• Victoire d'Obama : un double progrès pour l'Huamnité

    Pour une renaissance de l’humanisme<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Article 52<o:p></o:p>

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    Obama : un double progrès pour l’Humanité <o:p></o:p>

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    En ce mercredi 5 novembre 2008, les médias français ont entonné unanimement un hymne à la gloire d’Obama après l’avoir, Oh combien ! critiqué : quand on pense qu’à la veille même de son élection, Marianne2, le site de l’hebdomadaire soit disant "centriste révolutionnaire" de Jean-François Kahn, diffusait une série de salves impressionnantes contre le candidat démocrate. Sans doute parce que son élection risquait de ringardiser la candidature probable de François Bayrou en 2012, comme elle ringardise en effet et d’ores et déjà tous les hommes politiques français, voire européens.

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    Souvenez vous aussi de ces litanies sur la « race » du candidat démocrate et cet « effet Bradley » mis en avant avec gourmandise par la plupart des commentateurs médiatiques. Ce fut, à cet égard, aussi unanime que lorsque ces mêmes commentateurs avaient soutenu la candidature Sarkozy l’an dernier…

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    Revenons sur terre. Après tout, ces mêmes anti Obama  sont devenus, l’espace d’une nuit, des porte-voix du nouveau président américain sans même se rendre compte (ou alors, ils et elles n’ont aucune fierté) que le dit président va rompre avec une série de trente années d’économie de l’offre à laquelle tiennent pourtant énormément toutes nos vedettes surpayées des médias. Pour le falloir, il fallait, il est vrai, et comprendre parfaitement l’Américain, et écouter les discours (non traduits) d’Obama sur Internet. Outre le fait qu’on s’apercevait que l’homme est un orateur fabuleux, caractéristique réservée d’ordinaire aux tribuns d’extrême droite, il a fini, en quelques semaines de crise, par parfaitement comprendre le problème qui se pose aux économies occidentales : bêtement, l’impossibilité de rembourser leurs emprunts par des gens dont le salaire, remplacé par un accès beaucoup plus facile au crédit, a trop longtemps stagné, voire régressé.

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    Car l’aspect le plus important de cette économie de l’offre dont je vous ai déjà dit tout le mal que j’en pensais, est justement la fin des hausses de salaire au profit des dividendes, retournement compensé, dans la tête des riches, par une explosion du crédit : pour schématiser, M. Dupont voit son pouvoir d’achat s’éroder tandis qu’il peut quand même se payer sa maison en contractant un emprunt non plus sur 15 ans mais sur 30 ou 40 ans et à taux bas…au début : car, sur d’aussi longues périodes, les taux sont forcément variables… Les banques centrales commencent toutefois à augmenter leur taux de base pour contrer l’inflation qui se réveille (forcément, et avec la hausse du prix des matières premières, et avec celle de l’immobilier). Et le montant des remboursements de M. Dupont augmente encore plus car les banques amplifient la hausse des taux de base des banques centrales (elles l’ont toujours fait parce qu’il faut bien qu’elles réalisent un bénéfice sur l’argent qu’elles se prêtent entre elles) Songez à cet égard que les taux de base ont presque doublé au cours de ces deux dernières années, passant de 2,5% à 4,5% chez nous (un peu moins aux Etats-Unis). Ce qui veut dire que le remboursement mensuel de M. Dupont a, lui, fait plus que doubler (sur 30 ou 40 ans, le capital remboursé n'a plus d'importance : ce sont les intérêts qui pèsent le plus, d'autant que, la plupart du temps, ils courrent sur la totalité du capital pendant toute la durée du prêt). Et le pauvre M. Johns, l’équivalent de notre Dupont, n’a plus pu payer. Surtout d’ailleurs s’il était à la retraite. Car, aux Etats-Unis, il n’y a pas de retraite par répartition mais des fonds de pension qui placent tout leur fric à la Bourse.

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    Ca, c’est le premier acte, le second n’étant, n’en déplaise à nos commentateurs soi disant économistes, qu’un accélérateur : aux Etats-Unis, les banques de crédit ont multiplié les prêts aux pauvres, en se moquant du risque* : car dès que leurs « portefeuille » de crédits immobilier dangereux devenait important, elles s’empressaient de les « titriser » (d’en faire des sicav) qu’elles revendaient à d’autres banques, surtout européennes, avec un engagement de dividendes fabuleux, fondés sur la revente des biens immobiliers saisis pour cause de rupture de remboursement dans un marché alors florissant et dégageant donc de confortables plus values. Et puis, patatras ! Les prix de l’immobilier sont  montés si haut qu’à un moment, les acheteurs se sont raréfiés : même avec des conditions d’emprunt très favorables, ça ne passait plus. Les prix ont donc baissé puis se sont rapidement écroulés quand les ventes et les saisies se sont multipliées sous le double effet de la hausse des taux d’intérêt et de la baisse fabuleuse des valeurs boursières, garante des revenus des retraités et de l'épargne, déjà très faible (autour de 1% seulement) des ménages américains. 

