• Une brève histoire de l'économie mondiale - suite

    Pour une renaissance de l’humanisme<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Article 38<o:p></o:p>

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    Une brève histoire des idées économiques<o:p></o:p>

    II : L’homo economicus<o:p></o:p>

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    Nous sortons donc du Moyen Age qui, sur le plan économique, est caractérisé par d’intenses échanges internationaux (la route de la soie) et la primauté des corporations dans la destinée de « l’homo economicus » basique. Mais ni les Etats, ni les intellectuels ne pensent encore l’homme sous un angle économique et social. Il n’est pensé que religieusement, par rapport à des notions universelles du bien et du mal. Les sociétés sont très inégalitaires, notamment en Occident et en Amérique latine : l’Asie, elle, a une politique rurale redistributrice tandis que l’Afrique subsaharienne ne connaît pas vraiment le phénomène des grands domaines aristocratiques. Au niveau mondial, le grand changement économique du Moyen Age est l’effondrement de la domination chinoise sur le commerce mondial sous les coups de boutoir répétés des Arabes, des Turcs puis des Mongols.

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    1)      De la Renaissance à l’empire mondial<o:p></o:p>

    Sur le plan des idées, l’Europe occidentale sort du Moyen Age quand naissent des Universités où l’on enseigne les « humanités », soit les écrits des philosophes et savants de l’Antiquité gréco latine. On a relevé précédemment (voir le I du présent article) que ces écrits parviennent aux Européens, en Italie, via l’Espagne musulmane qui a traduit voici longtemps déjà ces philosophes et savants disparus en arabe. Les premières universités « humanistes » naissent cependant en Autriche, au cœur du « Saint empire romain germanique », branche orientale de l’empire de Charles Quint (sur lequel, disent ses biographes, « le Soleil ne se couche jamais » puisqu’il englobe aussi une grande partie de l’Amérique latine) Auparavant, l’Occident s’est lancé à l’assaut du monde maritime grâce au frère du roi du Portugal, prince dit « Henri le Navigateur » bien qu’il ne soit jamais monté sur le pont d’un navire, lequel a financé des architectes navals génois afin qu’ils lui bâtissent un bateau capable d’emporter suffisamment de marins et de fret pour découvrir le Monde : ce sera la Caravelle qui permettra au prince Henri de lancer les marins Portugais à la reconnaissance des côtes africaines puis de l’Océan indien après que les dits marins aient passé le cap de Bonne Espérance. Soucieux de ne point se laisser distancer par leurs voisins, les monarques espagnols associés (Isabelle La Catholique, reine de Castille, et Ferdinand II d’Aragon, tous deux mariés pour raison d’Etat) financèrent les expéditions de Christophe Colomb puis d’Amerigo Vespucci qui leur permirent de prendre possession de la plus grande partie de l’Amérique latine en traversant directement l’Océan Atlantique.

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    Ce fut le début de la fin pour les routes de la soie : désormais, les navires allaient permettre aux Occidentaux de s’affranchir des Ottomans pour acquérir épices et soieries. Sans compter que l’ardeur guerrière des dits Occidentaux, jamais démentie, allait aussi les pousser non seulement à acheter directement ces produits « exotiques » chez les producteurs, mais peu à peu à contrôler directement les productions en envahissant les domaines de production. Les routes de la soie avaient duré 2500 ans, accélérant prodigieusement le progrès humain sur presque toute la planète (à l’exception, on l’a vu, de l’Amérique latine et de l’Afrique subsaharienne). La conquête du Monde par l’Occident ne prendra guère que 4 siècles, limitant le progrès aux seuls Occidentaux. Et ruinant au passage la civilisation ultra aristocratique d’Amérique latine ainsi qu’en partie, les civilisations bantoues. En fait, l’Occident fit table rase de tout ce qui n’était pas de son crû dans le Monde. Des brillantes civilisations Mogholes d’Inde ne subsistèrent que d’épouvantables irrédentismes d’un autre âge. De l’empire Ottoman ne resta plus que la Turquie D’Atta Turc puis un fondamentalisme religieux dévastateur dans tout l’Islam. A peine remise de sa mongolisation forcée, la Chine retomba sous le joug de l’Europe et de la nouvelle Amérique « blanche » : elle sombra pour deux siècles de plus dans l’obscurantisme. Les seuls non occidentaux à s’en sortir furent les Japonais, au prix d’une dictature modernisatrice (l’ère du Meiji).

