• Vive Guelleh !

    Article pour le Gri-Gri International du 13/07/07<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Rubrique : Con de blanc<o:p></o:p>

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    L’histoire édifiante d’un dealer de kat<o:p></o:p>

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    Salut les nanas, salut les mecs ! Une info pour vous dérouter : le port de Dubaï serait sur le point d’acheter le port de Dakar. Vais-je donc vous parler de la fin des haricots pour les socialistes sénégalais qui ne vivaient que du port de Dakar ? Non, bien sûr puisqu’il n’y a pratiquement plus de socialistes sénégalais. Qu’ils ne puissent bientôt plus puiser dans la caisse du port pour se financer n’a donc plus d’importance, CQFD ! Vais-je alors vous parler de la guerre économique menée en Afrique par les Asiatiques contre les Européens ? Même pas ! C’est vrai que ça n’est pas inintéressant. Mais c’est un peu prématuré compte tenu de la faiblesse des échanges intercontinentaux de votre continent de prédilection. Et donc, en dépit de mes tentations de vous parler de Bolloré et de Dubaï, les deux grands « repreneurs » de ports en Afrique subsaharienne, permettez-moi d’évoquer ici et en ce temps les malheurs du pauvre Ismaël Omar Guelleh.

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    Quel rapport avec ce qui précède allez vous me demander à juste titre ? C’est que le Guelleh, dont il est beaucoup question aujourd’hui en France, fut aussi le premier subsaharien à aller chercher non pas le Français Bolloré, mais le très islamique port de Dubaï pour redonner du lustre au port de Djibouti. Avec, en arrière pensée (je l’ai interrogé là dessus, le Guelleh, vous pouvez être sûrs de l’info !), les quelques cent milles entrepôts existants autour du port de Dubaï : « si nous pouvions n’avoir que 10% de ces entrepôts, notre fortune serait faite ! », m’avait-dit le président de la République djiboutienne… Et il avait signé des deux mains, le brave homme.

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    « Comment dites –vous ?! « Brave » pour ce salaud, ce tueur de juge ! » Je vous sens quelque peu fébriles, les nanas et les mecs. Rassurez-vous, le patron de Djibouti n’est pas constamment à mes côtés pour vous épier. Je me suffis à moi-même dans ce sport éreintant, me contentant de me demander pendant combien de temps encore les pays en développement vont accepter autant d’humiliations internationalement publiques. Car l’attitude de la Justice et de la Presse française dans l’affaire Guelleh est réellement insupportable, croyez-en le vieux con de blanc que je suis (moi, je n’aurais pas toléré ne serait-ce qu’1/10e de ce qu’a supporté le président élu de la République indépendante de Djibouti). Imaginez, pour avoir un aperçu de l’humiliation, qu’un juge américain débarque dans votre pays, sur commission rogatoire américaine, pour enquêter sur la disparition d’un de ses concitoyens. Et qu’il accuse, sans preuve, votre dirigeant suprême d’être l’auteur de la disparition. Comme ça, parce qu’il est nègre… Et qu’ensuite, l’ensemble de la presse américaine cogne sur le dit dirigeant en l’accusant de tous les maux de la Terre… Que penseriez-vous réellement  tant des Américains que du système qui leur permet de dominer le monde ?

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    Et bien c’est ça qui arrive à Ismaël Omar Guelleh, président légitime de Djibouti et de surcroît plus qu’intelligent (comme Ben Ali en Tunisie et Wladimir Poutine en Russie, c’est l’ancien patron des services secrets de son pays). Pas de la part des Yankees mais de la part des Français. Bon, le mec est dirigeant d’un pays en développement, donc quelque peu dictatorial. C’est l’Etat qui, chez lui, organise l’immense trafic de « kat » qui occupe toute la population (moins de 500 000 habitants) l’après midi et le soir, sous des températures qui empêchent quiconque, les plus racistes comme les Blancs les plus fiévreusement fricards, de venir chercher noise aux Djiboutiens : que peut-on faire de sérieux sous plus de 50° C à l’ombre ? C’est lui aussi qui préside, avec la Chambre de commerce, aux trafics les plus divers et les plus lucratifs qui existent fatalement entre un Etat-port et son immense hinterland qu’est l’Ethiopie. Guelleh n’est donc pas un enfant de chœur. Mais, nom de nom ! il est le président élu d’un Etat indépendant, faut que je me répète ici. Et de quel droit un juge d’instruction français ose-t-il le considérer comme le plus merdeux des délinquants de banlieue parisienne à problèmes sans qu’aucune personnalité officielle ni aucun journal n’ose relever l’outrance de la démarche ?!

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    Peut-être parce qu’en France, les Islamistes ont plus d’influence qu’ailleurs ? Souvenez-vous à cet égard du soutien apporté par la presse française aux plus odieux des tueurs intégristes algériens ! Omar Guelleh, toujours à cet égard, est considéré comme un « Satan » par Al Quaïda parce qu’il a ouvert son pays aux forces armées américaines. Avait-il le choix ?<o:p></o:p>

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