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    Vous voyez donc bien que cette crise sonne le glas de l’économie de l’offre : car pour qu’une économie fonctionne, il faut des consommateurs. Le luxe ne suffit pas à faire tourner les usines, on le voit bien avec l’automobile : si les constructeurs ne vendent plus de petites voitures pas chères sur lesquelles, en outre, ils font la majeure partie de leurs bénéfices, alors ils ne pourront même plus construire de grosses voitures, CQFD ! Mais ça n’est encore pas admis par l’immense majorité des dirigeants occidentaux, y compris les dirigeants socialistes européens, devenus presque plus ultra libéraux que les dirigeants de droite. Ce pourquoi vous ne les avez pas beaucoup entendu ce matin de l’élection d’Obama : car c’est tout leur univers d’élite qui bascule. Voilà en effet un homme, un demi « Nègre » en plus, qui ose promettre de financer les baisses d’impôts des pauvres par un relèvement des impôts des riches. Autrement dit qui annonce tranquillement que la toujours plus importante économie de la planète va revenir au bon vieux temps de la redistribution des richesses via le budget de l’Etat… Elles restent sans voix, nos soi disantes élites de gauche, pétries toutes dans le creuset du financiarisme et de la politique des taux d’intérêts. Se gargarisant quasi quotidiennement avec le breuvage d’un MEDEF devenu leur référence à elles aussi… Et il leur faudra beaucoup de temps pour réellement décider si Obama est sérieux ou s’il n’est tout bonnement pas fou.

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    Il est en tout cas très basané. Et ça leur en bouche aussi un coin : car les élites du PS sont, disons le gentiment, « méfiantes » vis-à-vis de tout ce qui, peu ou prou, a la racine du mot « Afrique » dans son appellation globale. Jospin pinçait ses lèvres rien qu’en entendant ce mot affreux et la doctrine officielle du PS après son virage anti-africain et pro écolo est de renvoyer tous ces demi singes dans leur cambrousse : « au champ, les malfaisants ! » (voir article "Les socialistes français toujours fous !" dans la rubrique Le Grigri International) Et puis voilà qu’un de ces malfaisants se retrouve à la Maison Blanche…

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    Y’a évidemment pas que les socialistes encartés à être gênés aux entournures par cette élection : mais les gens de droite, tel Sarkozy, n’ont pas honte de féliciter le nouveau patron de l’Administration américaine. Vous avez d’ailleurs vu qu’en prévision de cette élection, Sarko a déjà fait circuler le bruit d’un changement d’affectation de son ami et ministre de l’immigration, Brice Hortefeux. Ils auront toutefois beaucoup plus de mal à revenir au keynésianisme : pour cela, il faudra attendre non 2012 comme beaucoup de gens le croient, mais une révolution à Bruxelles. Et donc que les Anglais, les Espagnols, les Italiens, les Hollandais, les… Ils sont 27, je crois, aujourd’hui, à devoir vouloir changer radicalement de politique économique avant que l’Europe soit en phase avec les Etats-Unis !

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    Au moins et peut-être vont-ils reconsidérer globalement leur vision des Africains. Je n’y crois pas des masses, préférant imaginer la joie des millions d’Africains émigrés face à l’élection d’Obama. Pas la joie des intellectuels : car un grand nombre de ceux-ci a rejeté depuis si longtemps l’image même de leurs pays d’origines qu’ils doivent être plutôt atterrés par cette élection : « comment ! Un Nègre à la Maison Blanche ! » Gageons à cet égard que vous allez voir fleurir l’expression « Maison Noire » dans votre vie quotidienne à venir…

     

    * Ils n'avaient guère le choix : pour être élu, l'ultra libéralisme devait trouver de quoi remplacer la fabrication de masse, aujourd'hui captée par l'Asie, dans une économie de masse et voulue telle par l'immense majorité des Américains

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  • Commentaires

    1
    visiteur_Barth
    Mercredi 5 Novembre 2008 à 14:03
    J'arrive de Marianne 2 !
    Alors, c'est ?le scoop : le PS est parti raciste !
    C'est vrai qu'?artir de cette constation tout s'?aire !
    Tiens v'l?ue je broie du noir, moi...
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