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    Dans le même temps, les Occidentaux développaient un humanisme tonitruant à leur seul usage. Leur médecine devenait expérimentale puis scientifique. Leurs philosophes inventaient l’individualisme libéral, remettant en cause l’absolutisme des Etats royaux. L’Angleterre d’abord, puis la France, coupait la tête de ses rois, imposant peu à peu l’idée de « Constitution » à l’ensemble des pays d’Europe occidentale. Pour la première fois, les monarques écoutaient les philosophes. Voltaire conseillait Frédérique 1er, Diderot eut l’oreille de Catherine de Russie…

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    Ce n’est toutefois que tardivement que les Occidentaux se mirent à réfléchir sérieusement sur leur organisation économique. Adam Smith et David Ricardo furent, au 18e siècle, les fondateurs du libéralisme économique, censé répandre, via une « main invisible », la prospérité sur Terre. Deux axiomes ici : liberté d’entreprendre d’abord (fin du corporatisme) ; nécessité de commercer librement ensuite (théorie des avantages comparés). Les Français, peuple le plus puissant d’alors en Occident, n’iront pas si loin dans le déni de l’Etat : c’est de l’absolutisme dont il se méfie, pas de la nécessité d’avoir, face au souvenir de la féodalité, un Etat centralisé fort. Il en sortira une doctrine « mixte », dite « colbertisme » qui est effectivement un mélange de libéralisme et d’étatisme (l’Etat peut se substituer aux entrepreneurs privés quand ceux-ci sont défaillants). On voit d’entrée ici la coupure profonde entre le monde anglo-saxon, résolument anti-Etat, et le reste du monde, nettement moins hostile vis-à-vis de la puissance publique. Mais la marine britannique –et une formidable constance des Anglais puis des Américains- permettront à l’individualisme libéral de l’emporter partout ou  presque.

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    Ce, tandis que les échanges internationaux vont prendre, transport maritime et colonisations aidant, un essor remarquable. Avec et malheureusement et toujours la prépondérance du commerce d’esclaves dans cet essor : c’est le commerce dit « triangulaire » qui remplace ici les convois terrestres de Slaves d’Europe orientale. Des navires quittent l’Europe du nord pour l’Afrique puis vont, chargés d’esclaves, en Amérique. D’où ils ramènent du fret, du coton et du sucre notamment. Les Européens se sont vite substitués aux Arabes pour lancer les Sahéliens dans les razzias indispensables à leur honteux commerce. Qui verra les princes Sahéliens vendre aux Européens jusqu’à leurs propres populations après que les Forestiers aient finis par l’emporter sur les guerriers maliens à l’ouest du continent (remontée Ashanti du Nigeria à la Guinée)

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    En interne, les économies occidentales connaissent un développement de plus en plus accéléré suite à l’exode rural et à l’industrialisation des villes. La mécanisation agricole laisse en effet sur le carreau tous les anciens ouvriers agricoles qui doivent donc émigrer pour survivre. L’Amérique du nord connaît ainsi un peuplement d’immigration intense tout au long du 19e siècle, en même temps que le peuplement des grandes villes européennes devient pléthorique. Londres dépasse le million d’habitants dès le début du 19e siècle…

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    2)      Le socialisme en marche<o:p></o:p>

