeants, tous corrompus et incompétents bien entendu…

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    En fait, dès que les pays les plus pauvres connurent eux aussi leur exode rural –et donc la constitution, chez eux, d’au moins une grande métropole propre au développement de l’économie moderne (industrie et services)-, ils se développèrent très vite : Mexique et Brésil d’abord et par exemple (car inondés de capitaux occidentaux). Mais l’Afrique aussi a son « petit dragon », l’Afrique du sud qui fut elle aussi inondée de capitaux tant que les Blancs en dirigèrent l’économie. Car ce qu’on ne vous dit pas vraiment est qu’en sus de nécessaires grandes concentrations humaines, le développement nécessite des capitaux, beaucoup de capitaux. Quelques crétins racistes vous diront que les populations doivent être capables d’absorber les dits capitaux –c’est-à-dire, en clair, que les Noirs sont trop nuls pour avoir des usines ou des bourses de valeurs-, en totale contradiction avec la réalité observée notamment par la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), un des rares organismes de l’ONU dont les experts sont tenus à une certaine rigueur intellectuelle : car, à la CNUCED, chaque pays a une voix et les Anglo-Saxons n’y règnent pas en maître. La CNUCED donc a produit un très grand nombre d’études sur la question, dont une revue annuelle des « Investissements directs étrangers » (IDE), ces fameux capitaux nécessaire au développement. L’Afrique est le parent plus que pauvre des dits IDE, au point que, plus de dix années durant, les flux de capitaux furent négatifs sur ce continent qui dut rembourser à l’Occident nettement plus que ce que l’Occident investissait en Afrique ou lui prêtait (les dons sont archi minimes).

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    Le sous développement est donc simple à comprendre : non bénéfice des éléments historique qui, chez nous, ont accéléré prodigieusement le développement ; intervention monstrueusement destructrice des Occidentaux à partir du 16e siècle et jusque pratiquement le milieu du 20e siècle ; population beaucoup trop rurale et maintenue dans son statut rural bien trop longtemps ; insuffisance, le mot est faible, des capitaux investis dans ces pays. Notez en outre que l’Occident a organisé sciemment l’enlèvement des matières premières africaines et latino américaines à très bas prix des décennies durant : Chiquita par exemple, avec l’aide du gouvernement américain, est intervenue à de nombreuses reprises dans la politique intérieure des pays où elle enlevait ses bananes, de manière à maintenir des prix très bas de culture et de cueillette. Les grands chocolatiers européens et américains ont magouillé à mort pour éviter que la Côte d’Ivoire, principal producteur mondial de cacao, ne puisse faire monter les prix de son produit vedette. Ce, après que les grands importateurs de café aient carrément bousillé le marché mondial du café en se servant du Brésil. Etc., les exemples sont légions et pourraient très aisément faire l’objet d’un livre si les éditeurs occidentaux n’étaient pas devenus ce qu’ils sont devenus aujourd’hui (et ils se plaignent de ne pas vendre !).

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    On a vu précédemment que ce comportement occidental venait d’être mis à bas par les achats asiatiques, l’argent affluant à présent dans nos pays à la traîne du fait de la hausse quasi générale et très importante de la plupart des prix des matières premières. En outre et du fait de leur pauvreté, ces pays nous envoient moult émigrés qui, une fois installés, rapatrient chez eux une bonne partie de leurs gains. Les sommes sont considérables, dépassant de très loin tout ce que l’Occident débourse chichement là bas en se gargarisant toutefois du misérable montant dépensé : on voit fréquemment des Occidentaux affirmer –et être crûs par quelques intello émigrés souffrant sans doute du syndrome de Stockholm- que l’aide occidentale représente une part prépondérante du PIB des pays « aidés ». Ce qui est totalement faux : en additionnant les « IDE » occidentaux (essentiellement dans le secteur des hydrocarbures) et l’aide publique (essentiellement des prêts à taux relativement élevés), on n’obtient même pas 5% du PIB de l’Afrique (30 à 40 milliards de dollars versés pour un PIB d’au moins 800 milliards de dollars)

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    Ce n’est donc certainement pas grâce à nous que ces pays commencent enfin à décoller. C’est à dire à avoir un développement économique plus rapide que leur développement démographique : cela fait plus de 10 ans maintenant que ce décollage à touché presque tous les pays subsahariens, même en guerre ! Qu’il y ait des problèmes de répartition des richesses, c’est certain. Sommes nous nous mêmes des parangons d’égalité ? Il n’empêche qu’enfin, les PIB des pays les plus pauvres de la planète croissent plus vite que leur population. Mais ça, on ne vous le dit bien entendu pas : sachez que de nombreux intellectuels ont fait leur beurre d’une image détestable des Africains qu’ils ont puissamment contribuée à bâtir. Ces intellectuels sont en poste partout, dans les médias, dans les maisons d’édition, dans les partis politiques, à la tête des organismes dit « de coopération », et font tout pour que la vérité ne sorte pas. Ils préfèrent, de loin, une Europe raciste à l’arrivée d’une nouvelle génération d’intellectuels qui les renverraient à leurs études. Et, pour l’instant, ils ont gagné : les conseilleurs africanistes de Sarkozy sont exactement de la même veine que ceux de Jospin. Et tous sont en poste tant dans la mouvance de l’UMP que dans celle du PS…

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    Rassurez vous toutefois : ils ne peuvent plus nuire car les Asiatiques, eux, ont compris ce que se passaient réellement dans des pays de moins en moins ruraux et où l’argent s’est enfin mis à couler. Même si les Occidentaux ne suivent pas (c’est tout à fait possible vue l’image que leurs médias leur ont donné de l’Afrique), ça n’a plus d’importance : les nécessaires transferts de technologie (l’argent n’est pas tout) viendront d’Orient, un point c’est tout. Et tout ça va se passer maintenant, sous vos yeux (du moins si vos médias acceptent de vous en parler, ce dont je doute), tandis que les sirènes démoralisatrices continueront à pleurer à vos oreilles. Tenez : savez-vous que le Nigeria produit des ordinateurs et que ça marche très bien ? Ou que les usines d’automobiles d’Afrique du sud, toutes filiales d’entreprises occidentales, exportent jusqu’en Australie ? Savez-vous, dans un autre registre, que l’élevage de transhumance a totalement disparu, sauf à Djibouti et, un tout petit peu, au Kenya ? Mais vous continuez à voir des images (d’archive) de cet élevage de transhumance à chaque fois qu’on vous parle d’Afrique de l’est (les Masaïs). Bon courage donc si la question vous intéresse !

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  • Commentaires

    1
    visiteur_castorpolit
    Mardi 1er Avril 2008 à 12:34
    Interessant !

    50 milliards de dollars = somme depensee chaque annee pour les animaux domestiques aux states = sommes suffisante pour eradiquer la pauvrete dans le monde.

    Les capitaux existent, mais ces pauvres betes, on va pas les abandonner tout de meme !
    2
    visiteur_Millame
    Mercredi 2 Avril 2008 à 01:13
    il est certain que pour ces pays les occidentaux ont toujours voulu leur tendre poisson pour ne pas leur donner la canne a p?e, ces id? qui se propagent a propose de l'ognorance des autochtones pour maintenir une esp? d'asservissement, mais tous le monde a compris, car avec le net la v?t?st tr?bien v?cul? pas besoin de la presse pour le savoir ...

    merci pour cette lumi? !!!
    je passe via marianne ;-)
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