    On voit donc que le libéralisme est d’abord une réaction contre l’absolutisme monarchique et le corporatisme économique : l’individu doit être à même d’effectuer la carrière de son choix. S’y ajoute (Ricardo) la condamnation des octrois qui freinent un commerce considéré comme supérieur à l’autarcie (théorie des avantages comparés) : les Anglais puis les Révolutionnaires français supprimeront de fait et très vite les dits octrois tout en autorisant le fameux « commerce du grain » sans contrainte (jusqu’au 18e siècle, ce commerce était contrôlé par l’Etat pour des raisons de stocks alimentaires) Libéraux chez eux, les Anglais ne le seront pas en Amérique, obligeant les colons à leur acheter, aux prix anglais, des biens que la Couronne leur refusait de produire. Les « Yankees » seront donc encore plus libéraux que les Anglais après qu’ils se soient défaits militairement de leurs liens avec les dits Anglais.

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    Et c’est tout naturellement des pays étatistes que viendra la contestation socialiste d’un monde qui broie, au nom de la liberté, les individus du dessous du panier : la condition ouvrière est monstrueuse au 19e siècle, d’autant que les épidémies, notamment de tuberculose, fleurissent en terrains favorables (nourriture insuffisante, alcoolisme, fatigue…) L’Europe du 19e siècle s’embrase socialement. La Commune de Paris (1870) ou les révoltes spartakistes (1917) ont certes échoué mais, au passage, la Russie tombe aux mains des Bolchevicks (1916). Ce, tandis que la colonisation militaire succède aux échanges honteux (la traite) ou inégaux (l’Inde) L’histoire sociale et économique du Monde est, sous la férule occidentale, une histoire de sang et de larmes, pas une saga de villes méritantes comme a cherché à nous le faire croire un Jacques Attali peu inspiré (Une brève histoire de l’avenir)

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    Le Monde est d’ailleurs bientôt partagé en deux : d’un côté les Etats Unis libéraux et leurs alliés d’Europe de l’ouest ; et de l’autre l’URSS socialistes et ses « satellites » d’Europe orientale puis, progressivement, d’un nombre croissant de pays dits « en développement ». Les premiers poursuivent inlassablement leur route libérale, s’essayant d’abord au Colbertisme avec Roosevelt et Keynes. L’Etat providence voit le jour entre les deux guerres mondiales et se poursuit jusqu’aux années 1970. Mais les « fondamentaux » libéraux reviennent avec l’Ecole de Chicago, Mme Thatcher puis Ronald Reagan. Ils reviennent surtout en force quand, après le 1er choc pétrolier (1974), les banques occidentales décident de lutter définitivement contre l’inflation afin de pouvoir accroître la financiarisation de l’économie mondiale.

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    En face, le camp socialiste s’est lancé résolument dans la planification économique, avec une théorie de « l’industrie industrialisante » qui, au début, fonctionne plutôt bien (l’URSS sort très rapidement de sa ruralité et devient auto suffisante dans un grand nombre de domaines industriels). Mais qui marque ses limites dès qu’il s’agit d’aborder le marché de masse que les Américains ont, eux, inventé dès les années 1920 et qui leur confère immédiatement une supériorité économique puis technologique sur le reste du monde. Les grandes séries, pour résumer, permettent d’abaisser le prix de revient des produits industriels au point de les rendre accessibles au plus pauvre des paysans du Kansas. Quand l’automobile est un produit de luxe en Europe, les masses américaines ont accès aux Ford T à bas prix (l’Europe n’y parviendra qu’en 1942 en Allemagne et que dans les années 1950 dans le reste de l’Europe)…

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    Il n’empêche que le camp socialiste devient presque prépondérant dans le Monde quand la Chine le rejoint en 1949 et que l’Amérique latine s’embrase à la suite de Cuba. Une grande partie de l’Afrique du nord succombe également aux vertus socialistes et la moitié environ et alors de la production mondiale est planifiée et échappe au commerce « libre » La « Guerre froide » est donc et bel et bien une vraie guerre même si ses armes sont très différentes des armes utilisées jusqu’alors pour s’assurer la maîtrise des mers ou des matières premières : les belligérants utilisent l’information et les services secrets pour déstabiliser –ou s’opposer à la déstabilisation- de tel ou tel pays du Tiers Monde. Les Soviétiques réussissent à s’imposer comme fournisseurs des luttes de décolonisation tandis que les Libéraux font régner un néo-colonialisme effarant chez tous leurs alliés du même Tiers Monde. Les Américains font déposer par exemple le premier ministre iranien élu, Mossadegh, parce que celui-ci veut que l’Iran se réapproprie son pétrole. La France en Afrique soutient des régimes à sa botte…

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    Tout cela tandis que le commerce mondial continue à se développer et que la démographie humaine crève tous les plafonds. Et que l’Europe perd définitivement le leadership économique mondial au profit, d’abord, d’une Amérique de plus en plus impériale : celle-ci constitue, en quelques décennies, la plus formidable armée que le monde ait jamais connue (500 milliards de dollars de budget annuel !) La course aux armements est fatale au monde socialiste : l’URSS ne peut plus suivre d’autant que le marché de masse occidental a désormais plus d’attrait pour les Soviétiques que la réussite de leur système dans l’espace ou, même, en matière aussi d’armement : Moscou ne peut à la fois fournir des biens de consommation en masse à ses ressortissants et produire les équipements, notamment électroniques, que requièrent les nouvelles technologies militaires. La planification ne sait pas faire, pour résumer. Du coup, l’URSS se défait au profit d’une nouvelle Russie libérale. Et la Chine abandonne la planification au profit du marché. Le socialisme économique planificateur est mort.

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    3)      Le retour de l’Asie<o:p></o:p>

    L’Asie a déjà mis un pied dans la modernité, on l’a vu, avec le Japon qui, 50 ans après la 2e Guerre mondiale (qu’il a perdue), est devenu la 2e puissance économique de la planète. Mais ce sont désormais les Chinois qui vont revenir en force sur le devant de la scène. En quelques décennies, Pékin arrive, en dirigeant d’une main de fer un marché plus qu’apprivoisé, à capter à son profit l’idée même du marché de masse : les Occidentaux s’épuisent en options destinées à motiver la consommation de leurs élites et classes moyennes (les prix plus élevés ne sont pas que le fait de salaires chinois plus bas) tandis que les usines chinoises rationalisent à mort, ne produisant plus qu’un seul type de produit aux prix doublement imbattable (salaires et taille de la série) Les marchés tombent les uns après les autres sans que les Libéraux, qui ont progressivement détruit leurs Etat, puissent rien faire. Dans le textile par exemple, Bruxelles a obtenu un moratoire des exportations chinoises. Mais les industries européennes ont préféré investir en Chine plutôt que renforcer leurs capacités européennes de production.

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    Ce, tandis que l’Inde suit une route comparable : son capitalisme familiale « couve » des décennies durant avant que de pouvoir s’élancer à l’assaut des forteresses industrielles occidentales en s’appuyant sur son formidable marché intérieur. Les Moghols reviennent ! Ce, tandis que Malaisie et Corée du Sud deviennent à leur tour des « petits dragons » aux dents déjà très longues. Bref, c’est toute l’Asie qui s’éveille et donc, la moitié des Terriens. En vingt ans, l’Occident est à nouveau submergée de produits « made in Asia » et s’interroge en vain sur la meilleure façon d’exister face au phénomène.

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    En fait, le développement du dit phénomène n’est pas encore, au début du 3e millénaire après JC, aussi catastrophique que ça : dans bien des domaines, la technologie occidentale continue à damer le pion aux pays dits émergeants. La machine outil n’est véritablement maîtrisée, en Asie, que par les Japonais. Malgré la primauté acquise par ces derniers dans le domaine automobile, les équipements de transport non maritime restent un point fort des Occidentaux. Et les marchés mondiaux de l’alimentation ou des médicaments sont encore entre les mains occidentales. Seuls en fait le textile et l’électronique ont quitté les terres des Blancs. Mais le mouvement est engagé : l’ameublement est en train de suivre, de même que le cuir et, très bientôt un nombre croissant d’industries mécaniques. Le savoir faire oriental s’avère en outre de plus en plus compétitif, notamment dans le domaine informatique.

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    Ce, tandis que l’Occident semble s’abîmer dans des crises financières à répétition qui mettent chaque fois un peu plus à mal son système financier pourtant à l’origine de sa formidable main mise économique sur le Monde. Comme si, s’étant volontairement privé de l’Etat, il ne pouvait plus que regarder ne pas agir ses trusts incontrôlés, dans une cacophonie et une impuissance croissante : en pleine fureur boursière, une banque centrale européenne ose réfléchir publiquement à l’opportunité d’augmenter son taux directeur ! Face à l’explosion de la bulle immobilière américaine, le président des Etats Unis annonce…des réductions d’impôts pour les plus riches. Comme commence à réduire les impôts des riches un président français nouvellement élu sur le thème du pouvoir d’achat des masses ! Le tout pour, qu’au final, les banques centrales occidentales donnent des centaines de milliards de dollars aux banques sans aucune contrepartie pour éviter leur faillite !!!

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    Le 2e élément du début d’abaissement (relatif) de l’Occident dans l’économie mondiale est donc bel et bien sa désétatisation volontaire, idéologique et typiquement anglo-saxonne. La « main invisible » s’avère être une absence toute bête de pensée directrice dans le devenir économique occidental. Désormais, les règles de conduite sont fixées par des financiers qui veulent retirer du « cash » important de chacun de leurs investissements. De grandes entreprises sont donc amenées à couper dans leurs budgets de recherche développement pour satisfaire ces banquiers en occultant ainsi leur avenir : le moteur hybride est une invention japonaise alors que les constructeurs occidentaux avaient le projet en carton depuis des décennies. Quand ils ne mettent tout simplement pas la clef sous la porte en Occident pour prendre des parts dans quelques usines d’Inde ou de Chine ! Ce, avec des politiques qui se refusent, libéraux comme socialistes, à intervenir dans le processus, ne serait-ce que pour planifier les dégâts.

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    Au final, on a donc une idéologie anglo-saxonne qui s’est imposée au Monde via les armes (le dit Monde ne nous aime pas), fondé sur l’individualisation de l’économie (et de la société) à outrance et qui est allé jusqu’à son terme stupide, à savoir le dépérissement de l’Etat. Face à cette idéologie, on a des Etats asiatiques parfaitement conservés, eux, et qui ont capté l’essentiel du développement économique le plus rapide de tous les temps, le marché industriel de masse. A moins de changements importants en Occident, l’issue du processus est courue d’avance. Car la réponse actuelle, le surarmement américain, n’est d’aucun effet sur le dit processus…

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    Et tout cela n’inspire pas François Hollande qui se veut « réformiste », soit toujours non interventionniste. J’étais parti de son manque évident de réflexion et, au terme de ma propre réflexion, je ne peux qu’être exaspéré par la main mise de ces libéraux de fait sur le parti socialiste français, celui qui, tout de même, inspira l’essentiel de ses axiomes au mouvement ouvrier international. Il aurait pu tout de même noter qu’un peu de réétatisation ne ferait pas de mal à notre économie. Et que le remplacement des dirigeants de la Banque centrale européenne pouvait être une piste sérieuse de « réforme » même s’il ne veut pas, en le disant, copier le libéral Sarkozy. Et qu’au lieu de financer des réflexions oiseuses sur les freins à la croissance, l’Etat aurait pu certainement et plus valablement organiser des séminaires entre cadres sup des grandes entreprises pour réfléchir aux lendemains de l’industrie occidentale face à la remontée des Asiatiques dans nos vies économiques et, bientôt, culturelles. Mais non, cacophonie et impuissance… <o:p></o:p>

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